Cours de psychologie

Résumé

Psychologie du développement

 

I. Acquisition du langage oral et écrit.

 

Ce qui sera critiqué dans les travaux de Piaget ce n'est pas la théorie, mais le moment de l'apparition des différents stades. De nos jours tous les stades ont été avancés : il y a un décalage entre les réelles capacités des bébés et les stades de Piaget.

Sa théorie repose sur 3 postulats : le réel est formé par des entités organisées, l’individu est actif (schèmes), et l'environnement va s'adapter à l'individu et inversement. C’est à partir de ces 3 postulats que Piaget a bâti sa théorie : constructiviste = activité de l’individu dans l’environnement, structuraliste = tous les individus passent les mêmes étapes, interactionniste = interaction entre l’individu et l’environnement.

 

Assimilation : incorporation du réel à soi ; accommodation : ajustement de soi au réel.

Le besoin qui est à la base de l’interaction entre l’enfant et l’environnement. Pour interagir avec l’environnement, l’enfant doit s’adapter, il crée de nouveaux schèmes pour retrouver un équilibre.

Pour Piaget, il y a 4 facteurs responsables du développement : maturation du système nerveux, activité/action, facteur social (l'enfant interagit avec l'environnement mais aussi avec d'autres individus), et équilibration (coordonne les 3 autres).

 

Il y a 3 grands stades du développement intellectuel, qui sont caractérisé par organisation :

- Le stade sensori-moteur (0 à 2ans, intelligence avant le langage, enfant centré sur lui-même, Réflexe → Actions construites → Schèmes). Ce stade a était divisé en 6 sous-stades : réflexes (de 0 à 1 mois), réactions circulaires primaires (de 1 à 4 mois), réactions circulaires secondaires (de 4 à 8/9 mois), coordination des schèmes (de 8/9 à 11/12 mois), réactions circulaires tertiaires (de 11/12 à 18 mois), invention de moyens nouveaux pour atteindre ses buts (de 18 à 24 mois).

- Le stade opératoire (2 à 12ans, le langage permet de réorganiser les schèmes, capacité d’intérioriser les actions). Divisé en 2 : fonction symbolique de 2 à 7ans (développement grâce au jeu, à l’image mentale [avec l’imitation immédiate, grimace et l’imitation différée], au dessin, au langage, à la pensée égocentrique, et à la pensée intuitive. Le langage égocentrique devient socialisé), et pensée opération concrète de 7 à 12ans (apparaît la réversibilité qui permet la conservation. Opérations infra-logique et logico-mathématique). C'est au travers des représentations que l'enfant va construire des opérations. L'appui de l'environnement n'est pas nécessaire pour permettre cette construction : l'enfant a acquis une logique qui reste concrète.

- Le stade  formel (12 à 16ans, raisonnement sur des réalités virtuelles, application de comportements sur des situations inexistantes). Raisonnement hypothético-déductif, soutenu par l'intelligence combinatoire et le groupe INRC. Tous les individus n’atteignent pas ce stade.

 

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Les compétences des nourrissons sont beaucoup plus précoces que ce qu'a pu observer Piaget. Les enfants présentent des différences intra et interindividuelles extrêmement importantes.

 

Pascual-Léone :

Le méta-sujet a 2 systèmes : subjectif (schèmes cognitifs [schèmes d’actions avec figuratif et opératif, et schèmes exécutifs], affectifs et personnels) et méta-constructif (système d’attention mentale [opérateur M ou mental, opérateur I ou inhibiteur, opérateur F ou de champ], système d’apprentissage [apprentissage LC et LM], et système affectif et personnel [opérateur A ou affectif, et opérateur B ou body]).

Le premier opérateur qui va s'activer est le F : il va analyser la situation dans laquelle se situe le sujet. Il va ensuite transmettre les informations à l'opérateur M, qui va ensuite activer les schèmes nécessaires et pertinents pour résoudre le problème. Ces schèmes auront été appris grâce aux deux systèmes d'apprentissage. Les opérateurs A et B vont enfin moduler les réponses, en fonction de l'humeur et de l'état dans lequel le sujet se trouve.

