Cours de psychologie

Représentation et attribution sociale - notions clés

Psychologie Sociale – Représentation Sociale et Attribution Sociale – Notions Clés

 

Ancrage qui assigne un sens aux informations objectivées en les intégrant au système des catégories que l’individu possède déjà (enracine la représentation dans notre vécu quotidien). Assure l’enracinement de la représentation avec les valeurs cognitives particulières qu’elle revêt.

Attentes normatives : celles que l’on attend car « c’est normal ».

Attributions : codage de l’information pour obtenir une description économique et stable de ce qui est expliqué (je code cette information pour la simplifier, afin d’avoir quelque chose de stable et qui va durer).

- Auto-attributions : on donne des attributions sur notre/nos propre(s) actions, on veut les rendre compréhensibles pour nous et pour les autres.

- Hétéro-attributions : qui ont pour but de rendre compréhensible les actions des autres.

- La forme des attributions : Causes internes ou dispositionnelles (caractéristiques personnelles de l’acteur, uniquement l’auteur). Causes externes ou situationnelles (impersonnelles, non lié à des personnes visibles, comme situation, environnement, contexte, ou autres personnes que l’acteur).

- La nature des attributions : Causes stables (cause que je peux appliquer à tout un ensemble d’acte). Causes instables (pas maîtrisable, je n’ai aucune prise).

Attribution causale : le fait d’observer un acte et d’en rechercher les causes pour lui donner une explication. C’est un fonctionnement qui est basé sur les inférences qui vont consister à déduire de ce que l’on observe, un certain nombre d’informations qui vont nous conduire à émettre un jugement.

 

Concept d’impuissance acquise/apprise ou résignation acquise : état psychologique qui résulte d’un apprentissage dans lequel le sujet fait l’expérience de son absence de contrôle sur les événements survenant dans son environnement, que ceux-ci soient positifs ou négatifs. La conséquence ultime de cette impuissance apprise est le renoncement, le désespoir et la dépression.

Co-variation : l’élément choisi comme cause est ce qui est présent quand l’événement se produit et absent quand l’événement ne se produit pas.

Critère de consensus : Cela vient de l’objet lui-même.

Critère de différenciation : Cela vient de la personne.

Critère de constance : Cela vient du temps et des circonstances.

 

Désirabilité sociale : biais qui consiste à vouloir se présenter sous un jour favorable à ses interlocuteurs. Ce mécanisme psychologique peut s'exercer de façon implicite, sans qu'on en ait conscience, ou au contraire être le résultat d'une volonté consciente de manipuler son image aux yeux des autres.

Dialectique : méthode de discussion, de raisonnement, de questionnement et d’interprétation.

Divergence acteur/observateur : nous ne réagissions pas de la même façon quand nous sommes acteur (quand on explique nos propres actions ou celles où nous avons à faire) que lorsque nous sommes observateurs. Les attributions des acteurs sont externes et celles des observateurs sont internes.

 

Engagement : « Lien qui unit l’individu à ses actes comportementaux » (Kiesler et Sakumura, 1966). «L’engagement correspond, dans une situation donnée, aux conditions dans lesquelles la réalisation d’un acte ne peut être imputable qu’à celui qui l’a réalisé » (Joulé et Beauvois, 1998).

→ Stratégies d’engagement : Pied dans la porte (requête d’un acte peu coûteux suivi d’un plus coûteux (acte engageant)), Porte au nez (requête d’un acte extrêmement coûteux suivi d’un moins coûteux (acte engageant)), Amorçage (décision prise sans disposer de toutes les informations. Persistance de la décision (acte engageant)).

Erreur attributive fondamentale (EAF, ou erreur fondamentale d’attribution EFA) : « Tendance générale à surestimer l’importance des causes personnelles ou dispositionnelles ». 3 explications : Cognitive (sélection erronée d’informations) : dans la mesure où l’erreur est généralisée, il y a une sélection fausse de l’information, nous fonctionnons avec des préférences. J’aurais tendance à rechercher une forme de responsabilité. Motivationnelle (besoin de prédire) : nous aurions un besoin de prédire ce qui va se passer par la suite et surtout de prévoir le comportement des personnes. Sociétale (existence d’une norme sociale) : souvent favorisée par les sociétés expérimentales = la norme d’internalité (tendance des formes internes). Biais cognitif. Fait de surestimer les facteurs dispositionnelles au détriment des facteurs situationnels dont on fait des explications et des attributions causales. Cette erreur est expérimentalement vérifiée, mais les chercheurs se questionnent sur sa nature exacte.

Expérience optimale (The Flow) : état subjectif de bienêtre intense qui nécessite différentes conditions pour son émergence, dont le sentiment de contrôle de l’action.

 

Heuristique de représentativité : Raisonnement raccourci mais risqué et va se substituer à un raisonnement plus long, détaillé mais moins risqué.

Identité sociale : est ce qui caractérise et définit un groupe.

 

Norme d’externalité : fait d’attribuer à des facteurs extérieurs à soi la cause des évènements (chance, autrui…).

Norme d’internalité : fait de s’attribuer la cause des évènements. Très présente dans notre société, elle correspond à une valorisation socialement apprise des explications des comportements qui accentuent le poids de l’acteur comme facteur causal.

