Cours de psychologie

S

Saccade : c'est lorsque l'œil bouge. Bref mouvement des yeux permettant de modifier la direction du regard vers un nouveau point de fixation. Les saccades sont les mouvements les plus rapides du corps, 250 à 450° par seconde.

Saccade régressive : c’est re-fixer un mot.

Sadisme : perversion sexuelle dans laquelle la satisfaction sexuelle n'est obtenue qu'en infligeant des souffrances au partenaire.

Sado-masochisme : association du sadisme et du masochisme.

Scène primitive : image fantasmatique au cours de laquelle l'enfant croit être témoin du coït de ses parents.

Sceptiques : ataraxie, mise en place d’une certaine distance avec les événements.

Schéma : un schéma (ou représentation schématique) est une représentation à grande échelle des connaissances stockées en mémoire relatives à des objets, des concepts ou des évènements.

Schémas causaux : nos expériences nous permettent de tisser des répertoires de relation cause-effet. Ils agissent à la manière d’heuristiques et sont utilisés dans un but d’économie cognitive car l’examen minutieux de toutes les hypothèses pourrait saturer notre système de traitement de l’information.

Schéma type : biais en faveur d’une solution qui parvient à dépasser un seuil d’adoptabilité.

Schème : conception du monde physique et social développé par l'enfant sur la base de ses expériences personnelles (théorie du développement cognitif de Piaget). Totalité organisée qui se construit par tâtonnement et assimilation d’éléments nouveaux à un schème antérieur, et qui se conserve en fonctionnant par simple répétition suivie de généralisation. Action généralisable.

Schème d’action : « Le schème est la structure ou l’organisation des actions telles qu’elles se transfèrent ou se généralisent lors de la répétition de cette action en des circonstances semblables ou analogues ». Le schème d’action c’est finalement ce qu’il y a de transposable d’une situation à une autre (ce qui est généralisable). C’est quand on répète une action à plusieurs reprises, et que dans ces répétitions, qu’il y reste quelque chose de commun. Le schème d’action n’est pas l’action d’elle-même, c’est une notion, un concept. On ne peut « toucher » un schème d’action. Entité abstraite, à la base de toute activité intellectuelle.

Schème de conservation : la détection de l’invariant dans une transformation.

Schème symbolique : imitation de soi-même suggérée par la présence d’un objet sans but d’adaptation, de compréhension, mais avec un caractère ludique exprimé par l’enfant). Schème symbolique = jeu symbolique.

Schizoïdie : l’humeur renfermée devient isolement, l’inhibition et l’impulsivité aboutissent à un isolement/exclusion social.

Schizophrène : qui est formé de 2 mots : schizein (couper) et phren (l’âme). Processus dissociatif qui consiste à une disharmonie de cohésion entre les différentes composantes du psychisme.

Schizophrénie : trouble mental parmi les plus sérieux, autrement appelé démence précoce. La schizophrénie est une dissolution de la personnalité, un dédoublement à la fois intellectuel (impression d'être dirigé par un esprit étranger), affectif (détachement par rapport à l'entourage) mais aussi au niveau de l'action (sentiment d'irréalité par rapport au monde et indifférence vis à vis de l'action). Cette maladie peut occasionner des hallucinations et des troubles moteurs.

Schizophrénie anxieuse (ou dysthymique) : Forme où le malade est très agité, très anxieux. Agitation qui exprime leurs idées délirantes, noires, leurs détresses. Le malade est perturbé par ses idées délirantes.

Schizophrénie avec prédominance de symptômes « négatifs » : Forme de schizophrénie où il y a peu de symptômes, une forme atténuée. Après un ou deux épisodes aigus (c’es-à-dire avec symptômes « positifs »), ce sont ensuite, avec peu ou pas de symptômes « positifs », l’indifférence, la froideur, la dissociation, le repli sur soi, l’absence de volonté et de motivation (aboulie) et l’indécision, le comportement excentrique, la confusion des pensées, la pauvreté du discours et leur incohérence, l’anhédonie (incapacité à éprouver du plaisir), l’apathie et la passivité qui semblent passer à l’avant-plan.

Schizophrénie catatonique : Dissociation au niveau moteur. Le malade reste prostré, figé, immobile, dans un coin, arrête toute communication avec l’extérieur, ne réagit pas aux tentatives entreprises pour l’en sortir. Les efforts faits par les proches pour sortir le malade de ses attitudes ou positions bizarrement figées (paralysie « cireuse ») peuvent leur donner l’impression que leur malade est comme « paralysé ». Cet état peut être entrecoupé par des épisodes d’activité physique excessive et désordonnée. Présence médicale.

Schizophrénie paranoïde : La plus courante des schizophrénies et la moins grave, la moins handicapante. Se caractérise par la prédominance des idées délirantes de persécution, le délire interprétatif, les convictions d’être l’objet d’un complot ou de se trouver au centre d’une intrigue malveillante, la surestimation de soi (les idées de « grandeurs », voire de « mission planétaire »), l’anxiété, l’envie ou la jalousie, un esprit contestataire, revendicateur et belliqueux.

Schizothymie : thyme : thymie = humeur. Caractère d'un individu qui a tendance à se replier sur lui-même et à éprouver des difficultés à établir un contact avec son environnement.

Science : ensemble de connaissances, d’études de valeurs universelles, caractérisée par un objet et une méthode déterminée et fondée sur des relations objectives vérifiables. Connaissances à un moment T sur un objet d’étude spécifique via l’ensemble de techniques disponibles à ce moment T pour collecter des données et les analyser.

On va s’intéresser à la méthodologie : étude à postériori des méthodes scientifiques.

Sciences cognitives : cherche à comprendre la structure et le fonctionnement de l’esprit.

Sclérose en plaques : myéline s’abîme.

