Cours de psychologie

Représentation et attribution sociale - cours

Psychologie Sociale

 

Représentation Sociale et Attribution Sociale

 

 

« Les représentations sociales » de Christine Bonardi.

Serge Moscovici  - « La psychanalyse et son public ».

Jodelet Denise – « Les représentations sociales » - « Folies et représentations sociales ».

Jean-Claude Abric – « Pratique sociale et représentation ».

Anne Sberber –  « La contagion des idées ».

Putman Hillary – « Représentation et réalité ».

Mannoni Pierre – « Les représentations sociales ».

 

 

I. Représentation sociale.

 

 

Les représentations sont un vieux sujet : « Qu’est-ce que la réalité ? ».

→ Que sont les objets et les êtres qui nous entourent dans leur vérité intrinsèque ?

Il y aurait donc des êtres vrais et d’autres qui ne le sont pas → des apparences.

 

Platon → ex : mythe de la caverne. Prendre pour vrai les objets qui apparaissent, alors que ce ne sont que des apparences.

L’interrogation philosophique est de faire un effort pour essayer d’établir une distinction entre l’être et le paraître.

→ Quel est le monde dans lequel je vis ? Quelle y est ma place ? Quel rapport je dois avoir avec les autres ?

 

Au risque même de m’y tromper je dois répondre. Les représentations ne sont pas vraies, elles doivent nous faire connaître un certain type de monde, on ne se rend pas compte que certains types de monde sont erronés, qu’on prend pour réels des choses alors qu’en fait elles sont basées sur des hypothèses, des croyances.

Le fait que dans une reconnaissance de raciste on refuse de reconnaître l’identité de certaines personnes amène une personne à avoir des idées dangereuses.

 

Tous les siècles ont eu les mêmes problèmes, la manière de considérer que les choses sont ce qu’elles sont.

 

Schopenhauer (XIXième siècle) → père du concept de l’absurde.

Durkheim, docteur français, il publia « Représentation individuelle et représentation collective ».

 

Parler des représentations sociales n’est pas tout, il y a aussi des représentations individuelles → représentations mentales. Ces représentations individuelles s’élaborent dans l’esprit de chacun, alors que les représentations sociales s’expriment dans le groupe.

Les représentations sociales on s’en sert pour penser tous les jours (épistémologie), cette connaissance est approximative et par bien des côtés fausses.

On acquiert bien des connaissances mais en même temps elles sont contingentes au monde que l’on considère culturellement défini, suivant le groupe sur une même question, les idées peuvent différer.

 

Les représentations nous servent à élaborer une connaissance du monde dans lequel nous vivons, de plus elles sont fausses mais on y adhère.

Les représentations sont les manières de nous figurer de ce qu’il en est de la réalité qui nous entoure.

Les représentations sociales sont une schématisation du monde qui a un intérêt cognitif.

Ce qui signifie donc qu’un groupe culturel à un autre on change les représentations.

 

Les représentations sociales sont persistantes dans la vie courante. Les représentations sont souvent des préjugés.

Les représentations sont donc très étroitement liées à notre culture et à notre environnement.

Ex : Dans notre société, la vieillesse est une déchéance, dans d’autres cas le vieillard est la sagesse.

 

Les représentations sont fausses, toutes les représentations sont fausses. Les représentations dépendent même de notre système perceptif.

 

I. Les représentations dans les sciences sociales :

    1. Les Représentations collectives (Durkheim).

       Travaux sociologiques contemporains.

    2. Particularités psychosociales de la notion de représentation (Moscovici, 1961).

II. Les représentations en psychologie sociale :

    1. Contenu et Définitions.

    2. L’environnement communicationnel.

    3. Construction d’une représentation sociale.

III. Méthodes d'étude des représentations sociales :

    1. Etudes de terrain.

    2. Approche structurelle des représentations.

    3. Approche expérimentale de la transformation des représentations sociales.

 

1. Les représentations dans les sciences sociales.

 

a. Les représentations collectives :

 

Pour Durkheim, les Représentations collectives se présentent comme des :

   - Systèmes de niveau sociétal : elles couvrent les domaines de la vie sociale (économique, politique, social, religieux) et sont en nombre limité.

   - Systèmes de pensée convergente : elles lient entre eux les membres de la communauté et les poussent à agir en harmonie les uns avec les autres.

   - Systèmes normatifs : elles exercent une pression constante sur les individus pour qu’ils agissent en conformité avec les normes sociales.

   - Systèmes Stables : formes de connaissance que rien ne peut affecter ou modifier.

   - Systèmes qui disparaissent avec le développement des sociétés.

 

Pour les sociologues contemporains :

A travers l’étude des Groupes (formels et informels), au niveau de la socialisation dans les groupes (partage de valeurs, normes, idées), les représentations collectives d’une société transparaissent.

C’est donc en connaissant les fonctionnements des groupes que l’on pourra de proche en proche remonter aux représentations collectives de la société (pour les connaître).