Les réponses peuvent être automatisées de sorte à ce que certaines connaissances soient récupérables de manière (quasi)inconsciente.

Un des objectifs du développement est de passer d'un fonctionnement attentionnel et contrôlé à un fonctionnement automatique et pré-attentionnel.

Le développement signifie augmentation du nombre de schèmes que l’on peut activer simultanément. La capacité de la mémoire de travail augmente d’une unité à chaque nouveau stade, pour atteindre le nombre 7 vers 15-16 ans.

 

Case :

S’appuie sur les ressources cognitives qui sont présentes dès le départ mais sans les outils nécessaires pour s’en servir. La MDT se divise en espace de stockage et espace de traitement, le développement consisterait à savoir utiliser ces deux espaces. Le développement pour Case consiste à mettre en œuvre des stratégies de traitement de l'information et de l'environnement de plus en plus efficaces. Cela permet de libérer des ressources pour un meilleur fonctionnement de la MDT, avec un fonctionnement moins couteux.

Représentation du problème → objectif à atteindre → établissement d’une stratégie à mettre en œuvre. Cela active les schèmes figuratifs et opératifs qui conduisent à des aménagements voir à la création de nouveaux schèmes.

On passe d'un stade à l'autre en fonction du nombre de focus que l'on va pouvoir considérer.

- Stade sensori-moteur : sous-stade 0 (0 à 4 mois, consolidation opérationnelle, capacité de suivre les mouvements d’un objet donc représentations d’un objet en mouvement, schèmes d’état, opératifs primitifs, affectifs et structure de contrôle exécutif), sous-stade 1 (4 à 8 mois, coordination unifocale, dirige les mains), sous-stade 2 (8 à 12 mois, coordination bifocale, main puis vérification par poursuite oculaire), sous-stade 3 (1 à 1ans et demi, coordination élaborée, réversibilité).

- Stade relation (18 mois à 5 ans) : action et langage, réversibilité d’une relation.

- Stade dimensionnel (5 à 11 ans) : anticipation, coordination du poids, de la distance et du mouvement.

- Stade dimensionnel abstrait ou stade vectoriel (11 à 18 ans) : raisonnement sur des notions abstraites.

 

Lehalle parle de décalage entre le pouvoir faire et le pouvoir dire : il ne faut pas confondre un raisonnement logique par l'action ou un raisonnement logique verbal.

Pour Bideaud, il faut faire attention au matériel, mais aussi aux consignes : ces deux points doivent être adaptés à l'âge des enfants mis en situation.

Des différences intra-individuelles sont aussi mises en évidence. Elles sont constatées plus particulièrement au stade formel parce qu'à partir de ce niveau, l'enfant commence à se spécialiser.

Pour avoir un fonctionnement cognitif adapté à la situation il faut des représentations, des connaissances, mais surtout de l'énergie mentale, des ressources cognitives nécessaires au traitement de l'information.

Pour Siegler, lorsque l'enfant est face à un nouveau problème, il va activer différentes règles et la plus efficace sera mise en place. Par la suite, lorsque l'enfant rencontrera à nouveau ce problème, il va directement activer la règle qui a fait ses preuves la fois précédente. Elle va donc gagner en puissance, permettant une économie d'énergie mentale. Les règles trop couteuses sont inhibées. Ce qui nous permet d'élaborer une nouvelle règle c'est l'échec.

4 niveaux de règles qui permettent de résoudre les problèmes de l'équilibre de la balance d’après Siegler : règle 1 (seule la dimension dominante est prise en compte, le poids), règle 2 (la dimension non dominante est prise en compte seulement s'il y a le même nombre d'anneaux de part et d'autre de la balance), règle 3 (les deux dimensions sont prises en compte sans véritable coordination, mais tentative de raisonnement), et règle 4 (la règle de proportionnalité est mise en place à partir du moment où l'enfant multiplie le poids par rapport à la distance).

 

II. Développement.

 

Chaque étape successive du développement d’un individu (ontogénie) représente chacune des formes adultes qui sont apparues au travers de l’évolution des espèces (phylogénie). Nous serions donc construits sur plusieurs couches qui correspondent à nos ancêtres.

