Cours de psychologie

Relations humaines - cours

Psychologie Sociale

 

Relations Humaines

 

 

→ Comment les influences se passent dans les situations de groupes ?

→ Les leaderships.

→ Résultats et qualités des performances seul/en groupe.

→ Le jugement des gens.

→ Parce qu’ils sont nombreux, vont-ils prendre des décisions plus sages ?

 

 

I. Productions individuelles et productions de groupes.

 

 

→ On envisage toute une série de groupes.

→ Quelles sont les performances ?

→ Que se passe-t-il ?

 

1. La Formation de Normes :

 

Sherif et l'effet autocinétique : illusion d’optique observée par les astronomes en premier, qui ont remarqué qu’un point lumineux sans cadre de référence (dans le noir complet) semblait bouger, même si on le sait immobile.

       - Des étudiants masculins ont été conviés dans un laboratoire et placés dans une situation d’obscurité, avec un seul point de lumière sur une paroi.

       - 3 situations différentes :

                           + Le sujet subit seul l’expérience avec l’expérimentateur.

                           + Le sujet subit l’expérience seul puis la repasse en compagnie d’autres personnes.

                           + Le sujet est introduit dans un groupe, où il passe l’expérience, puis la repasse après seul.

       - L’utilisation de l’effet autocinétique vise à mettre les sujets dans l’embarras : ils doivent indiquer, selon eux, l’amplitude du mouvement du point lumineux, et ce n’est pas évident, puisqu’ils n’ont pas de repère.

       - Résultats :

                           + Les personnes qui ont subi l’expérience seules ont établi un écart de variation (l’amplitude des mouvements du point lumineux) qui leur est propre, ils ont donc effectué une normalisation individuelle.

                           + Les personnes qui ont passé l’expérience seules puis l’ont repassée en groupe ont toutes abandonné l’écart de variation qu’elles avaient établi au début, pour converger vers une norme collective.

                           + Les personnes qui ont commencé avec un groupe et ont ensuite passé l’expérience seules ont conservé la norme de groupe établie.

       - Cela signifie que la règle collective a bien plus de poids que la norme individuelle, dans des situations ambiguës comme celle-ci…nous avons tendance à vouloir trouver des repères dans une situation incertaine, et lorsque nous sommes en groupe, ce sera la norme collective qui passera avant tout.

→ Le changement de normes arbitraires (Mc Neil et Sherif).

 

Normes et groupes de référence (Newcomb : l’étude du Bennington College) : Etude longitudinale effectuée sur ¼ de siècle. Il s’est intéressé dans un collège américain aux normes des étudiants. Les étudiants étaient issus de milieux très conservateurs alors que les professeurs étaient plutôt démocrates. Il constate qu’il y a une adaptation de la part des élèves aux normes des professeurs. Ce qui intéresse NEWCOMB est de savoir si ces normes vont être maintenues dans le temps. Les sujets sont réinterrogés 25 ans après. On constate que les élèves ont gardé leurs nouvelles normes mais uniquement s’ils ont organisé leur milieu sociale autour de ces normes. Ceux qui sont revenus dans leur milieu social initial sont revenus aux normes d’origine. Les sujets ne sont pas conscients de leur changement.

Normes et ambiguïté (Sperling) : pas de normalisation lorsque les sujets savent que l'effet autocinétique est une illusion d'optique. Il n’y a pas de norme de groupe.

 

Une des choses que les groupes produisent sont des normes, des règles.

Phénomènes d’ignorance plurielle → les groupes se trompent totalement.

 

Ex : Etude de Prentice et Miller (1993). Etude sur les normes de consommation d’alcool. On interroge des étudiants sur ce qu’ils croient sur la consommation des autres étudiants. Mais en fait ils se trompent tous, ils disent un taux bien plus supérieur que la normale, ils se basent sur le comportement des autres.

 

2. La Facilitation Sociale :

 

Les effets d'audience et de coaction : Performance suivant qu’on est seul ou à plusieurs.

     - Travaux de Triplett (1899).

              + Constate que lorsqu’on est plusieurs à faire une même action, on sera plus rapide que si une unique personne fait cette même tache. Plus on est nombreux et plus on agit. On appelle ca facilitation sociale : production facilité par la présence d’autrui. Cependant on se rend compte que pour certains types de taches ca ne marche pas. Notamment lorsqu’il s’agit de taches plutôt complexes.

     - Allport (1924).

              + 1ère chose connue en psychologie sociale expérimentale.

Le fait que les performances augmentent soit quand des personnes observent (→ Audience) ou quand d’autres font pareil (→ Coaction).

 

Mais on peut obtenir l’effet inverse, la présence d’autrui peut diminuer les performances.

L'hypothèse de Zajonc (1965) :

    - Veut donner une explication à cela, il se base sur les lois de l’apprentissage et dit que pour toutes tâches, on a des réponses plus ou moins maîtrisées, dominantes ou non dominantes. Or la présence d’autrui suscite une activation physiologique qui suscite l’activation de réponse dominante, parfois la réponse dominante est la bonne et parfois non.

    - Audience et coaction gênent l’acquisition mais favorisent la performance car elles augmentent la probabilité de la réponse dominante → la réponse dominante est celle qui est accessible, celle qui nous vient plus spontanément, autrement dit la façon de faire n’est pas toujours la plus efficace. Elle peut survenir lorsqu’on est « excités », cependant si elle n’est pas la bonne elle diminuera mes performance, si au contraire elle est la bonne réponse elle améliorera mes performances.

→ Pourquoi ? C’est mécanique : activation – apprentissage.

 

D’autres chercheurs ont bien montré que chez l’être humain, il y a quelque chose qui domine le sens du comportement.

