Cours de psychologie

Résumé

Nos connaissances sur les maladies sont récentes.

3 maladies : Névroses (phobique, obsessionnelle, hystérique, angoisse), Psychoses (schizophrénie, délirante [paranoïa, psychose hallucinatoire chronique, paraphrénie], maniaco-dépressive), Les perversions.

Les névroses sont moins difficiles à vivre, et elles reposent sur le complexe d'Oedipe.

On peut être malade, malade de sa maladie, ou de struture malade sans être malade.

 

Les théories.

 

Théorie organo-mécanisiste : les maladies mentales ont une origine organique et non psychologique.

Théorie somatique : trouble lié à l'environnement, à une mauvaise adaptation.

→ Bateson et l'école de "Palo-Ato" : certaines maladies mentales sont troublées par la communication.

Théorie systémiste : ce n'est pas l'individu qui est malade, mais c'est le système qui dit qu'un individu est malade.

Théorie organogénique dynamiste : élaboré par Henry Ey, associer le coté dynamique (enfance du patient, son passé) et le coté organique puisque le psychisme se construit grâce à l’organique. L’idée est que le système nerveux (qui est support de l’appareil psychique) se développe d’une manière hiérarchique. Que le psychisme est supporté par le biologique, c’est sur le plan psychique qu’il y a une hiérarchie, qu’ils sont sous-tendus par des processus biologiques hiérarchiques.

 

La schizophrénie.

 

Kraepelin a découvert cette maladie en 1895 et l'a qualifiée de "démence précoce". C'est Bleuler qui inventa par la suite le mot "schizophrène" (schizein=couper, phren=âme).

Touche 1% de la population, cas les plus importants chez les hommes. Commence à la fin de l'adolescence et aboutit vers 25ans (mais parfois vers 40ans).

Maladie évolutive, ils sont dangereux pour eux-mêmes.

Hypothèses quant à l’origine de la maladie : origine génétique, virale, neurologique, angoisses des individus liés à période post-natale.

Plusieurs entrées : soit progressivement avec changement d'humeur, soit à partir de formes pseudos-névrotiques, soit brutalement avec des délires, soit les formes mono-symptomatiques ou olygo-symptomatiques avec meurtre sans explication, soit par des prises de toxiques, ou soit une tentative de suicide. Mais il faut attendre au moins 6 moins pour tenter un diagnostic.

Les symptomes névrotiques peuvent masquer un début de schizophrénie.

4 grands symptômes : discordance, ambivalence, indifférence affective, autisme.

Les symptômes : troubles du langage (pensée perturbée, monologue, discours métaphorique...), troubles du contenu de la pensée (dépersonnalisation, dysmorphophobie, déréalisation, rationnalisme morbide), troubles sexuels (angoisse, non différenciation des sexes), troubles de l'affectivité et de l'émotion (négativisme, symptômes en écho, parakinésie, catalepsie, hyperkinésie), délires (délire abstrait, hallucination). 

La schizophrénie se décline sous 6 formes principales : hébéphrénie ou désorganisation de la personnalité (se révèle tôt et de façon insidieuse, évolution déficitaire, représente 20% des schizophrénies), paranoïde (la moins grave, basée sur des délires, les médicaments aident à avoir une vie normale), catatonique (rare car réagit bien aux médicaments, mais grave avec dominance autistique), anxieuse ou dysthymique (anxiété, 13% des malades se suicident), héboïdophrénie (rare et grave, avec agressivité, sont en hopital psychiatrique), avec prépondérance de symptômes négatifs (forme atténue, les malades ont une vie sociale mais des idées bizarres), + formes mixtes (inclassables car mélange des éléments des autres formes).

 

Psychoses délirantes chroniques.

 

Non associés à la schizophrénie car pas de repli autistique et pas d'évolution vers la démence.

3 types : paranoïa, psychose hallucinatoire chronique, paraphrénie.

Paranoïa : délire logique, on peut y croire, sentiment de persécution, touche plus les hommes. 3 formes : délires passionnels et de revendications (plus excité que dépressif, soit ils sont jaloux et érotomanes, soit ils sont agressifs et vont tout faire pour prouver qu'ils ont raison), délire sensitif de relation de Kretschmer (pas d'aggressivité, mode dépressif), délire d'interprétation (interprète tout ce qu'il voit ou ressent).

Psychose hallucinatoire chronique : début de la maladie souvent brutal, ne guérit pas mais ne s'aggrave pas, peut se banaliser (vers les 40ans). Les hallucinations prédominent, automatisme idéo-verbal (hallucinations auditives), automatisme sensoriel (hallucinations dans le domaine sensoriel), automatisme moteur (obligation de certains mouvements).

Paraphrénie : délire fantastique, pas d'hallucination mais l'imagination, évolue vers un délire irréversible.

 

Dépressions.

 

2 types : dépression réactionnelle (liée à la perte d'objet), mélancolie (vient de l'intérieur du sujet).

Dépression réactionnelle : réaction liée à la perte d'objet visé par la pulsion, on se désinvestit de l'objet par un travail de deuil et la dépression est indispensable dans ce travail. En revanche, si la dépression est démesurée, alors elle devient pathologique. 3 syndromes : affaissement de l'humeur, inhibition/ralentissement, douleur morale (autodépréciation, autoaccusation).

Mélancolies : risque suicidaire toujours présent ! Dépression extrêmement grave, maladie progressive, caractère héréditaire. Début avec perte de l’appétit et du sommeil, puis de forts maux de têtes, les malades deviennent de plus en plus asthéniques, anorexies, baisse de l’humeur, sentiment d'inutilité, baisse des relations socio-pro, jusqu’à leur disparition complète, et il y a un repli sur eux-mêmes, avec un sentiment de tristesse très importante. S'il ne s'est pas suicidé, au bout de quelques mois ça passe tout seul. Plusieurs formes dont la mélancolie anxieuse (la plus dangereuse, avec tous les syndromes précédents, mais sans inhibition motrice), la mélancolie délirante (délires sur leur propre corps, ils ont le sentiment d’être mauvais, d’être pourris à l’intérieur, d’être vide, glacés. Il y aussi des délires de négation, plus rien n’existe), la mélancolie atténuée (la dysthymie ou trouble dysthymique est une forme de dépression atténuée et chronique produisant une souffrance significative).

Crise de manie : attire l'attention sur soi, dangereux pour lui-même, pendant la crise ils ne mangent pas et ne dorment pas, dérèglement, fragilité de l’humeur. Risques de récidives. Les crises ont tendance à se rapprocher avec le temps. La première crise apparait à la quarantaine. Elles peuvent être espacées de 10/15 ans au début.



24/05/2012
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