 

Objectivation : rend compte de comment un individu va s’approprier les informations qui circulent, celles auxquelles il s’intéresse. Elle comporte deux phases distinctes : la sélection par l’individu des informations de l’environnement et leur décontextualisation. Ce qui crée un noyau figuratif de connaissances « personnalisées » (ex : le surmoi) ; et la naturalisation de ces informations (ex : assembler les éléments d’un puzzle). Ou processus qui comporte 3 phases au cours desquelles s’élaborent les RS, une construction sélective, une schématisation structurante et une naturalisation.

Pensée scientifique : Standardisée : sous contrainte, cadre fort, peu de liberté dans le fonctionnement. Cherche une forme de vérité (connaissances objectives). Applique les principes de rationalité et d’objectivité. Recherche des lois générales de fonctionnement. Progresse du général au particulier.

Pensée sociale : Cherche des connaissances pratiques. Enracinée dans l’expérience des personnes. Gestion des situations concrètes. Raisonnement focalisé sur le cas particulier. Recherche l’utilité sociale des inférences. Progresse du particulier au général.

Postulat : principe premier d’une démonstration.

Pratiques sociales : «  Ce sont des systèmes complexes d’actions, socialement investis (tous les membres du groupe) et soumis à des enjeux (particuliers) socialement (relations à l’intérieur du groupe) et historiquement (histoire du groupe, qui a un passé et éventuellement un avenir) déterminés ». C’est l’ensemble de conduites finalisées par tous les groupes sociaux.

Psychologie positive : rassemble toutes les théories qui permettent aux individus d’être heureux dans leur vie. On a constaté par des études que le bonheur dépend souvent du contrôle qu’on peut exiger dans les actions.

 

Représentation : est une projection, une fabrication qui nous donne une conception d’un fragment de réalité.

Représentations mentales : contenues idéiques qui nous permettent de nous figurer les objets auxquels nous pensons.

Représentations sociales : s’expriment dans le groupe. Les représentations sociales on s’en sert pour penser tous les jours (épistémologie), cette connaissance est approximative et par bien des côtés fausses. On acquiert bien des connaissances mais en même temps elles sont contingentes au monde que l’on considère culturellement défini, suivant le groupe sur une même question, les idées peuvent différer. Les représentations nous servent à élaborer une connaissance du monde dans lequel nous vivons, de plus elles sont fausses mais on y adhère. Les représentations sont les manières de nous figurer de ce qu’il en est de la réalité qui nous entoure. Les représentations sociales sont une schématisation du monde qui a un intérêt cognitif. Ce qui signifie donc qu’un groupe culturel à un autre on change les représentations. Les représentations sociales sont persistantes dans la vie courante. Les représentations sont souvent des préjugés. Les représentations sont donc très étroitement liées à notre culture et à notre environnement. Les représentations sont fausses, toutes les représentations sont fausses. Les représentations dépendent même de notre système perceptif. Les représentations sociales (RS) son présentes dans toutes les activités psychiques (épistémologie : théorie de la connaissance). Elles ont pour caractéristiques d’être partagé par beaucoup de personnes, c’est même constitutif de la culture. Il y a des spécificités culturelles définies par des RS pour certains espaces. Les représentations sociales sont à la fois individuelles et collectives : elles se créent et fonctionnent dans la dialectique individu/société. L’individuel et le collectif ça fait une base de savoir commun : elles sont partagées (influences mutuelles). Elles forment une base de savoir commune à des ensembles de personnes : on recherche des positions communes, une base commune, pour cela on s’influence les uns des autres, elles sont transmises (entre groupes et générations). D’une génération à l’autre.

Représentations individuelles : représentations mentales, s’élaborent dans l’esprit de chacun.

Représentations collectives : se présentent comme des : Systèmes de niveau sociétal (elles couvrent les domaines de la vie sociale (économique, politique, social, religieux) et sont en nombre limité), systèmes de pensée convergente (elles lient entre eux les membres de la communauté et les poussent à agir en harmonie les uns avec les autres), systèmes normatifs (elles exercent une pression constante sur les individus pour qu’ils agissent en conformité avec les normes sociales), systèmes Stables (formes de connaissance que rien ne peut affecter ou modifier), systèmes qui disparaissent avec le développement des sociétés. Elément psychologique culturellement construit qui permet à tous les représentants d’un groupe d’avoir accès au référent de ce groupe et de comprendre l’environnement. C’est le fait d’avoir certaines visions du monde environnant mais une vision qui n’est pas pareil du monde entier. → En simplifier, tout le monde n’a pas la même vision sur les choses.

 

Succès, échecs et proximité avec autrui : La nature de l’acte compte dans les attributions que nous faisons. Selon qu’un acte est positif ou négatif, gratifiant ou dévalorisant, favorable ou défavorable, les attributions vont changer.

Système central : donne son sens et sa cohérence à la RS. Il est Stable et rigide. Il est Consensuel. Le noyau est certes central mais il est difficile à faire changer. → Représentation individuelle.

Si modification dans ce système, on parle de transformation de la RS.

Système périphérique : comporte des éléments variables d’un individu à l’autre. Ces éléments sont de moyenne ou faible importance. Ils sont sensibles à la réalité extérieure. Le système périphérique permet l’adaptation de la RS à la nouveauté. Le système périphérique permet le filtrage de la réalité, d’accepter les changements et donc protège le système central. → Représentation collective.

Si modification dans ce système, on parle d’évolution de la RS.

Technique inductive : on doit répondre le plus vite possible par des groupes de mots, ou des mots ; du particulier au général.



12/07/2012
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