 

b. Particularités psychosociales de la notion de représentation (Moscovici, 1961) :

 

En psychologie sociale on considère que les représentations sont des structures caractérisées par :

   - Leur évolution dans le temps : il faut en retracer les origines et l’évolution car ce sont des systèmes changeants.

   - Leur mobilité et leur diversité : elles concernent des objets restreints et sont portées par des groupes.

   - Leur dépendance envers les communications sociales.

 

2. Les représentations en psychologie sociale :

 

a. Contenu et Définitions :

 

Avant :

                - Anthropologie.

                - Sociologie.

                - Représentations individuelles :

Psychologie cognitive : connaissances stockées en mémoire.

Quelques soit la discipline, on a deux définitions.

 

Le contenu :

 

Aspect cognitif :                                                                

   - Informations/connaissances.       

   - Images.

   - Opinions.

   - Attitudes.

   - Normes et valeurs.

   - Croyances.

 

Aspect systémique :

   - Logique et organisation propres.

 

Définitions :

 

Les représentations sociales (RS) son présentes dans toutes les activités psychiques (épistémologie : théorie de la connaissance).

Elles ont pour caractéristiques d’être partagé par beaucoup de personnes, c’est même constitutif de la culture. Il y a des spécificités culturelles définies par des RS pour certains espaces.

Les représentations sociales sont à la fois individuelles et collectives : elles se créent et fonctionnent dans la dialectique individu/société. L’individuel et le collectif ça fait une base de savoir commun : elles sont partagées (influences mutuelles).

Elles forment une base de savoir commune à des ensembles de personnes : on recherche des positions communes, une base commune, pour cela on s’influence les uns des autres, elles sont transmises (entre groupes et générations). D’une génération à l’autre.

Les différents groupes humains n’ont pas les mêmes manières de connaître les gens qui les entourent.

Les RS sont très attachés à un groupe qui les utilise pour essayer de les comprendre et en même temps elles servent de moyen de communication car dans le groupe en question, ils sont susceptibles de communiquer grâce à ce matériel psychique car tout le monde en a « hérité ».

→ C’est le fait d’acquérir les référents culturels de son groupe. Cela nous permet de comprendre ce qui se passe autour de nous (actes, pensées).

 

Il y a une partie des représentations qui sont très tenaces et difficiles à détruire. Elles sont souvent liées à des déterminismes sociaux et par ce qu’une société nous impose (normes, valeurs) : elles orientent nos comportements. Ces représentations sont des constructions très concrètes puisqu’elles agissent sur nos comportements en agissant d’une manière ou d’une autre.

Les conséquences sont importantes car on va adhérer à ce que ce système de représentations va nous faire voir. Suivant la culture de référence, on aura une manière différente de décompenser.

 

Il est important aussi de savoir que les RS ne sont néanmoins en aucune manière des matériaux psychiques fiables.

→ Ce n’est pas parce qu’elles sont généralisées qu’elles sont « vraies ».

Les travaux sur cela sont nombreux et on ne parlait de RS mais de représentations mentales et de représentations collectives.

 

Une représentation : est une projection, une fabrication qui nous donne une conception d’un fragment de réalité.

Toutes les sciences sociales considèrent que le réel n’a pas de consistance, le réel tel que nous le voyons est filtré par toutes les connaissances que nous avons emmagasinées.

 

Représentations mentales : contenues idéiques qui nous permettent de nous figurer les objets auxquels nous pensons.

Un des buts de la pensée est d’arriver à former une représentation de l’objet dont on parle. Quand on communique avec quelqu’un, on lui donne assez d’informations pour qu’il puisse construire une image mentale de cet objet.

Les psychologues (autres que les sociaux) utilisent la notion de représentations mentales lorsque par exemple ils invitent leur patient à raconter leur rêve ou à quoi une chose les fait penser.

Les RS ont la particularité de ne pas être attaché à un esprit mais être un matériel psychique partagé. Elles sont socialement construites.

 

Représentations collectives : aujourd’hui, la psychologie officielle identifie un objet d’étude qu’on appelle RS. Elément psychologique culturellement construit qui permet à tous les représentants d’un groupe d’avoir accès au référent de ce groupe et de comprendre l’environnement. C’est le fait d’avoir certaines visions du monde environnant mais une vision qui n’est pas pareil du monde entier.

→ En simplifier, tout le monde n’a pas la même vision sur les choses.

 

Toute représentation a :

                - une partie sociétale (qui vient de la société).

                - une part individuelle (propre à chaque personne).

                - une part groupale (une personne qui nous vient de nos fréquentations, amis etc).

 

Les représentations sociales sont :

    - Des structures multidimensionnelles.

    - Redevables de conceptions idéologiques d’une société.

    - Connectées à des préférences explicatives.

    - Affectées par les normes sociales et institutionnelles.

    - Liées aux pratiques.

 

Les représentations sont des constructions subjectives, plus ou moins stables, ce qui signifie qu’on ne doit absolument pas les juger.