→ Sommes-nous sensibles à la raison d’autrui ou au sens que l’on y donne ?

Ex :

  - Jackson & Williams (1985) :

        + Sujets identifiables ou non ;

        + Labyrinthes simples ou complexes.

  - Zajonc et al (1969) :

        + Cafards (mais chez l’humain le sens prime).

  - L'hypothèse de Cottrell (1968) :

        + La signification d'autrui ; l’appréhension de l’évaluation. Pour lui, c’est le sens.

 

LAMBERT, PAYNE, JACOBY, SHAFFER, CHASTEEN & KHAN (2003) :

Quand la réponse dominante est-elle socialement nuisible ?

Ex : Les stéréotypes comme réponse dominante.

   - Expérience 1:formation d’impressions → d’avantage d’impact du stéréotype « Noir » en « anticipation de contexte public ».

   - Expérience 2 :

         + Amorçage de visages de Noirs ou de Blancs dans une tache de reconnaissance d’armes/outils.

         + Anticipation de contexte public ou non.

 

Henchy et Glass (1968) vont faire des recherches sur les êtres humains pour qu’ils aient des réponses dominantes et si la présence d’autrui va susciter ces réponses dominantes par la facilitation sociale. Soit seul, soit avec une audience non évaluative mais présente, ou bien une audience évaluative experte, ou alors les sujets sont filmés et le savent mais il n’y a pas d’audience, par contre ils seront visionnés par la suite par des experts.

Ce que l’on constate c’est qu’on va avoir des facilitations sociales que quand il y a des experts sur places ou qui nous verront.

Borden (1975) dit que cela dépend.

 

→ Est-ce qu’on fait ça d’avantage en public ou seul ?

En fonction de l’audience : le public mixte ou masculin donnera une réponse agressive par l’homme ou la femme. Si le public est féminin, la réponse sera moins agressive.

 

Sans qu’il y ait une interaction ou une identité de groupe, par la présence d’autrui ça va affecter les performances.

 

3. Produits individuels et production des groupes :

 

a. La productivité des groupes :

 

Ringelmann, 1913.

Traction sur une corde, sujets seuls ou en groupes de diverses tailles.

                - Seuls : la force exercée sur la corde est en moyenne d’environ 85 kg.

                - En groupe de 7 : la force exercée en moyenne n’est pas de 595 kg, mais de 450kg.

On va nommer ce phénomène « l’effet de paresse sociale », tant dans le domaine physique qu’intellectuel.

On va mesurer ce qu’un individu est capable de faire, et celui à plusieurs. On retrouvera ce même effet intellectuellement.

 

Show en 1932 s’intéresse à la même question mais dans le domaine intellectuel.

→ Comment cela se passe si on donne des énigmes individuellement ou en groupe ?

On présente ces énigmes à des groupes de 5 personnes puis à des personnes seules. On remarque que le groupe a un meilleur rendement mais il n’est pas 5 fois supérieur. On se rend compte aussi qu’il est plus rentable dans un groupe de donner un problème par personne que tous les problèmes à tout le monde en même temps, sinon il y a une perte d’efficacité. Donc il est mieux d’attribuer dans le groupe un problème par personne sinon il y a une perte de temps.

Résolution de problèmes de logique : Groupes vs individus. Groupes supérieurs en ce sens qu’ils trouvent plus souvent la réponse, mais ils sont plus lents que les individus et leur productivité (temps x personnes) est inférieure.

 

Mêmes résultats dans le domaine de la mémoire.

Des groupes se souviennent de plus d'éléments d'une histoire que le meilleur individu.

A noter : les groupes de 2 ou 4 sont plus sûrs de l'exactitude de leur souvenir que les individus – même lorsqu’ils se trompent !

 

Autre problème posé par Maiers et Solem (1932), un fermier achète un cheval 70$, le revend 80$, le rachète 90$ et le revend 100$. Ils posent la question de combien gagne-t-il ? (la réponse est 20$).

→ Individuellement 45% trouvent la bonne réponse. Dans les groupes on met les 45% qui ont raison puis on redemande individuellement la réponse, et là environ 1/3 des gens ont encore tort.

→ Donc il ne suffit pas que dans un groupe quelqu’un explique la réponse aux autres pour que tout le monde aient compris, il ne faut pas qu’une personne qui trouve.

→ Si on rajoute un comparse qui aide à comprendre, ce ne suffit pas, il restera 15% des gens qui auront tort.

 

Le même problème va être utilisé par Torrance (1955).

- Problème de logique « vente de cheval » avec des équipages de bombardiers de l’U.S. Air Force.

- Individuellement, 31% des pilotes, 50% des navigateurs et 29% des artilleurs trouvent la bonne solution.

- Quelle proportion des groupes adopte la bonne solution du problème lorsqu’un membre la connait ?

- Résultat : bonne réponse fournie par 94%, 80% et 63% des groupes suivant que la solution est donnée respectivement par le pilot, le navigateur et l’artilleur.

 

b. Explications :

 

Selon Steiner.

 

La productivité réelle d'un groupe ne dépassera jamais sa productivité potentielle parce que les groupes n'utilisent pas leurs ressources d'une façon optimale pour une tâche donnée. Divers processus peuvent expliquer cette impossibilité d'atteindre le potentiel maximum :

1) D'abord, dans le cas de la tâche de Ringelmann, il se peut que les sujets n'aient pas pu synchroniser leurs poussées ni exercer leur force dans le même axe. Il s'agit de ce que Steiner appelle un problème de coordination.

     - Steiner dit que les problèmes de coordination font baisser l’efficacité. Est-ce que la coordination explique tout ? Non. Si on élimine le problème de coordination, il reste un problème d’efficacité.