3 systèmes sous-tendent le développement individuel : la biologie, avec le système nerveux pré-câblé ; la culture, avec les objets, le langage, les concepts prémâchés et transmis ; et la psychologie, avec les concepts induits.

Le développement de l'enfant est complexe : il n'est pas possible de faire un catalogue des performances, de plus, cela n'a pas un réel intérêt.

En psychologie cognitive, on travaille sur l'inconscient, différent de celui de la psychologie clinique. Les fonctions psychologiques encapsulées, câblées ou automatiques, sont accessibles à l'individu. Le nombre et la complexité des fonctions psychologiques augmentent exponentiellement, et surtout, elles interagissent. Les concepts scientifiques ne sont pas tout à fait intégrés dans ce domaine, néanmoins les théories convergent vers la véracité en multipliant les expérimentations.

 

On a observé que, dans le cas où un enfant nait avec un poids inférieur à 1kg, 1/3 de ces enfants ont un développement normal, 1/3 présente un retard moyen et le reste présente un retard mental sévère.

Une caractéristique du nouveau né est que tous ses sens sont présents.

Différents mécanismes se succèdent et permettent d'aboutir à la formation du bébé. Le premier est la division cellulaire, suivi de la migration et de la différenciation des cellules, et enfin il y a apoptose. L'atteinte ou le mauvais déroulement d'une de ces étapes est létale pour l'embryon : le développement n'est pas porté à terme et il meurt avant la fin de la gestation.

Causes des maladies congénitales : causes non identifiées, toxicologie environnementale, médicaments, maladies de la mère, nutrition.

 

Il y a une relation entre phénotype et génotype : pour un génotype, il y a plusieurs phénotypes possibles, mais un seul se réalise pour un individu.

L'information génétique est répartie dans 46 chromosomes. On dénombre 22 paires homologues, ou autosomes, et une paire sexuelle : XX pour les filles ou XY pour les garçons. Nos chromosomes sont composés de 23 copies paternelles et 23 copies maternelles.

 

Les troubles psychiatriques chez les filles sont plutôt révélés à l'adolescence, et il s'agit principalement de troubles intériorisés. Au contraire, chez l'homme il y a une extériorisation des troubles (agressions, etc.).

Maladies autosomiques dominantes : (protéine mal codée) chorée de Huntington, neurofibromatose, sclérose tubéreuse, achondroplasie.

Maladies autosomiques récessives : (protéine pas assez ou pas du tout codée) galactosémie, phénylcétonurie, tay-sachs, céroïde lipofuscinose, leucométachromatique.

Maladies récessives liées aux sexes : (gènes situées sur le chromosome X) syndrome du X-fragile, adrénoleucodistrophie.

Maladies dominantes liées au sexe : (dysfonctionnement du X) syndrome de RETT, syndrome d’Angelman.

Anomalies chromosomales : trisomie 21 ou syndrome de Down, syndrome de Turner.

En matière de mécanismes héréditaires, tout est question de compensation. Dans le mécanisme dominant, il n'y a pas de compensation possible, c'est un problème structurel. Dans le mécanisme récessif, c’est le contraire. Attention, il ne faut pas conclure que dominant correspond à des maladies graves et récessif à des maladies pas grave. On retrouve, aussi bien dans un cas comme dans l'autre des syndromes qui vont de légers à sévères. Il est nécessaire de suivre les progrès de l’épigénétique pour comprendre l’interaction gènes-environnement.

 

Pour les nativistes, l’environnement non optimal est le fruit de la génétique, les interventions sont inutiles. Pour les empiristes extrêmes, on a tous un potentiel de départ et c’est l’environnement qui détermine la voie dans laquelle on se développe.

Le corps est déterminé, alors que notre esprit ne l'est pas du tout (libre-arbitre).

On est sensé avoir des aptitudes universelles pour l'apprentissage. Ces dernières peuvent être des mécanismes associatifs, des mécanismes simples que l'on retrouve dans les réseaux de neurones, le conditionnement, les différents mécanismes généraux développés par Piaget. Grâce à ces mécanismes, on a l'impression que toutes nos connaissances dépendent de nos actions, de nos comportements.