 

On exclut de les juger : de rechercher le vrai et le faux, le rationnel et l’irrationnel, le logique et l’illogique ou le niveau d’information.

 

Eléments de définition : 

    - Forme de connaissances naturelles qui permet de construire du sens, qui nous fournissent, nous donnent des cadres pour interpréter tout ce qui se passe autour de nous au quotidien.

    - Une représentation est toujours représentation de quelque chose (un objet) pour quelqu’un (un individu ou un groupe). La RS est avec son objet un rapport de représentation par rapport à une symbolisation. Une RS est toujours rattachée à un objet ou à un fragment d’une réalité. Ce quelqu’un est soit un individu, soit un groupe. On peut donc travailler sur les conflits entre les groupes. Avoir une RS peut être une base contre des opinions (racisme, etc.). On fabrique ces représentations pour comprendre le monde, résoudre les problèmes qui s’y posent et qu’on nous pose, s’y adapter et comment s’y conduire (maîtrise de notre environnement) : Jodelet (1989). Elle apparaît comme une forme de savoir pratique (qui sert d’outils commodes → relayant un sujet à un objet). Cela signifie que l’objet en question devient objet pour le sujet en question seulement pour une raison. Elle lui confère des significations. Forme de savoir, la représentation se présentera comme une mobilisation de l’objet (que l’on peut s’en servir).

On peut travailler sur de nombreux éléments qui nous entourent (ex : maladie, progrès scientifique, la culture etc.).

Quel que soit l’objet, je vais étudier quelles vont être les constantes.

    - Une RS fonctionne comme une théorie (dans la science sauf que c’est beaucoup plus concret). Cela signifie que ça doit nous permettre de nous dire comment ça marche, ça décrit une réalité et ça doit nous l’expliquer (raison d’être, fonctionnement etc.).

    - Une RS nait dans les communications à travers la dialectique individu/société (tantôt dans un sens, tantôt dans l’autre).

    - Moscovici (1961) : Ensemble de concepts, d’énoncés et d’explications (ou théories de sens commun) qui ont leur origine dans la vie sociale et les communications.

 

La RS apparaît comme un passage intermédiaire entre le psychologique et le social. Elle favorise à travers le même signifiant (mots, images), elle contribue à un capital cognitif commun. Elle favorise les échanges entre les acteurs sociaux et régule leur rapport.

 

Les RS sont socialement élaborées et sont des instruments d’élaboration sociale.

→ Elles sont produites par un groupe social, on ne les a pas découvertes toutes faites, pas de concepts universels.

Une représentation sociale apparaît correspond à l’objet ou à un ancien objet.

Ex : la mort, qui change de sens avec le temps.

→ Une fois élaborée, elles agissent et déterminent le comportement des gens et la pensée sociale. Elles peuvent contribuer à des pratiques sociales.

 

Exemple : Représentation sociale de l’intelligence :

 

(Mugny et Carugati, (1985)).

 

Lorsque l’élève est considéré par les professeurs comme brillant en mathématiques, il est aussi déclaré : doué du point de vue cognitif (créatif, synthétique, etc.), peu communicatif,  respectueux des règles, très organisé  et issu d’une bonne famille.

Lorsque l’élève est considéré comme brillant en langue, il est aussi déclaré : Avoir de larges aptitudes cognitives, qui lui sont assurées par son milieu social favorisé.

Lorsque l’élève est considéré comme brillant en dessin, il est aussi déclaré : D’un milieu d'origine pas nécessairement aisé, "pas bête", plutôt indiscipliné, équilibré et assez sociable.

 

Médiocre : il manque d'instruments cognitifs.

Médiocre en mathématique et en langue : profil inverse de l'enfant brillant.

Médiocre en dessin : déclaré peu équilibré et issu d'un milieu social et culturel élevé.

 

b. L’environnement communicationnel :

 

Niveau sociétal :

 

0 : hypothèse.

→ Objet (Dans une société nouvelle, il y a un objet nouveau qui apparait).

→ Construction (On va regarder comment ça se construit (processus de construction).

→ Contenu.

 

Un objet nouveau s’est créé. Ce sont les médias qui transmettent les objets au début.

 

Trois phénomènes sont à l’œuvre pour la création d’une RS (Moscovici, 1961). Pour arriver à construire des représentations à partir de l’objet nouveau, il faut selon Moscovici, qu’il se produise trois phénomènes :

   - Dispersion de l’information (que l’information puisse circuler donc il en faut un certain nombre, il faut qu’il y en ait beaucoup sur l’objet → informations abondantes).

   - Focalisation : certains individus vont sélectionner des informations en fonction de nos centres d’intérêts → sélection de certaines informations.

   - Pression à l’inférence (mais la sélection doit se faire en fonction de la pression de l’inférence, les autres jouent un rôle dans mon tri, je vais garder des informations que je vais pouvoir partager avec eux → choix des informations en fonction de l’entourage).