2) La dynamique sociale : dans le cas du brainstorming, par exemple, il est possible que les membres soient affectés par des processus d'influence sociale : ils peuvent être gênés d'exprimer leurs idées les plus originales ou farfelues en groupe ; l'expérience de Torrance (1955) est un exemple.

     - Se heurte à ce qui se passe chez les gens.

3) La motivation des sujets peut aussi diminuer en groupe. Cette interprétation de Steiner est confirmée par une étude d’Ingham et al. (1974) qui répliquent la recherche de Ringelmann mais avec un seul vrai sujet naïf qui tire et les autres font semblant de tirer, soit un, 2 ou 3 autres, mais toujours juste une personne qui tire. Et donc là il n’y a plus de problème de coordination mais on remarque quand même que le rendement baisse, mais moins que chez Ringelman, donc cela veut dire qu’autre chose joue.

     - Plus on ajoute de personnes pour la réalisation d’une tâche et moins les personnes se sentent responsables.

 

Latané, Williams et Harkins (1979) : la paresse sociale.

 

Ces auteurs donnent une explication en termes de la Théorie de l'Impact Social (Latané, 1981) : selon eux, les déficits seraient à attribuer à un manque de motivation qui se produirait parce que l'impact des instructions des expérimentateurs se "dilue" parmi les membres des groupes, à mesure que la taille des groupes augmente.

C'est le phénomène de "paresse sociale". Latané et al. (1979) utilisent une méthode semblable à celle d'Ingham et al. et obtiennent des résultats semblables : leurs sujets sont munis d'écouteurs diffusant un bruit blanc ; il leur est demandé de crier le plus fort possible et ils croient être seuls ou en groupes (de 2 à 6) : en "groupe" de 2, chute à 82% et chute à 74% en "groupe" de 6.

On parle de la loi d’impact sociale de Latané (1981) sur la source d’une mission et la personne qui devra s’en charger.

La puissance de l’ordre aura plus d’impact en fonction de par qui il est donné (le statut).

Le nombre est important, si une personne donne un ordre à plusieurs personnes, l’ordre sera dispersé. A l’inverse si on est plusieurs à donner un ordre à une seule personne, la puissance sera plus importante.

Le 3ième facteur est l’immédiateté, par exemple une demande d’aide, un appel au secours, la différence entre si c’est quelqu’un de proche ou un total inconnu, il n’y aura pas la même rapidité, on se sentira moins affecté.

Quand plusieurs personnes sont ensemble, elles se gênent → manque de coordination.

Elles sont également gênées de se parler.

Il y a une baisse de la motivation = paresse sociale.

 

Peut-on parler de baisse de production de groupe ?

 

c. Groupes ou agrégats ? :

 

Mais le déficit en groupe est-il vraiment inévitable ? Dans les expériences citées ci-dessus, on compare généralement les réalisations des groupes à la somme de celle des individus en estimant que les ressources des groupes sont statiques. Ces ressources sont considérées comme n'étant jamais utilisées à 100%. Mais il est douteux que ces ressources soient vraiment statiques : de nombreuses recherches (Zajonc...) ont montré que la simple présence d'autrui affecte les performances individuelles tantôt dans le sens de l'augmentation et tantôt dans le sens d'une diminution.

Si on peut ainsi douter du caractère statique des ressources du groupe, on est amené à se poser une question : les pertes d’efficacité en groupe sont-elles aussi inévitables que les théories de Steiner ou de Latané le supposent ?

 

Expériences :

    - Holt (1987) : réplication pure de l’expérience de Rigelman (1913) mais comparaison de groupes et d’agrégats (gens mis ensemble individuellement à une même tâche).

          + Et donc une fois en groupe les performances déclinent. Il va faire cela avec un groupe soudé (famille, amis) et là le rendement ne baisse pas, il y aura même une tendance inverse, et même chose en laboratoire, la paresse sociale disparaît.

          + Au plus on ajoute des personnes à une tâche et moins on y travaille. Si c’est une tâche à laquelle on y attache un sens, une valeur, l’effet disparaît.

          + On remarque donc que ce n’est pas évident entre la performance individuelle et la performance en groupe. Sur les 30 groupes de l’expérience, seuls 4 firent moins bien que leur productivité théorique. En moyenne, les poussées de groupe excèdent les poussées individuelles de 19%.

          + Les décisions en groupe sont importantes également. Si on est un groupe pour prendre une décision, on risque moins d’avoir une personne qui prend une décision extrême. Si on est plusieurs, plusieurs avis donc une qualité meilleure.

          + Encore une fois, c’est le sens de la présence d’autrui qui apparait comme déterminant.

    - Karan et Williams (1997) :

          + Si le succès du groupe est important pour les membres les plus compétents, il peut même y avoir un effet de « compensation sociale » de leur part, pour compenser la mauvaise performance attendue de la part des membres.

          + Les plus forts compensent les moins forts.

    - Effet Kohker :

          + Si la participation du membre le moins compétent est cruciale, il augmente son effort (Kohler 1926 ; Hertel et Al 2003) → le mauvais va tout faire pour s’améliorer.

          + Tout cela, quand il s’agit vraiment de groupe à ce moment-là il n’y a plus le phénomène de paresse sociale.

          + Insight : est la découverte soudaine de la solution à un problème sans passer par une série d'essais-erreurs progressifs, passage des processus primaires aux processus secondaires (du « ça » au « moi »).

 

4. Les décisions en groupe :

 

C’est l’une des choses, sur lesquelles repose notre société.

 

a. Décisions individuelles et décisions collectives :

 

Janis (1972, 1982) : les échecs de la pensée groupale.

