Cours de psychologie

Résumé - chronologie

La psychologie est liée à la philosophie.

La psychologie couvre l’étude du fonctionnement mental sous tous ses aspects (intelligence, émotion, relations sociales, etc.) dans leurs dimensions normales et pathologiques, leur genèse (=naissance) mais aussi leur développement (depuis l’embryogenèse jusqu'à la mort).

L'autorité : le dogmatisme (→ adopter l’autorité). Basée sur 3 critères (nombre, ancienneté et prestige), l’ancienneté utilisée comme fondement de l’autorité (si tout le monde y croit on y croit). L’autorité est source de connaissance.

L'intuition : conviction intime intérieure qui ne cherche pas à se fonder sur des arguments plus explicites. Si on se fit à son intuition on peut se tromper.

Le raisonnement logique : la raison cartésienne (→ démonstration par déduction formelle que c’est vrai).

Observation et expérience : affaire des empiristes, si on veut connaître la vérité on doit observer et expérimenter pour ne pas nous tromper. Quand expérimentation → philosophes empiristes. Quand observation → empiristes.

 

Grèce classique + Période hellénistique : 500 av. JC - 100 av. JC.

 

Les sophistes participent au développement de l’esprit critique et pensée rationnelle (raisonnement logique, démonstration par la preuve) = fondements de la science actuelle.

La Grèce Classique (Socrate, Aristote, Platon) est un point important du développement des idées. Seule la Renaissance a produit autant d'idées. 2 auteurs importants de cette période, Platon (428 – 348 av. JC, Prémisses d’une psychologie : science des mécanismes et des lois physiologiques associés aux comportements et à la pensée) et Aristote (384 – 322 av. JC, Psychophysique indépendante de la métaphysique : refus de dissocier âme et corps : phénomènes mentaux accompagnés d’une affection corporelle : point de vue des sciences naturelles : psychophysiologie mais indépendante de la métaphysique : étude détaillée des « facultés de l’âme »).

Déclenchement de l'épistémologie. Introduction du raisonnement et de l’observation comme nouvelles connaissances mais subjectivité des relations sensibles. Platon donne une solution à cela en distinguant deux mondes, un monde des idées et un monde sensible révélé par les sensations. Pour Platon la réalité se situe dans le monde des idées et pour Aristote dans le monde sensible, c’est ce qui les oppose principalement. Théorie hylémorphiste (théorie qui consiste à dire que tout objet est formé de manière indissociable d’une matière et d’une forme) chez Aristote.

Pour la 1èrefois apparaissent des écoles médicales qui visent à enlever tout ce qui est magie ou théologie. Ces médecins font une médecine plus expérimentale et empirique et arrivent à décrire des parties du corps humain.

Hippocrate : médecine célèbre, donne la première classification connue des maladies dans l’histoire occidentale.

Par la suite, 2 grands médecins : Hérophile et Erasistrate, ils arrivent à décrire des structures du corps humain d’où un meilleur fonctionnement du corps humain mais loin d’être éclairé.

Pythagore (580 – 495 av. J.C. ; philosophe et mathématicien grec) : cerveau = organe de l’intelligence et siège des maladies mentales.

Claude Galien : (129 ou 131-201 ou 216 ap. J.C.), médecin grec, Recourait aux thérapies dans les Asclépias, Recourait également au contrôle et la maitrise de soi des stoïciens (exercice de concentration et de méditation destiné à calmer les émotions).

325 : Concile de Nicée.

323 : Grèce Classique :
Alexandre le Grand meurt et a répandu son influence sur le monde entier.

Après la Grèce classique, il y a des courants de philosophie, les courants matérialistes, spiritualistes : Stoïciens : « souffre et abstiens-toi, la souffrance nous fait grandir » Connaissance = expérience sensible + raison ; Epicuriens : « tire le plus grand plaisir de chaque jour, Carpe Diem » Théorie de la connaissance : fondée sur les sens. Empirisme différent innéisme des idées mais = ensembles des théories qui font de l’expérience sensible l’origine de toute connaissance a priori. Proposer certains mécanismes psychologiques par lesquels le cerveau transformerait les sensations en choses tangibles ; Sceptiques : ataraxie, mise en place d’une certaine distance avec les événements.

 

Empire Romain : 100 - 500.

 

Philosophie émancipé/libre de Grèce classique.

St augustin (un des pères de l’église latine) au 4/5eme siècle va se rapprocher de Platon et il était au départ manichéen mais avec l’influence du platonisme va intégrer à la religion beaucoup d’idées venant du platonisme. Dominer les passions pour examen intérieur (cf. Stoïciens). Eclairer les régions les plus obscures de la conscience. Se rendre maitre des souvenirs les plus enfouis. Précurseur du processus de l’inconscient : mécanisme de la mémoire. Découvre que tous les contenus psychiques ne sont pas conscients : réflexion sur la mémoire, ancêtre de la recherche freudienne sur l’inconscient. Caractère plus ou moins facilement récupérable des souvenirs. Le souvenir est modifié en mémoire, souvenir différent copie de la réalité, il est modifié, transformé. Lien entre mémoire et identité. Apparition du « je » dans les raisonnements (philosophiques).

