Cours de psychologie

R

Raccourci cognitif : on se construit des systèmes de représentation à l’aide d’un certain nombre de codes. On prend un raccourci, on va plus vite, mais on peut oublier une information vitale et ne pas dire réellement ses propres pensées.

Racine : élément irréductible et commun à tous les mots d’une même famille.

Raison : faculté intellectuelle par opposition aux pulsions, qui permet de connaître et de juger.

Raisonnement conditionnel : forme de raisonnement portant sur des énoncés conditionnels de la forme « si-alors ».

Raisonnement déductif : tirer des conclusions vraies à partir d’informations vraies. Qui permet d'aller du général au particulier. Consiste à déduire, à partir d'une règle générale, une conséquence pour un cas particulier.

Raisonnement inductif : inférer une règle générale à partir d’exemples particuliers.

Raisonnement inférentiel : qui permet d'aller du particulier au général. Consiste à tirer (inférer) une conséquence générale à partir d'un cas particulier.

Raisonnement hypothético-déductif : induction, déduction et construction d’hypothèses. Le raisonnement hypothético-déductif est la capacité qu'a l'apprenant de déduire des conclusions à partir de pures hypothèses et pas seulement d'une observation réelle. C'est un processus de réflexion qui tente de dégager une explication causale d'un phénomène quelconque. L'apprenant qui utilise ce type de raisonnement commence par formuler une hypothèse et essaie ensuite de confirmer ou d'infirmer son hypothèse.

Raisonnement logique : la raison cartésienne (démonstration par déduction formelle que c’est vrai).

Raisonnement transductif : série de transformations mentales, de successions d’évènements dont l’enfant n’a pas conscience des liaisons. Raisonnement, sans réversibilité, reliant entre eux des préconcepts. Raisonnement élémentaire où l’enfant procède de particulier en particulier, de proche en proche, par juxtaposition, sans avoir une logique déductive (du général au particulier) ou inductive (du particulier au général). L’enfant fait des généralisations indues (illégitimes à partir de cas particulier).

Raisonner : comprendre les implications d’un ensemble d’informations.

Rampe vestibulaire : rampe du dessus où passe la première vague de la périlymphe.

Rampe tympanique : rampe du dessous où passe la seconde vague de la périlymphe.

RAN test : nommer le plus rapidement possible quatre séries de 50 items, présentées par catégories sémantiques (couleurs, lettres, objets, chiffres).

Rappel : processus de récupération (d’informations dans la mémoire). Direct de MCT ou via la récupération d’informations stockées en MLT.

Rappel libre : situation de remémoration dans laquelle on ne considère pas l'ordre d'apprentissage.

Rapport associatif : coordination de mots en mémoire.

Rationalisation : mécanisme de défense. Le sujet tente d'attribuer socialement acceptables (logiques) à ses comportements pour avoir l'air d'agir rationnellement. Justification à posteriori d’un acte qui permet de se donner des raisons à soi-même pour avoir agi de telle manière plutôt que de telle autre. En fait, les individus reconstruisent la raison pour laquelle ils ont agi, ce processus étant le plus souvent inconscient.

Rationalisme : doctrine qui pose la raison discursive comme seule source possible de toute connaissance réelle.

Rationalisme morbide : vouloir tout expliquer par un seul événement.

Réaction : réponse spontanée ou volontaire à une stimulation extérieure.

Réaction circulaire : C’est le fait de répéter des réflexes, ce qui permet de décrire le besoin de répétition des réflexes. La réaction circulaire est une action qui produisant un résultat intéressant va donner lieu à une répétition. Elle peut être décrite comme l’exercice fonctionnel qui va aboutir au maintien ou à la redécouverte d’un résultat nouveau et intéressant pour l’enfant qui va être poursuivi pour lui-même.

- Réaction circulaire primaire : Au second stade, elles sont constituées d’actions spontanées involontaires et orientées sur le corps propre de l’individu.

- Réactions circulaires secondaires : comportements qui consistent à retrouver les gestes que l’enfant a exercés par hasard et qui ont donné lieu à une réaction intéressante concernant le milieu extérieur.

- Réactions circulaires tertiaires : ensemble « d’expériences pour voir », curiosité par expérimentations de nouvelles situations.

Réaction psychologique : impulsion à protéger ou à rétablir son sentiment de liberté ; elle se manifeste lorsque la liberté d'action est menacée.

