Cours de psychologie

Relations humaines - notions clés

Psychologie Sociale – Relations Humaines – Notions Clés

 

 

Agrégats : gens mis ensemble individuellement à une même tâche (peut entraîner paresse sociale).

Altruisme : désir de satisfaire autrui, l'altruisme peut être le fruit d'une réflexion ou être spontané.
L'altruisme est encouragé par la société car il facilite la vie au sein de celle-ci. Ce comportement peut aussi servir de mécanisme de défense.

Audience : Le fait que les performances augmentent quand des personnes observent.

Autocensure : ce sont des gens qui savent qu'ils ne sont pas en accord avec la majorité. Ils n'ont pas très envie de se heurter au rejet. Ils vont peut-être attendre que des gens le disent avant eux.

Autosuggestion : action de se persuader, d’exercer des suggestions sur soi-même.

 

Besoin de fermeture : envie ou besoin de trouver rapidement une décision, pression à trouver une solution.

Blocage de production : tous les membres ne peuvent pas parler (penser ?) en même temps.

Brainstorming : dans un groupe, on va secouer les idées en toute liberté (aucune critique).

 

Coaction : le fait que les performances augmentent quand d’autres font pareil.

Compensation sociale : les membres les plus compétents d’un groupe compensent la mauvaise performance attendue de la part des membres. Les plus forts compensent les moins forts.

Concept d’estime de soi : le sujet donne un élément qui va le définir en tant qu’individu (ce qui va le différencier des autres) et dire à quel groupe il appartient.

Concept d’impuissance : état psychologique, résultat d'un apprentissage dans lequel le sujet fait l'expérience de son absence de contrôle sur les évènements survenant dans son environnement (peu importe la valence positive ou négative de l'évènement). Cette expérience, tendrait à l'adoption par le sujet, animal ou humain, d'une attitude résignée ou passive. Cette impuissance est « apprise » car elle se généralise même aux classes de situations dans lesquelles l'action du sujet aurait pu être efficace.

Conformisme : attitude visant à permettre au sujet de se maintenir au sein de son groupe social, sous peine d'être l'objet de railleries ou de violences. La plupart des êtres humains voient dans une attitude conformiste une garantie de bonne santé mentale (préjugé parfois utilisé par certains psychopathes pour se fondre dans la société). Néanmoins, ce type d'attitude peut aller contre les propres intérêts de ceux qui sont trop fidèles au groupe.

Crédit personnel (crédit idiosyncrasique) : un chef pour gagner de l’assurance, il faut qu’il montre au groupe qu’il est la personne la mieux placée pour apporter le groupe à son but. Une fois qu’il a obtenu ces points, il peut essayer de mener le groupe là où il le souhaite.

 

Désindividualisation : perte d'identité.

Déviant : individu qui a un comportement non apprécié par les membres d’un groupe.

Dynamique sociale : il est possible que les membres soient affectés par des processus d'influence sociale : ils peuvent être gênés d'exprimer leurs idées les plus originales ou farfelues en groupe.

 

Effet autocinétique : illusion d’optique observée par les astronomes en premier, qui ont remarqué qu’un point lumineux sans cadre de référence (dans le noir complet) semblait bouger, même si on le sait immobile.

Effet caméléon : Se dit du comportement consistant à imiter les gestes, postures, mimiques ou contenus verbaux d’autrui lors d’une interaction sociale. L’imitation d’autrui est considérée comme un facilitateur de l’interaction sociale. Ce comportement est quasi automatique et non conscient. On a montré que quelqu’un qui répète certains de nos gestes est jugé par la suite plus positivement.

Effet de paresse sociale : Groupes vs individus. Groupes supérieurs en ce sens qu’ils trouvent plus souvent la réponse, mais ils sont plus lents que les individus et leur productivité (temps x personnes) est inférieure. L'impact des instructions des expérimentateurs se "dilue" parmi les membres des groupes, à mesure que la taille des groupes augmente. Baisse de motivation.

Effet Kohker : le mauvais membre d’un groupe va tout faire pour s’améliorer.

- Insight : est la découverte soudaine de la solution à un problème sans passer par une série d'essais-erreurs progressifs, passage des processus primaires aux processus secondaires (du « ça » au « moi »).

Effet pygmalion (effet Rosenthal) : prophétie autoréalisatrice qui consiste à influencé l’évolution d’un élève en émettant une hypothèse sur son devenir scolaire.