Sclérose latérale amyotrophique : aussi appelée « Syndrome de Lou Gehrig ». Dégénérescence lente des motoneurones alpha de la corne ventrale. A partir de la puberté. Progressivement, paralysie des muscles squelettiques. Peut aller jusqu’à la paralysie des muscles lisses, mais peu de personnes atteignent ce stade (meurent avant). Fonte musculaire, muscle sans stimulation. Liée à la mutation du chromosome 21. Touche 0,05% de la population.

Script : est une « séquence cohérente d’événements typiques dans une situation bien connue » (Abelson, 1981). Les scripts jouent un double impact : sur la compréhension d’une situation et sur le comportement. Un script suggère quels événements sont susceptibles de se produire dans l’environnement, comment y répondre et quels sont les résultats possibles de ces comportements. En cognition, ce sont des représentations de connaissances en mémoire et de connaissances de comportement, notamment de séquences comportementales apprises par conditionnement opérant : représentation de connaissances comportementales.

S.E.L.F : Société d’Ergonomie de Langue Française.

Sélection psychotechnique : opération effectuée à l'aide de tests et permettant de déterminer les sujets les plus aptes à réussir dans une activité donnée.

Sémiologie (séméiologie) : étude des maladies à travers les symptômes. En linguistique, science qui étudie la vie des signes au sein de la vie sociale.

Sensibilisation : consiste à stimuler fortement le neurone pré synaptique qui transmet une partie de l’activité au neurone moteur → neurone pré : fortement actif, neurone post moins actif → coactivité moyennement forte entre les deux  neurones. Baisse du seuil absolu de déclenchement d’une réponse en conséquence de la présentation répétée d’un stimulus ou par la présentation d’un autre stimulus.

Sensibilité tactilo-kinesthésique ou haptique : toucher actif.

Sentiment d’appartenance : conscience individuelle de partager une ou plusieurs identités collectives et d’appartenir à un ou des groupes de références. L’individu a intégré dans sa socialisation un certain nombre de valeurs et modèles comportementaux afférents à ces groupes. Les sentiments d’appartenance constituent l’aspect collectif de l’identité et du sentiment de soi.

Sentiment d'infériorité : sentiment de démission face à toute difficulté. Selon Adler, le sentiment d'infériorité est à l'origine de la plupart des névroses. En opposition à Freud pour qui la libido domine le psychisme, Adler considère qu'il s'agit du besoin de sécurité qui, lorsqu'il s'avère insatisfait entraîne en réaction soit un phénomène de compensation, soit une résignation à cette infériorité.

Sériation : consiste à ordonner des éléments selon des grandeurs croissantes ou décroissantes. La sériation opératoire acquise vers 7ans, donne des correspondances sériales ou des sériations à 2 dimensions. Logique des relations entre les éléments. Capacité à ordonner des éléments selon une grandeur.

- Sériation simple : l’enfant fait des couples sans arriver à les coordonner entre eux.

- Sériation multiple : prise en compte de 2 ou plusieurs relations à la fois. Pour Piaget la sériation multiple est acquise d’emblée dès qu’il y a sériation simple.

- Sériation empirique : (6ans) l’enfant procède par tâtonnement, il peut modifier ce qu’il a déjà fait en intercalant, il procède par essais erreurs.

- Sériation opératoire : il y a un procédé infaillible, procédé d’exécution pensé à l’avance. Il y a aussi des rapports de réversibilité. A l’âge de neuf ans, il y a une structure qui est présente, elle aboutit à la réversibilité.

Séries objectives : être capable d’ordonner dans le temps les évènements eux-mêmes. Sitôt l’assimilation mentale libérée de la perception directe et susceptible de fonctionner sans appui extérieur, les séries objectives peuvent se prolonger dans le futur et le passé sous formes représentatives. Le champ temporel peut à son tour être élaboré, il ne peut se construire qu’à partir du développement des représentations.

SESSAD : Service de soins et d’éducation à domicile faciliter l’entrée et le maintien en établissement scolaire.

Seuil : minimum d'excitation nécessaire pour produire une sensation. Par exemple, un ultrason peut avoir une émission trop faible pour atteindre le seuil de perception. Les seuils varient en fonction des individus et des circonstances.

Seuil absolu : mesure minimum que doit avoir une excitation pour avoir une sensation.

Seuil d'acceptabilité : arguments puis petit à petit une solution va émerger et souvent par la personne qui a le plus parlé dès le début, qu'il a attiré l'attention, qu'elle soit bonne ou pas. Puis les gens commencent à avoir envie que cette idée soit bonne, et le processus augmente, s'accélère. On a envie de prouver que la solution est bonne, et on ne pense qu'aux arguments qui la renforcent, et plus le contraire.

Seuil de discrimination tactile : plus petit écart nécessaire pour que soient jugées distinctes deux stimulations simultanées.

Seuil différentiel : mesure de la plus petite différence qui puisse permettre de distinguer 2 sensations dans 50% des cas.

Sexualité : lie émotion, désir, accouplement, plaisir et reproduction, ainsi que la reconnaissance de la différence des sexes. Série d’excitations et d’activités présentes dès l’enfance, qui procurent un plaisir indépendant de l’exercice, d’une fonction biologique et qui se retrouvent à titre de composantes, réunis ou isolés, dans le comportement érotique, conscient ou inconscient, dit normal, des êtres humains adultes.

Sexualité infantile : l’ensemble du corps est érotisé.

Signe : union d’un signifiant et d’un signifié. Radicalement arbitraire.

Signifié : ce qui est évoqué, le référent.

Signifiant: ce qui sert à représenter le signifié. Elément d’une chaîne langagière ou le désir de l’autre s’inscrit. Entité formelle, n’existe jamais seul.

Signifiants motivés : les symboles gardent une certaine proximité avec le signifié.

Silences : Vide ou gênés (ou parce qu’on a plus rien à dire : c’est dans ces cas là qu’il faut faire des relances. Il faut qu’il y en ait mais ils ne doivent pas durer plus de quelques secondes), plein (c’est les instants où le sujet repense à un évènement, et ces silences là il ne faut jamais les interrompre).

