Cours de psychologie

TD

I. TD1 : Expérience du TD :

 

 

On prend un groupe de 8 personnes, dont 7 complices et 1 sujet naïf (celui qui ne sait pas).

1 tache : dire quel trait correspond au trait étalon, c’est une tache non ambigüe, où il n’y a pas d’ambigüités possibles.

Consigne : écrite et lue à chaque sujet individuellement.
Il faut que tout se passe comme prévu. Dans le cas où il se passe quelque chose d’imprévu on ne peut pas affirmer si la cible agit en fonction du groupe ou de l’imprévu.

La modalité de la réponse : publique. La réponse est donnée a voix haute, ce qui crée un effet de pression du groupe sur la cible.

Dans le cas de cette expérience, on va s’intéresser au sujet 7 et au nombre de fois où il s’est conformé.

Paradigme = expérience modèle qui permet de faire émerger un phénomène de manière systématique.

 

L’expérience faite lors du TD existe depuis 1957 et elle a été mise en place par le chercheur Solomon ASCH (né dans les pays de l’est, et parti aux USA au moment de la montée du nazisme). Il a créé cette expérience après la guerre pour comprendre le comportement des individus. Il travaille sur l’obéissance. Il créé cette expérience pour démontrer que les individus gardent leur libre arbitre. L’expérience est devenue célèbre parce qu’il a démontré le contraire

Il y a la création d’un groupe à partir du moment où l’on regroupe un nombre de personnes dans un même espace. Dans le cas de l’expérience du TD, le groupe était constitué par la source (les 7 personnes ayant reçu pour consigne de dire la bonne réponde pour les 12 premières diapositives, et a partir de la diapo 13 d’indiquer le trait moyen plutôt que le long) et par la cible (la personne ayant reçu pour consigne de dire quelle trait correspond au trait étalon).

En leur donnant une tache à accomplir, il va se créer un lien de dépendance, ou d’interdépendance entre les participants.

Dans le cas de l’expérience, on observe un phénomène de conformisme, ou de l’influence majoritaire, dans la mesure où la cible ne suit plus la consigne qu’on lui a dit, mais se conforme aux réponses données par les autres personnes.

On sait que 75% des personnes se conforment au groupe, mais 35% des réponses qui sont fausses (le nombre de réponses fausses sur 100 correspond au taux de conformisme). On l’interprète de la sorte : les mécanismes de conformisme social existent puisque 75% des personnes se conforment, mais il ne faut pas les surestimer puisqu’il n’y a que 35% de réponses fausses.

Modifier le nombre de sujets complices va changer le taux de conformité social. Dans le cas ou il y a 7 complices (comme dans l’expérience du TD) on a un taux de conformisme maximale de 35%. On obtient un sujet plafond (35%) à partir du moment où on a 3 sujets complices. Pour le cas où il y en a 1 ou 2 on parle d’effet plancher, le taux de conformisme est proche de 0. On est dans le cas d’une réponse publique le taux de conformisme est de 35%.

Dans le cas d’une réponse privée, le taux de conformisme tombe à 1%. Donc lorsqu’on pense que les autres ne voient pas notre réponse, on se conforme moins au groupe.

L’isolement social a un rôle très important dans l’expérience. Si on demande à une personne du groupe complice, le sujet naïf va bénéficier de la présence d’un soutient social dans le groupe. Dans ce cas la le taux de conformisme descends à 6%. Dans le cas où le soutient social donne une réponse différente à celle du groupe mais qui ne correspond pas à celle que le sujet naïf aurait donnée. Le taux de conformisme est à 8%. On en conclut donc que l’isolement est une variable importante dans le processus de conformisme social. Quand on est face a un groupe qui n’est pas unanime, ce groupe perd de son pouvoir d’influence.

Il ne faut pas ramener la causalité de l’événement à l’individu mais à la situation. L’être humain ne peut pas faire ça, il donne plus d’importance à l’individu. Une situation d’anonymat peut changer les résultats d’une expérience.