Il y a un grand nombre de connaissances innées chez le bébé. L'inné ne disparait pas au profit de l'acquis, mais on gagne en capacité innée et on y ajoute les capacités et les comportements qu'on apprend au fil du développement.

La perception 3D est innée, tout le reste est appris.

Si la stimulation est inadéquate, insuffisante ou absente, la fonction ne se mettra pas en place correctement. Lorsqu'une fonction n'est pas mise en place, elle est perdue et cela engendre un réaménagement du cerveau. L'enfant dispose donc d'une meilleure plasticité que les adultes, et a donc une capacité de récupération supérieure. Il y a quand même un timing important puisqu'avant 18 mois il y a encore une neuro-genèse importante et donc il faut préserver le système nerveux de l'enfant. De 18 à 30 mois, il y a une synaptogenèse importante, et c'est à ce moment que l'enfant aura plus de facilités à reconvertir des zones de son cerveau. Les connexions et la conversion des synapses sont plus simples à cet âge là qu'à l'âge adulte.

Pour chaque fonction on est sensé avoir un âge sensible qui dépend de la synaptogenèse. Si la fonction ne mature pas à ce moment là, il y a des conséquences irréversibles (comme les enfants aveugles non opérés avant 30 mois).

Des enfants correctement pris en charge ont un meilleur QI et s’adaptent mieux socialement et professionnellement. Les bienfaits du milieu vont se combiner avec les capacités innées ou apprises.

Les influences respectives des facteurs environnementaux et génétiques ne sont pas constantes au long de la vie. D'une part, la génétique peut avoir une influence moins importante et de l'autre, avec l'âge, on est en mesure de choisir notre propre environnement. Cette dernière donnée montre plutôt que la génétique opère un programme à long terme, tel que le développement du cerveau à l'adolescence (moment crucial), et que le facteur environnemental ne peut avoir une influence à long terme.

Le test de QI est un test composite. Les scores bruts sont transformés pour satisfaire une population donnée, en visant une distribution normale artificiellement. Les scores bruts n'évaluent pas le QI directement. On a besoin de mesurer les rangs pour chaque tranche d'âge et pour chaque génération pour distinguer ce qui est pathologique de ce qui ne l'est pas.

 

A 1 mois le bébé a 1/10 de l’acuité visuelle d'un adulte. A 4 mois, cette acuité visuelle double et à 8 mois, les bébés voient presque aussi bien qu'un adulte.

Au départ, la sensibilité à tous les contrastes entre les sons et donc entre les langues est plus sensible qu'à l'âge adulte. Cette faculté se perd avec l'âge.

En ce qui concerne la catégorisation des couleurs, l’enfant va percevoir un continuum entre une variation allant du bleu au vert, alors que l’adulte va voir soit du bleu, soit du vert. A 4 mois, le spectre est divisé en quatre sections, le jaune, le vert, le bleu et le rouge.

Les enfants ont une vision plutôt globale et non atomiste. A 1 mois, l'analyse du visage est très aléatoire, il n'y a pas d'étude véritable. A 2 mois, le bébé a développé une analyse plus aboutie du visage, proche de celle que fait un adulte.

Maturation du module Théorie de l'esprit (inférence que l’on va vérifier) ; les enfants élaborent et révisent des concepts en fonction de leur environnement, domaine par domaine, les enfants acquièrent différentes capacités dans des domaines variés ; le développement suit simplement l'amélioration des capacités de calcul générales, particulièrement celles de la mémoire de travail.

 

III. Psychologie du vieillissement.

 

Etudier la cognition à un âge donné, ne nous permet pas de capturer un processus de changement. On ne se situe pas dans un processus développemental. Or, dans le mot vieillissement il faut entendre ce processus d'évolution, comme dans le développement.

Vieillissement démographique car amélioration des soins et diminution de la fertilité.

Comprendre pour agir sur le plan de la prévention et de l’organisation des milieux de vie pour optimiser la vie des personnes âgées.

 

Pour tester l’intelligence unifactorielle : matrices de Raven, Army Alpha.

Pour tester l’intelligence multifactorielle : échelle de Weschler, échelle des habiletés mentales primaires.