2 grands médecins : Celse et Galien (2ième grande autorité avec Hippocrate en matière médicale).

325 : l'Empire Romain devient chrétien → changement fondamental en occident car la chrétienté influence les sciences.

 

Haut Moyen-âge : 500 - 1000.

 

Période de séparation occident # orient. À la médecine Gréco-romaine succède la Médecine Arabe. Les écrits de Galien et d’Aristote sont traduits en Arabe. Développement de la démonologie. Conviction que la pathologie est liée à un secret que le malade cache aux autres → Le prêtre : confession pour « se débarrasser » de son secret.

Rhazes : grand médecin, il ne croyait pas aux miracles, c’était un esprit indépendant.

Avicenne : médecin qui systématise la connaissance médicale.

Averroès : Philosophe.

 

Bas Moyen-âge : 1000 - 1450.

 

C'est une période importante au niveau intellectuel. Le bas moyen-âge est une période de changement si bien que la doctrine chrétienne va délaisser Platon et St Augustin et s’intéresser à Thomas d’Aquin. Beaucoup de recherches se font. Des chercheurs isolés qui font des expériences. Les sciences étaient basées sur les idées des anciens (ex : Aristote). Cependant, la sensibilité s’exprime avec la querelle des universaux entre les XIIième et XIVième siècles (opposition entre les réalistes et les nominalistes), avec D’Aquin qui exprime le choc de la sensibilité. La sensibilité platonicienne va vers Aristote. Dans cette querelle, l’autorité de l’Eglise se base sur les idées de Platon. Mouvement scientifique très fort. Période dite scolastique : concilier l’apport de la philosophie grecque avec la théologie chrétienne.

Démonologie se développe → Exorcisme : prier, jeuner, frapper la personne, posséder, horribles infusion pour faire fuir le démon (corps du possédé devient inconfortable et inhabitable pour le démon).

Névrose : la maladie n’existe pas réellement, seuls existent des symptômes pris individuellement.

En médecine on va à l’encontre de ce que pense l’Eglise → dissection de cadavres. Les papes vont être indulgents car ils avaient besoin de peintres pour leurs églises (De Vinci, Michel-Ange) et ces derniers pratiquaient la dissection. Expériences qui font que la médecine et la physiologie vont jouer un rôle important en même temps que la psychologie se développe.

T.Daquin : jusqu’au XIIième siècle a une grande fidélité pour Augustin, puis il y a une transformation de la sensibilité européenne, il y a une plus grande disponibilité des textes d’Aristote. Créer un concept en extrayant ce qu’il y a de commun entre les différents sujets, créant ainsi une catégorie.

Roger Bacon (1214 – 1294) : Position contre la méthode spéculative et les raisonnements abstraits. Méthode expérimentale seule source de certitudes. La connaissance passe par : L’autorité, Raisonnement spéculatif, Partir de l’expérience/observation : on utilise la connaissance sur des données observées et non imaginées.

Guillaume d’Occam (1285- 1347) : Différence entre connaissance dite confuse du raisonnement abstrait et connaissance de la science réelle et expérimentale. C’est un nominaliste : puisque dans le réel rien n’est abstrait ou général, la « science du générale » d’ARISTOTE, la science démonstrative qui « part de définition universelles pour arriver à des conclusions également universelles » n’atteint pas la réalité telle qu’elle est : naissance de l’individualise (atomisme) on conçoit l’individu comme individualité : on étude non pas l’humanité mais les individus.

 

Renaissance : 1450 - 1650.

 

Période de changement au niveau intellectuel. Concours de recherche scientifique, avec une activité intellectuel très importante, il y a donc aussi une rébellion au niveau intellectuel et tout cela donne lieu a un renouveau du rationalisme et à l’empirisme. La Renaissance avec les grandes révolutions scientifiques qui touchent tous les domaines de la connaissance. Développement de la balistique, les chercheurs sont obligés de prévoir la trajectoire des projectiles avec Galilée et sa démonstration du mouvement uniforme des projectiles. Siècle de la nouvelle physique avec Galilée et Newton. On se rend compte qu’il y a des erreurs chez Galien (grande autorité).

Le terme de psychologie apparaît à la Renaissance.

Vésale : ouvrage qui révolutionne l’étude de l’anatomie. Servet : médecin qui découvre la petite circulation, progression de la physiologie. Martin Luther : Séparation entre l’homme intérieur (subjectivité) et l’homme extérieur (actes et comportement contrôlés par des pouvoirs). Jean Calvin : Contrôle + utilité à l’égard du bien publique = science moderne.