 

On prend en compte des variables individuelles. On donne une certaine importance au genre, à l’appartenance culturelle et à l’estime de soi dans la psychologie sociale, mais aussi le besoin plus ou moins important d’affiliation (le besoin d’appartenir à un groupe : les êtres humains ne vivent pas seuls, mais on privilégie les groupes, et donc à partir de la il y a des régulations pour savoir comment on peut appartenir à ce groupe). Dans un groupe la différence est souvent mal vue, lorsqu’on ne fait pas comme les autres on part avec un apriori négatif.

      - Dans le cas des genres : les femmes se conforment le plus, même si le sens commun (croyances partagées, qui ne sont pas basées sur des faits) dit le contraire. Mais par le fait qu’elles soient une minorité elles sont plus sujettes au conformisme.

      - Dans le cas de l’appartenance culturelle : les norvégiens se conforment que les français plus dans la mesure où le groupe a plus d’importance dans leur culture que dans la culture française. Dans le cas du niveau d’éducation (universitaires vs personnes λ) on n’a pas pu mettre en évidence une différence du taux de conformité.

      - Dans le cas du besoin d’affiliation : plus ce besoin est grand, plus le taux de conformité est important.

 

Les motivations qui influent sur le taux de conformisme :

      - Le désire d’évaluation positive : pour être bien vu il faut se conformer à des normes. On parle de l’influence normative (cas d’influence majoritaire). Ils se conforment uniquement durant le temps où ils sont soumis à un pouvoir (voir plus bas), on parle de complaisance. Des qu’ils ne sont plus soumis, il n’y a plus de conformisme, c’est un comportement de surface, il n’y a pas de changement intérieur de l’individu. Parfois il y a intériorisation d’un comportement, mais c’est parce qu’il y a une valeur par derrière (je ne conduis pas après avoir bu, parce que je ne veux pas mettre les autres en danger).

     - Incertitude : fait référence au besoin d’information.
Souvent on a l’impression de ne pas détenir toutes les informations. Cela génère une influence informationnelle. Il y a un besoin d’écouter, de confronter et d’interpréter les informations que l’on reçoit des autres, pour se créer notre propre opinion (cas d’influence majoritaire).

 

Les 4 grands pouvoirs sociaux :

      - Dans le cas de l’influence normative :

            + Le pouvoir de punition ou pouvoir coercitif (coercition = toutes les mesures punitives/répressive/coercitives que l’on met en place dans les société) : prison, exclusion sociale, professionnelle, se faire placarder, punitions économiques (taxe piquenique, taxe sur la nourriture), pour les enfants on les prive d’un jouet ou d’un dessert, etc. Le mécanisme psychologique en jeu est la complaisance.

            + Pouvoir de récompense : récompense économique (prime pour l’emploi, remise de paye, les assurances). Le mécanisme psychologique en jeu est la complaisance.

     - Dans le cas de l’influence informative :

            + Pouvoir de référence : appartient à la sphère de l’affectif et de l’irrationnel (dans les pubs où on favorise un mécanisme de reconnaissance au domaine social visé). Le mécanisme psychologique en jeu lorsqu’on veut ressembler à quelqu’un que l’on apprécie est l’identification. Ca marche très bien avec les jeunes ou avec des catégories de personnes très ciblées ou encore les personnes fragilisées et influençables.

            + Pouvoir d’expertise : on est sur du rationnel, du démontrable. On est face à des propos le plus souvent scientifiques. Ca vise à provoquer une sorte d’acceptation, et d’adhésion à l’explication. Ce pouvoir marche lorsque ca touche les valeurs de chacun. Il peut être influencé par l’argumentaire ou le statut d’une personne ou la source qui communique les informations/arguments. Le mécanisme psychologique en jeu est l’intériorisation.

     - Lors de la formation du groupe il y a une répartition des statuts. On peut dans ces cas là observer les différents pouvoirs.

     - Les théories qui sont présentées lors de ce TD sont des théories qui datent des années 50’s 70’s. Ces théories ont évolué en même tps que la psychologie, et donc elles sont plus approfondies.

     - Il y a des contraintes dans la mise en place d’une expérience par rapport à l’utilisation des méthodes statistiques.

 

1. Définitions :

 

La psychologique sociale expérimentale a pour objectif d’énoncer des lois générales. On ne s’intéresse pas à l’individu, mais à la personne λ. Il y a donc une généralisation des individus.