Réalisme : l’enfant matérialise les phénomènes mentaux (rend concret les phénomènes mentaux), sans prendre conscience de sa pensée ni des phénomènes mentaux.

Réalisme hypothétique : les expériences du monde vécu ne traduisent que sous forme de versions simplifiées ce qui se trouve dans le monde inconçu. Ces expériences ne traduisent que ce qui est utile à l’adaptation.

Réaliste (des Idées) : les idées existent comme réalités supérieures et extérieurs : transcendantes. Elles existent dans ce monde transcendant où la pure intelligence les perçoit.

Réapprentissage comportemental en général : Objectif général : remplacer un comportement habituel non désiré (posant problème) par un autre choisi par le patient ; Méthode générale : identification des indices déclencheurs (contexte) (cela relève du CP), spécification d’un nouveau comportement, récompense des progrès vers le but (très important, qui marche mieux que la punition) (CS), sans attendre qu’il soit pleinement atteint (CS). Procédure permettant d’apprendre de nouvelles réponses comportementales aux événements  anxiogènes. Basée sur l’apprentissage par conditionnement classique. Inclut la désensibilisation (aidé le patient à associer un S anxiogène un nouveau comportement) systématique et le conditionnement aversif.

Récepteurs : ceux qui captent ce qui se passe en dehors du corps : extérocepteurs. Ceux qui captent les informations qui se passent à l’intérieur du corps : intérocepteurs.

Récepteurs kinesthésiques : se situent au niveau des articulations, en relation avec les mouvements de notre corps.

Récepteurs ionotropiques : modification du potentiel de membrane post-synaptique directement.

Récepteurs métabotropes : protéines membranaires qui changent leur conformation et activent une cascade d'événements intracellulaires. En général, les récepteurs métabotropes sont couplés à des molécules associées à la membrane appelées protéines G trimériques. L'activation du récepteur entraîne la dissociation de la protéine G qui va alors interagir directement avec un canal ionique ou bien déclencher une cascade de signalisation intracellulaire impliquant différentes protéines effectrices.

Récepteurs métabotropiques : modification du potentiel de membrane post-synaptique indirectement.

Récepteur sensoriel : neurone sensoriel qui possède un organe récepteur. De là naît l’activité nerveuse.

Recherche appliquée : Découle d’un problème défini que l’on va essayer de résoudre.

Recherche commerciale : Amasser des profits. Recherche pharmaceutique (validité d’un médicament, etc.).

Recherche fondamentale : pour le savoir. But = acquérir des connaissances sans avoir au départ un but préétabli, on va chercher des connaissances sur le processus lui-même.

Recherche orientée : c’est de la recherche fondamentale on dispose des connaissances que des organismes qui vont nous financer.

Recherche planifiée : prévoir le déroulement d’une recherche en fonction d’un but.

Recherche scientifique : Intérêt principal = intérêt publique. Utilisée dans les universités.

Recherche sérielle exhaustive : examen systématique et consécutive de chaque élément stocké en MdT.

Reconnaissance : mise en rapport d’un stimulus perçu avec des connaissances en mémoire (nom, propriétés, usage)

Récupération : précède le rappel, récupère les informations en MLT. L’organisation (compréhension) est cruciale : nécessité de stocker de façon à pouvoir retrouver l’information. Activation de connaissances associées de MLT en MCT. Si l’encodage s’est bien passé, et si on a la capacité de récupération, la récupération est possible. Passe de l’état passif à l’état actif → stockage inconscient à révocation d’un souvenir. L’un des processus à la base de la récupération est l’activation diffusante.

Récupération spontanée : quand il y a extinction, si on refait SI + SC, la RC revient immédiatement. Donc, il n’y a pas d’oubli de ce qui a été appris, ça réactive.

RED : réponse électrodermale. Elle représente les changements des propriétés électriques de la peau humaine, qui se produisent lors des interactions entre l’environnement et les états psychologiques d’un individu. Une émotion induit une RED quelques secondes après le stimulus.

Redondance : duplication de la même information sous différents formats. Multi-modalité : traite des informations de modalité sensorielle, graphique textuelle.

Référentiel égocentré : centré sur soi, l’enfant se prend comme origine de la perception.

Référentiel exocentré : les objets sont localisés par rapport à des références fixes extérieures au sujet, l’enfant peut se représenter les différents espaces selon les différents points de vue.

