Cours de psychologie

Résumé

Psychologie du développement de l'enfant d'âge précoce 

 

Théorie opératoire de Piaget.

 

Piaget tentent de rendre compte du développement d’un individu qui ne peut se développer qu’à partir du moment où il opère sur le monde extérieur.

Sa théorie s'appuie sur l'ancrage épistémologique (il faut comprendre comment l'intelligence se développe en partant de l'enfant) et sur l'ancrage biologique (on s'adapte à l'environnement).

Le développement s'appuie sur plusieurs outils :

    - Le schème d'action qui est à la base de nos connaissances, c'est un concept qui permet de généraliser nos connaissances.

    - L'assimilation qui nous permet d'intégrer des connaissances nouvelles dans les anciennes (incorporation du réel à soi).

    - L'accommodation qui nous permet de nous modifier pour nous adapter (ajustement de soi au réel).

    - Et l'équilibre, équilibre entre assimilation et accomodation, c'est l'achèvement d'une adaptation.

La théorie opératoire de Piaget comprend 3 grands stades :

     - Stade sensori-moteur (0 → 2 ans, avant la maîtrise du langage) : l'enfant découvre les rapports entre ses activités et leurs conséquences ainsi que la permanence de l'objet.

     - Stade des opérations concrètes (2 → 12 ans).

           + Période pré-opératoire (2 → 7-8 ans) :

                  . Apparition pensée symbolique, de la représentation mentale (pensée demeure égocentrique, l'enfant n'arrive pas à adopter le point de vue des autres).

                  . Intériorisation de l’action. Toutes les acquisitions sont représentées au niveau mental.

                  . Découverte du langage, représentation des objets, des mots...

           + Période opératoire concrète (7-8 ans → 11-12 ans) :

                  . Réversibilité (action inverse).

                  . Coordination des différentes opérations mentales en structures (logico-mathématiques et intra-structures).

                  . Utilisation de termes abstrait, et maîtrise la conservation des nombres, des volumes et de la masse.

    - Stade opératoire formel (11-12 → 16 ans) :

           + Il peut raisonner sur du matériel abstrait (propositions, signes…).

           + Possibilité de formalisation.

           + Raisonnement abstrait et systématisation des hypothèses.

Propriétés de stades :

    - Ordre de succession constant (chronologie, un stade après l’autre).

    - Caractère intégratif : les structures construites à un niveau données ne disparaissent jamais mais deviennent partie intégrante du niveau suivant (chaque niveau se construit grâce aux niveaux précédents).

    - Chaque stade est caractérisé par une structure d’ensemble qui permet de rendre compte de toutes les acquisitions réalisées dans ce stade → tous les acquis durant un stade relèvent d’une structure d’ensemble.

Pour Piaget, le passage d’un stade à l’autre se réalise grâce à 4 facteurs : maturation neurologique (réflexe hérité à la naissance), action du sujet (assimilation/accommodation), facteur social (l'enfant n'est pas seul), et l'équilibration (facteur central).

 

Intelligence sensori-motrice.

 

Couvre la période de 0 à 24 mois. Naissance de l'intelligence et construction des grandes catégories du réel (objet, causalité, espace et temps). Passage du sensori-moteur à la pensée représentative.

Divisée en 6 sous-stades :

  - 1 : (0 à 6semaines) exercice des réflexes. Conduites héritées (réflexes et postures) qui vont s'adapter à l'environnement, se modifier. Assimilation et accommodation liées. Egocentrisme initial. La répétition des réflexes va créer les schèmes d'action (→sous-stade 2).

  - 2 : (4-6semaines à 4mois) premières habitudes/adaptations acquises. Enfant concentré sur son coprs propre. Mise en place des réactions circulaires primaires (réflexes répétés car résultat intéressant). Assimilation et accommodation moins liées. Perception du monde extérieur par des tableaux sensoriels (sensations). Coordination de schèmes (notamment bouche-main et vision-préhension [réflexe → préhension à vide → préhension-succion → préhension dans le champ de vision → préhension hors du champ de vision ce qui l'oblige à voir au-delà de son corps propre donc fin du stade).