Félix Platter (1536- 1614) : soutient que la majorité des maladies mentales doivent être traités de la même manière que les maladies physiques. Maladies mentales = lésions du cerveau (fantasmes sexuels = intervention du diable ou de dieu (châtiment)). 1ère classification des maladies mentales.

Francis Bacon (1561 – 1626) : propose une réforme de la science : Critique les sciences non fondées sur l’observation, Unir faculté rationnelle et faculté expérimentale, Abandon de la pensée déductive qui procède à partir de principes posés à priori, Tirer de l’expérience une « induction » non pas simplement « totalisante », qui se borne à constituer le catalogue des données acquises, mais aussi « amplifiante », qui passe des faits connus à ceux qu’on peut raisonnablement leur assimiler, Réhabilite le travail de laboratoire (analogie entre phénomène naturels et artificiel.

 

XVIIs. : Siècle avant la mondialisation.

 

Au 17eme siècle, l’Europe est marqué par deux grands courants, le rationalisme et l’empirisme. Le rationalisme de Descartes est une nouvelle façon de penser qu’il utilise comme source principale du raisonnement et de la raison. La philosophie anglaise préconise l’observation, d’où d’un côté les rationalistes avec Locke (2nd moitié du 17ième siècle), Berkeley (18ième siècle) et Hume (18ièmesiècle). Les enjeux et principales différences sont pour Descartes un raisonnement déductif. Rationalisme et apriorisme sont des mouvements très proches. Au début il n’y avait rien, pas d’idées à priori différentes dans la fabrication de la connaissance. Les empiristes disent que les connaissances partent des sensations et vont aux perceptions/images. On passe des représentations concrètes aux idées, si elles sont embryonnaires → notions, si faites par la force → concept (→ idée forgée dans sa maturité). Si on peut formuler des idées, on peut faire des jugements puis bâtir des raisonnements, cohérence → qualité du raisonnement. Sensation → attributs ; perception → noms propres ; jugements → énoncés ; raisonnement → argument ;
idées → noms communs.

Mouvement humaniste : Individu libre et responsable de ses actes et Position morale et éthique dépourvue de toute finalité métaphysique.

L’empirisme est le courant le plus influant au moment où est née la psychologie, elle peut être considérée comme un sous-produit de la philosophie empiriste. Fondement de la psychologie scientifique. Hypocondrie et hystérie : troubles somatoformes, conversion mal-être en mal-être physique. Origine des troubles → utérus → cerveaux → abandon de la théorie utérine.

Galilée (1564 – 1642) : Physicien et astronome qui fonde ses recherches sur l’observation et l’expérimentation. Naissance de la conviction que les qualités que nous percevons font parti de nous-mêmes, et qu’elles nous donnent des sens. Introduit la différence entre données subjectives, perceptives et données objectives, quantitatives. Les propriétés vraies, objectives sont le résultat d’une mesure = mathématiques. Vérification par l’expérimental : progrès scientifique par le recours à la mesure, au raisonnement quantitatif.

Descartes (1596 – 1650) : Il va développer le rationalisme en opposition avec le courant empiriste qui se développe en Angleterre. Au départ, il y a un problème du choix des méthodes de la connaissance, il faut bâtir une connaissance sur des critères d’observations ou sur l’intuition. Descartes est un rationaliste, il dit qu’il faut démontrer les choses. Dualité âme/corps. Exercice de la raison (non les sens). Seules les idées (innées, d’origine divine) permettent de comprendre la nature. Doute méthodique (hyperbolique : juger comme faux ce qui est seulement probable) : il faut pouvoir douter de tout. La raison est possédée. Dualité âme/corps = physiologie vs psychologie.

Grande révolution de la philosophie des sciences. Le cartésianisme a été écarté dans les sciences pour faire place à Newton. Il va influencer beaucoup de chercheurs.

Isaac Newton (1643 – 1727) : Père du positivisme moderne = mouvement qui, pour élaborer des connaissances, va se limiter aux lois qui régissent le phénomène observé. Recours à la quantification et à la mesure. La science est l’énoncé de lois (positivisme) et non la recherche de l’explication des phénomènes.

Thomas Hobbes (1588 – 1676) : Toute science est dérivée de la sensation, réfutation des idées innées et triomphe de l’empirisme. Réfute des idées innées de l’idée humaine = rejette la dualité âme/corps car tout est matériel. La mémoire n’est que la reproduction des sensations passée. L’image n’est qu’une sensation affaiblie. Tout phénomène mental est le produit ou le résultat d’une manifestation physique. Psychologie = approche mécaniste.

