Cours de psychologie

Résumé

Névrose hystérique à l'origine de la psychanalyse.

 

Quelque chose échappe à la conscience du sujet, pourtant notre vie tourne autour de ce trou, tout ce que nous faisons définit ce trou.

Freud fonde la psychanalyse par le contact avec des hystériques. Une hystérie c'est : des symptômes de conversion (le corps trou le mal être), recherche d'un maître qui la soumettra, comportement théâtral, perversité différente de la perversion, capacité de passer à autre chose, la mère ment sur le père, s'identifie inconscient aux autres, insatisfaction, identification, recherche inconsciente d'un père, dépression, ne sait pas ce qu'est une femme, recherche de la loi.

Pour le traumatisme, Freud reste bloqué 2ans pour comprendre. Il cherche d'abord un évènement déclencheur associé à une perturbation sexuelle, cherche une cause et un effet. Mais en fait, le traumatisme est fabriqué par le psychisme, quand un évènement est difficile, notre psychisme le conbime avec un autre évènement et c'est là que peut naître le traumatisme.

L'homme passe par 3 phases : 1 = sexualité non mise en mot ; 2 = latence de la sexualité et acquisition du langage ; 3 = sexuel compris.

 

Notion de base en psychanalyse.

 

Le dit c’est la demande, le non-dit c’est le désir caché sous la demande. Le point fondamental de la psychanalyse : le non-dit n’existe que parce que le dit existe. Mais toute demande possède une part à laquelle on ne peut répondre, un vide. Ce vide définit la demande, il y a 2 sortes soit l'objet absent, soit l'absence d'objet. Un désir qui ne pourra jamais être assouvi, ce qui est l'opposé du besoin.

Pour voir le manque, il faut 5 choses : l’imaginaire, le réel, le symbolique, la présence de l’objet, et l’absence de l’objet. Il y a 3 sortes de manque (privation, frustration, castration).

Un signifiant conscient appelle un signifiant inconscient qui va être récupéré et devenir conscient. L’instant précis où les 2 entrent en contact, c’est l’émergence du sujet. Le sujet n’est donc que ça en psychanalyse.

Il faut que la mère reconnaisse le père comme père, c’est par le désir qu’elle désigne le père. 3 types de père : biologique, par désir, par institution (RIS). Le père est basé sur la différenciation radicale des 3 mais ils doivent s’articuler en un point. Un psychotique n’arrive pas à dissocier le père réel du père symbolique.

L'objet est défini par l'identité, l'autonomie et le lieu = phallus. Pour le pervers, la différenciation des sexes a été déniée.

Dénégation (ce qui est refoulé est accessible) → névrose ; Déni (contact avec ce qui est refoulé) → structure perverse ; Forclusion (refoulé perdu à jamais) → psychose.

Le toxicomane porte son trauma à bout de bras alors que le névrosé en a honte et le cache. Le pervers commence où la névrose s’arrête, absence d'angoisse et de culpabilité.

 

Le transfert.

 

La psychanalyse c’est l’amour injecté dans une relation institutionnelle. Intensité du phénomène (on peut continuer une thérapie pendant des années). Proximité avec l’amour (souvent, on va en thérapie suite à la perte d’un objet). Besoin du transfert (on puise des forces dans cette relation). Relation du patient avec l’archaïque, érotisme originelle, c’est-à-dire 1ères relations avec la mère.

Analyser le transfert c’est remettre le déplacement de l'affect. Cela libèrera du transfert.

Freud voit 2 catégories de transfert : Transfert positif (admiration, amour de l’analyste…qui se divise en deux : Tendre et amical, et Erotique originel), Transfert négatif (haineux, envie de meurtre). Mais il ne voit pas que le transfert est aussi résistance.

Par le langage l’inconscient vient à la conscience. La représentation inconsciente devient la représentation de chose ; la représentation consciente devient la représentation de chose + la représentation de mot.

Pour Freud le rêve est un désir, codé non accepté. Pour Lacan, le rêve est l’équivalent du discours, donc de paroles, il ne sait pas qu’il émet, parole énonce désir dont le sujet ne veut pas s’avouer. Position subjective face à un énoncé.

