Cours de psychologie

TD

I. Ergonomie Cognitive - TD.

 

 

Quand on travaille en ergonomie c'est sur 3 niveaux. Ici, on en fait un utilisateur qui porte sur les caractéristiques et les buts.

 

1. Caractéristiques perceptives :

 

Quelles perceptions on a des couleurs ?

On veut connaître les aspects cognitifs de l'utilisateur (mémoire, attention, etc.)

 

→ Cela  nous permettra de mieux orientez l'interface de l'utilisateur.

 

Il faut également faire une expertise (que l'on ait des connaissances ou pas dans le domaine qu'on va aborder), ex: le cas des enfants et des téléphones, un enfant ne sait pas utiliser un téléphone (vers 2-4 ans).

 

Les aspects sociaux-culturels sont très importants, surtout en ce qui concerne les conventions sociales.

   Ex : La France et l'Italie → une société veut lancer un objet dans les 2 pays, mais elle manque d'argent, donc elle le lance à Nice. Après une étude de marché on se rend compte que le violet (couleur de l'objet) est la tendance, en France cela marchera mais en Italie, cette couleur est signe de deuil.

 

L'aspect physique est important, la forme de l'objet, il doit être confortable et répondre aux normes de sécurité.

   Ex : la télécommande, elle est l'interface entre nous et la TV. Elle n'aura pas la même forme pour un adulte que pour un enfant.

 

Les données sur l'équipement sont importantes.

 

→ Il faut se poser la question de "quelle est ma cible ?"

 

2. Les buts :

 

→ Il faut analyser, est-ce par nécessité ou un souhait ?

  Ex : la nécessité est d'avoir un téléphone portable, mon souhait est de jouer avec.

→ Qu'est-ce qui relève donc de la nécessité ? Du souhait ?

→ L'analyse de la tache : analyse des processus que l'utilisateur va avoir à faire pour résoudre une tache.

→ Quels sont les processus que l'utilisateur va rallier pour réaliser sa tache ?
Et on verra si c'est adapter à son profil ou pas.

Il ne faut pas confondre la nécessité et le souhait.

  Ex : la PSP, son but 1er est d'être une console de jeu, mais elle a la possibilité de lire des mp3 et des films.

 

Le produit est le 2ième niveau et le contexte est le 3ième niveau.

 

3. La conception :

 

→ Il y a une idée et tout reste à faire, on va utiliser des connaissances et des techniques (entretien et questionnaire).

→ Comment faire pour que notre téléphone soit ergonomique ?

 

4. La réalisation :

 

→ Avoir des connaissances en informatique, en design et communication, en interaction avec la machine et en utilisation.

 

5. La validation (de l'interface) :

 

→ Soit on intervient dans tout le cycle pour vérifier que tous les critères d'ergonomie sont présents. Lorsque l'interface n'est pas ergonomique, le produit sort quand même sur le marché et 6 mois après on sort une nouvelle version.

→ Soit, plus rarement on revient à la réalisation, on va avoir recours à des tests puis à des analyses de données statistiques.

 

 

6. En conclusion :

 

On a pu voir que les choses ont pu être valable quelque soit le profil et des choses spécifiques à un profil.

Donc on peut distinguer ces choses, voir si l'appareil s'adapte à plusieurs profils.

En fonction du but qu'on se donne, l'objet peut être spécifique au profil également.

Il faut également se poser la question de : "Est-ce que quand on conçoit quelque chose, on doit faire appel à un ergonome ?"

 

 

II. Psychologie et Ergonomie cognitive – TD.

 

 

1. Expérience du STROOP :

 

John Ridley STROOP 1935.

Observer l’interférence entre un stimulus pertinent et un autre stimulus non pertinent.

La version originale est constituée de 3 planches comportant chacune 100 mots.

Constitution en groupes de 3 / 4 personnes.

Consignes pour effectuer l’expérience : il faut dire au sujet :

     - Pour la planche a : « Vous allez lire cette liste de noms de couleurs le plus vite possible. Il faut lire de gauche à droite. Commencez au top départ ».

     - Pour la planche b : « Vous allez nommer la couleur de chacun de ces rectangles aussi rapidement que possible. Il faut nommer la couleur pour chaque ligne de gauche à droite. Commencez au top départ. ».

     - Pour la planche c : « vous allez nommer la couleur de l’encre avec laquelle chaque mot est imprimé aussi rapidement que possible. Il faut nommer la couleur de l’encre pour chaque ligne de gauche à droite. Commencez au top départ. ».

 

a. Bref rappel sur la psychologie cognitive :

 

Etudie ce qui se passe entre l’environnement et un ou des comportements :

     - Stimulus visuel, auditif, tactile (deux verres un plein, l’autre quasi vide).

     - Comportement moteur, verbal, perceptif, affectif.

Décrire le fonctionnement cognitif :

     - Processus perceptif, attention, mémoire, émotion (sujets très vastes : dépendent des théories qu’on va suivre), moteur, langage, raisonnement (raisonnement non seulement de solution, mais aussi de prise de choix (pourquoi ce choix et pas un autre ?), résolution de problèmes.

Observer les processus et les structures qui permettent l’acquisition des connaissances en générale :

     - Stockage de l’information, récupération (auditif, tactile, etc.), la transformation (changer la réalité de l’information, la déformer), son utilisation.

 

→ Observer l’activité cognitive → créer des modèles de ces processus à partir de la méthode expérimentale (statistiques, VIVD, moyennes, …).

 

 

b. Différentes formes de l’attention :

 

Notion d’attention :

     - Impliquée dans chaque étape du traitement de l’information (pas tout a fait de la concentration, mais facilite l’explication).

     - Plusieurs définitions :

           + Capacité à sélectionner les stimuli importants dans une scène.