 

Ex : le SIDA → comment se sont faites ces RS du SIDA du côté du public (Morin, 1994, 1999), il a étudié comment ça s’est transmis, dispersé.

   - 1987 en France : ce sont les médias qui commencent à disperser l’information. Les gens en parlent différemment, donc de vraies et de fausses informations diffusent du vrai et du faux. Dans le doute, ils font circuler beaucoup d’informations. Même les experts ne sont pas d’accord entre eux.

Du côté du public, le sida apparait comme un mal étrange (inconnu) qui fait peur (on ne sait pas le guérir), ce qui laisse place aux interprétations. Quand les gens ne savent pas ou qu’ils manquent d’informations, ils comblent avec leurs interprétations.

Une fois cela fait :

→ Exemple de Genèse d’une représentation : Le Sida (Jodelet, 1989 ; Morin, 1994, 1999).

Deux orientations représentationnelles ont été mises en évidence :

1/ Orientation sociale et morale : Mode de transmission et porteurs du virus. Remèdes à la maladie : les valeurs traditionnelles :

Les porteurs du virus étaient étiquetés : homosexuels et drogués, ce qui a mis en tête, l’idée que c’était une punition divine (pour mauvaise conduite). Le remède c’est la valeur traditionnelle : le mariage, l’abstinence etc.

Mais la maladie est devenue une forme de stigmate social.

La maladie stigmate social

2/ Orientation biologique : Modalités de contamination, Principe de protection, Contagion :

Les gens s’intéressent beaucoup aux modalités de contamination (comment peut-on être contaminer par ce virus, afin d’appliquer un principe de protection (comment s’en protéger), contagion.

La maladie exclusion

Tout le monde se méfie !

 

c. Construction d’une représentation sociale :

 

Ex : la naissance des RS de la psychanalyse en France dans les années 1950 (Moscovici, 1961).

Il a regardé comment se sont formées une ou plusieurs représentations de la psychanalyse au fur et à mesure des années.

En tant que discipline scientifique elle existait déjà, elle était même déjà utilisée par les Américains.

En France, ce n’est plus une discipline mais un objet nouveau, elle va devenir importante dans notre quotidien. Il va regarder comment ce savoir scientifique va devenir un savoir au sens commun.

Les premiers sont les médias, ils vont la diffuser (élargir le champ de cette discipline), on peut le remarquer dans le vocabulaire, les concepts deviennent des mots qui s’emploient dans des situations complètement anodines.

Chacun y va de son appropriation et directement il y a des jugements et des évaluations.

 

Deux processus contribuent à la formation et la transformation des représentations sociales :

1°/ L’objectivation : rend compte de comment un individu va s’approprier les informations qui circulent, celles auxquelles il s’intéresse. Elle comporte deux phases distinctes :

- la sélection par l’individu des informations de l’environnement et leur décontextualisation. Ce qui crée un noyau figuratif de connaissances « personnalisées » (ex : le surmoi).

- la naturalisation de ces informations (ex : assembler les éléments d’un puzzle).

On reprend l’exemple : la représentation sociale de la psychanalyse (Moscovici, 1961) Vision globale de la psychanalyse après objectivation :

 

 

On a les termes suivants qui sont retenus : inconscient et conscient, entre les deux il y a le refoulement qui va donner lieu au complexe.

Représentations objectivées de la psychanalyse (exemples) :

   - La psychanalyse est l’étude de la vie humaine, une technique de connaissance de la personne.

   - C’est un nouveau système américain qui consiste à faire coucher les gens dans une pièce sombre et à leur faire raconter leurs rêves.

   - C’est une invention moderne qui veut faire croire aux gens que s’ils ont mal c’est qu’ils ont été malheureux autrefois.

   - C’est pour guérir des maladies qui ont un mélange du conscient avec l’inconscient.

   - C’est un traitement pour enlever aux gens leurs complexes.

2°/ L’ancrage qui assigne un sens aux informations objectivées en les intégrant au système des catégories que l’individu possède déjà (enracine la représentation dans notre vécu quotidien).

Il y a enracinement de la représentation dans la réalité quotidienne par :

A : comparaison des informations sélectionnées avec des prototypes ou modèles antérieurs.

Comparaison avec ce que l’on connaît déjà.

Exemple de la RS de la psychanalyse : « Le psychanalyste est proche du médecin, du guérisseur, du prêtre…. ».

B : Insertion de l’objet représenté dans le système des catégories déjà présent.

Exemple de la RS de la psychanalyse : Psychanalyste  = médecin de l’âme ; Psychanalyste  = confesseur.

 

Une fois que l’on a classé l’objet, que l’on a fait une représentation, on a un système d’interprétation de ce fragment de la réalité (qui va me permettre d’interpréter la réalité). Par la suite, je vais adopter un comportement spécial avec cette personne en fonction des RS que je me suis fait de cette personne. Je vais défendre ma RS et garder le début de cette RS en tête.

