Cours de psychologie

Relations humaines - TD

I. TD 1.

 

 

Relation entre moi et l’autre (ou autrui). Et à partir de 2 partenaires, on peut avoir une relation sociale donc une situation sociale.

De relation on en tire la notion de lien. Et ce lien est de nature sociale.

La notion de psychologie sociale repose sur un rapport à l’autre, on n’est pas en psychologie individuelle, il y a donc toujours des liens qui s’établissent entre 2 personnes minimum.

→ A quoi renvoient-ils ?

 

Les relations sociales peuvent se faire à différents niveaux.

Si on prive un individu de contacts sociaux, il pourrait accéder à la folie.

 

1. L’altruisme :

 

Une manière particulière d’être en relation avec les autres.

La notion est à caractère assez morale (→ ensemble des règles de conduites sociales).

C’est un acte désintéressé (→ Plus il y a d’intérêt et moins il y a d’altruisme).

L’altruisme parait une qualité socialement approuvée.

Altruisme s’oppose à égoïsme et à égocentrisme.

Egocentrisme (notion psychologique) : est une situation psychologique de l’enfant, il se prend pour le centre du monde et agit en conséquence.

Egoïsme : importance de l’intérêt que le moi d’un sujet sur porte à lui-même. Le moi a une place prédominance et une fonction d’emprise, notamment sur l’entourage. Notion morale, connoté péjorativement, facteur important de désocialisation.

Egocentré : centré sur soi-même, ne pouvant juger que par rapport à soi, donc incapable d’adopter un point de vue objectif ni de concevoir des valeurs sociales générales. Contraire de allocentré (centré sur autrui, orienté vers autrui, orientation purement psychologique).

→ On peut être égocentré sans avoir une attitude égoïste et égocentrique.

Naturellement et spontanément on aurait tendance à être égoïste, mais que la socialisation nous apprend à plutôt avoir des dispositions altruistes.

→ Faire rentrer l’autre dans mon monde et aussi que l’autre rentre dans mon monde.

Il existe des actes altruistes plus ou moins convaincants.

 

2. Texte :

 

Ruby est le prototype même de l’égoïsme, au niveau pathologique. Il est pervers, incapable d’être sensible à la douleur de l’autre, il ne la représente pas. Il agit comme s’il ne souffrait pas.

L’avocat est plus altruiste, il est plein de bonnes attentions, il n’est pas que « mercenaire ».

On se trouve donc devant un personnage qui témoignent de ses bonnes attentions altruistes mais qu’on serait réticent à son altruisme.

 

→ Est-ce moral d’avoir des idées morales mais de ne pas les réaliser ? (se limiter juste à des intentions).

→ Il y a-t-il une place pour l’altruisme dans notre société ?

 

L’égoïsme est omniprésent, il existe dans notre société. Le problème est de savoir si l’altruisme existe, et sous quelle forme.

Il y a réellement des gens qui se sacrifient vraiment pour les autres ?

Pour Moscovici, l’altruisme ne va pas de soi, à l’inverse de l’égoïsme. Quand on voit un comportement altruiste, on se pose des questions, s’il n’a pas un intérêt caché.

 

Existe-t-il vraiment un acte réellement altruiste ? Il y a-t-il une place réelle à un altruisme vrai ?

 

 

II. TD 2.

 

 

Gustave LE BON (19ème siècle) :

    - Un des tous premiers psychologues sociaux en France.

    - Il travaille sur la foule et pour la première fois à cette époque les chercheurs en psychologie vont se tourner vers les sociétés pour savoir ce qu’ils en pensent des mouvements sociaux de l’époque. C’est la naissance de la psychologie sociale.

    - « Dans les races les plus intelligentes comme les parisiens, il  y a une notable proposition de la population féminine dont les cranes se rapprochent plus par le volume de ceux des gorilles que des cranes de sexe masculin les plus développés. […] Cette infériorité est trop évidente pour être contesté un instant, et on ne peut guère discuter que sur son degré. Tous les psychologistes qui ont étudié l’intelligence des femmes ailleurs que chez les romanciers et les poètes reconnaissent aujourd’hui qu’elles représentent les formes les plus inférieures de l’évolution humaine et sont beaucoup plus prés des enfants et des sauvages que de l’homme adulte civilisé. Elles ont des premiers la mobilité et l’inconstance, l’absence de réflexion et de logique, l’incapacité à raisonner ou à se laisser influencer par un raisonnement, l’imprévoyance et l’habitude de n’avoir que l’instinct du moment pour guide ». […] on ne saurait nier sans faute qu’il existe des femmes fort distinguées, très supérieure à la moyenne des hommes, mais ce sont là des cas aussi exceptionnels que la naissance d’une monstruosité quelconque […], et par conséquent négligeables entièrement » « Vouloir donner aux deux c’est comme on commence à le faire en Amérique, la même éducation, et par suite leur proposer les mêmes buts et une chimère dangereuse […]. Le jour ou méprisant les occupations inférieures que la nature lui a donné, la femme quittera son foyer et viendra prendre part à nos luttes, ce jour là commencera une révolution sociale ou disparaitra tout ce qui constitue aujourd’hui les liens sacrés de la famille et dont l’avenir dira qu’aucune n’a jamais été plus funeste. » Extraits de La Mal-Mesure de l’homme (1879).

 

Wason, 1968 :

Série de cartes. Chaque carte a une face « lettre » et une face « chiffre ». On en tire quatre : E K 7 4

Affirmation à vérifier : voyelle → chiffre pair.

Dans cette série de quatre cartes, si on a une voyelle du côté lettre, alors on a un chiffre pair du côté chiffre.