Egocentrisme (notion psychologique) : est une situation psychologique de l’enfant, il se prend pour le centre du monde et agit en conséquence.

Egoïsme : importance de l’intérêt que le moi d’un sujet sur porte à lui-même. Le moi a une place prédominance et une fonction d’emprise, notamment sur l’entourage. Notion morale, connoté péjorativement, facteur important de désocialisation.

Egocentré : centré sur soi-même, ne pouvant juger que par rapport à soi, donc incapable d’adopter un point de vue objectif ni de concevoir des valeurs sociales générales. Contraire de allocentré (centré sur autrui, orienté vers autrui, orientation purement psychologique).

→ On peut être égocentré sans avoir une attitude égoïste et égocentrique.

Empathie : consiste à saisir avec autant d’exactitude que possible, les références internes et les composantes émotionnelles d’une autre personne et à les comprendre comme si l’on était cette autre personne.

Entitativité : perception des groupes comme une unité ; on peut dire que plus un groupe est stéréotypé, plus il est perçu comme une entité, plus ses membres sont perçus comme interchangeable.

Entité : quelque chose d’identifiable.

Essence : la nature fait qu’on peut définir des groupes comme étant plus ou moins naturels. On distingue groupes naturels et artéfactuels (artificiels). Nous avons tendance à percevoir les groupes artéfactuels comme des groupes naturels. On se soumet davantage à ce qu’on nous dit quand on pense que ce qu’on est, on l’est par nature.  L’idée que les gens sont ceux qu’ils sont par rapport à la nature revient.

Essentialisme : renvoie à l’entitativité. On a tendance à essentialiser des gens d’un groupe qui ne doivent pas y être.

 

Facilitation sociale : production facilité par la présence d’autrui. Lorsqu’on est plusieurs à faire une même action, on sera plus rapide que si une unique personne fait cette même tache. Plus on est nombreux et plus on agit.

 

Groupe : groupe social définit par un sort commun, similitude, proximité ; structure sociale formelle ou implicite/spontanée, notamment sous la forme de relations de rôles, de statuts ; interaction directe, catégorie sociale ; le groupe doit définir une part de nous-mêmes ; conscience commune, cadre de référence. L’appartenance à un groupe augmente l’estime de soi. Notre appartenance à un groupe nous donne une identité et participe dans nos valeurs (pas de paresse sociale).

Groupes primaires et secondaires : nature des relations entre les individus au sein d’un groupe.

- Groupes primaires (pas d’interaction) : les gens sont liés les uns aux autres.

- Groupes secondaires (vraiment en interaction) : relations formelles, officielles, impersonnelles.

Groupes formels et informels : fonction du groupe.

- Groupes formels : s’acquitter d’un travail au sein d’une organisation. Ex : entreprise.

- Groupes informels : absence de hiérarchie et préférences personnelles.

Groupes d’appartenance et les groupes de référence :

- Groupes d’appartenance : j’en fais partie que je le veuille ou non.

- Groupes de référence : ceux auxquels je veux m’identifier.

Foule, bande, groupement, etc :

- Foule : grand rassemblement pouvant arriver par hasard, respecte parfois des règles, pas de contact.

- Bande : petit groupe, identité, soutien important entre membres, ça identifie mon identité (émotionnel, je m’identifie), structure.

- Groupement : organisation.

 

Imitation : capacité de reproduire volontairement ou de chercher à reproduire une apparence, un geste ou un acte d’autrui.

 

Leader : désigne l’individu le plus influent, la personne la plus populaire, le chef élu ou imposé… Sa caractéristique centrale : la personne qui exerce l’influence prépondérante sur le groupe. Personne de confiance dont le destin est lié à celui du groupe.

- Une approche personnologique : recherche les caractéristiques de personnalité. Il n’y a pas grand-chose.

- L’assertivité : la capacité de prendre sa place dans la parole. Manifestation de confiance en soit, extravertie.

- Approche situationniste : éléments de la situation qui font que la personne est leader.

Leadership : influence d'un individu sur le groupe. Elle est donc personnelle, non coercitive et fondée sur la communication. On peut dire qu'elle ne s'appuie pas sur la position sociale ou d'autorité du protagoniste.

- Leadership autocratique : à tout moment c’est l’enfant qui décide ce qui va se faire.