 

L’objectivation : processus qui comporte 3 phases au cours desquelles s’élaborent les RS, une construction sélective, une schématisation structurante et une naturalisation.

Comment une RS devient une image mentale ? On élabore un objet particulier et là l’esprit choisit d’élaborer cet objet-là plutôt qu’un autre.

Les faits humains (mentaux, actes) s’effectuent à l’intérieur d’un certain cadre donné, un fait psychique ou un événement s’élabore, c’est-à-dire que les éléments qui participent à ce contexte jouent un rôle car ils le conditionnent, il n’y a pas de faits mentaux qui émergent.

Les éléments du contexte créent des événements de la pensée et lui donnent ses caractéristiques.

L’idéologie est le produit de différents éléments conjecturels.

Quand une idée nous vient à l’esprit, on la partage (ou non) avec les autres. Un fait se passe, c’est toujours les facteurs de contexte, leur combinaison qui joue un rôle essentiel sur nos RS.

Ex : la mort. Même cette représentation est datée car cela varie en fonction des moments, on ne la représente pas aujourd’hui comme on le faisait il y a 200 ans.

Le même phénomène donne lieu à des interprétations différentes en fonction du moment.

C’est aussi un schéma (→ pas très élaborée) et naturalisé dans le sens où elle est dans un contexte définie).

 

L’ancrage : il assure l’enracinement de la représentation avec les valeurs cognitives particulières qu’elle revêt.

Quand on échange avec autrui, on utilise des références, des images, des émotions, des sentiments, et l’autre comprend cela.

 

Les RS sont une connaissance vulgaire. Elles peuvent être dangereuse, par exemple dans un contexte idéologique, ce qui aboutie à une rigidité autour du contexte sociale qui donne le fanatisme.

Tout se caractérise par le doute. Les RS ne sont pas des pensées sociales fiables.

 

 

Le contenu d’une représentation :

    - Aspect cognitif : c’est le contenu :

          + Informations / connaissances (dit ce qu’est l’objet, à quoi il sert, il y en a un nombre extrêmement variable).

          + Images (sociales) (c’est ce que l’on a choisi de donner à un objet, ce sont les propriétés que l’on donne à un objet) (ex : du Psychanalyste, du Philosophe etc.).

          + Opinions (idée, interprétation, jugement) (ce que je partage avec les gens).

          + Attitudes (système construit à partir d’un ensemble d’opinions qui concernent toutes les dimensions de l’objet, il y a une dimension d’évaluation).

          + Normes (règles imposées par la société, c’est le parce que) et valeurs (explications qui va avec la norme, explique le pourquoi de la norme).

          + Croyances (prise de position d’une personne qui tient pour vrai quelque chose mais qui a du mal à prouver que ce quelque chose est vraie) quand j’y adhère, c’est pour moi une vérité, quand c’est « faux » c’est une croyance).

    - Aspect systémique : logique propre :

          + Tous les points du dessus on a une logique et un langage particulier, ils sont tous reliés entre eux, ce qui forme un système. Une fois que l’on a tous ces points, on va regarder comment elles se forment → on va regarder comment on les étudie.

 

3. Méthodes d'étude des représentations sociales.

 

Comment étudie-t-on une représentation ?

1 - approche globale :

On choisit un objet que l’on va étudier, on ne se donne pas de limites, on creuse aussi profond que possible, je m’intéresse à l’objet et je m’intéresse au maximum.

2 – contenu et structure (des R) :

Comment c’est organisé ?

3 – transformation expérimentale :

On transforme les R, on peut avoir besoin qu’elle évolue au lieu de la laisser se développer.

 

Puisque c’est compliqué, on ne peut pas utiliser qu’une seule méthode (il faut appliquer la pluri méthodologie). Ensuite, l’approche globale demande beaucoup de travail, on doit chercher ce qu’il y a dedans (son contenu et l’organisation de son contenu). On va la  regarder fonctionner au quotidien (regarder comment elle fonctionne dans le groupe que l’on étudie).

On va se demander à quoi sert-elle dans la vie quotidienne ?

Pour y répondre, il faut aller sur le terrain (et pas au laboratoire et ni faire de théorie).

C’est donc une approche coûteuse (elle prend du temps).

 

a. Etudes de terrain :

 

Questions qu’on se pose : Que contient la RS d’un objet ? Comment est-ce qu’elle fonctionne ? A quoi sert-elle dans la vie quotidienne ?

 

On étudie les liens Représentations sociales/pratiques.

 

Ex : la RS de la folie (Jodelet, 1989).

Il s’agit d’une approche de terrain très globale.

Méthodologies utilisées : observation (participante ou non), analyse de documents (statistiques, journaux…), entretiens plus ou moins directifs, questionnaires.

Résultats obtenus : une représentation de la maladie mentale et une catégorisation représentationnelle des malades.

 

Holi et représentation sociale :

Les objets que l’on travaille sont des objets auxquels de nombreuses populations sont concernées. Mais on travaille dans des groupes bien définis. Jodelet a cherché une population qui était à la fois concernée par la maladie mais aussi qui en avait des savoirs.