Vérifier si on n’est pas en contravention avec la loi selon laquelle on ne peut servir que des boissons sans alcool à des mineurs : mineur → boisson sans alcool.

 

Karl POPPER (1902 – 1994) : principe de réfutabilité (falsifiability). La réflexion de POPPER l’a mené a établir le principe de réfutabilité/falsifiabilité : en langage quotidien = « ne faites surtout pas comme LE BON », qui établie une théorie qui ne peut pas être réfutée en disant que les cas qui l’affirment sont corrects tandis que les cas qui l’infirment sont faux. Les scientifiques, lorsqu’ils rédigent une règle, elle doit être rédigée de sorte à ce qu’il soit possible de démontrer qu’elle soit fausse.

Les pseudosciences et la stratégie confirmatoire : morphopsychologie (= idée que les caractères et les compétences pourraient être déterminés par les formes du visage), graphologie, astrologie, etc.

 

 

Un argument peut être très convainquant quand on est dans une stratégie affirmative, alors qu’il n’a aucune validité scientifique.

 

La confirmation d’hypothèse en entretien :

    - Snyder et Swann (1978) : les interviewers choisissent de préférence les questions mettant en scène le profil à  tester.

    - Fazio, Effrein et Falender (1981) : après réponse aux questions de Snyder et Swann, des sujets ayant reçu toutes les questions extraverties se comportent plus extra : prise de parole, proximité…

 

Un biais : oui, mais …

    - LEYENS, DARDENNE et FISKE (1995) les questions biaisées dans une interview peuvent avoir pour rôle de faciliter celui-ci, de le rendre plus efficace. Ce sont les personnes les plus compétentes socialement qui utilisent des questions biaisées dans le sens des hypothèses.

    - DARDENNE, BENOIT ; LEYENS, JACQUES-PHILIPPE (1995), « Confirmation Bias as a Social Skill ».

    - Murray, Holmes et Griffin (1997) : « love is not blind, but prescient ». Le partenaire idéalisé finit par être influencé par l’image.

 

Le théorème de Thomas (1928) : « Ce que l’on croit vrai devient vrai dans ses conséquences. » (« If men define situations as real, they are real in their consequences. »).

   - Tâche: trouver une règle qui définit des suites de trois nombres.

   - Départ: une des suites qui correspondent à cette règle.

   - Pour trouver la règle : proposer d’autres suites (sans énoncer la règle).

   - Réponse : la suite correspond ou non.

   - Ne proposer sa solution que lorsqu’on est sûr que c’est LA bonne règle.

Règle : série de chiffres en ordre croissant ↑.

 

L’effet PYGMALION :

   - ROSENTHAL (1963) : les attentes des expérimentateurs → les attentes des expérimentateurs vont influencer les résultats obtenus, alors qu’il n’y a pas de raisons pour qu’il y ait des différences.

   - ROSENTHAL et JACOBSON  (1971) : les attentes des enseignants → on montre à des enseignants des recherches comme quoi certains élèves de la classe sont à un stade de développement qui fait que dans un certain temps ils devraient atteindre un certain niveau ; on obtient les mêmes résultats que pour les rats de la première expérience.

 

DARLEY et GROSS (1983) : la perception des performances, il s’intéresse à l’effet des préjugés sur les performances. Une petite fille de 9 ans est présentée comme :

1. Fille de romancière et d’avocat et on montre une vidéo dans laquelle on la voit jouer en face de sa maison, de son école et dans son quartier, on remarque cependant qu’il s’agit d’un environnement plutôt aisé → performance scolaires indéterminées.

2. Fille d’ouvrier spécialisé et sa mère femme de ménage, et on montre une vidéo dans laquelle on la voit jouer en face de sa maison, de son école et dans son quartier, on remarque cependant qu’il s’agit d’un environnement plutôt pauvre → performance scolaires indéterminées.

3. On montre une vidéo avec la petite fille en situation scolaire avec des taches scolaires neutres → performance scolaires indéterminées.

4. Fille de romancière et d’avocat et on montre une vidéo dans laquelle la petite fille est en situation scolaire avec des taches scolaires neutres → performance scolaires positives.

5. Fille d’ouvrier spécialisé et sa mère femme de ménage et on montre une vidéo dans laquelle la petite fille est en situation scolaire avec des taches scolaires neutres → performance scolaires négatives.

→ Stéréotypes peuvent affecter le jugement par un mécanisme de confirmation d’hypothèse qui altère la perception d’informations individuelles ambigües.

 

 

BODENHAUSEN (1988) : la lecture d’un dossier de justice :

1. On présente un dossier ambigüe sur un cas de vol avec agression → les sujets ne savent pas s’il est coupable ou pas.

2. On présente un dossier ambigüe sur un cas de vol avec agression dans lequel on précise que l’agresseur est hispanique (précisé en haut de la première page) → coupable.

3. On présente un dossier ambigüe sur un cas de vol avec agression dans lequel on précise que l’agresseur est anglo-saxon (précisé en haut de la première page) → innocent.

4. On présente un dossier ambigüe sur un cas de vol avec agression dans lequel on précise que l’agresseur est hispanique (précisé en bas de la dernière page) → les sujets ne savent pas s’il est coupable ou pas.

5. On présente un dossier ambigüe sur un cas de vol avec agression dans lequel on précise que l’agresseur est anglo-saxon (précisé en bas de la dernière page) → les sujets ne savent pas s’il est coupable ou pas.

 

 

« L’homme est ainsi fait qu’a force de lui dire qu’il est un sot, il le croit. Et à force de se le dire à soi-même on se le fait croire, car l’homme fait lui seul une conversation intérieure qu’il importe de bien régler. » Blaise PASCAL.



14/07/2012
0 Poster un commentaire

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 1519 autres membres