 

L’approche clinique consiste à s’intéresser à l’individu dans ce qui fait sa singularité, son unicité. C’est le psychologue comme on le défini aujourd’hui, celui qui reçoit dans son cabinet, qui étudie la personne, ses rêves, son passé, etc.

 

Egalité des chances.

 

Définition générale des mécanismes d’influence : les phénomènes d’influence peuvent être définis comme des processus par lesquels les individus et les groupes façonnent, maintiennent, diffusent et modifient leur mode de pensée et d’action lors d’interactions sociales directes ou symboliques.

 

Conformisme : changement dans les comportements ou les opinions d’une personne résultant d’une pression réelle ou imaginaire émanant d’une personne ou d’un groupe de personnes.

 

Caractéristiques de l’influence majoritaire :

      - Lien entre la source et la cible : il y a un rapporte de force

      - La source a un statut supérieur à la cible, soit par le fait du nombre ou du statut (dans l’influence normative) soit l’expertise et la crédibilité (dans l’influence informative).

 

 

II. TD2 : Les bases psychologiques des rumeurs :

 

 

La rumeur : on ne peut remonter à sa source, elle n’a pas de début identifiable.
La rumeur est un bruit qui se propage par le canal du « bouche à oreille ».

Les médias ne sont jamais responsables du lancement d’une rumeur, ils interviennent après son apparition.

La plupart des rumeurs sont fausses.

Une rumeur ne peut se développer que s’il existe un climat émotionnel d’un certain type : la peur.

 

La société doit être saisie par la peur pour que la rumeur se répande car la peur donne un état angoissé qui provoque la rumeur.

La rumeur n’est même pas un bavardage où un mensonge même si elle ne dit pas la vérité (les 3 n’ont pas le soucis d’apporter une information vraie, mais ils veulent juste la faire circuler).

La rumeur est différente du mensonge car le menteur sait qu’il ment et dissimule volontairement la vérité.

 

La rumeur est susceptible de dérapages importants.

→ des informations sont effacées.

→ des informations sont déformées.

→ Faiblesse de l’esprit critique de certaines personnes lorsqu’il y a un événement.

Ex : Orson Welles et « La guerre des mondes ».

 

Les gens se raccrochent aux choses qui les inquiètent plutôt que de croire des choses rassurantes.

Ex : d’une vraie rumeur. Un bruit s’est mis à accaparer la ville d’Orléans. 6 magasins se livraient à des enlèvements de jeunes filles pour en faire des prostituées.

La police s’en mêle mais ne voit aucun enlèvement, ce qui devrait suffire à interrompre la rumeur. Mais les Orléanais sont inquiets, le gouvernement s’en mêle.

 

La rumeur est dangereuse et difficile à arrêter et peut amener à commettre des meurtres par exemple.

 

1. Décision de groupe et de changement social (Kurt Lewin) :

 

Lewin veut résoudre les problèmes de gaspillages (partie de l’animal non consommée alors qu’elle est consommable mais a moins bon goût) en amérique.

Il y a des habitudes pratiques qui commandent nos goûts et nos dégoûts → fondements culturels.

Les américains veulent pousser les ménagères à changer leurs pratiques alimentaires. Les autorités ont engagé des spécialistes pour qu’ils parlent des conférences publiques pour venter les mérites des abats.

3% des gens se sont révélés convaincus et ont accepté de changer leur habitudes → donc il ne faut pas faire de conférences → ce n’est pas une bonne méthode.

 

Méthode essayée : faire discuter les ménagères par petits groupes.

Résultats : 30% ont changé leurs habitudes alimentaires cela s’est passé sans discours scientifique, par rationnel.

 

Le 2ième cas : Lorsqu’il y a des discussions, les gens adhèrent mieux à l’idée, ils ne se sont pas sentis obligés d’adhérer, il ne sont pas soumis. Tout le monde est à égalité, ils ont l’impression d’être les auteurs de leur décision.

 

Le changement social s’obtient plus facilement lorsqu’on s’adresse à un groupe sollicité dans sa liberté de choix plutôt que lorsqu’on l’oblige à adhérer à des idées (conférence).



21/05/2012
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