Antérieurement, et ce à plusieurs reprises, on a tenté de réinsérer dans la société des personnes victimes de maladies mentales.

→ Réinsertion des malades dans des familles d’accueil (dans 13 communes). Jodelet s’est donc orientée vers ces personnes confrontées aux malades mentaux dans leur quotidien.

Etude de la RS de la folie dans une population au contact quotidien de malades mentaux.

 

En faisant cette étude, Jodelet s’attend à une RS :

   - Informée (savoirs scientifiques, étant donné que ça fait plusieurs années qu’ils sont en contact avec des malades).

   - Ancrée dans le réel (pratiques de contact, de rapport, de communication) (et non une représentation abstraite).

   - Valeurs d’ouverture, tolérance (tolérer la différence) (de plus, en 1975, Mai 68 n’était pas loin  Révolution qui a libéralisé les mœurs etc.).

   - Représentation sociale évoluant avec les savoirs médicaux.

 

Méthodologie de base :

   - Observation participante (je vis à la fois avec une personne, partage interagit avec la population mais je reste en même temps un touriste scientifique, qui se permet de poser des questions) ou non (on se met un peu en retrait, on coche et on note dans la grille d’observation).

   - Analyse de documents / documentaires (statistiques, journaux locaux…).

   - Entretiens plus ou moins directifs (personnel) :

         + Non directif : une question que l’on pose à une personne et on la laisse totalement libre dans sa réponse après (ex : Quel mode de vie avez-vous ?) elle organise son discours comme elle le veut.

         + Directif : je veux que mon interlocuteur me parle de ça, ça et ça, je pose toutes les questions qui m’intéressent.

Jodelet a utilisé cette méthode au sein des familles d’accueil mais aussi avec les personnels.

   - Questionnaires.

 

Toute son étude lui a pris 4 ans. Il y avait pratiquement 1 000 malades mentaux pour 473 familles d’accueil. Au bout de ces quatre années d’étude, elle est capable de nous parler des RS de la maladie mentale et si ses hypothèses s’avéraient vraies.

Elle remarque, qu’elle retrouve partout une sorte de gros système. Sur les 13 communes, il y a les mêmes représentations sociales, articulées autour de la RS de la maladie mentale articulée autour de la RS du contact avec les malades.

Les personnes d’accueil sont bien documentées (les traitements etc.), sur la maladie. Mais le canal d’une génération à une autre domine, autrement dit, les personnes se sont transmises des expériences au fur et à mesure des générations. Quel que soit l’âge et le niveau des personnes, les individus disent au sujet des malades « Ils sont malades » et non « ils ont une maladie ». Cet effet rajoute des symptômes aux malades, qui devraient être médicaux mais qui sont sociaux et moraux !

 

Représentation de la maladie :

 

Pour le reste, c’est différent, la différence se joue dans le cerveau (tout ce qui renvoie à la culture, à l’apprentissage. C’est le lieu d’une certaine activité, c’est par là que l’on acquiert des connaissances). Et les nerfs renvoient à la nature.

→ Ces 2 aspects diffèrent chez les malades mentaux et chez les familles d’accueil.

Il va y avoir une sorte de classification de la représentation de la maladie mentale.

 

 

Typologie des malades :

 

On sait que notre cerveau exerce une activité sur notre activité intellectuelle. L’être humain ne nait pas avec un cerveau déjà développé mais avec un cerveau qui se forme et croit en volume dans le temps. Certains disent alors que ce malade a le cerveau qui a arrêté de se développer et que par conséquent, il est « innocent » → « l’innocent » (dans le schéma).

On considère ce genre de malade que l’on appelle « innocent » comme un enfant. Or, on sait comment s’occuper des enfants, donc on sait aussi s’occuper de ce malade. « L’innocent » ne fait pas peur, on le laisse s’approcher des enfants, on trouve qu’il est sympathique. On va donc le laisser dans cette situation et ne pas chercher à développer ses capacités puisque l’on sait qu’il fonctionne comme un enfant.

 

Pour ce qui est des nerfs, la représentation de la maladie mentale va suivre ceci :

    - « Le maboul », c’est la caractéristique la plus archaïque. Cette fois-ci, c’est la motricité qui ne va pas, c’est pourquoi on dit qu’« il a des problèmes moteurs ».

    - L’épileptique : on le considère comme dangereux. Il fait peur. C’est pour cela qu’on l’éloignera tout le temps des enfants (on a peur de la crise, crise que l’on ne peut pas prévoir. On est tout le temps exposé à la crise).

    - « Le gars de cabanon » : le gars qu’il faut enfermer. Il fait extrêmement peur, c’est une grande menace pour l’identité sociale (l’identité sociale est ce qui caractérise et définit un groupe, elle dit notamment que ceux qui accueillent les fous, sont aussi des fous). « Il n’y a pas de signes extérieurs qui montrent qu’il est malade mais il a des lueurs dans ses yeux » → intelligence forcée ! On lui imagine un portrait criminel et on le considère comme dangereux.