 

Raisons des échecs :

    - L’attaque de Pearl Harbor (Décembre 1941) : réaction des américains face à l’information, les japonais préparent une guerre contre la principale base américaine (secret). Quelques jours après, l’attaque a bien eu lieu.

    - la Baie des cochons à Cuba (décision prise par Kennedy, qui a eu l’idée d’attaquer Cuba à la fin de son mandat). Kennedy a suivi les conseils de son groupe de conseillers → échec.

→ Dans ces deux cas, les gens ont suivi un groupe de conseillers.

Janis : va écrire "Victime de la pensée groupe" dans les années 70.

 

Il établi les raisons de ces échecs :

    - Croyance indiscutée en la moralité des groupes.

             + Tous ces groupes de gens intelligents et compétents ne vont pas utiliser les informations dont ils disposent lors des discussions. Pourquoi ?

             + Beaucoup de décisions sont prises par les groupes. On pourrait penser que ces groupes prennent des décisions plus modérées alors que les individus non → FAUX.

             + Il dit que s'il y a des mouvements de décisions, c'est à cause des phénomènes de groupes.

    - Pression directe sur un membre du groupe qui exprime des arguments allant à l’encontre des opinions du groupe (l’individu va alors s’autocensurer).

             + Déjà mis en évidence par Festinger, au sein des groupes il y a l'uniformité et des pressions pour pouvoir agir, aussi pour penser.

                    . Schachter (élève de Festinger) organisa des groupes de discussions sur différents thèmes, dont un thème de discussion de quoi faire sur le cas d'un jeune délinquant, des mesures à prendre. Dans le groupe on introduit des comparses :

                           - Dans une série, le comparse sera conformiste quand l'ensemble du groupe s'exprime, il dit comme tout le monde.

                           - Dans une autre série, le comparse aura le rôle d'opposition, il va défendre l'opinion inverse.

                           - Dans la 3ième série, le comparse commencera par s'opposer à l'avis puis changera d'opinion.

                    . Comment les gens vont se comporter ? Il y a des pressions :

                           - Dans le groupe 1, on lui adresse peu de communication, à la fin il sera bien placé et apprécié de tout le monde.

                           - Par contre, le "rebelle" et le converti, dans la 1ère phase, c'est à eux qu'on va attribuer beaucoup de communication. Après les communications vont baisser, le rebelle sera mis à l'écart, on le rejettera symboliquement.

                   . Quelque soit le type de communication on risque de se faire rejeter.

    - Autocensure des déviants.

            + L'autre point est l'autocensure, ce sont des gens qui savent qu'ils ne sont pas en accord avec la majorité. Ils n'ont pas très envie de se heurter au rejet. Ils vont peut-être attendre que des gens le disent avant eux.

    - Illusion partagée de l’unanimité sur les jugements conformes à l’opinion de la majorité.

            + Si les autres ne disent rien c'est qu'ils pensent qu'il n'y a rien de grave. Ils attendent chacun que l'autre fasse le 1er pas.

            + Si tout le monde pense qu’attaquer Cuba est une bonne chose, ça doit pouvoir se faire.

            + Quand quelqu’un a une information critique contre l’idée, s’il l’évoque, il risque de heurter les croyances du groupe. L’individu en question va s’autocensurer, il ne va pas en parler, surtout s’il craint une autorité forte.

 

Hoffman et al (1979) : trouver LA solution.

 

Il observe des groupes d’étudiants ingénieurs mécanique qui doivent élaborer une chaine de moteur. Les chercheurs observent comment la discussion évolue. On accorde beaucoup plus d’attention aux éléments positifs que négatifs. On enregistre les débats.

Existence d’un schéma type, scénario (« schéma type » → biais en faveur d’une solution qui parvient à dépasser un seuil d’adoptabilité).

Au début, il y a beaucoup d’opinions différents → on va se rendre compte d’une solution dont on parle le plus. Dans un 1er temps, c'est très ouvert, avec des arguments puis petit à petit une solution va émerger et souvent par la personne qui a le plus parlé dès le début, qu'il a attiré l'attention, qu'elle soit bonne ou pas. → Ce que Hoffman appelle "le seuil d'acceptabilité". Puis les gens commencent à avoir envie que cette idée soit bonne, et le processus augmente, s'accélère. On a envie de prouver que la solution est bonne, et on ne pense qu'aux arguments qui la renforcent, et plus le contraire.

→ De ce fait, ces groupes arrivent rarement à la bonne solution. C'est d'autant plus fort quand il y a une hiérarchie, à ce moment-là les autres personnes ont plus de difficultés d'émettre des arguments contre une idée.

Opinions diverses, on n’accepte plus les déviants de la même façon, quand quelqu’un émet une objection → on l’écarte ou on le critique.

→ Une fois que le seuil d’adoptabilité est atteint, difficile d’être déviant (on touche plus à la solution trouvée). On va écarter de très bonnes idées.

 

Stasser et Titus (1985).

 

Les groupes sous-utilisent l’information qui n’est pas partagée par leurs membres. Tous les éléments qui semblent partagés ont davantage d’impact, sont davantage l’objet de l’attention, de la discussion. C’est un processus de reconnaissance mutuelle « il est intelligent, il sait la même chose que moi ». Alors on pourrait penser que le groupe cherche à savoir le plus de choses alors que non les sujets restent sur ce qu’ils savent déjà. On focalise notre attention plus sur ce que l’ensemble du groupe sait. Les personnes qui apportent des éléments nouveaux ne sont pas mieux écoutées, appréciées, mais bien au contraire.

 

Wittenburn et al (1999).