Sillon : dépression linéaire de la surface du cortex. Les dépressions les plus importantes sont aussi appelées des scissures. Les sillons qui apparaissent les premiers lors du développement embryonnaire formeront les sillons primaires ou scissures. Ils sont faciles à identifier chez tous les individus et servent à définir les frontières entre les lobes cérébraux (lobes frontal/pariétal, frontal/temporal etc.). La scissure interhémisphérique est la première à apparaître puis viennent la scissure de Sylvius (à partir de la 10e semaine de gestation) et la scissure de Rolando (vers la 20e semaine). Sillons = vallées → fissures.

Similarité : on agit plus facilement face à des individus qui nous sont semblables.

Simulation informatique : création d’un programme informatique qui fait faire à l’ordinateur des activités de la même manière qu’un être humain.

Simulation mentale : déroulement du noyau dynamique ayant guidé les adaptations gestuelles passées à une situation donnée, non accompagné par le déroulement effectif de l’adaptation gestuelle à la situation présente.

Simultagnosie : incapacité de percevoir une scène visuelle alors que les éléments isolés sont bien perçus (perturbe lecture, dénombrement, interprétation images complexes, etc.)

Sismothérapie : thérapie utilisant l'effet de choc, d'accès convulsifs provoqués artificiellement.

Situation de soumission forcée : l’acte réalisé est problématique, contraire aux convictions du sujet.

Situation de soumission sans pression : l’acte réalisé n’est pas problématique.

SOA (Stimulus Onset Asynchronu) : fait référence au décalage entre la présentation de la première partie d’un stimulus et la présentation de la seconde partie.

Socialisation : ce qui permet à l’individu d’être intégré dans la société, car il en a intériorisé les codes, les normes, les valeurs, les rôles. Il sait comment se comporter et ce que l’on attend de lui, sans toutefois être passif. Processus par lequel les individus apprennent les modes d’agir et de penser de leur environnement pour s’y conformer et être membre de groupes ou de collectivités dans lesquels ils évoluent. On en distingue 3 types : socialisation primaire (renvoie en premier lieu à la cellule familiale puis à l’école), socialisation secondaire (plus diversifiée que la première et se réalisant par l’action d’agents socialisateurs liés aux relations sociales de l’individu. L’individu y enrichit son répertoire de normes, valeurs et rôles en transformant parfois ce qui a été acquis lors de la socialisation primaire [enfance]) et socialisation organisationnelle (processus par lequel un individu acquiert les connaissances sociales et les compétences nécessaires pour assumer un rôle dans une organisation).

Socialisation dans les groupes : Il y a trois étapes à la base du modèle (out examen) : Evaluation, Engagement (à un moment donné on n’est pas entièrement engagé, accepté dans un groupe. L’engagement dans le groupe évolue dans le temps), Changement de rôle. C’est un processus dynamique qui comporte une entrée, une évolution et éventuellement une sortie, avec des étapes. Phases d’appartenance, stades de socialisation : Investigation (membre potentiel. Point de transition = entrée dans le groupe), Socialisation (nouveau membre. Point de transition = acceptation), Maintien (membre à part entière. Point de transition = divergence), Resocialisation (membre marginal. Point de transition = sortie), Souvenir (ancien/ex-membre [il reste une influence]).

Sociologie : les dynamiques des sociétés. Etude des représentations qui traversent une société qu’on a appelé des « représentations collectives ». Ce sont les institutions sociales qui les produisent (modèles économiques, modèles sociaux, règles qui régissent les rapports entre les personnes – politesse). L’individu les acquiert par l’éducation. C’est le mouvement des éléments que construit la société et qu’elle va imposer à l’individu. Branche des sciences humaines qui cherche à comprendre et à expliquer l'impact de la dimension sociale sur les représentations (façons de penser) et comportements (façons d'agir) humains.

Sociopathie : trouble de la personnalité (psychopathie ou personnalité antisociale), caractérisé par un manque d'empathie, de honte ou de culpabilité.

Soi : utilisé par certains pour traduire le Es freudien, synonyme de ça. Correspond à un ensemble de caractéristiques (traits personnels, rôles, valeurs, statuts,…) que la personne s’attribue elle-même et qui lui permettent de se reconnaître et de s’évaluer positivement. Système psychique fondé par l’expérience de l’individu et par ses groupes d’appartenance (qualités, goûts, rôles, valeurs…). 3 types de soi : soi privé (relèverait des cognitions qui impliquent des traits ou des comportements propres à la personne. Evaluation de soi par le soi), soi public (rendrait compte des cognitions concernant le point de vue généralisé des autres sur le soi. Evaluation de soi par autrui généralisé), et soi collectif (concernerait le point de vue sur le soi que l’on peut trouver dans ce qui est collectif comme la famille, les collègues de travail, la tribu. Evaluation de soi par un groupe spécifique de référence.

Soi comme contenu : « moi », constitué par notre autobiographie qui évolue.

Soi comme processus : « je », traitement de l’information pour raconter et animer notre autobiographie

Solidarité syntagmatique : presque toutes les unités de la langue dépendent soit de ce qui les entoure sur la chaîne parlée, soit des parties successives dont elles se composent elles-mêmes.

Soma : c’est le corps cellulaire, synthétise les neurotransmetteurs.

Somatotopie : carte du corps.

Somesthésie : sensibilité tactile, la position du corps par rapport à lui-même (sensibilité du corps).

Sommable : 2 signales peuvent s’additionner.

Sommeil lent : phase du sommeil composée de quatre stades produisant des ondes cérébrales de faible fréquence. Il est caractérisé par l'absence de mouvements oculaires rapides.

Sommeil paradoxal : stade du sommeil ou le sujet est le plus profondément endormi et durant lequel le cerveau produit une onde cérébrale bêta. C'est à ce stade du sommeil qu'apparaissent les rêves de type narratifs et des mouvements oculaires rapides.

Son : déplacement de l’air. Pression/vibration dans l’air qui vient frapper le tympan.