 

Toute cette représentation renvoie à soit l’innocence, soit au mal / à la méchanceté (qui comporte trois degrés).

 

 

La représentation du concept / pratiques et RS :

 

L’étude montre que ces malades mentaux ont traitement à part, séparation plus que fusion ou intégration = les malades ont une nature autre, il faut donc les traiter à part, différemment des gens « normaux ».

Les familles qui ont des moyens ou des terrains, logent les malades mentaux à part (comme dans une pièce éloignée de la maison). On leur fait le linge, on leur donne à manger, on fait leur vaisselle mais à part !! Il y a tout un ensemble d’interdits (ex : pas dans la chambre des enfants). Le malade a sa propre chambre, un coin tel qu’une table, un endroit pour lui, dans une partie de la pièce. Seuls 10% des malades mentaux sont invités aux anniversaires. Il faut savoir les contrôler, les éduquer et les manipuler. Il y a des règles à respecter, ils doivent les obéir.

On ne parle pas avec son voisin comme on parle avec un malade mental. Il y avait donc des communications fonctionnelles (fais ça, fais ça).

Les personnes estiment, que lorsque que ce sont les nerfs qui déconnent, c’est une affaire d’hérédité, de gênes. La transmission de la maladie se ferait par voie sanguine. C’est pour cette raison, que leur fait tout à part. C’est articulé autour de la face cachée de la RS de la folie.

 

 

 

La face cachée de la RS de la folie :

 

Cette politique de dénis marche pour tout ce qui est liaison (avoir des enfants, être en couple, s’afficher → exclusion). On ne parle pas de l’éventuelle sexualité d’un habitant et d’un malade mental. Il y a donc un réel tabou entre le mélange de la personne normale et le malade mental.

 

Observation des pratiques de séparation/ségrégation

Questions sur la signification des pratiques

Réponses : mêmes pratiques pour malades et villageois même si mise en œuvre séparée

Peur archaïque : la contagion.

 

b. Approche structurelle des représentations :

 

Questions qu’on se pose :

Comment les éléments composant le contenu d’une représentation sont-ils ordonnés pour former un système cohérent et logique ?

Une RS est-elle un système clos ou un système ouvert sur le monde ?

Quel est le système des échanges représentation/monde ?

 

Méthodes utilisées :

Méthodes majoritairement quantitatives : Questionnaires, associations à un mot inducteur, classements de termes ou de propositions.

    - Questionnaires :

           + Utiles pour travailler sur le contenu et la structure d’une représentation.

    - Choix multiples (choix et / ou classements de termes ou de propositions).

Ex : à quoi vous pensez et on vous donne des groupes de mots, on aide la personne à se creuser la tête.

           + Simple d’usage, avec des propositions négatives, positives ou neutres (choix et rejet de position).

    - Association à un mot inducteur :

           + Utilisée ++ en clinique psychiatrique, on pose une question à une personne (ex : à quoi vous fait pensez… ?).

           + On doit répondre le plus vite possible par des groupes de mots, ou des mots → technique inductive (certains disent que ce qui est prononcé en premier, est le plus important pour la personne qui le dit).

           + C’est une technique rapide par rapport à l’approche globale.

→ Première vision de l’objet.

On va faire une hypothèse, un postulat.

 

Postulat :

RS partagée par un groupe.

Cela suppose : de travailler sur une population « homogène », que l’objet soit le centre d’intérêt et porteur d’enjeux pour le groupe, qu’il n’y ait ni interdits ni restrictions à son sujet sinon la réponse risque d’être mauvaise et la vision très stéréotypée, que les responsables du groupe n’interviennent pas de manière directive.

 

La théorie du noyau central :

Dans toutes les RS, il y a deux dimensions :

                - dimension centrale / système central.

                - dimension périphérique / système périphérique.

On va donc commencer par trouver son système central.

 

Quelle que soit la nature des éléments d’une RS, son contenu est toujours organisé autour d’une signification centrale. Les autres éléments de la RS en dépendent directement sont des éléments périphériques :

    - Le système central donne son sens et sa cohérence à la RS. Il est Stable et rigide. Il est Consensuel.

→ Représentation individuelle.

Le noyau est certes central mais il est difficile à faire changer.

    - Le système périphérique : comporte des éléments variables d’un individu à l’autre. Ces éléments sont de moyenne ou faible importance. Ils sont sensibles à la réalité extérieure. Le système périphérique permet l’adaptation de la RS à la nouveauté.

→ Représentation collective.

Le système périphérique permet le filtrage de la réalité, d’accepter les changements et donc protège le système central.

 

Modalités d’étude d’une RS :

On postule que c’est la réalité externe, par le moyen des pratiques nouvelles, qui est à l’origine des transformations d’une RS.

On travaille donc sur le contenu de la RS, les pratiques sociales et on effectue des comparaisons entre groupes.