John Locke (1632 – 1704) : S’oppose à l’innéisme des idées de DESCARTES : s’il existe des idées innées, universelles (principe d’identité, l’infini, l’idée qu’on se fait de dieu) ça veut dire que peu importe à quelle culture on appartient on retrouve ces idées, hors ces idées diffèrent entre les différentes cultures, de plus elles doivent être connues aussi des enfants, hors ce n’est pas le cas. La connaissance résulte de l’expérience de la réalité par les sens : théorie empiriste.

Sydenham (1624 – 1689) : adhère au modèle mécaniste : Description des symptômes cliniques (nosologie), Se consacrer aux causes immédiates et non lointaines, Mettre en évidence l’enchainement des causes et des effets qui produisent les symptômes (cf. positivisme newtonien) : médecine expérimentale.

1657 : enfermement des pauvres.

1687 : Changement radical en physique car I. NEWTON publie « Principes mathématiques ...naturels ».

 

XVIIIs. Siècle des Lumières :

 

La philosophie empiriste va se développer. Les empiristes s’appuient sur la révolution Newtonienne. Association d’idées : l'associationnisme apparut. Révolution des idées, révolution intellectuelle. Philosophie de Newton et philosophie politique de Locke. Stuart Nill pour expliquer l’empirisme, développe le système de psychologie mais qui n’est pas empirique. On a l’impression qu’on commence à comprendre comment l’esprit fonctionne, grâce à la philosophie empiriste. Idéalisme absolution qui va conduire à la philosophie de Kant. 1ère édition de la critique de raison pure. Principal artisan de la philosophie moderne, il a parlé du réalisme transcendantal à l’origine de toute une série de pensée.

Découverte de la grande circulation, peu de progrès en médecine.

Science moderne s’étend davantage à l’étude des phénomènes de l’esprit humain: « science de l’entendement ». Universalité et égalité → revendication des « moi », de l’unicité de son « moi » (pré-romantisme).

Stahl, G.E (1659-1734): Tonus → irritabilité, sensibilité.

Albrecht von Haller (1708-1777) : excitation extérieure sur fibre nerveuse : Contraction de cette fibre, Sensibilité.

Julien Offray de la Mettrie (1709-1751) : Etend à l'homme le principe de l'animal-machine de Descartes, car pour lui tout est mécanique et matériel chez l’homme. La psychologie de La Mettrie est une science naturelle des corps animés : la pensée et l’action sont soumises au déterminisme de l’environnement qui s’opère par la médiation physiologique des récepteurs sensoriels. Associé à une conception hédoniste de la vie morale : il dit que l’homme est un animal, une machine programmée pour chercher le plaisir et éviter le déplaisir. Homme nouveau.

William Cullen (1710-1790) : Névrose : toute altération du système nerveux (et non plus comme atteinte d’un organe). Altérations d’humeurs = tonus qui oscille entre excès et manque.

David Hume (1711-1776) : Philosophe écossais. Il va poursuivre et développer les travaux de Locke (lutte contre la théorie des idées de Descartes et mécanisme d’association entre idées). Science positive : décrire les lois qui régissent la pensée, en partant de l’observation. Ajoute distinction entre sensation et image. Distingue idées simples et idées complexes. Une idée simple devient une idée complexe grâce au mécanisme d’association. L’association est un mécanisme universel, principe général qui régit le monde des idées.

David Hartley (1711-1776) : Il propose une explication physiologique du phénomène d’association, cependant il ne donne aucune donnée physiologique pour soutenir ses idées. Vibration de fibres : Les objets extérieurs, par leurs impressions sur nos sens, causent d’abord dans les nerfs, ensuite dans le cerveau, de très petites vibrations qui consistent en des ondulations mécaniques de particules. Si les vibrations des fibres A, B, C, D etc. sont associées un nombre de fois suffisant, les idées qui en découlent se lient entre elle. Ainsi, une vibration de la fibre A entrainera toutes les idées de la série. Aucune donnée physiologique, mais initie recherche des structures anatomiques ou fonctions physiologique à l’œuvre dans le fonctionnement de l’esprit. La naturalisation de l’entendement est en cours.

Etienne Bonnot de Condillac (1714-1780) : sensualisme : mouvement qui s’inscrit dans le prolongement des théories empiriques (qui prônent l’importance parfois exclusive de l’expérience dans la théorie de la connaissance). Ramener tout ce qui concerne l’entendement humain à un seul principe : l’expérience. Les facultés (attention, mémoire, imagination, etc.) se forment sous l’effet de l’expérience (≠ empirisme qui dit que l’être humain vient au monde avec un bagage).

Claude Adrien Helvétius (1715-1774) : Ce sont les souvenirs de plaisirs et de peines passés qui sont les motifs de nos actes et l’individu associe à tout acte le souvenir des conséquences qu’il a eues dans le passé. Idée nouvelle et reprise par les auteurs contemporains de la psychologie.

John Brown (1735-1788) : Personnes sthéniques et asthéniques. Santé = équilibre. → Naissance de biologie.

