Cours de psychologie

Résumé

Méthode d’enquête.

 

Ce qui n'est pas une recherche : un discours idéologique, un jugement de valeur, un exercice de style, un remède aux angoisses et préoccupations personnelles, un recueil d'impressions, un simple constat d'enchaînement entre phénomènes.

Il faut que les questions ne soient pas trop larges, ciblées sur la psychologie et il faut que tout soit justifié.

Le chercheur : veut obtenir quelque chose sans dire exactement quoi, dépend de son interlocuteur mais le suppose compétent.

Le participant : frustré d'informations, il en reconstruit et fabrique un contexte.

Le producteur d'une enquête doit penser à tous les préparatifs.

La question de départ (Etape 1) → fil conducteur de la recherche. Elle doit être clair, précise, concise, simple, pertinente, faisable et réalisable...

L'exploration (Etape 2) → préenquête.

Cadre théorique et problématique (Etape 3) → recenser tous les travaux déjà fait sur le sujet choisi. (La problématique répond à la question de l'étape 1).

Construction du modèle d'analyse (Etape4) → problématique, terrain, méthodologie.

 

Un entretien peut varier d'un expérimentateur à un autre → existence d'une personnalité propre à chaque expérimentateur.

Il y a tout de même des notions de base :

- Analyse de la situation, de ce qui se vit lors de l’entretien. Situation de conversation entre l'expérimentateur et le sujet. Il s'agit d'un épisode de vie complet dont il faut tenir compte. C'est une situation très subjective. Il faut tenir compte de la façon dont le sujet réagit, de savoir comment la personne vit cette situation (gène, contrainte, à l'aise...)

- Les moyens de communication : c’est ce qui permet d’améliorer les contacts lors de l’entretien, il faut pré-penser quelques petits paramètres pour faire en sorte que tout se passe au mieux pendant l’échange. (Il y a différents moyens : cadre et ambiance, durée, écoute ou neutralité bienveillante, langage, reformulation [Clarification, écho ou miroir, interprétation, reflet, recentrage, informations complémentaires, précisions]. Il ne faut jamais laisser paraitre nos impression, ni par la parole, ni par des gestes ou des expressions. Deux sortes de silence (vide ou plein).

Les entretiens se composés par l’interaction de trois outils : les faits, les opinions/jugements/intuitions, et le vécu et ressenti.

L'enquêteur ne relance qu'au niveau des faits. Le sujet doit parler de ses opinions et de son ressenti tout seul, sans que l'enquêteur l'y pousse.

Différents types d'entretiens (directif, semi-directif, non-directif), seule la liberté laissée à la personne varie.

 

On utilise une analyse prédictive (parce que orientée par une hypothèse). On ne s’intéresse pas à tout ce que dit la personne, mais à ce qui nous intéresse.

La communication est un contrat : co-construction d'une réalité interlocutoire.

Ce que je dois faire : se porter vers le point de vue du locuteur, se garder de sa propre sensibilité, se méfier de son cadre théorique. Pour cela, il faut écrire point par point ce qu'on va faire.

Objectifs (et/ou hypothèses) : Inventorier des informations et les classer. Analyser le sens d'un discours. Hiérarchiser les thèmes rencontrés. Mettre au jour les procédés d’un discours. Définir le sens donné à un objet. Connaître la représentation d’une situation. Analyser la façon dont un événement est présenté.

On peut dégager du sens de tous les mots, d'où l'utilité de l'analyse mot à mot.

 

Méthode d’enquête et de questionnaire.

 

Analyse bibliographique et documentaire. Elaboration d'hypothèses. Phase d’opérationnalisation → Pré-enquête → Enquête.

Pour qu'un questionnaire soit valide, il faut que les questions : soient comprises par tous de la même façon et puissent donner lieu à une réponse valide, soient acceptables, soient posées dans un ordre spécifique, soient adaptés à la modalité de passation, soient cohérentes avec le contexte.

Le questionnaire est régit par des normes conversationnelles (GRICE, 1975) : la maxime de relation réclame au locuteur d’apporter une contribution pertinente à la conversation, la maxime de quantité au locuteur d’apporter une contribution aussi informative que possible mais pas plus, la maxime de manière exige une contribution claire, la maxime de qualité réclame une contribution vraie de la part du locuteur.

Comment améliorer le report des évènements ? Restreindre le rappel à des périodes de référence courtes et récentes. Fournir des indices de rappel. Décomposer le rappel en tâches successives. Laisser du temps et motiver.

Pour contrôler le biais de désirabilité sociale : normaliser le comportement ou l'attitude indésirable dans la formulation de la question, augmenter l'extrémité des réponses possibles, garantir l'anonymat, la technique du détecteur de mensonge.

L'acceptation du questionnaire sera fortement dépendante de son organisation et notamment de : Facteurs techniques (la lisibilité du questionnaire). Facteurs plus psychologiques (effets de parasitage).

 

Les effets de la passation :

- Face à face : Points positifs : diminue le nombre de refus. Points négatifs : difficile d'aborder des thèmes sensibles, diminue la capacité de réflexion (les sujets se sentent pressés) ; très couteux en temps et en argent ; influence maximum de l'enquêteur sur l'enquêté.

- Ecrit (courrier, internet) : Points positifs : les réponses peuvent être beaucoup plus approfondies, beaucoup plus sincères ; pas d'influence de l'enquêteur ; passation peu couteuse. Points négatifs : très fort taux de non réponse, on ne sait pas qui répond, on ne peut pas s'assurer de la bonne compréhension des questions, pas de contrôle sur l'ordre dans lequel les personnes répondent aux questions.

- Téléphone : Points positifs : facilite l'échantillonnage ; peu couteux ; influence relativement moyenne de l'enquêteur. Points négatifs : problème de compréhension des questions ; difficile d'aborder des thèmes sensibles ; beaucoup de non-réponses.

- Les modes mixtes : On peut croiser les modalités de passations, et les modes de passation.

 

Dans la mesure du possible, il faut utiliser des questions standards, déjà utilisées dans d'autres questionnaires (et donc fiables et vérifiées). Il faut essayer d'utiliser plusieurs questions pour mesure le même concept. On peut ainsi vérifier la fidélité, la consistance des réponses sur un même thème. Il est absolument nécessaire de prétester les questions. Il faut trouver le juste milieu entre validité et acceptabilité. Trouver le juste milieu entre questions trop longues mais très claires et questions concises mais ambiguës.

 

Marge d’erreur = Zα * √[P0*(1-P0)/n]

Taille = √n = Zα * [√P0*(1-P0)]/E

Avec : Zα constante de la loi normale associée au risque accepté dans la décision. P0 proportion de la population présentant la caractéristique étudiée dans la population globale. N taille de l’échantillon. E précision souhaitée (marge d’erreur).

 

Pour les échantillonnages non probabilistes, le principal problème est que l'on ne sait jamais si les personnes que l'on interroge sont représentatives de la population parente.

Pour les échantillons probabilistes, les problèmes peuvent être de trois types : Non recouvrement, absences, refus.



18/01/2013
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