  - 3 : (4 à 8-9mois) période de transition dans l'intelligence, adaptations sensori-motrice intentionnelles. Exploration de l'extérieur. Réactions circulaires secondaires qui cherchent à reproduire les gestes intéressants passés et qui vont permettre d'étendre le champ des schèmes d'action. L'assimilation guide l'accommodation. Début de permanence de l'objet. Début de coordination entre les tableaux sensoriels. Causalité magico-phénoméniste, l'enfant croit en son pouvoir sur les actions. Notion primitive de suites d'évènements. Préhension caractérise la fin de ce stade.

  - 4 : -8-9mois à 1an) coordination des schèmes secondaires et applications aux situations nouvelles. Tournant dans l'intelligence. Coordination intentionnelle de plusieurs schèmes. Distinction entre moyen et but. Anticipation des résultats de son action. Intelligence pratique, en action. Assimilation et accommodation sont équilibrées. Objet dépendant du contexte. Espace projectif (déplacement relatif à lui-même). Causalité intermédiaire avec début de décentration. Début d'objectivation de la notion de temps.

  - 5 : (1an à 18mois) découverte des moyens nouveaux par expérimentation active. Réactions circulaires tertiaires par expérimentation et tournées vers l'extérieur. Accommodation supérieur à assimilation. Recherche de la nouveauté. Tâtonnement comme point culminant de l'intelligence sensori-motrice. Permanence de l'objet tout en pouvant être déplacé. Espace euclidien, on est un objet parmi d'autres. Causes dues aux objets eux-mêmes mais nécessitent encore un contact. Séries objectives, le temps peut être élaboré.

  - 6 : (18mois à 2ans) apogée de l'intelligence sensori-motrice, invention des moyens nouveaux par combinaisons mentales. Solution contrôlée par combinaisons mentales. Insight (prise de conscience). Imitation gestuelle qui sert de support aux combinaisons mentales. Utilisation de symboles. Passage du perceptif au représentatif. Permance de l'objet, objet conceptuel. Causalité représentative. Espace comme milieu immobile (composition, réversibilité, identité, associativité). Temps plus objectif.

→ Ces deux ans : processus de décentration progressive. Intelligence sensori-motrice se transforme en intelligence réfléchie grâce à la fonction symbolique.

Critiques : pas les côtés sociaux et affectifs. Présence précoce de relations entre les différents registres sensoriels. Les bébés seraient capables de permanence de l'objet. L'imitation serait présente chez le petit bébé comme moyen de communication. Les bébés seraient capables de discrimination.

 

Passage du sensori-moteur aux opérations concrètes.

 

Fonction sémiotique qui est la capacité de se représenter quelque chose d'absence, se développe à travers l'imitation différée, le jeu symbolique, le dessin, l'imagerie mentale, le langage. Repose sur la relation signifiant/signifié. Durant les 5 premiers sous-stades, le signifiant constitue toujours une partie du signifié, puis la relation évolue d'abord par indice (signifiant constitué par une partie du signifié), puis par image (signifiant et signifié liés par une relation imagée), et enfin par une relation arbitraire (se détachent). Marque la fin de la période sensori-motrice et l'entrée dans le stade des opérations concrètes.

Conduites liées au développement de l'imitation (aucun réflexe au 1er sous-stade → premières formes d'imitation au 2ème sous-stade → imitation des mouvements connus au 3ème sous-stade → imitation des mouvements invisibles au 4ème sous-stade → imitation généralisée au 5ème sous-stade, qui permet de comprendre la réalité → imitation différée au 6ème sous-stade ce qui suppose une représentation mentale du modèle). L'imitation permet de construire de nouvelles connaissances.

Le jeu symbolique est une conduite ludique qui permet de s'adapter au monde adulte (de 18mois à 4ans constitution du symbole, conduites plus complexes → de 4 à 7ans reproduction de plus en plus fidèle de la réalité → à partir de 7-8ans déclin du jeu symbolique au profit du jeu de règles).