Denis Diderot (1713-1784) et Jean le Rond d’Alembert (1717- 1783) : l'encyclopédie : Liens directs entre les mouvements idéologiques et la manière de pratiquer la science, la liberté qu’acquiert la science : étape nécessaire pour l’avènement de certains philosophes comme Buffon (1707-1788), naturaliste (qui affirme qu’il n’y a qu’une espèce d’hommes), qui sera suivi de Lamarck et Darwin.

Christian Wolff : allemand. Psychologie rationnelle : crée de la connaissance a priori, elle est fondée sur le raisonnement, elle est spéculative. Instrument : la Raison, les définitions et des propositions. Recherche : la raison des faits, l’essence de l’âme (divine ou pas). Psychologie empirique : crée de la connaissance a posteriori, à partir de l’expérience. Instrument : observation. Recherche : l’histoire de l’âme. Distinction entre une psychologie philosophique et scientifique. A partir du moment où on veut élaborer des lois à l’aide de la psychologie empirique on s’attaque à la raison des choses et donc on s’oppose à la psychologie rationnelle. « Introspection » mais dans le but d’induire des concepts distincts, des vérités importantes. Inférer à partir de l’observation de ce qui a lieu dans notre conscience le fonctionnement des facultés de l’âme. En s’appuyant de l’expérience, la psychologie empirique va non seulement décrire (historique), mais aussi établir des lois de fonctionnement des facultés de l’âme et constituer des concepts des facultés et autres principes (philosophique). Autre contribution de Wolff : la psychologie empirique peut fournir une connaissance mathématique des facultés mentales. Différences d’intensité ou de degré dans les sensations et les perceptions humaines → possible de les mesurer. Établir des lois mathématiques concernant ce qui dans l’âme est quantitatif. Rapport mathématique de proportion entre le plaisir et la conscience des perfections. C’est l’approche qui aboutira quelques décennies plus tard aux essais sur le QI. La psychologie empirique est à la fois une connaissance philosophique, qui cherche à établir des lois et une connaissance mathématique. Pour Wolff, cette psychologique empirique doit réunir des faits d’observations (intérieures ou introspective et externe) concernant les conduites de l’homme ; elle doit être, comme toute science empirique, fondée sur des calculs, des mesures (psychométrie). Elle doit découvrir les lois selon lesquelles s’exercent les facultés de l’âme, comme la physique doit découvrir les lois qui régissent les mouvements.

Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) : Accent sur son for intérieur; Unicité, spécificité contre l’universalité de la Raison. Apologie de la singularité, il ne prétend pas être supérieur, il prétend être autre → on prétend qu’il a apporté le romantisme. Rousseau, véritable explorateur de son monde intérieur. Description de la force d’évocation d’une sensation retrouvée. Mise en exergue l’importance de l’enfance dans la formation de la personnalité, et le rôle des évènements précoces dans les orientations et les choix de la vie de l’adulte. Description des contradictions, de l’ambivalence des sentiments. Les contradictions d’une âme sensible.

Charles Bonnet (1720-1793) : Il convient de « réfléchir sur le physique de notre être, puisqu’il a tant d’influence sur toutes les opérations de l’âme ». Métaphore de la statue : s’intéresse à la « physiologie » de la statue et à la manière dont l’ « atmosphère odoriférante » composée de «corpuscules », modifie les « fibres » qui composent la statue : « l’état primitif des fibres sur lesquelles ces corpuscules odoriférants ont agi pendant un certain temps a été modifié ». Corps calleux = sentiments.

Emmanuel Kant (1724-1804) : criticisme : Existence de concepts a priori (déjà présents chez l’être humain, préexistent à la sensation, à l’expérience). La psychologie (métaphysique) doit les trouver et expliquer par quelles lois, quels mécanismes, ils transforment l’expérience sensible en objets de la représentation. Expérience + raison pure = représentation. Notre représentation d’un objet n’est jamais identique à l’objet. Influence des à priori. Connaissance ≠ expérience. Dépasse la querelle entre rationalistes et empiristes, en réfutant que seule la raison permet de connaitre le monde et en réfutant aussi que seule la sensation le permet → criticisme : la sensibilité nous « donne » le monde, avec l’entendement, nous le pensons. Statut particulier de la mélancolie.