 

Les gens préfèrent fournir et recevoir de l’information partagée (qu’ils connaissent déjà). Les membres d’un groupe de discussion apparaissent plus compétents et crédibles quand ils avancent des informations que les autres connaissent déjà.

Cette tendance augmente quand le groupe manque de temps (pour prendre une décision).

 

Kruglanski et al (2002).

 

L’effet du « besoin de fermeture » : augmente le désir d’uniformité des opinions, de préférences, suscite de plus fortes pressions sur les déviants et encourage la centralisation, l’influence de quelques membres (leaders). On va accepter qu’il y ait un leader rapidement, qu’il prenne les choses en main → il faut prendre son temps !

Besoin de fermeture : envie ou besoin de trouver rapidement une décision, pression à trouver une solution.

 

b. Normalisation ou polarisation ? :

 

Le « Risky Shift » de Stoner : déplacement vers le risque ou vers la prudence ? Les lois du déplacement.

Ex : si la moyenne est pour De Gaulle, le groupe va être encore plus favorable à De Gaulle.

Explication des déplacements :

    - Théorie de la comparaison sociale.

    - Théorie des arguments persuasifs.

 

Staner (67) : il voulait savoir comment les gens prenaient des décisions concernant des risques à prendre. Il va prendre l'opinion puis après il reprend l'opinion.

Ex : choix professionnel.

    - On va demander  aux sujets leur jugement individuel.

           + Sur un palier de 1 à 10 : 1 ® très risqué et 10 ® très prudent.

           + S'il y a 6 personnes dans le groupe : Ici la moyenne est à 4.

           + Et si on prend la même échelle : Après la discussion il devrait donc arriver à 4. Est-ce que cela va se passer ? Non, on va se retrouver à 3.

   - Le groupe prendra une décision plus risquée que la moyenne → Le Risky Shift.

   - Les personnes changent d'avis après la discussion. Il y a une convergence et l'écart sera moins grand, c'est la normalisation avec un décalage. Ce constat sera repris par plusieurs personnes.

 

Wallach (69) reprend justement cela.

   - Sauf qu'on va s'apercevoir qu'il y a quelques problèmes. Ces idées peuvent amener à l'inverse, au lieu que ce soit dans le sens du risque, ce sera ailleurs.

          + La discussion en groupe mène à un changement final. On va se rendre compte qu'en fait cela dépend du type de valeur concernée par le problème de la position initiale du groupe.

   - L'ambition et les responsabilités entrent en jeu.

          + Dans la discussion, chacun va émettre un jugement, ils présentent aux autres leurs propos, et ils se compareront par rapport aux autres.

   - On a toujours envie d'être un peu meilleur (valeur) que les autres.

          + Codal : "Primus inter pires".

→ Cet effet de "glissement" se passe même s'il n'y a pas de discussion, mais attention les arguments ont aussi leur importance.

 

Moscovici et Zavalloni (1969) : consensus, pré-consensus, une passation individuelle puis groupe puis re-individuelle.

Ils s’intéressent à l’opinion des français sur le général De Gaulle.

→ Le groupe 1 : opinion favorable resserrement et déplacement dans le sens de la tendance initiale du groupe. L’opinion sur le général est plus favorable que la moyenne des opinions en post-consensus.

→ Phénomène général de polarisation dans le sens de la position initiale de l’ensemble des membres. Déplacement positif ou négatif dépendant de l’opinion initiale.

La polarisation en général : l’accentuation de la tendance initialement dominante.

 

c. Créativité en groupe :

 

Le Brainstorming (Osborn, 1957) : il dit  que si on fait travailler les gens individuellement il aura sa méthode personnelle alors que si on le fait travailler en groupe, l’idée des uns peut donner d’autres idées à d’autres.

Donc on compare 6 personnes en groupe à 6 personnes en groupe mais travaillant individuellement, et là on remarque que le système d’Osbourne ne marche pas, individuellement on trouve plus d’idées.

- Brainstorming : on va secouer les idées en toute liberté (aucune critique).

- Générer autant d’idées que possible (contrairement à Hofman), on veut beaucoup d’idées différentes → Les groupes sont-ils meilleurs que les individus ?

- Eviter toute critique des nouvelles idées.

- S’efforcer de combiner les idées, de rebondir sur les idées émises pour les améliorer.

 

 

- forme d’autocensure.

- chacun doit écouter l’autre.

 

Mais en général, des groupes nominaux font mieux (groupes qui n’interagissent pas/G.2 ici). Ceci est notamment dû à un « blocage de production » : tous les membres ne peuvent pas parler (penser ?) en même temps (Diel et Stroebe, 1987). Pendant que j’écoute quelqu’un d’autre émettre son idée, je ne peux pas donner mon idée. Je ne réfléchis pas car je pense à son idée. J’ai peur d’être jugé et peur du ridicule.

Le Brainstorming est plus efficace si :

    - Il y a une première phase individuelle avant la discussion en groupe.

    - Un facilitateur entrainé qui empêche les blocages.

    - La discussion se fait par ordinateur, dans l’anonymat, ce qui permet aux membres de taper leurs idées sans interruption et de regarder celles des autres quand ils le veulent. La performance peut alors surpasser celle des groupes nominaux (si l’un ne veut pas écouter il le peut, il n’y a pas de honte). C’est donc l’anonymat le plus utile.

Cela marche mieux également, par rapport aux groupes nominaux, puisqu’il y a des rebonds et donc plus d’idées → il faut une réponse juste.

 

d. Processus de groupes et jurys :

 

Sélection scientifique des jurys : essayer de constituer un jury en repérant quelles personnes va juger avec ses valeurs (Schuman).