 

 

Psychologie du développement de l'enfant d'âge scolaire 

 

Principes explicatifs du développement intellectuel pour Piaget.

 

Pour Piaget, il y a 4 facteurs du développement : maturation du système nerveux, action du sujet (l'enfant doit être actif), sociaux, équilibration (équilibre entre assimilation [ramener à soi] et accommodation [s'adapter]).

Le développement pour Piaget est qualitatif et les stades se caractérisent par : Simultanéité des changements, Soudaineté des changements, Succession d’acquisition, Les acquisitions d’un stade s’intègrent au stade suivant, Structure d’ensemble qui s’applique à tous les domaines de la connaissance, Commence par une période d’adaptation et finit par une période d’achèvement.

La réversibilité est le critère de l'intelligence, l'enfant pré-opératoire ne fait pas encore de réversibilité, centration il ne voit qu'une partie de l'information, mais l'enfant opératoire comprend l'annulation et la compensation des actions. L'enfant du stade opératoire concret fait preuve de réversibilité sur les objets réels, et l'enfant opératoire formel sur de l'abstrait. La structure relie entre elles des opérations, l'enfant opératoire concret utilise la réversibilité simple ou par compensation, et l'enfant opératoire formel utilise les deux réversibilités simultanément.

L'enfant pre-opératoire ne voit pas les transformations, l'enfant opératoire relie des actions par la transformation.

Groupe INRC (identité-négation et réciproque-corrélative) actions compensatrices.

 

Période pré-opératoire.

 

De 2 à 6-7ans, avec deux sous-périodes (pensée préconceptuelle de 2 à 4ans, et pensée intuitive de 4 à 6ans). Piaget ne considère pas cette période comme un stade.

La fonction sémiotique permet le passage à la représentation. C'est distinguer le signifiant du signifié, ce qui se fait en 3 niveaux : indide (signifiant et signifié sont liés), symbole (signifiant et signifié distingués mais non arbitraire), et signe (distinction arbitraire).

Toute connaissance acquise au stade antérieur et disponible au stade postérieur. Quand l'enfant change de stade, il doit reconstruire ce qu'il avait construit précédemment (décalage vertical).

La pensée pré-opératoire se caractérise principalement par : l’égocentrisme, la centration sur le corps et l’action propre, le syncrétisme (pensée qui se suffit à elle-même, assimilation domine), le prototype (image exemplaire type qui est associé au préconcept, pensée mi-générale et mi-particulière, raisonnement transductif sans réversibilité), la pensée intuitive où l’enfant raisonne à partir de ce qu’il perçoit (conservation, centration et décentration sans opération), l’aspect pré-logique sans réversibilité (aspect statique sans prendre en compte les transformations).

Imitation (avant 7 ans imitation globale, à partir de 7-8ans imitation avec souci du détail).

Jeu (de 2 à 7ans jeu égocentrique, de 4 à 7ans d'abord jeu de plus en plus cohérent pour aller vers le jeu collectif avec prise en compte de la pensée d'autrui).

Langage, d'abord égocentrique puis socialisé.

Distinction faible entre apparence et réalité avant 4 ans, mais après 5ans distinction systématique.

 

Accès aux opérations concrètes.

 

A partir de 6-7ans. Activité devient opératoire car réversible et repose sur des invariants.

5 conservations : substance (7-8ans), poids (9-10ans), volume (11-12ans), spatiale, numérique.

2 types d'opérations : infra-logique (opérations sur objet qui se transforme) et logico-mathématique (rapport entre objet, classification, sériation [la construction de série implique la réversibilité], nombre [synthèse des opérations de classification et de sériation, extension et compréhension ne sont pas ordonnées], inclusion, avant 7ans la classe n'est pas donnée car l'enfant ne raisonne que sur ce qu'il perçoit)

Elaboration de la représentation de l'espace : de 2 à 6-7ans espace topologie (les figures d'un espace sont conservées pour elles-mêmes) et à partir de 6-7ans espace projectif (acceptation d'autres points de vue) et espace euclidien (espace réel).