Franz Anton Mesmer (1734-1815): médecin autrichien. Cherche à montrer l’existence d’un fluide naturel entre les personnes: il prouvera son existence de manière assez spectaculaire pour l’époque. Il va interpréter l’efficacité des aimants sur le corps humain grâce à un fluide animal : il prétend que les aimants eux-mêmes n’ont pas d’effet, c’est le fluide qui agit, prétendu dans le corps du magnétiseur. Il cherche toute sa vie à démontrer sa thèse du fluide naturel, et malgré sa demande il n’a jamais eu de caution de la part de ses pairs ou des savants de son temps. Sa pratique a néanmoins du succès sans qu’il y ait d’explication. Thèses principales de ce magnétisme animal : L’univers est rempli d’un fluide (physique) qui sert d’intermédiaire entre les hommes, la terre et les corps célestes (tout homme possède de ce fluide), Maladie = mauvaise répartition de ce fluide dans le corps humain, Guérison = restauration de cet équilibre, Certaines techniques (ex: les aimants) permettent de canaliser ce fluide et le transmettre à d’autres personnes, Magnétisme animal = capacité à guérir son prochain grâce au fluide que le magnétiseur accumule et retransmet grâce à des « passes » sur le corps, Passes magnétiques = consiste uniquement à toucher le patient malade, à rentrer en contact avec lui, Le fluide magnétique n’est autre que la capacité de tout homme de guérir son prochain. On parle de « chambre de crises » pour convulsions violentes.

Puységur (1751-1825) : et le somnambulisme artificiel (ou sommeil magnétique) : Sommeil provoqué par passes magnétiques. L’état magnétique révèle des facultés intellectuelles insoupçonnées. Sommeil magnétique conserve le souvenir de l’état de veille. Un malade en état de sommeil est capable de détecter un autre malade qui est à proximité et de dire de quoi il est malade. Traitement collectif – autour d’un arbre magnétisé. Une « dimension cachée », une « clairvoyance cachée ». Aucun souvenir à l’état de veille de ce qui s’est passé lors de l’état de sommeil. Souvenirs conservés de l’état de veille à l’état de sommeil. Pour la relation magnétiseur/magnétisé : le savoir n’est pas en totalité du côté du praticien.

Karl P Moritz (1756-1793) : Première revue de psychologie : le magazine pour la connaissance expérimentale de l’âme (parait de 1783 à 1793). Revue qui publie tout. Le récit autobiographique vise uniquement à comprendre le genre humain.

Maine de Biran (1766-1824) : et la démarche introspective : Démarche empiriste, introspective, et attention aux interactions entre l’esprit et le corps : Des facultés actives dans toute connaissance (≠ passivité chez Locke), Les perceptions insensibles : il y a des perceptions que notre esprit n’aperçoit pas (processus inconscients), Introspection et sens de l’intime (Journal Intime) → repérer les rapports entre circonstances extérieures et état mental, L’effort volontaire pour prendre conscience de soi-même, L’union et interdépendance de l’esprit et du corps : prise en compte des manifestations corporelles. Conscience → effort volontaire. Philosophie du moi, influence le spiritualisme de Cousin. Observation intérieure comme méthode du psychologue.

Anton Reiser (récit autobiographique) : Retour très fort à l’intériorité (≠ des Stoïciens = maitrise des passions, ≠ St Augustin = recherche de Dieu) → connaissance de son moi profond. → Primat du singulier sur le général.

Antoine Destutt de Tracy (1754-1836) : Idéologie = science des idées; analyse scientifique de la pensée. Méthode idéologique : décomposition des connaissances. Les réduire à leurs parties intégrantes les plus simples et aux relations de ces parties. Résoudre nos idées en des combinaisons de quelques éléments.

Pierre-Jean-Georges Cabanis (1757-1808) : L’organisation du physique de l’être humain est un des plus puissant déterminant de ses actes et de ses volontés. Résultat du fonctionnement physique par le cerveau. Science des rapports de l'âme avec le corps avec approche matérialiste : Sensibilité externe et interne (liée aux organes et véhiculée par les nerfs), Sensibilité des organes (corps) et sensibilité de la pensée (cerveau), Pensée = résultat physiologique d’une perception par le cerveau, Question de l’organogenèse et de la psychogenèse de la folie.

1748 : Première traduction de l'ouvrage de Newton "Principes mathématiques...naturels".

Fin 18ème s : deux commissions d’enquête sont crées (Académie royale de médecine, et Académie des Sciences et de la faculté de médecine).

 

XIXs. :

 

Les sciences ont fait des dégâts très conséquents. 2 courants entre 1870-1900 : la philosophie et la médecine. Etude du système nerveux central (SNC), développement biologique. Philosophie de la fin du siècle fondée d’une façon à ce qu’elle privilégie la connaissance. On étudie les sensations, perception du temps et de l’espace. Combat entre le spiritualisme et le matérialisme jusqu’au XXième siècle. Naissance de la philosophie de la nature (naturophilosophie) = étude des forces (+ ou – visibles) qui la parcourent, comme électricité, magnétisme, force vitale.Distinction nette entre ordre matériel et ordre vital. La marque de la vie, c’est le tonus, l’impulsion.

