Cours de psychologie

Résumé

Fonctionnement.

 

La privation du langage n’est pas totale, ça touche un aspect, mais comme le langage fonctionne comme un tout, si un aspect est touché tout le langage est affecté, de manière différente.

Schéma du langage de Jakobson : émetteur (celui qui encode le message) → référant (ce à quoi le message se réfère) → récepteur (celui qui décode le message) → contact (établit le contact entre émetteur et récepteur) → code (conversation) → message (le beau comme vecteur de communication). Pour lui ce qui est important c’est l’émetteur, le récepteur et le contexte.

L’émetteur sélectionne puis combine les unités linguistiques pour structurer un syntagmepour former un message (= encodage). Le récepteur reçoit le message qui entre dans un lexique, et va devoir interpréter le message, comprendre le concept énoncé en sélectionnant le ou les paradigmes dans le système sémantique (= décodage).

Le signe linguistique unit un concept (signifié) et une image acoustique (signifiant).

La langue est la marque de l’usage collectif, mais la parole dépend de l’usage individuel.

Les langues ont une propriété commune, mais chacune est différente, chacune a ses caractéristiques propres.

La langue fait exister les individus, on se reconnaît par la langue. Elle symbolise le réel.

Le langage c’est l’aptitude, la langue c’est la structure, la parole c’est l’usage.

Chaque unité à un seul sens, mais si on en combine plusieurs elles auront plus de valeur.

L’axe paradigmatique permet la sélection (choix), et l’axe syntagmatique permet la combinaison (rassemble). Les deux sont essentiels à la réalisation du message.

Le fonctionnement interne du langage repose sur les unités du langage et sur les règles de combinaison de ces unités.

Le principe d’opposition est le fondement des langues. Les unités s’organisent par opposition les unes aux autres.

 

Aphasies.

 

Les aphasiques ont un trouble du langage, non de la pensée. Alors que les troubles extralinguistiques ont un trouble de la pensée qui rejaillit sur le langage, le langage déviant comme conséquence du trouble, pas de rapport entre les unités lexicales et le référant, comportement inadapté, éléments non pris dans leur totalité, rapport problématique à l’objet.

Le langage a un fonctionnement bipolaire (émetteur et récepteur), mais l’aphasie tend vers l’unipolarité.

L’enfant commence par s’approprier les substantifs, des unités, puis il va les maitriser par le biais de la réception, sans être capable de faire des phrases. Il pourra ensuite placer des unités à la suite les unes des autres, mais sans créer de phrases. Séquence simplifiée sur le plan de la composition des unités.

Face à un patient, il faut analyser le débit verbal, et reconnaître les signes cliniques. Il nous faut l’âge de survenu du trouble, savoir s’il est droitier ou gaucher, son niveau scolaire, sa pathologie, et troubles associés à cette pathologie. Faut tenir compte des facteurs psychoaffectifs. Faut se demander à quelle vitesse va évoluer la maladie. Analyse hypothético déductive. Il faut ensuite le tester, pas seulement sur sa pathologie mais sur ses capacités générales. Il faut faire un tableau avec l’évaluation du langage et les données générales.

 

Les dichotomies de Jakobson : 1ère dichotomie = continuité-combinaison (Broca) / similarité-sélection (Wernicke). 2ème dichotomie = désintégration (Broca et Wernicke) / limitation (dynamique, sémantique). 3ème dichotomie = coprésence (kinesthésique) / séquence (acoustico-amnestique).

Broca est un mauvais émetteur, Wernicke est un mauvais récepteur.

Si on veut émettre : sélection puis combinaison. Si on veut recevoir : combinaison puis sélection.

L’antécédent fonctionne mais le conséquent dysfonctionne. Pour Broca : sélection puis combinaison, il peut donc sélectionner mais non combiner, l’expression ne se fait pas. Inversement pour Wernicke : combinaison puis sélection, il peut combiner mais pas sélectionner, la compréhension ne se fait pas.

Les aphasies non fluentes (type Broca, 0 à 3 mots par phrases) avec réduction du nombre de mots, et aphasies fluente (type Wernicke, 5 à 6 mots par phrases) avec production importante de mots.

 

Broca (ne combine pas, trouble continuité, contiguïté, pas de signifiant, non encodage, règles lexicales non syntagmatique, grammaire perdue, ne peut enchainer les éléments, pas de contexte, ne gère plus métonymie, style télégraphique, parle lentement, articule difficilement, forme automatique ou sous le coup d’une émotion il peut faire une phrase correcte mais si on le lui demande non, trouble de la programmation du positionnement de l’appareil buco-phonatoire et de la séquence des mouvements nécessaires à la production volontaire des phonèmes, déviations phonétiques, déviations phonémiques, déviations verbales ou sémantiques) → dynamique (ne peut associer des phrases, pas de discours, répétition) → kinesthésique (non encodage, ne peut pas réaliser un phonème, discours quasi incompréhensible, quasi mutisme, perte de l’articulation).

Wernicke (ne sélectionne pas, trouble similarité, substitution, pas de signifié, non décodage, règles syntagmatiques non lexicales, ne peut pas identifier les unités, utilisation du contexte, ne gère plus métaphore, parle rapidement, articulation aisée, non capacité d’établir une équation entre les mots sur la base du code linguistique, ne peut répéter, ne désigne pas les choses directement, surdité verbale) → Sémantique (comprend des phrases simples) → acoustico-amnestique (non décodage, pas de sélection multiple, pas de relation de dépendance entre les unités).



24/04/2013
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