    - L’influence des préjugés sur les décisions judiciaires :

            + L’impact des préjugés sur la décision : le danger des groupes homogènes. Ils peuvent se mettre assez vite d’accord sur un jugement.

Ex : les membres d’un groupe ont tous les mêmes opinions sur un certain type de problèmes (ex : les Roumains en France). Ils vont être influencés par leurs préjugés et n’auront aucun avis qui ira contre leurs idées).

    - Le choix des jurés : « la sélection scientifique des jurys » (risque qu’ils aillent dans le sens qui les arrangent).

Ex : des personnes Américaines refusaient d’aller en guerre au Vietnam alors qu’elles étaient favorables à la guerre.

            + Quelles sont les personnes qu’il faut choisir ? Seules des personnes très riches peuvent payer des juristes = TRUCAGE !

→ Le principe de cette sélection scientifique c’est de faire des enquêtes caractéristiques qu’il faut essayer de favoriser pour choisir les jurys. On tire au sort des personnes, on vérifie s’ils ont des préjugés et un lien avec la personne en question.

Facteurs affectant la décision :

     - Taille des jurys (possibilités de minorités) : moins de 10 personnes, qui pourront influencer et/ou maintenir leur avis, pour afin tenir le conflit.

     - Mode de décision : l’importance du conflit.

     - Différenciation des statuts (Nemeth et Wachtler, 1974).

             + Ex : en France, les jurys délibèrent devant le Président.

             + Leur recherche portait sur une décision que différentes personnes devaient prendre.

             + 2 différents. En France les jurys ne donnent jamais un jugement différent de celui du président du tribunal.

                       . Expérience de Nemeth et col. : Ce qui est important c’est la façon dont les différentes personnes ont du poids dans la discussion (Les gens qui s’asseyent aux bouts des tables sont ceux qui ont le plus de poids dans les prises de décision, surtout s’ils décident eux même de s’y placer).

                       . Plous (93) : si on prend la qualité des opinions, la meilleure solution aboutit rarement dans un groupe. La décision du groupe sera mieux que la moyenne des participants par contre.

    - Mode de sélection du jury (Sabatier & al 2010).

             + En France, on ne va pas poser beaucoup de question à une personne qui pourrait être un juré mais aux USA par ex si !

             + Le fait de savoir qu’on sait beaucoup de choses sur soi et qu’on a dû passer des épreuves pour arriver à être jury affecte le comportement de la personne. Plus c’est difficile, plus on en sait sur moi, plus je vais avoir envie d’arriver à une décision honnête. La crainte c’est que des décisions soient prises sur des éléments non valides, dont il ne faudrait pas tenir compte.

             + Ce qu’il faut faire : concevoir des dossiers avec des éléments non pertinents → donnés à des gens qui n’ont pas subi une épreuve avec beaucoup de questions et des gens non déterminables.

             + Au plus c’est difficile, au plus je vais être influencé. Quand la situation est déterminante → moins de culpabilité alors que plus il y a de culpabilité,  moins la situation sera déterminante.

Résultats :

   - Différence suivant que le dossier est pertinent ou non.

   - Déterminable : à l’avantage de l’accusé.

   - Le fait d’avoir subi une pression pour entrer dans le groupe va faire qu’on va penser très différemment.

 

Conclusion :

 

Beaucoup de phénomènes présentés jusqu’ici dépendent du sens que les membres donnent à leur groupe.

Cet aspect sera au sens du chapitre suivant, qui concerne le concept de groupe et les aspects structuraux des groupes.

Les gens vont faire plus d’efforts quand ils sont en groupe que quand ils sont tous seuls.

La paresse sociale dépend de l’importance que l’on donne au groupe :

   - Agrégat : paresse sociale.

   - Groupe : pas de paresse sociale.

 

Qu’est-ce-qui entre dans la conception d’un groupe ?

 

 

II. Le groupe : Conceptions et aspects structuraux.

 

 

Avant, [it] gruppo, d’abord utilisé dans les beaux-arts, défini comme un ensemble d’éléments.

Au VIème siècle, c’est un ensemble de personnes.

C’est un terme assez récent.

Certains pensent qu’un groupe n’est jamais la somme des éléments qui le constituent. D’autre disent que c’est plus.

 

1. La réalité des groupes :

 

Scientifiquement, peut-on parler de psychologie des groupes ?

Jusqu’ici nous avons supposé que les groupes existent et aussi qu’il existe un certain accord sur ce que signifie le terme « groupe ».

En fait, ces deux suppositions ont été l’objet de diverses controverses au cours de l’histoire de la Psychologie sociale (tant est si bien, qu’il n’y pas de définition exacte du mot groupe).

 

Pour que les gens se perçoivent comme un groupe, ils doivent partagés un sort commun (cf. théorie du monde juste). Quand il y a sort c’est qu’il y a ?

 

Quelques conceptions classiques :

    - Lewin (1948) : considéré comme le père de la Psychologie sociale moderne. Il définit ce qu’est un groupe par rapport à son vécu (Juif Allemand ayant émigré aux USA).

            + Il a reconnu ce qu’était un groupe lorsqu’un homme portant une étoile jaune, comme lui, est venu lui parler à cause de cela, alors qu’antérieurement, ils se croisaient tous les jours et ne s’adressaient pas la parole.

            + Pour lui, c’est l’existence du « sort commun » qui serait le facteur décisif, crucial (essentiel pour définir un groupe). « Parce que j’ai cette identité, je partage le sort de ces personnes ».

    - Rabbie (élève de Lewin) : raconte comment il s’est senti membre du groupe juif durant la seconde guerre mondiale.