Weber : Notion du seuil sensoriel, l’intensité d’un stimulus qui déclenche une sensation. Fechner : a écrit un ouvrage, le 1er texte de psychologie scientifique, élément de psychophysique. Il se consacre à la physique et s’intéresse à l’électricité, il montre au monde scientifique qu’il faut être spiritualiste. Helmholtz : physicien et théoricien du XIXième siècle, il s’intéresse à la psychophysiologique, fit des expériences sur le= muscle. Bell, Magendie : ils ont éclairé le fonctionnement de la moelle épinière, ce qui a permis de faire des recherches plus ordonnées et de séparer la neurologie. Muller : les allemands développent des centres de recherches biologiques. Recherches sur le traité de physiologie pour voir à quelle vitesse circulent les impulsions nerveuses, il disait qu’il y avait plusieurs options. Charcot : neurologue, s’intéresse à l’hystérie, professeur de Freud et de Janet. Broca : découvre une liaison qui entraîne des difficultés d’articulation de langage. Pinel : Classification des maladies mentales et son élève Esquirol l’améliorent. Kraepelin : inventa le manuel de psychiatrie avec une meilleure classification de ces maladies. Il se trompe avec la schizophrénie qu’il appelle la démence précoce. On crée des asiles qui permettent de traiter les malades à part entière. Galton : psychologue anglais, s’intéresse à la psychologie différentielle, la psychométrie et à l'eugénisme et au développement d’une méthodologie (coefficient de corrélation). Ribot : psychologue français, dominance clinique. Ebbinghaus s’oppose à Wundt car il s’attaque à l’étude de la mémoire. Stumpf s’intéresse à la psychologie de l’enfant, ce qui n’intéresse pas Wundt. Bechterev s’intéressa au réflexe conditionné. Janet : français, s'intéresse à la dynamique mentale et à l'hystérie. Binet est un psychométricien français, il lança des études sur la psychométrie.

L’école française a beaucoup contribué à l’école des maladies mentales et à l’approche clinique. Les anglais sont attirés pour les choses particulières, leurs recherches sont portées vers la psychologie différentielle et la psychométrie. Les américains sont portés vers ce qui marche, comme le pragmatisme. L’Autriche s’intéresse au phénomène de l’inconscient comme Freud, à l'hypnotisme.

L’abbé de Faria (1746-1819) : et la technique d’autorité : Critique la théorie du fluide de MESMER. Selon lui seuls certains individus peuvent être magnétisés. Simplification des procédés : on obtient les mêmes effets sans tous les artifices.

Franz Joseph Gall (1758-1828) : la phrénologie : Anatomie et physiologie du système nerveux en général et du cerveau en particulier (1810-1819). Les bosses du crâne d'un être humain reflètent son caractère. Le cerveau est l’ « organe de l’âme » (intellect, moral, sentiments..). 10 facultés communes à l’homme et animaux inférieurs, situées en arrière et à la base du crâne, 9 fonctions communes à l’homme et aux animaux les plus élevés, qui sont situées à la moitié inférieure des lobes frontaux, 8 facultés proprement humaines, situées à la moitié supérieure des lobes frontaux. « Les dispositions de l’esprit sont innées » → en opposition au sensualisme.

Georg Wilhelm Friedrich Hegel (1770-1831) : Ne s’intéresse pas aux actes (or l’être est dans l’action). Liaison entre bosse du crâne et facultés est arbitraire. Conclusion absurde : « l’être de l’esprit est un os ».

François Joseph Victor Broussais (1772-1838) : Critique l’idée de fonder la psychologie sur le sens intime, l’observation intérieure, critique l’idée d’un moi unitaire. Souligne utilité pratique de la phrénologie (dépistage des aptitudes, des criminels).

Friedrich Wilhelm Joseph von Schelling (1775-1854) : et l’âme du monde : Inconscient = élan vital qui unit esprit et nature. Mondes organique et vivant sont nés d’un principe spirituel commun qui est l’Âme du monde. Inconscient (non psychique) est ce qui constitue le lien entre l’homme et la nature.

Johann Friedrich Herbart (1776-1841) : le conflit des représentations : Interactions des représentations. Représentations faibles et fortes. Faibles sont refoulées, inhibées → existent toujours mais au-dessous du seuil de la conscience → exercent une pression sur les représentations conscientes. → Approche dynamique du fonctionnement mental. On garde d’elle l’idée d’une force inconscience qui gouverne l’activité consciente : l’inconscient un rôle dans ce que nous croyons être (situation libre et volontaire).

Heinrich von Schubert (1780-1860) : Etat originel : homme en parfaite harmonie avec la nature. Dans le rêve, on retrouve cette unité perdue et entre en communication avec la nature entière. Langage des rêves : langage universel de symboles, «algèbre supérieure ».