 

 

La zone périphérique représente la nouveauté, la dynamique, tout ce qui bouge autour de nous.

 

Les objets étudiés sont plus concrets que l’approche globale. Tant que ça n’atteint pas la zone centrale, il n y a pas de changements et donc la représentation ne prend pas forme.

Cette approche marche pour des objets bien concrets et non affectifs.

 

On peut avoir plusieurs objectifs dans une recherche :

    - Découvrir comment s’organise la représentation (éléments centraux + éléments périphériques).

    - On va s’intéresser à l’évolution au fil du temps, c’est une approche longitudinale avec un même groupe et un même objet.

 

On peut comparer les représentations de plusieurs groupes : on va s’intéresser à la réalité extérieure : qu’est-ce-qui vient de la réalité extérieure et qui va transformer la représentation ?

On peut s’intéresser aux comportements, aux liens entre RS et les pratiques.

 

 

Qu’entend-on par pratiques sociales ?

«  Ce sont des systèmes complexes d’actions, socialement investis (tous les membres du groupe) et soumis à des enjeux (particuliers) socialement (relations à l’intérieur du groupe) et historiquement (histoire du groupe, qui a un passé et éventuellement un avenir) déterminés ».

C’est l’ensemble de conduites finalisées par tous les groupes sociaux.

 

Liens pratiques/RS :

En théorie : toute transformation des pratiques d’un groupe modifie leur RS de l’objet et corrélativement, toute transformation de la RS de l’objet entraine une modification des pratiques y correspondant.

 

Exemple : La fonction d’infirmière (Guimelli et Jacobi, 1990 :

Les pratiques nouvelles (modifications de la fonction par la législation) transforment la RS de la fonction d’infirmière.

Coexistent donc deux représentations attachées soit au champ traditionnel (exécution des actes prescrits par le médecin) soit au champ du « rôle propre » (spécificité de la profession d’infirmière).

Population de l’étude : infirmières en poste dans les hôpitaux et développant soit le rôle traditionnel soit le rôle propre.

 

 

Champs d’applications des soins :

                - Champ traditionnel : exécution des actes prescrits par le médecin.

                - Champ du « rôle propre » : spécificité de la profession d’infirmière.

→ Définir tout un ensemble de compétences qui sont surtout au niveau relationnel. Cela les éloigne du titre de simples exécutantes du médecin.

 

Questionnaire de caractérisation « Rôle prescrit » :

   - exécuter fidèlement les prescriptions médicales.

   - surveiller étroitement les résultats des traitements.

   - expliquer à un patient une technique chirurgicale.

   - pouvoir effectuer les soins médicaux d’urgence.

   - être performant dans les techniques chirurgicales de pointe.

   - être bien intégré dans une équipe soudée.

 

 

Questionnaire de caractérisation « Rôle propre » :

    - savoir conduire des entretiens auprès des malades.

    - disposer d’une marge d’initiatives satisfaisante.

    - participer à la formation des élèves et personnels auxiliaires.

    - participer efficacement à l’éducation des malades.

    - pouvoir considérer le malade comme une entité.
    - pouvoir déléguer des soins aux aides soignants et les coordonner.

 

 

Observations :

a) les infirmières astreintes au rôle classique ont un système central de représentation organisé autour du rôle classique (prescriptions médicales, techniques chirurgicales, traitements, soins, diagnostics).

b) Les infirmières pratiquant le rôle propre ont une représentation organisée autour d’éléments liés à ce même rôle (entretiens avec les malades, marge d’initiatives, formation des élèves, éducation des malades).

 

Conclusions :

a) Quand les informations ou les pratiques sont en contradiction avec la RS, soit il y a rejet des informations ou pratiques, soit il y a transformation de la RS. Cette transformation peut être soit progressive (comme dans le cas de la fonction d’infirmière) soit brutale (avec dans ce dernier cas, formation de schèmes étranges à l’intérieur de la RS).

b) Les représentations de divers objets peuvent former entre elles des réseaux plus ou moins intriqués (exemple : les RS de l’emploi, du travail et du métier).

 

Quel genre de pratiques peut changer une RS ?

Que se passe-t-il quand on nous donne des infos qui ne nous correspondent pas ?

 

 

Ex : interdiction de chasser le lapin car il y’en a de moins en moins. Les chasseurs étaient donc obligés d’appliquer de nouvelles pratiques. Or,

                - quand nous n’aimons pas → on rejette.

                - et quand on n’a pas le choix → obligation d’accepter.

 

Les pratiques sont complètement en contradiction avec la RS.

Ex : une loi ne peut pas se contourner longtemps.

 

Transformation brutale : schème étrange (Domo, 1982) :

   - Rappel du normal : Grenier à mil protégé par ancêtres.

   - Désignation de l’élément étranger : Riz.

   - Affirmation d’une contradiction : Pas trop de riz dans grenier à mil.

   - Rationalisation de la contradiction : Sinon il explose.



12/07/2012
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