Sophiste : vient du grec ancien sophiste = spécialistes du savoir. Il s’agit d’orateurs, éducateurs, « intellectuels » de l’antiquité. Ils remettent en question un peu tout. Que font les sophistes ? Enseignent la rhétorique (=art de bien parler en public, forme du discours) et la dialectique (art de discuter, défendre une thèse et convaincre). Ils donnent des armes intellectuelles aux nouveaux citoyens qui dirigent la cité pour empêcher le retour de la monarchie.

Soumission à l’autorité (Milgram) : pression explicite (injonctions, ordres) de la part de la source d’influence. L’individu va être amené à modifier son comportement en se soumettant à une autorité. La condition sine qua non à la survenue de ce phénomène est l’existence d’une dyssimétrie de statut et de pouvoir entre la source et la cible d’influence. La pression à se conformer est forte et explicite.

Soumission forcée : il s’agit de faire réaliser à un sujet quelque chose qu’il n’aurait pas fait de lui-même, spontanément.

Soumission librement consentie (Joule & Beauvois) : la soumission s’obtient sans que le sujet ait le moins du monde le sentiment que son libre arbitre est entravé. Le sujet a l’impression de choisir ce qu’il doit faire et il ne se sent pas contraint. L’individu va d’autant plus émettre la conduite attendue quand il va avoir l’impression d’être à l’origine de la décision. 3 techniques : pied dans la porte (consiste à obtenir un comportement coûteux en ayant préalablement fait réaliser au sujet une action moins importante. Il s’agit de demande peu pour ensuite obtenir plus), amorçage (le coût réel du comportement est caché au sujet car on cherche d’abord à obtenir son consentement. Une amorce est utilisée à cette fin), porte au nez (consiste à solliciter beaucoup en premier lieu, en s’exposant sciemment à un refus, pour ensuite demander moins et obtenir par là même ce que l’on souhaitait réellement). Acceptation du comportement problématique comme VD (= comportement qui consiste à accepter un comportement qui devrait, qui est considéré comme inacceptable). L’individu ne se considère à aucun moment sous l’emprise d’une influence.

Source : source attractive présentée le plus souvent comme efficace. Source attractive non efficace dans le cas de messages persuasifs. Une source experte, de façon générale est comme une source crédible et une source attractive est plus efficace qu’une source non experte.

Source d’influence : Quantitative (taille. Statut de supériorité numérique [au moins 3 personnes et réponses consensuelles]. Unanimité. Ce n’est pas plus le groupe est grand et plus l’influence est grande), Qualitative (expertise, estime, etc. elle peut être qualitative si elle reste influence majoritaire, sinon on parlera d’autorité et on sera dans l’obéissance et non dans le conformisme).

Source d'information : Kelley avance que les sujets se servent de 3 sources d’informations pour donner une explication causale : différentiation ou distinctivité (c’est une comparaison du comportement de la personne dans d’autres situations, on doit savoir si le comportement se produit en présence de l’objet et s’il ne se produit pas en son absence), consensus (comparaison entre le comportement de l’individu et celui d’autres personnes dans la même situation), consistance (liée aux modalités circonstancielles et temporelles).

Sources externes de variation : facteurs extérieurs à une structure et provoquant en permanence des modifications locales de l’auto-organisation de cette structure. La transduction consécutive à la sélection par le geste de certaines propriétés de l’objet du monde constitue une source externe de variation modifiant en permanence l’auto-organisation de la structure cérébrale.

Sous-buts : on veut arriver à la solution, on passe par des étapes intermédiaires.

Soutien organisationnel perçu (POS) : sentiment d’avoir un soutien de la part de notre entreprise.

Souvenir écran : souvenir d'enfance insignifiant évoqué par l'adulte à la place d'un souvenir angoissant donc refoulé.

SQLRT : méthode composée de 5 étapes (survol, question, lecture, répétition, test) destinée à améliorer la mémoire qui est efficace pour mémoriser des informations contenues dans un manuel.

Stade narcissique : l’individu en cours de développement, qui pour acquérir un objet d’amour rassemble en une unité ses pulsions sexuelles travaillant auto-érotiquement, prend d’abord soi-même, son propre corps, comme objet d’amour, avant de passer de celui-ci au choix d’objet d’une personne étrangère.

Stade opératoire : stade qui permet d’effectuer des opérations.

Stade opératoire concret : troisième stade du développement cognitif (théorie de Piaget) concernant l'enfant de 6-7 à 12 ans. Celui-ci est capable d'utiliser des termes abstraits lorsqu'ils portent sur des objets concrets et maîtrise à présent la conservation des nombres, des volumes et de la masse. Sur les objets physiques, réels (ex : le chiffre 2, π). Réversibilité simple ou par compensation.

Stade opératoire formel : quatrième et dernier stade du développement cognitif (théorie de Piaget) concernant l'enfant de 11-12 ans et plus. Celui-ci est capable de raisonner de façon purement symbolique et, pour vérifier un phénomène, de systématiser ses hypothèses, sur des propositions, hypothèses, objets non réels (ex : i² = -1). Réversibilité coordonnée (simple et par compensation).

Stade phallique : moment particulier du développement de la sexualité infantile pendant lequel culmine le complexe de castration.

Stade préopératoire : second stade du développement cognitif (théorie de Piaget) concernant l'enfant de 2 à 7 ans. Celui-ci découvre le langage et peut représenter des objets des mots ou d'autres objets. S'il commence à penser de façon symbolique, sa pensée demeure égocentrique dans ce sens où il lui est difficile d'adopter le point de vue des autres.

Stade sensori-moteur : premier stade du développement cognitif (théorie de Piaget) concernant l'enfant de 0 à 2 ans. Celui-ci découvre les rapports entre ses activités et leurs conséquences ainsi que la permanence de l'objet.

Standardisation : tous les répondants sont confrontés aux mêmes conditions d’administration.

Statistique : étude d’un ensemble de fait numérique.

Statistiques : ensemble d’informations recueillies à l’aide de la Statistique (indices).