    - Campbell (1958) : décrit 3 critères de groupe perçus comme entitatifs :

            + Similitude.

            + Proximité.

            + Sort commun des membres entre eux.

(Même idée que Lewin, mais rajoute la similitude et la proximité).

Pour lui, il faut ces trois conditions pour former un groupe, sinon il s’agit simplement d’une catégorie.

Entité : quelque chose d’identifiable.

Cette dimension entitative a une importance sur notre fonctionnement.

     - Sherif (1969) : le facteur-clé est l’existence d’une structure sociale formelle ou implicite/spontanée, notamment sous la forme de relations de rôles, de statuts (chaque membre d’un groupe a une mission, des comportements bien spécifiques à adopter) (de règles, de normes, etc.).

     - Bales (1950) : l’interaction en face à face est fondamentale (contacts importants).

             + Il faut une interaction directe.

     - Tajfel et Tuner (1979) : théorie de l’identité sociale.

             + Cette théorie englobe les catégories sociales plus larges : pour eux, un groupe existe si au moins deux individus se perçoivent comme membres de la même catégorie sociale. Cette théorie est plus subjective que celle de Tajfel et Turner. Théorie de l’autosuggestion.

             + Pour lui le groupe est quelque chose de subjectifs, il faut se sentir membre d’une catégorie pour se sentir groupe, tout est donc dans la tête ! Ils insistent sur le mot identité → une autre identité se définit de deux façons : par une série de caractéristiques qui nous différencient des autres, et d’autre part par les caractéristiques d’appartenance.

    - Brown (1988) ajoute « et quand cette existence est reconnue par au moins une personne ».

            + Ex : identité = qui suis-je ?

            + D’un côté un individu unique avec ses caractéristiques propres.

            + D’un autre : Appartenance à des groupes plus ou moins grands (famille, équipe,…).

            + Dynamique entre ces 2 aspects, les groupes auxquels j’appartiens définissent une partie de ce que je suis, rapport entre les 2 sur le plan de la valeur que je leur donne (ex: supporters de foot).

   - Expérience de Cialdini, Borden, Thorne, Freedman et Slan (1976) : résultats sportifs.

            + Si j’ai peu de réussite personnelle → « On a gagné »/ En ayant peu de réussite personnelle, je vais directement m’assimiler à un groupe, afin d’augmenter mon estime de soi. En m’associant à ce groupe, je montre que ces gens me représentent, « ils sont Français, comme moi ! ». Les gens ont le plus besoin d’estime de soi quand ils ont subi un échec.

 

 

    - Expérience Zimbardo et al (1973) : prisonniers et gardiens de prison.

            + Etude faite à l’Université de Stanford, afin de réaliser une expérience qui s’intéressait aux conditions de la vie carcérale, d’une durée de 3 semaines, dans une ancienne prison.

            + Les sujets choisis sont soit des gardiens de prison, soit des prisonniers.

            + Au moment où ils rentrent dans la simulation, on leur a donné un règlement en fonction des rôles qu’ils tenaient.

            + Résultats :

                      . Les sujets sont totalement entrés dans leur personnalité, allant même jusqu'à oublier leur identité. L’expérience du s’arrêter. Les gardiens faisaient trop pression sur les prisonniers, tandis que ces derniers essayaient vraiment de se révolter. Antérieurement, des tests ont été faits sur ces sujets et montraient que les individus étaient des sujets sains.

                      . On peut donc être influencé à notre insu par notre identité.

                      . L’idée est que le simple fait d’être rentré dans un groupe avec une certaine image peut changer les individus du jour au lendemain

                      . Il s’intéresse au phénomène de désindividualisation

            + L’expérience a été reprise de manière plus « douce » quelques années après.

   - Johnson et Downing (1979) : l’effet du masque.

            + Ils se sont d’abord intéressés à l’effet de l’inhibition. Est-ce le fait d’être en foule ? → La foule rend anonyme et donc inhibe les comportements.

            + S’interrogent sur le fait d’être masqué : est-ce que ça libère des instincts ? Cela dépend peut-être du sens du masque. Dans leur recherche, ils ont mis en place une situation où des personnes avaient une tâche d’apprentissage. Les sujets, devaient leur envoyer des chocs électriques en fonction de leurs erreurs. 3 conditions pour les sujets :

                    . Visage découvert,

                    . Caché avec une cagoule en pointe (identique à celles du Kukusclan),

                    . Caché avec un masque chirurgical.

           + Résultats :

                    . On constate que ceux sont les sujets ayant un masque pointu qui envoient le plus de chocs électriques par rapport à ceux qui ont le masque chirurgicale. Est-ce le fait d’être anonyme qui joue ou bien le fait de ressembler aux gens du Kukusclan ?

→ Le fait de porter un élément particulier (ici la cagoule, qui représente le clan des Kukusclan nous influence) influence les sujets.

 

Classification des groupes :

    - Les groupes primaires et secondaires : nature des relations entre les individus au sein d’un groupe.

            + Les groupes primaires (pas d’interaction) : les gens sont liés les uns aux autres.

            + Les groupes secondaires (vraiment en interaction) : relations formelles, officielles, impersonnelles. Ex : organisation de Nice : je suis Professeur et payé par la Faculté. On est en interaction avec les autres/organisation, c’est quelque chose de plus général ; ex : syndicat, on n’est pas tous forcément présents en même temps.

    - Les groupes formels et informels : fonction du groupe.

            + Les groupes formels : s’acquitter d’un travail au sein d’une organisation. Ex : entreprise.

            + Les groupes informels : absence de hiérarchie et préférences personnelles.

   - Les groupes d’appartenance et les groupes de référence :

            + Les groupes d’appartenance : j’en fais partie que je le veuille ou non.