Il y a 2 formes de paranoïa : passionnelle (revendication, jalousie, érotomane) et interprétative. C'est un désir homosexuel refoulé, Freud l'a compris grâce à la phrase "moi (un homme) je l'aime (lui en homme) qu'il a découpé en 4 parties : Nier l’élément "je l’aime" (délire de persécution : Je ne l’aime pas, je le hais (négation de « je l’aime ») → retournement de projection (inconscient) → c’est lui qui me hait (interprétation)), Nier l’élément "l’" (érotomanie : ce n’est pas lui que j’aime (négation de « l’ ») c’est quelqu’un d’autre que j’aime → retournement de projection (inconscient) → c’est cet autre qui m’aime), Nier l’élément "je" (jalousie : nier le sujet de l’énoncé (énonce le désir, la projection) ce n’est pas moi qui aime mais un autre (différenciation des deux sujets)), Nier l’élément "moi je l’aime" (narcissisme et mégalomanie : je n’aime personne, je n’aime que moi).

Dans l’hystérie, le mode de défense est le dédoublement. Alors que la psychose éjecte les problèmes, l’hystérie est la dénégation à l’intérieur.

La phobie est une sexualité coupable non assumée. Elle est fixée sur un objet. Freud dit que la phobie est une angoisse libre. La personne n’a aucune raison d’être angoissée. Elle n’est connectée à rien. Elle envahit tout le psychisme.

Névrose obsessionnelle : produit un déplacement du désir, le sujet est présent mais sa culpabilité est déplacée.

La parole peut être symbolique (pleine) ou imaginaire (vide), comme le transfert et comme l’amour. L’amour imaginaire c’est aimer parce qu’on retrouve une image de soi dans l’autre, on se retrouve en elle. L’amour symbolique c’est la rencontre d’un autre réel, une altérité radicale même si danger, l’amour passe au-dessus du danger. Va plus loin que l’amour imaginaire, l’autre réel intéresse vraiment.

 

Pour introduire le narcissisme.

 

Le narcissisme est la condition du refoulement : il faut un minimum d’estime de soi pour que le refoulement soit possible. C’est la condition de survie de tout être vivant.

L’enfant sort du narcissisme primaire lorsque son moi se trouve confronté à un idéal auquel il doit se mesurer, idéal qui s’est formé à l’extérieur de lui, et qui lui est imposé de l’extérieur.

Freud distingue : Libido narcissique, du moi (c’est une énergie sexuelle qui investit le moi) et Libido d’objet (cette énergie investit les objets. J’investis le monde extérieur seulement si je me dépossède de mon fonctionnement narcissique. Sort de moi pour investir un objet). Choix d’objet narcissique (la relation à l’objet d’amour est calquée sur le rapport du sujet à son image, image de soi dans l’objet, on aime : ce qu’on est soi-même, ce qu’on a été soi-même, ce qu’on voudrait être soi-même, la personne qui a été une partie du corps propre) et Choix d’objet par étayage (on aime la femme qui nourrit et l’homme qui protège. Ce sont les figures parentales). Amour narcissique (c’est l’amour des femmes. L’homme a du renoncer à l’amour narcissique et retombe sur lui. Il aime ce qu’il a été. La femme narcissique parle d’elle-même. N’aime que par narcissisme) et Amour d’objet (c’est l’amour masculin. Capable d’aime en ayant renoncé au mode narcissique. L’amour d’objet préfère l’amour narcissique). Mais Freud se contredit, il est prisonnier d’un montage désirant.

Dans le nœud Borroméen, Lacan met en avant 3lignes de force : amour, haine et ignorance. Entre l’imaginaire et le symbolique : c’est l’amour, production de sens. Entre le symbolique et le réel : c’est l’ignorance, le rejet de la vérité de l’inconscient. Entre le réel et l’imaginaire : c’est la haine, imaginarisation du réel.

La haine se batit en 3 niveaux : Le parent agresse l’enfant (pourquoi tu me fais ça ? Haine bâtie comme protection et perte du parent) ; La haine est refoulée et se transforme en haine de soi, on est en autodestruction, masochisme ; Le sujet s’enfonce dans la haine pour tenter de récupérer le parent perdu, dépendance à l’agresseur, c’est une façon de se détruire soi-même.

Théorie du mimétisme : un objet désiré → on désire cet objet parce qu'un autre le désire déjà → rivalité et disparition de l'objet → victime émissaire, la rivalité converge vers l'union contre la victime.



12/04/2013
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