Statistiques descriptives : permettent aux chercheurs d’avoir une photographie générale de la représentation des données. On représente des données grâce à une courbe dite normale ou de GAUSS. On utilise beaucoup la moyenne, l’écart type, et la variance. La corrélation va de -1 a +1. Elle permet de dire si les deux variables évoluent ensemble, mais elle ne permet pas de dire si une variable agit sur une autre. On résume les données par des tableaux, des graphiques, des indices, etc.

Statistiques inférentielles : on s’intéresse à la probabilité mais aussi de pouvoir inférer les résultats d’un échantillon à une population : on imagine la probabilité d’inférer ce que l’on trouve sur l’échantillon et qui pourrait se retrouver dans la population. On veut aussi savoir si nos résultats seront fiables, représentatifs de la population entière. Une question importante est de savoir combien de personnes sont présentes dans chaque groupe. Savoir quelle confiance on peut accorder à une étude → caractère réfutable des résultats, même s'il existe des tendances générales chez l'être humain malgré les variations interindividuelles. Vont chercher à mettre en évidence ces principes généraux en psychologie. Cela a un but diagnostique et préventif → complémentaire d'une approche clinique.

Statut : position relative qui n’a de sens que par rapport aux autres.

Sténose : il s'agit d'une artère qui à un endroit s'est rétrécie par un phénomène mécanique (ex: compression, écrasement) ou par un changement de l'état de ses parois (épaississement, rigidification, contraction, dilatation, etc.).

Stéréognosie : pour identifier un objet il suffit de le manipuler.

Stéréotype : sorte d'image mentale qu'un individu a d'un groupe d'individus et des individus appartenant à ce groupe. Lien entre l’appartenance à un groupe et la possession de certaines caractéristiques. 3 Processus à la base des stéréotypes : catégorisation (accentuation des ressemblances endogroupe [son groupe] et des différences exogroupe [autre groupe]), induction (généralisation de propriétés et caractères observés sur un nombre limité), inférence (association de caractéristiques proches). Lien qui est établi entre l’appartenance à un groupe donné et la possession de certaines caractéristiques. Ensemble de croyances sur un certain nombre de personnes. Caractère verbal très fort, uniformité dans le groupe, exclusif, tonalité négative ou positive. Excès de généralisation qui accentue les différences. 3 types : auto-stéréotypes (croyances concernant les membres de son propre groupe), stéréotypes sociaux (croyances socialement partagées par un groupe de personnes), stéréotypes individuels (croyances d’un individu concernant un groupe social donné). 3 principales fonctions : recherche d’une explication causale sociale qui correspond à la recherche des causes d’un phénomène impliquant un hors groupe à un niveau social, recherche d’une justification sociale, recherche d’une différenciation sociale.

Stéréotypisation : processus qui consiste à appliquer aux individus un jugement – stéréotypique – qui rend ces individus interchangeables avec les autres membres de leur catégorie. Une personne faisant partie d'un groupe sera donc considérée comme ayant les mêmes caractéristiques que les autres membres du groupe.

STI : Système de Traitement de l’Information. Il gère l’information, c’est la « boîte noire ».

Stimulus : agent extérieur produisant l'excitation d'un organe sensoriel. Environnement de l’individu. Au pluriel, stimulus ou stimuli, est un agent matériel susceptible de provoquer un changement de comportement chez le sujet observé (humain ou pas). Evénement du milieu externe ou interne d’un organisme susceptible d’être capté par ses récepteurs et d’entrainer une réaction.

Stimulus anxiogène : propriété d'un stimulus ou d'une situation susceptible de générer de l'anxiété. On parle indifféremment de stimulus anxiogène pour désigner un objet, une situation, une personne qui produit chez un individu de l'angoisse, de l'anxiété, une crainte.

Stimulus-Driven ou Bottom-Up : Des traitements guidés par le stimulus. Prédominent des informations sensorielles directement liés à la stimulation. Le traitement dépend des capacités de nos organes sensoriels. Il s’agit d’une détection sensorielle indépendante de la signification de l’information.

Stockage : seconde phase, après le codage, du processus de mémorisation. Une information est placée en mémoire pendant un certain temps. Mémorisation, consolidation (= processus intermédiaire entre MCT et MLT). Durée variable. Elle n’est pas la même en MLT qu’en MCT. Dépend de la trace mnésique qu’on fait (d’autant plus visible que la trace est profonde). La trace mnésique est constituée au moment où on encode l’information mais dépend aussi de la répétition.

Stoïciens : « souffre et abstiens-toi, la souffrance nous fait grandir ». Ecole de pensée, logique formelle et raisonnement : nécessaire pour la connaissance. Méditation et intériorité : 1ers aliénistes. Pour atteindre le bonheur il faut atteindre la maitrise de ses passions. Celui qui maitrise ses passions retrouve la raison. Théorie de la connaissance : Réhabilitation de la connaissance sensible. Connaitre c’est constater. Perception et sensation sont toutes vraies ; L’âme donne son assentiment ou pas sur expériences sensibles (l’esprit confirme ce que le corps perçoit). Ce jugement peut être vrai ou faux, mais la sensation est vraie ; L’âme = tabula rasa (mais la raison = notion morales incorporelles). Connaissance = expérience sensible + raison. Nominalistes aussi absolu que les cyniques : « il n’y a de réel que des choses singulières ».

Stratégie : procédures ou suite de procédures permettant d’atteindre un but. Les stratégies comprennent toutes les méthodes utilisées par les sujets pour accomplir une tâche cognitive.

Stratégies courtes : reconstruction de la mémoire :

- Décomposition : intervient surtout quand on demande aux gens des fréquences. Les gens se réfèrent aux derniers évènements dont ils se rappellent.

- Théories subjectives : les gens pour juger de la fréquence des évènements utilisent la facilité de rappel. Au mieux ils s'en souviennent, au plus ils jugent l'évènement fréquent. Au moins ils s'en souviennent, au moins ils l'ont fait selon eux. Mais il est prouvé que ce n'est pas vrai ! La fréquence d'un événement n'a rien à voir avec le rappel facile ou pas !