            + Les groupes de référence : ceux auxquels je veux m’identifier.

            + Ex : nationalité VS opinion politique.

   - Foule, bande, groupement, etc :

            + Foule : grand rassemblement pouvant arriver par hasard, respecte parfois des règles, pas de contact.

            + Bande : petit groupe, identité, soutien important entre membres, ça identifie mon identité (émotionnel, je m’identifie), structure.

            + Groupement : organisation.

            + Ex : dans la rue VS mes amis VS l’université).

 

Il en ressort des éléments essentiels :

- Pluralité des individus : on  ne peut pas être un groupe tout seul, il faut plusieurs individus pour former un groupe.

- En interaction au sens large.

- Existence d’une conscience commune (cela sert de cadre de référence au sujet, à dire qui je suis) (« j’appartiens à ce groupe »).

- Cadre de référence pour les sujets d’une façon ou d’une autre : va affecter la façon dont le sujet pense, agit et ressent.

 

Plus récemment, à la suite de Medin (1988) et de Rothbart et Taylor (1992), beaucoup d’auteurs se sont intéressés au caractère plus ou moins « essentialisé » des groupes (à la façon dont nous caractérisons des groupes).

L’essentialisme : renvoie à l’entitativité. On a tendance à essentialiser des gens d’un groupe qui ne doivent pas y être.

L’essence : la nature fait qu’on peut définir des groupes comme étant plus ou moins naturels. On distingue groupes naturels et artéfactuels (artificiels). Nous avons tendance à percevoir les groupes artéfactuels comme des groupes naturels. On se soumet davantage à ce qu’on nous dit quand on pense que ce qu’on est, on l’est par nature.  L’idée que les gens sont ceux qu’ils sont par rapport à la nature revient.

- Ex : « Martine a raté son test ADN ».

- Ex : à partir de 3 ans, des enfants étaient observés. Sur la base de ces observations, les gens prétendaient pouvoir affirmer si l’enfant allait être délinquant ou pas.

La notion de d’essentialisme ( ≠ et favorise la justification de la nature.

- Ex : photo de personnes devant un bus, qui annonce 4 morts, 7 blessés.

   + Que font les gens pour justifier leur sort ?

   + La théorie du monde juste marche-t-elle pour des groupes ? (attention, il faut distinguer les agrégats et les groupes-groupes).

   + On dit aux sujets que ces personnes sont un agrégat (ex : bus qui va à l’aéroport) ou bien qu’elles appartiennent à un même groupe (ex : ce sont tous des membres d’une même Famille).

 

Expérience : Schadron, Morchain et Yzerbyt (1996) : l’entitativité ou groupalité comme condition de jugement.

    - Les sujets doivent regarder 6 étudiants travaillant ensemble. A la suite de cela, ils doivent dire ce qu’ils pensent d’eux.

    - Résultats :

          + Agrégat : on ne les juge pas, ils sont plutôt sympathiques.

          + Groupe « entitatif » : on les juge plus négativement. Comme ils se ressemblent, c’est une condition pour les juger.

Expérience de Schadron et Morchain (2003) : sort négatif ou positif.

   - Les sujets regardent un film où deux personnes sont sur le quai d’une gare.

   - Remarque : Identité sociale et estime de soi.

          + Ex : Cialdini, Borden, Thorne, Walker, Freedman et Solan (1976).

          + Important sur le plan de qu’est-ce qu’il nous apporte sur le plan de l’identité ?

 

Notre appartenance à un groupe nous donne une identité et participe dans nos valeurs.

Ex : à la question, « qui êtes-vous ? » le sujet va réponse en donnant un élément qui va le définir en tant qu’individu (ce qui va le différencier des autres) et dire à quel groupe il appartient. Ces deux éléments correspondent au « concept d’estime de soi ».

Baegh, Schen et Burrons (1996), montrent que l’identité a un impact sur notre comportement.

    - Ils présentent aux sujets une tâche linguistique, et durant cela on amorce l’idée de jeunesse et sur d’autres l’idée de vieillesse. Et puis, quand les sujets quittent le labo, dans le couloir qui mène à la sortie, ceux avec l’idée de vieillesse vont marcher plus lentement.

Wheeler et ses collègues (2001) montrent que cela fait varier nos performances. Ils étudient les stéréotypes. Le stéréotype de l’homme noir et de l’homme blanc.

    - Les rumeurs disent que les facultés mentales des noirs sont moins importantes que celles des blancs, ce qui est faux. Le noir aura peur de confirmer ces hypothèses d’infériorités mentales et donc cette peur va lui faire avoir de moins bons résultats.

    - Le blanc doit décrire une journée d’un noir : pour une moitié des sujets (blancs) ils devront écrire cela à la 1ère personne, pour l’autre moitié, ils devront l’écrire à la 3ième personne. Après on fait passer un test d’aptitude (aux blancs), ceux qui ont écrit à la 1ère personne auront de moins bons résultats que ceux qui ont écrit à la 3ième personne, qui eux auront aussi de moins bons résultats qu’un groupe contrôle à qui on aurait rien demander de faire.

    - Résultat :

         + C’est une manipulation minimale, cela a quand même un impact sur les comportements, performances, sentiments, etc.

         + Le simple fait que l’on sait notre appartenance à un groupe change beaucoup de chose.

 

Echelle unilinéaire des races humaine et de leurs parents inférieurs (NOTT et GLIDDON, 1868) :

   - Le volume du crâne du chimpanzé a été volontairement augmenté et la mâchoire du Noir allongée pour donner l’impression que les Noires pourraient se situer à un rang inférieur à celui des grands singes.

 



14/07/2012
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