- Leadership démocratique : demandent avis de l’enfant pour chaque acticité.

- Leadership du « laisser faire ».

 

Mode de fonctionnement commun : lorsque deux interlocuteurs parlent, leur conversation va converger : la conversation de l’un va influencer celle de l’autre.

Morphopsychologie : idée que les caractères et les compétences pourraient être déterminés par les formes du visage.

 

Phénomènes d’ignorance plurielle : les groupes se trompent totalement.

Polarisation en général : accentuation de la tendance initialement dominante.

Principe de réfutabilité : de Karl Popper : une théorie ne peut être qualifiée de scientifique que si elle permet des prédictions pouvant être invalidées par l’expérimentation.

Processus de reconnaissance mutuelle : « il est intelligent, il sait la même chose que moi ». Alors on pourrait penser que le groupe cherche à savoir le plus de choses alors que non les sujets restent sur ce qu’ils savent déjà. On focalise notre attention plus sur ce que l’ensemble du groupe sait. Les personnes qui apportent des éléments nouveaux ne sont pas mieux écoutées, appréciées, mais bien au contraire.

Psychologie sociale : repose sur un rapport à l’autre, on n’est pas en psychologie individuelle, il y a donc toujours des liens qui s’établissent entre 2 personnes minimum.

 

Réponse dominante : celle qui est accessible, celle qui nous vient plus spontanément, autrement dit la façon de faire n’est pas toujours la plus efficace. Elle peut survenir lorsqu’on est « excités », cependant si elle n’est pas la bonne elle diminuera mes performance, si au contraire elle est la bonne réponse elle améliorera mes performances.

Risky Shift (de Stoner) : déplacement vers le risque ou vers la prudence ? Les lois du déplacement : Théorie de la comparaison sociale et Théorie des arguments persuasifs. Le groupe prendra une décision plus risquée que la moyenne. Cet effet de "glissement" se passe même s'il n'y a pas de discussion, mais attention les arguments ont aussi leur importance.

 

Schéma type : biais en faveur d’une solution qui parvient à dépasser un seuil d’adoptabilité.

Seuil d'acceptabilité : arguments puis petit à petit une solution va émerger et souvent par la personne qui a le plus parlé dès le début, qu'il a attiré l'attention, qu'elle soit bonne ou pas. Puis les gens commencent à avoir envie que cette idée soit bonne, et le processus augmente, s'accélère. On a envie de prouver que la solution est bonne, et on ne pense qu'aux arguments qui la renforcent, et plus le contraire.

Socialisation dans les groupes : Il y a trois étapes à la base du modèle (out examen) : Evaluation, Engagement (à un moment donné on n’est pas entièrement engagé, accepté dans un groupe. L’engagement dans le groupe évolue dans le temps), Changement de rôle. C’est un processus dynamique qui comporte une entrée, une évolution et éventuellement une sortie, avec des étapes.

- Phases d’appartenance, stades de socialisation : Investigation (membre potentiel. Point de transition = entrée dans le groupe), Socialisation (nouveau membre. Point de transition = acceptation), Maintien (membre à part entière. Point de transition = divergence), Resocialisation (membre marginal. Point de transition = sortie), Souvenir (ancien/ex-membre [il reste une influence]).

Stéréotype : sorte d'image mentale qu'un individu a d'un groupe d'individus et des individus appartenant à ce groupe.

Stéréotypisation : processus qui consiste à appliquer aux individus un jugement – stéréotypique – qui rend ces individus interchangeables avec les autres membres de leur catégorie. Une personne faisant partie d'un groupe sera donc considérée comme ayant les mêmes caractéristiques que les autres membres du groupe.

Structure de groupe : « un réseau interdépendant de rôles et de statuts hiérarchiques » (SHERIF).

- Rôle : attentes de comportements associés à des personnes particulières.

- Statut : en plus de la différence des attentes, différence de valeur (lié à la comparaison sociale).

 

Tâche de Ringelmann : Diminution des performances individuelles dans une tache collaborative simple, imputée au manque de coordination et à la paresse sociale. Il se peut que les sujets n'aient pas pu synchroniser leurs poussées ni exercer leur force dans le même axe. Il s'agit de ce que Steiner appelle un problème de coordination.

 

Unicité : le désir d’être différent, unique.



14/07/2012
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