Pour expliquer les différences de résultats : une personne âgée et moins motivée pour passer le test qu’un jeune, diminution de l’efficacité du système sensoriel, le matériel proche du matériel scolaire donc plus facile pour les jeunes, et la rapidité. Tout a été démenti.

Pour expliquer l’effet de l’âge sur l’efficacité des processus cognitifs : non représentativité des échantillons, état de santé, impact limité (déclin moyen général d’une partie de la population), scolarisation et niveau d’études, rapidité (séniors plus lents). Tout a été démenti.

L'approche psychométrique a développé des tâches de mesure de la mémoire épisodique. Cette dernière est la plus touchée dans la maladie d'Alzheimer, mais aussi par le vieillissement normal. Les tests ont montré qu'elle est affectée de la même manière que les facultés engagées dans des tâches non liées à l'apprentissage.

Il y a une proportion non négligeable de personnes de 80 ans environ qui sont aussi bons que les personnes de 20 ans. La grande différence entre les fonctions cognitives s'explique par autre chose que l'âge. Il y a entre 96 et 74% de la variance entre les personnes observées sur le plan cognitif qui pourrait expliquer l'écart dans les fonctions cognitives : estime de soi, etc. On s'intéresse à l'âge puisque c'est malgré tout une des variables qui explique le plus le fonctionnement cognitif. Indépendamment des expériences vécues, c'est l'âge, variable très grossière, qui explique les différences inter-individuelles.

On parle d'intelligence relevant de la mécanique (relevant des processus) et d'une intelligence portant plus sur la connaissance et la culture, produits de la mise en travail de processus dans le passé.

Le meilleur moyen d'intervenir pour prévenir les troubles dues au vieillissement cognitif c'est d'agir dès le début des premiers changements.

 

Les mécanismes cognitifs mis en jeu dans la plus part des taches cognitives : la MDT, la vitesse de traitement, les ressources attentionnelles sont des mécanismes généraux. Ils s'opposent aux mécanismes spécifiques aux tâches.

La mémoire de travail contient : boucle phonologique (stock phonologique, boucle de récapitulation articulatoire, effet de similarité, de longueur et de suppression articulatoire. Pour tester les effets de l’âge, on utilise des épreuves verbales et spatiales), registre visuo-spatial (double dissociation et clinique. Pour tester les effets de l’âge on utilise des tâches d’empan spatial), administrateur central (pour tester les effets de l’âge on utilise des épreuves d’empan de chiffres), et buffer épisodique (pour tester les effets de l’âge on utilise des tâches d’empan double).

La diminution de performance associée à l'âge dans les tâches d'empan verbal n'est pas la conséquence d'une difficulté touchant le fonctionnement de la boucle phonologique, et elle serait par conséquent l’œuvre de l’administrateur central. L’administrateur central est affecté par l’âge. L’âge a aussi un effet, modéré mais significatif, sur le registre visuo-spatial.

L'approche micro nous renseigne donc sur une diminution des capacités et des ressources en MDT. Elle nous précise que l'âge à un impact sur l'administrateur central alors que d'autres sont préservés, comme la boucle phonologique. Il y a donc un déclin de certains processus alors que d'autres sont épargnés.

La vitesse avec laquelle les opérions cognitives sont déclenchées et exécutées (vitesse de traitement de l’information) diminue significativement avec l'âge. Cette rapidité a un impact sur les performances de la MDT, elle même impliquée dans la grande majorité des tâches cognitives (testé par l’effet Stroop).

La vitesse de traitement et les marqueurs biologiques et physiologiques (acuité visuelle et auditive) sont des facteurs pouvant expliquer et rendre compte de la dégradation du SNC.

Dans les ressources attentionnelles : attention sélective et inhibition (mesurée par taches types Stroop), attention partagée (mesurée par tests auditifs dichotiques), flexibilité attentionnelle (mesurée par l'alternance entre une tache cognitive et une autre, cette alternance a un cout), concentration (tache de vigilance ou d'attention soutenue). Subies d’importants effets de l’âge.