           + Ressource mentale, énergie.

           + Comparaison avec la concentration (reste sur tout ce qui est ressources mentales, alors que l’attention n’utilise pas la même quantité de ressource mentale, mais va aussi utiliser des stimuli de l’environnement de l’individu).

           + …

 

Attention sélective :

     - Sélectionner les informations pertinentes au sein d’une quantité d’informations (on fait attention à un détail et on oublie tout ce qui se passe autour : peut conduire a des accidents).

     - Demande beaucoup de ressources mentales.

     - Idée de « tri ».

     - Mécanisme de contrôle nécessaire (rester focalisés sur le détail).

 

Attention divisée ou partagée :

     - Possibilité de traiter plusieurs informations en même temps (regarder un objet avec une vision globale, et non des détails de l’objet).

     - Possibilité de traiter différentes taches en même temps (vision de différentes formes, textures, couleurs : différentes informations traitées chacune séparément).

 

Attention soutenue :

     - Maintient un niveau d’énergie/ressource mentale au cours d’une activité sur une période (écouter et prendre des notes, jouer aux échecs, etc.).

 

c. Traitements automatiques ou contrôlés :

 

POSNER et SNYDER 1975 et SCHNEIDER et SCHIFFRIN 1977 : découvrent le principe de traitement automatique ou contrôlé.

 

Particularité de la capacité de traitement :

     - On ne peut pas traiter simultanément et indépendamment trop d’informations à la fois.

     - Quantité limitée d’énergie des ressources mentales pour traiter toutes les informations.

  Exp : le geste de la bouche va influencer l’audition/la perception d’un son (A, E et A/E).

 

 

2. Explication de l’expérience de STROOP :

 

a. Variables expérimentales :

 

Dans une expérience on va contrôler tous les stimuli pour voir le comportement : on va donc utiliser :

     - Variable dépendante (VD) :

           + Ce qui va être récolté du comportement des sujets.

           + Ce qu’on mesure dans une expérience.

           + Ce qui varie en fonction des modalités et des individus.

    - Variable indépendante (VI) :

           + Ce que l’expérimentateur manipule, ce qu’il va faire varier fait varier (dans le cas du STROOP c’est ce qu’il a écrit en fonction de la couleur : variable couleur et variable mot).

           + Une VI a obligatoirement au moins 2 conditions = modalités (pour gestes de la bouche la VI c’est le geste de la bouche, et la modalité c’est si c’est la moue ou l’ouverture de la bouche).

 

b. Variables expérimentales dans l’expérience du STROOP :

 

2 VI :

     - Forme à 2 modalités :

            + Forme 1.

            + Forme 2 (mots pas dans le même ordre dans l’une et dans l’autre).

     - Types de planches à 3 modalités puis qu’il y a 3 planches différentes :

            + Lecture de mots : planche lecture.

            + Dénomination de la couleur des rectangles : planche couleur.

            + Dénomination de la couleur de l’encre avec laquelle sont imprimés les mots : planche interférente.

 

1 VD :

     - Temps de réalisation de la planche.

     - En secondes.

     - NB : on note aussi les erreurs et/ou les autocorrections de l’individu ou du patient.

 

c. Discussion des résultats :

 

Pas de différence significative entre les deux formes du STROOP :

     - Sauf si on présente la même tache après un laps de temps (étude longitudinale).

 

Pour les sujets « normaux » :

     - Temps de réponse de la planche A seront plus petits que les TR de la planche B qui seront plus petits que ceux de la planche C.

 

Intérêt principal :

     - Interférence.

     - « échec » à l’effet STROOP est un comportement tout a fait normal.

 

Dénomination contre lecture :

     - Dénomination = verbale, peut demander un temps de traitement supplémentaire.

     - Lecture = silencieuse, et sans incertitudes (sauf pour ex : Couvent : lien avec le contexte).

 

Difficulté à inhiber une information dite automatique pour focaliser son attention sur une information dite pertinente (dénommer la couleur de l’encre) :

     - Allongement du TR pour traiter la planche C par rapport à la planche B et A.

     - Augmentation des erreurs.

 

Le processus de la dénomination de la couleur va être considéré comme contrôlé car nécessite un effort.

Le processus de lecture des mots ne peut être empêché, on considère donc qu’il est automatique.

 

d. Intérêt clinique du STROOP (enfant/adulte) :

 

Au cours de la vie :

 

Cet effet d’interférence est présent dès l’âge scolaire (pas avant parce que l’individu ne sait pas lire), et augmente avec le développement des capacités de lecture (on lit depuis plus longtemps).

Déclin de l’interférence à l’âge adulte et ceci jusqu'à 60 ans (diminution du temps dédié a la lecture).

A partir de 60 ans, il y a une nouvelle augmentation de l’interférence (petits vaisseaux qui explosent dans le cerveau, si dans le cortex central ca provoque l’augmentation de l’interférence).

 

Utilisation :

 

Chez les enfants : TDAH (enfant hyperactifs).

Chez les adultes : schizophrènes, personnes âgées, cérébrolésés (ciste, tumeur, accident, etc.).

 

Tester les capacités d’inhibition de l’information non pertinente : plus le score obtenu est important, plus on en déduit un déficit des capacités d’attention sélective, de flexibilité mentale, de contrôle inhibiteur.

Implication du cortex frontal.

 

Attention : on ne peut pas se baser uniquement sur un seule tache/sur ce test, il faut faire d’autres tests pour confirmer ou infirmer d’éventuels troubles des fonctions frontales.

Le test de l’effet STROOP n’existe pas pour les enfants qui n’ont pas encore appris à lire et pour les analphabètes.

Existe différentes versions du STROOP.



15/05/2012
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