Arthur Schopenhauer (1788-1860) : le vouloir-vivre universel : L’homme est un être irrationnel, il est dirigé par des forces de l’intérieur dont il ignore l’existence. Forces composées par l’instinct de conservation et l’instinct sexuel. Volonté inconsciente : Homme pas complètement maitre de lui-même (volonté qui ne vient pas de l’homme lui-même). Force universelle. L’homme est soumis à ce vouloir-vivre universel. Vouloir-vivre = désir (privation) = souffrance (cf. Freud). Importance de l’acte sexuel → volonté de vivre. Illusion de servir « nos propres intérêts privés ». Tout amour cache le même vouloir vivre. « Psychologie des désirs »: le vouloir-vivre ne cherche pas « le meilleur amant », mais le « meilleur reproducteur». Pour comprendre le choix de l’être, considération inconsciente qui guide l’être humain et qui serait à l’origine du choix : Ne cherche pas uniquement à se « reproduire » mais à le faire avec « la meilleure constitution possible ». S. Freud : la Volonté inconsciente chez Schopenhauer = instincts psychiques de la psychanalyse. Mécanisme de refoulement.

Carl Gustav Carus (1789-1869) : Psyché (1845) → 1ère théorie de la vie psychique inconsciente → caractère très général : l'univers = organisme où la nature et l'esprit sont unis au sein d'un inconscient. Il est le premier à avoir cherché l’origine des phénomènes conscients dans l’inconscient : il va tenter d’expliquer le conscient par l’inconscient. Développement de la vie psychique humaine en 3 périodes : Pré-embryon: cellules, Embryon: individu s’éveille et inconscient entre en action, Après naissance: inconscient dirige croissance de l’individu et fonctionnement de ses organes. La conscience apparait mais reste sous l’influence de l’inconscient. Inconscient infatigable, car il n’a pas besoin du sommeil pour se reposer. Sain, pas atteint par les maladies qui atteignent le conscient, et « possède le pouvoir guérisseur de la nature ». Psychologie = science du développement de l’âme, de l’inconscient au conscient.

Victor Cousin (1792-1867) : Eclectisme. Psychologie rationnelle et méthode introspective. Par retour sur soi, la conscience accède à la Raison et à l’existence du moi et du monde physique. Observation de la vie du moi (cf. Bacon) Nécessaire de généraliser la vie du moi. Unité du moi = indépendance du moi. L’esprit est quelque chose de supérieur qui n’est appréhendable que dans son unité.

Pierre Flourens (1794-1867) : Expériences sur animaux → le cerveau est un tout indécomposable.

Théodore Jouffroy (1796-1842) : le spiritualisme : Moi et faculté intelligente. Science psychologique distincte de la physiologie, plus certaine que les autres sciences de la nature. L’effort volontaire ne suffit pas, la volonté seule ne produit pas la conscience. L’objet d’étude est principalement ce principe intelligent. En psychologie l’objet d’étude (psychisme humain, ici le principe intelligent) est le même que l’observateur. Le mode de connaissance est présent en psycho mais il est différent de celui des autres sciences. La vie intellectuelle et morale n’est perceptible que par la conscience et échappe à l’expérimentation physique.

Karl Edouard von Hartmann (1842-1906) : Trois niveaux d’inconscient : inconscient absolu (substance de l’univers, sources de toutes les autres formes d’inconscient), inconscient physiologique (à l’œuvre dans l’origine, le développement et l’évolution de tous les êtres vivants), inconscient psychologique (à l’origine de notre vie mentale consciente → niveau personnel).

Friedrich Wilhelm Nietzsche (1844-1900) : le mensonge de la conscience : Tout homme est l’être le plus éloigné de lui-même. Inconscient : composante essentielle de l’individu, réservoir d’émotions et d’instincts confus, lieu de réactualisation du passé de l’individu et de l’espèce. Rôle de la psychologie : Mettre à jour ce que les gens veulent signifier, et ne pas s’attacher aux comportements observables (propos et actions). Fonction du rêve : relier l’individu à la mémoire de toute l’humanité, reporter dans de « lointains états de la civilisation humaine ». La conscience en Occident (conscience = synonyme de mensonge).

1800 - 1830 : période d’après révolution, les découvertes vont être importantes.

21 avril 1841 : le magnétisme est déclaré « illicite » par la Congrégation générale de l’Inquisition romaine et universelle, décret qui reçut l’approbation du pape Grégoire XVI.

1848 : activation du dynamisme économique, développement accéléré de la science physique et chimique.

1850 : combat idéologique. Beaucoup de tourments (Stuart Mill → son père avait adopté l’associationnisme qui venait des philosophes écossais → Ecosse : région de culture).

1859 : livre de Darwin → théorie de l’évolution des espèces.

1860 : exploration des centres encéphaliques.

1870-1900 : Période pionnière de la psychologie : C’est le début de l’enseignement de la psychologie en Allemagne par Leipzig WUNDT.

1875 : la psychologie est une discipline universitaire.

 

XXs.

 

1963 : Etude sur l’obéissance par Stanley MILGRAM (psychologue américain 1933 – 1984).



28/05/2012
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