Stratégie de confirmation (biais de confirmation ou biais de positivité) : proposer des solutions qui confirment les hypothèses.

Stratégie de regroupement (chunking) : stratégie utilisée pour stocker du matériel et contourner les limites de la MdT. Elle consiste à regrouper les items en groupes d’items.

Stratégies (ou méthodes) fortes versus stratégies (ou méthodes) faibles : les stratégies fortes concernent plusieurs domaines, les stratégies faibles se limitent à un domaine particulier.

Stratégie herméneutique : réorganisation des repères biographiques du patient qui modifient l’espace psychique.

Stratégie imagée : se fabriquer une image mentale de l’énoncé.

Stratégie multi-attributs : plusieurs attributs en même temps.

Stratégie non optimale : ne pas réduite l’espace des incertitudes.

Stratégie optimale : diviser en deux l’espace des incertitudes.

Stratégie sub-optimale : légère réduction de l’espace des incertitudes.

Stratégie uni-attribut : tester si l’exemplaire comporte un attribut cible de la catégorie.

Stratégie verbale : lire l’énoncé puis comparer avec une image.

Stress : action exercée par des événements sur l'organisme et qui le met en danger à la fois physiquement et psychologiquement.

Stress post-traumatique : trouble anxieux généré par l'obsession d'un événement traumatisant.

Striatum : responsable de la régulation certains mouvements (ex : balancement des bras pendant la marche, rire, tonus musculaire…). Rôle dans la mémoire des habitudes (ex : vélo). Composé du noyau caudé, du putamen et du globus pallidus. Il se trouve dans le télencéphale.

Structuration : organiser entre elles les différentes structures de l’information extraites lors du traitement sensoriel. Il s’agit de mettre en rapport les différentes informations élaborées lors des 2 premières étapes avec des connaissances stockées en MLT. Ces connaissances sont en 2 étapes : connaissances structurelles et représentations sémantique. Les représentations sémantiques relatives à la forme et à la structure de l’objet, niveau sémantique. Connaissances qui nous permettent de dire qu’une forme vue de haut ou de profil est la même chose (non sémantique). A l’issu de ces différentes étapes et que l’individu ait repéré ces connaissances, il pourra dénommer le stimulus.

Structure : organisation mobile, autonome et fermée sur elle-même d’un ensemble fini d’éléments dotés de propriétés qui modifient en permanence l’organisation de l’ensemble qu’ils forment. Système présentant des lois ou des propriétés des éléments mêmes du système. En développement, ensemble de lois logico-mathématique qui permettent de relier entre elles des opérations. La structure est caractéristique d’un stade.

- Structure opératoire concrète : « groupement » car elle utilise des lois reliant les transformations comme la réversibilité par inversion et la réversibilité par compensation.

- Structure opératoire formelle : « groupe » c’est-à-dire la coordination des deux réversibilités (inversion et compensation).

Structure de groupe : « un réseau interdépendant de rôles et de statuts hiérarchiques » (Sherif). Rôle : attentes de comportements associés à des personnes particulières. Statut : en plus de la différence des attentes, différence de valeur (lié à la comparaison sociale).

Style d'attribution : concept du à Abramson. Un sujet utilise toujours le même type de raison pour expliquer les événements de vie (ex : chance ou malchance, don ou absence de don...).

Subconscient : les phénomènes subconscients sont ceux qui ne sont pas perçus clairement mais suffisamment pour apparaître parfois à la conscience.

Subjectivité : qui varie selon chaque individu.

Sublimation : processus suivant lequel l'énergie d'une pulsion sexuelle ou agressive est déplacée vers des buts valorisés socialement. Soit expression positive la plus élaborée et socialisée de la pulsion, soit moyen de défense capable de tempérer les excès et les débordements de la vie pulsionnelle.

Succès, échecs et proximité avec autrui : La nature de l’acte compte dans les attributions que nous faisons. Selon qu’un acte est positif ou négatif, gratifiant ou dévalorisant, favorable ou défavorable, les attributions vont changer.

Suffixe : élément qui s’ajoute à la racine pour en faire un radical, ou à un 1er radical pour en faire un du 2nd degré.

Suivisme : le sujet qui se conforme n'adhère pas aux opinions de la majorité.

Sujet : expérience vécue sous certaines conditions par le mobilum cogitans quand il se pose lui-même en tant qu’obstacle à ses propres déplacements. Cette définition du sujet ne doit pas être confondue avec l’hypothétique entité intracérébrale qui, dans le cadre d’une conception spatiale de la frontière cognitive, accède aux objets mentaux et les interprète.

Sujet épistémique : sujet universel, en général, en devenir, un sujet dans lequel on retrouverait l’ensemble des mécanismes communs à tous les sujets du même niveau.

Supination : geste inverse de la pronation, geste du poignet qui va de la position de repos à une position des mains avec les paumes vers le haut.

Surgénéralisation : un incident négatif est étendu à toutes les situations possibles.

Surmoi ou sur-moi (surmoi primordial) : nom dû à Freud, traduisant les tendances qui se manifestent ouvertement et constituent le personnage social du sujet. La où le moi est individuel, le surmoi est donc social. L’interdiction que les parents imposent à l’enfant œdipien de réaliser son désir incestueux, devient dans le moi un ensemble d’exigences morales et de prohibitions que le sujet s’impose à lui-même. Héritier du complexe d’Œdipe. Le surmoi représente la renonciation à éprouver la jouissance que l’enfant aurait connue si l’inceste avait eu lieu. Représentant d’une loi symbolique inconsciente.

Surmoi-conscience : partie de notre personnalité qui règle nos conduites, nous juge et s’offre en modèle idéal. Représente la part subjective des fondements de la morale, de l’art, de la religion, et de toute aspiration vers le bien-être social et individuel de l’homme.

Surmoi-inconscient/tyrannique : commande et nous on obéit à notre insu, recherche de la jouissance absolue.