Le temps s'élabore en trois temps : opération d'ordre, opérations de partition et d'emboîtement, opération métrique.

 

Accès aux opérations formelles.

 

De 11-12ans à 14-15ans. Raisonnement sur des hyppothèses qui ne se réfèrent pas à des objets concrets. Raisonnement hypothético-déductif.

La pensée formelle se dissocie du contenu pour fonctionner pour elle-même. La pensée formelle constitue des opérations à la puissance 2 (des opérations sur des opérations). La pensée formelle est de nature combinatoire. Donc, la pensée formelle porte sur des énoncés verbaux, comprend un système d’opération sur les opérations, inclut la logique des propositions et la combinatoire, combine les deux réversibilités (groupe INRC).

Passage du réel à l’abstrait. L’enfant raisonne sur des propositions/hypothèses. Il fait l’inventaire de tous les cas possibles, le réel n’étant qu’un des cas possibles. Logique des propositions. L’enfant examine les propositions sans référence à des contenus. Son raisonnement est logique au point de vue inductif et déductif. Les opérations sont à la puissance 2, c’est-à-dire qu’elles ne portent plus sur les objets mais sur d’autres opérations.

 

Critiques de la théorie piagétienne. Travaux post-piagétien.

 

Faiblesses du modèle de Piaget : tous les sujets n’atteignent pas le stade opératoire formel. Il y a des décalages domaine par domaine et les adolescents vont être opératoire formel dans leur domaine de compétence professionnelle.

Les épreuves de Piaget ont été remises en cause sur plusieurs niveaux : pragmatique (contexte d’énonciation), le caractère motivationnel de l’épreuve (ce n’est pas motivant), l’aspect culturel des épreuves, l’opposition compétence précoce (Wynn) incompétence tardive (Evans), l’absence de prise en compte des différences interindividuelles.

Inhibition du raisonnement. Les bébés sont capables de discrimination. La non maîtrise du langage empêche l'enfant d'exprimer ses capacités. Chez un enfant non conservant, l'anticipation de la conservation est possible.

 

Textes.

 

Texte 1 : stade opératoire concret de 2 à 11-12ans. Dès que l'enfant accède à la pensée représentative, il atteint un niveau supérieur où ce qu'il a acquis non seulement se conserve et continue à se développer pour lui-même, mais se réélabore également en repassant par les mêmes étapes à ce nouveau plan. De 2 à 7 ans domine la représentation symbolique et l'égocentrisme intellectuel. De 7 à 11-12ans domine la réversibilité et le concret. L'intelligence devient représentative grâce à la fonction sémiotique (la capacité d'évocation c'est la fonction sémiotique, les moyens sont le langage, l'imitation différée, l'image mentale, le dessin et le jeu symbolique), et par la distinction entre le signifiant et le signifié (pour lui, le signifiant est un symbole et le signifié un préconcept). Piaget pense que l'on sort de l'intelligence sensori-motrice grâce à l'imitation, l'imitation différée requiert une image mentale. Entre 2 et 5ans découverte du langage comme décrivant une réalité particulière. Autour de 7ans la réversibilité logique, la structure logico-mathématique soutient les notions de conservations (conservation des longueurs, des surfaces et des équivalences quantitatives vers 7ans, conservation de la substance vers 7-8ans, conservation du poids vers 8-9ans, constance des verticales et des horizontales vers 9ans, conservation du volume vers 10-12ans, conservation du volume spatial après 11-12ans, ).