Les difficultés en mémoire épisodique sont liées à la perte des repères. Pour la mémoire épisodique prospective, on constate plus d'effets d'âge dans les taches dépendantes du temps que dans les taches dépendances d'un événement. Pour la mémoire sémantique, on constate un effet de l’âge sur l’amorçage sémantique (la rapidité de traitement de l’information), l’organisation sémantique reste la même avec le temps. Pour la mémoire procédurale, l’âge ralentit le traitement général de l’information.

Effets de l'âge sur la mémoire épisodique mais les stratégies de maintien de l'information sont différentes en fonction de l'âge.

La fabrication d'images mentales et l'auto-répétition de maintien, qui sont les deux stratégies les plus efficaces sont moins utilisées par les personnes âgées, contrairement à la production de phrase ou à l'absence de stratégie, privilégiée par les anciens.

Processus de récupération, 3 hypothèses : la réduction des ressources attentionnelles, comme le lien entre attention et mémoire épisodique nécessite un effort de récupération ; hypothèse exécutivo-frontale, comme le lien entre fonctions exécutives et mémoire épisodique met en place une stratégie d’encodage ; la vitesse de traitement.

 

Expérience sur amnésie de la source :

Ils lisent des mots qu'ils retrouvent 1, 2 ou 3fois dans le texte et on leur dit à l'oral après des mots. On leur demande à la fin de dire si ces mots (présentés) on été entendu et non lu. On observe :

- Les jeunes ont d'avantage identifié les mots entendus. Chez les jeune plus on a lu un mot plus on est capable de dire qu'il n'a pas été entendu. Alors que chez les âgés c'est l'inverse, plus on a lu le mot plus on pense l'avoir entendu.
→ Plus le jeune a été confronté au mot plus il est capable de discriminer s'il l’a entendu ou lu.

→ Chez les âgés plus il est confronté au mot moins ils font de distinction entre les mots lus et entendus.

Les effets de l'âge sont plus prononcer lorsque l'on fait des tache de mémoire de contexte que de contenue. Avec un vieillissement normal on a d'avantage de difficulté à récupérer des informations dans le contexte que dans l'information elle-même. On a une amnésie de la source de l'information et non pas de l'information.


Expérience sur mémoire implicite :

L'étude porte sur le paradigme d'amorçage, on calcul la proportion de rappels corrects dans l'étude. Deux groupes lisent des listes de mots et un groupe devait rappeler les mots grâce à un rappel alors que l'autre groupe avait aussi un rappel mais il devait donner les mots qui leur venait a l'esprit, on ne leur demandait pas spécialement les mots appris. On observe :

- La différence de l'âge se voit lorsque l'on demande une récupération volontaire de quelque chose d'appris aux jeunes et aux âgés.

- Mais il n'y a pas de changement entre une tâche explicite et implicite pour une personne âgées et pas vraiment de différence significative entre les jeunes et les âgés pour la tache implicite.

Les effets les plus marqués de l'âge porte sur la mémoire épisodique, et très souvent pour les expliquer on a tendance à recourir à des tâches de rapidité. Parce que l'effet du vieillissement est plus marqué sur cette mémoire épisodique on a plus de travaux sur la recherche de l'implication de mécanismes cognitifs, généraux pour expliquer les multiples effets de l'âge.

 

Expérience sur stratégies d’encodage : (Eysenck)

On a 4 groupes de participant qui doivent pour chaque groupe :

- Compter le nombre de lettre dans chaque mot.

- Donner un mot qui rime avec chaque mot.

- Donner un adjectif qui qualifie le mot cible.

- Fabriquer une image mentale du mot cible.

De manière générale l'imagerie mental est plus facile et les jeunes sont meilleurs que les plus âgés. Plus l’information est traitée profondément meilleur sera le rappel. Et il y a une interaction entre âge et profondeur du traitement qui nous dit que le nombre de mots rappelés augmente avec le niveau de traitement de manière moins important pour les âges que pour les plus jeunes. Les âgés profitent moins des stratégies d'encodages profond du traitement

Les âgés utilisent naturellement moins les stratégies efficace et que lorsque l'on les amène à les utiliser ils en profitent moins bien que les plus jeunes.



09/05/2014
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