Sursaturation causale : tous les phénomènes sociaux sont expliqués en usant d’un très petit nombre de causes.

Syllogisme : raisonnement dont on distingue ceux qui sont vrais et ceux qui ne le sont pas. Certains peuvent paraitre vrais mais ne le sont pas. « Tous les hommes sont mortels, Socrate est un homme, il est donc mortel ». Un syllogisme est un groupe de deux prémisses (ou plus) desquelles découle une conclusion. En clair, les syllogismes sont des modèles de petites phrases appris par cœur et dont le but est d’obtenir une conclusion logique. Raisonnement hypothético-déductif purement formel tel que l’on peut déduire de deux propositions appelées « prémisses » une troisième proposition appelée « conclusion » qui était implicitement contenue dans les prémisses. Tout syllogisme comprend trois propositions : la majeure, la mineure et la conclusion. La majeure est de la forme « si (p), alors (q) » et constitue une règle conditionnelle. (p) est appelé antécédent et (q) conséquent. La mineure correspond à l’affirmation ou la négation de l’antécédent ou du conséquent. La conclusion dérive de l’implication de la mineure au sein de la majeure. Il existe 4 types de mineures possibles :

- Affirmation de l’antécédent : Mineure = p, Conclusion = q (raisonnement valide). L’affirmation de l’antécédent de la majeure dans la mineure permet l’affirmation du conséquent de la majeure dans la conclusion. Ex : (majeure) S’il pleut, alors je ne sors pas. (Mineure) Et il pleut. (Conclusion) Donc, je ne sors pas.

- Négation du conséquent : Mineure = non q, Conclusion = non p (raisonnement valide). La négation du conséquent de la majeure dans la mineure permet la négation de l’antécédent de la majeure dans la conclusion. Ex : (majeure) S’il pleut, alors je ne sors pas. (Mineure) Et je sors. (Conclusion) Donc il ne pleut pas.

- Affirmation du conséquent : Mineure = q, Conclusion = p (raisonnement invalide). L’affirmation du conséquent de la majeure dans la mineure ne permet pas l’affirmation de l’antécédent de la majeure dans la conclusion. Ex : (majeure) S’il pleut, alors je ne sors pas. (Mineure) Et je ne sors pas. (Conclusion invalide) Donc il pleut.

- Négation de l’antécédent : Mineure = non p, Conclusion = non q (raisonnement invalide). La négation de l’antécédent de la majeure dans la mineure ne permet pas la négation du conséquent de la majeure dans la conclusion. Ex : (majeure) S’il pleut, alors je ne sors pas. (Mineure) Et il ne pleut pas. (Conclusion invalide) Donc je sors.

Symbole : objet ou fait représentant un autre objet ou fait qu'on lui substitue. Selon Freud, dans les rêves, le sujet exprime ses désirs inconscients sous forme de symboles. En comprenant ces symboles, on peut donc comprendre les désirs inconscients, voire guérir les troubles causés par le refoulement de ces désirs. Exemple de symbole : l'arme blanche pour l'organe sexuel masculin.

Symptôme : manifestation pathologique décrite par le malade ou observée par le médecin. Parler des symptômes : (du grec sym = ensemble et ptoma = tombe, pas de notion de cause à effet, ca va ensemble) qui se manifestent à l’ occasion de ces pathologies. C'est quelque chose qui vient permettre la réalisation d'un désir et qui va se soumettre à l'interdiction de la réalisation de ce désir. Selon Freud le symptôme est l’expression d’un conflit psychique. Et qu’en tant que tel, tout conflit suppose une dynamique. Ce n’est pas uniquement une insuffisance psychique. Selon Janet le trouble avait selon lui une origine dans l’insuffisance des forces. Selon Freud ce n’est pas une question d’insuffisance ni de caractère, mais parce qu’il y a un conflit en lui. Pour Freud le conflit est le mode de fonctionnement du conflit en lui même. Toute la théorie de Freud n’est pas une théorie de la pathologie, mais du fonctionnement psychique général avec pour idée qu’on va retrouver les mêmes mécanismes dans un rêve ou dans une névrose obsessionnelle.

Synapse : région d'interaction entre deux cellules nerveuses qui constitue une aire de jonction par laquelle le message chimique passe d'un neurone à l'autre, entraînant l'excitation ou l'inhibition de ce dernier. La synapse comprend aussi les membranes. Les synapses ont deux rôles fondamentaux : associer des neurones entre eux, transmission d’activations entre les neurones.

Synchronique : analyse fonctionnelle.

Syncrétisme : appréhension globale du monde sans isolation des différents éléments qui le compose. C’est le contraire de la pensée analytique. Dans cette pensée, l’assimilation domine. C’est le fameux « parce que ». Pensée globale avec théorie propre où tout tient à tout (causalité circulaire). Pensée qui se suffit à elle-même.

Syndrome : (du grec sym = ensemble et drome = marcher) ensemble des manifestations pathologiques, ensemble de symptômes qui sont reliés les uns aux autres, et qui parfois sont influencés les uns par les autres.

Syndrome cérébelleux : difficulté dans la coordination du mouvement, pas d’équilibre, jambes écartées pour trouver un équilibre.

Syndrome d’automatisme mental : décrit par De Clérambault, qui se traduit par un triple automatisme : Automatisme idéo-verbal (hallucination auditive, entend des voix). Automatisme moteur (le sujet va avoir l’impression qu’on lui impose un certain mouvement, en particulier par le biais de la phonation (on parle à travers moi, on m’oblige à dire certaines choses, etc.). L’automatisme psycho-moteur (on l’oblige à dire ou à faire certaines choses). Automatisme sensoriel (hallucination au niveau des sens, l’automatisme visuel c’est quand le malade voit les voix). Le sujet à l’impression de ne pas maîtriser sa pensée, ses actes, ses sensations. Il peut y avoir un écho de la pensée (surtout dans les hallucinations auditives). Il y a une faiblesse du sur-moi, ils peuvent devenir dangereux.