Texte 2 : la théorie piagétienne est unidimensionnelle et unitaire. Catégorisation par étapes : catégories schématiques, puis slot-fillers, et enfin taxonomiques. Ici, on parle de modèle pluraliste, car plusieurs méthodes peuvent se superposer, plusieurs trajectoires dans un espace multi-directionnel. En se basant sur les idées de Darwin, on peut dire que plusieurs processus sont en oeuvres, soit il y a compétition, soit il y a complémentarité de processus (dans certaines situations, différents processus susceptibles de remplir une même fonction peuvent être activés simultanément. Ces processus peuvent être activés avec des pondérations différentes selon les individus dans une même situation, et avec des pondérations différentes selon les situations chez un même individu. L'interaction entre processus activés simultanément est une des sources de la dynamique du développement. Compte tenu de la seconde proposition, cette interaction peut prendre des formes différentes chez des individus différents et donner lieu ainsi à des cheminements différents dans le développement). Bruner pense qu'il peu y avoir des conservations plus précoces si les indices perceptifs sont masqués, certains enfants se fondent sur le sens de l'identité, donc à certains moments il y aurait plusieurs processus à l'oeuvre. Le modèle unidimensionnel présente 4 étapes : pseudoconservation → non-conservation classique → anticipation par identité → conservation classique ; mais le modèle pluraliste suggère la pluralité des cheminements selon les individus. Les sujets dits "dimensionnels" s'appuieraient de façon privilégiée sur l'analyse dimensionnelle, les sujets dits "identité" s'appuieraient de façon privilégiée sur la nature identique de l'objet. Donc, différence de cheminement dans l'anticipation de la conservation.

Texte 3 : La classification : de 2 à 5ans collections figurales (extension et compréhension non dissociées et non ajustées), de 5 à 7ans collections non figurales (début d'emboîtement sans procédés descendants et ascendants), et vers 8 ans inclusion des classes et classifications hiérarchiques (l'extension s'ajuste à la compréhension). Dans la période préopératoire, le "tous" n'est pas encore une pure quantité et le "quelques" ne présente aucun sens aussi longtemps qu'il n'est pas une quantité relative à ce tous quantifié. La sériation opératoire est acquise vers 7-8ans. Le groupement multiplicatif des classes constitue une sorte de synthèse qui prépare les opérations formelles ultérieures, il apparaît vers 7ans mais est achevé vers 8-9ans. Après 7ans, l'enfant parvient à l'idée opératoire du nombre qui peut être considéré comme la synthèse des structures de classe et de sériation en un système unique. L'équilibre atteint par la pensée concrète est limité aux opérations sur le réel. L'espace topologique est le premier à se constituer (entre 2 et 7ans), et de lui dérivent l'espace euclidien et l'espace projectif (à partir de 7ans) qui se construisent parallèlement l'un à l'autre. La différenciation des points de vue est nette vers 5 7 ans, mais c'est vers 8-9 ans que la perspective intervient systématiquement dans le dessin. Entre 7-8ans l'horizontale et la verticale sont découvertes mais c'est à partir de 9ans que l'horizontale et la verticale sont appliquées systématiquement et logiquement à toutes les situations. La conservation des surfaces acquise vers 7 ans se complète par la conservation des volumes spatiaux à partir de 9 ans.

Texte 4 : contrôle inhibiteur de l'information, l'inhibition est source de nouveauté, c'est un facteur de l'intelligence. Le développement cognitif ne doit pas seulement être conçu comme l'acquisition progressive de connaissances (ou de structures de complexité croissance), mais aussi comme relevant de la capacité d'inhibition (en mémoire de travail) de réactions qui entravent l'expression de connaissances déjà présentes. Se développer, c’est aussi savoir inhiber une structure ou une notion concurrente. Etre intelligent ce n'est pas seulement activer « le rationnel construit », mais c'est aussi et surtout parvenir à inhiber à tout moment, au même âge ou à un âge plus avancé, « l'irrationnel présumé révolu » (qui, dans une situation donnée, peut relever d'une autre forme de rationalité, antérieure ou contemporaine). Les biais qui sous-tendent les erreurs de raisonnement ne semblent pas relever d'un défaut de logique mais d'un défaut spécifique de programmation exécutive de l'inhibition en mémoire de travail. 



10/01/2013
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