Syndrome de Capgras : délire d’identification des personnes (elle identifie les visages mais ne reconnait pas la personne) (ex : je reconnais mon mari, mais ce n’est pas lui ! C’est un homme qui s’est déguisé en mon mari). Plusieurs noms : Syndrome d’illusion des sosies, Syndrome de Capgras, Syndrome d’illusion de Fregoli, D’inter métamorphose de charme, De doubles subjectifs, Plus variantes de ces syndromes.

Syndrome de DOWN ou trisomie 21 (médecin anglais de la fin du 18ème ; premier à identifier cette pathologie) : déficience mentale.

Syndrôme hyperkinétique : Trouble du développement qui associe une hyperactivité motrice à un comportement impulsif et à un trouble de l'attention (hyperactivité).

Syndrome pyramidal : lésion des voies motrices corticospinales. Le contrôle des muscles du tronc préservé car ils sont contrôlés par les noyaux du tronc cérébral. Dans un 1er temps : paralysie flasque contra-latérale. On ne contrôle plus ses membres qui sont flasques. Dans un 2ème temps : paralysie rigide avec signe de Babinski. Le patient reste contracté (spasticité). Hyporéflexie : diminution des réflexes, mécanique, car trop contracté. Il existe des médicaments pour relâcher la contraction, mais le problème c’est qu’ils sont mi-relaxants et mi-anxiolytiques, et on ne peut pas rester à vie sous anxiolytique. C’est très douloureux.

Syntagmes : combinaisons de mots les uns à la suite des autres et qui ont pour support l’étendue.

Système carotidien : distribue le sang au niveau de la tête : cerveau et face.

Système central : éléments qui définissent vraiment l’objet pour les personnes, donnent la signification. Eléments partagés par tous. Donne son sens et sa cohérence à la RS. Il est Stable et rigide. Il est Consensuel. Le noyau est certes central mais il est difficile à faire changer. → Représentation individuelle. Si modification dans ce système, on parle de transformation de la RS.

Système central exécutif : composant de la MdT qui a pour fonction de contrôler l’allocution des ressources attentionnelles dans le système cognitif, de gérer la mise en œuvre et la coordination des deux systèmes esclaves (boucle phonologique et calepin visuo-spatial), de déclencher la boucle d’autorépétition mentale, de transférer l’information en MLT et de prendre des décisions.

Système cognitif : ensemble de structures (mentales & neuronales) permettant les processus de traitement des stimuli sensoriels, de mémorisation, de programmation, de comportements, etc.

Système de production : un système de production est un système artificiel modélisant la cognition humaine. Un tel système comprend des règles de production, ou paires de condition/action.

Système idéographique : le mot est représenté par un signe unique et étranger aux sons dont il se compose. Ce signe se rapporte à l’ensemble du mot, et par là, indirectement à l’idée qu’il exprime.

Système limbique : rassemble des structures télencéphalique (hyppocampe et amygdala) et des structures diencéphaliques (hypothalamus et thalamus). Le système limbique (notamment : amygdale, hippocampe, et des structures diencéphaliques) est impliqué dans les fonctions de mémoire et d’affectivité, fonctions émotionnelles. L’hippocampe fait aussi partie du télencéphale.

Système miroir : chez l’humain on parle de système miroir car on ne peut pas enregistrer l’activité des neurones miroir, juste la voir.

Système nerveux : est un système fort complexe qui tient sous sa dépendance toutes les fonctions de l’organisme. Il se compose de centres nerveux qui sont chargés de recevoir, d’intégrer et d’émettre des informations, et de voies nerveuses qui sont chargées de conduire ces informations.

Système nerveux central (SNC) (central par sa position et par sa fonction) : encéphale (cerveau [télencéphale]), diencéphale (thalamus, hypothalamus, épithalamus), tronc cérébral (mésencéphale, pont, bulbe rachidien), cervelet, moelle épinière.

Système nerveux parasympathique : ralentissement général des organes, stimulation du système digestif.

Système nerveux périphérique (SNP) (en périphérie par rapport au SNC) : nerfs (crâniens [niveau tête], spinaux ou rachidiens [niveau moelle épinière], sensitif, moteur), ganglions, plexus. Hiérarchie fonctionnelle ; système nerveux somatique, système nerveux autonome (sympathique, parasympathique, entérique).

Système nerveux somatique : contrôle les actions volontaires (ex : décider de faire ou de ne pas faire, c’est volontaire, pas automatique). Il est responsable du maintien des attitudes, des mouvements volontaires et involontaires, mais également des sensations tactiles douloureuses et thermiques après réception des messages par l’intermédiaire des récepteurs situés dans la peau.

Système nerveux sympathique (ou orthosympathique) : mise en état d’alerte de l’organisme et à la préparation à l’activité physique [dilatation des bronches, augmentation de la tension artérielle…] et intellectuelle.

Système nerveux végétatif  (SNV) : qui régit les organes (ex : cœur, foie, poumons, etc.) de façon automatique, permet de réguler les différentes fonctions automatiques de l’organisme (ex : digestion, respiration, etc.).

Système partiel : présente des lois de totalité, distinctes des propriétés des éléments ;

Système périphérique : comporte des éléments variables d’un individu à l’autre. Ces éléments sont de moyenne ou faible importance. Ils sont sensibles à la réalité extérieure. Le système périphérique permet l’adaptation de la RS à la nouveauté. Le système périphérique permet le filtrage de la réalité, d’accepter les changements et donc protège le système central. → Représentation collective. Si modification dans ce système, on parle d’évolution de la RS.

Système phonétique : vise à reproduire la suite des sons se succédant dans le mot. Les écritures phonétiques sont tantôt syllabiques, tantôt alphabétique, c’est-à-dire basées sur les éléments irréductibles de la parole.

Système photopique : pour les cônes.

Système scotopique : pour les bâtonnets.

Système sensori-moteur : qui relève à la fois des fonctions sensorielles et de la motricité.



28/10/2012
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