Réflexes : réflexe de succion, de fouissement, de Maro (protection), de grasping, d’allongement croisé (nociceptif), d’enjambement et de marche automatique. (Piaget) tout montage héréditaire qui fonctionne dès la naissance. C’est une réponse globale du sujet face à une stimulation extérieure. Réponse programmée qui fait partie de notre héritage biologique. Constitue le seul moyen de relation et d’adaptation du bébé au monde extérieur. Le réflexe une fonction adaptative. Les réflexes qui présentent pour l’enfant un intérêt particulier (la succion par exemple) ont une tendance à la répétition c’est ce qu’il va appeler l’exercice réflexe. Elle va avoir pour conséquence un réflexe qui fonctionne d’une manière de plus en plus efficace. Grâce à la répétition, les réflexes deviennent de plus en plus efficace = consolidation par exercice fonctionnel.

Réflexes absolus : réflexes inconditionnels, innés, relevant du capital héréditaire (ex : salivation du chien face à un aliment).

Réflexe céphalique acoutrope : orientation de la tête vers le son.

Réflexe cochléo-palpéral : clignement de la paupière.

Réflexes conditionnels : réflexes produits en fonction de conditions particulières qui peuvent avoir été enseignées. Dans l'exemple de Pavlov, la salivation du chien au son de la cloche est le produit d'un enseignement au cours duquel on émettait une sonnerie avant de lui présenter de la nourriture.

Reflexe de politesse : une fois qu’on a accepté de répondre à un entretien, on a beaucoup de difficultés à éconduire la personne.

Réflexe gusto-facial : réflexe facial dû à des stimulations gustatives, 4 saveurs de base (sucré, salé, acide, amer).

Réflexe H (Hoffman) : basé sur le réflexe myotatique (coup au genou), part de ce réflexe pour mesurer l’amplitude de la contraction du muscle. Mesure en fonction de paramètres cognitifs ou émotionnels. Ca varie car l’organisme adapte l’état des fuseaux neuromusculaires.

Réflexe proprio-certif : sursaut.

Reflexive self : capacité à reconnaitre l’existence de sentiments ou d’affects chez soi et chez l’autre, capacité d’avoir une représentation cohérente des désirs, croyances et motivations de soi et des autres.

Reformulation : elle sert à relancer le discours, ca permet de donner le sentiment qu’on est attentifs à ses dires. Rogers (1945) propose un certain nombre de techniques pour la reformulation. Pour lui le langage de l’entretien, une fois passé l’évocation du thème de départ, est composé uniquement de reformulations.

- Clarification : elle sert à bien fixer les choses, on reprend pour mieux comprendre → « si je comprends bien, … », « si je résume, … », etc.

- Echo ou miroir : technique du perroquet, on reprend le(s) dernier(s) mot(s) ou la dernière phrase prononcée par le sujet. Cette technique peut provoquer une déviation du discours pour qu’il revienne à celui initial, qui nous intéresse.

- Interprétation : on reprend ce qu’a dit la personne juste avant mais on ajoute une interprétation → « si j’ai bien compris, vous venez de me dire que … est-ce que ce que vous me dites peut être interprété de la sorte … ? ». On va donc plus loin que l’idée générale de la personne. Il s’agit en quelque sorte d’une provocation pour relancer le discours : la personne répondra oui ou non dans la mesure ou c’est elle qui contrôle le discours. La personne va acquiescer ou refuser l'interprétation, mais cela fait avancer les choses.

- Reflet : touche aux impressions et aux sentiments, et donc c’est quelque chose qui n’a pas été formulé → « vous craignez que … », « vous semblez très insatisfaits de … ». Il est très difficile à manipuler, mais il sert à faire dire à la personne des choses qu’il n’est pas sur de vouloir/pouvoir dire.

- Recentrage : peut se faire à tout moment, et cela permet de revenir au thème de départ, à éviter les déviations.

- Informations complémentaire : cela consiste à demander plus de précisions sur des choses qui ont déjà été dites sans le demander directement, volontairement on fait comme si on n’avait pas tout à fait compris ce qui a été dit → « je crois que pour moi ce n’est pas tout à fait clair … »

- Précisions : cela consiste à demander clairement plus de précisions.

Refoulement : souvenir refoulé, qui pose un problème au niveau comportemental, souvenir inconscient. Processus de défense du moi selon lequel certaines tendances ou souvenirs sont rejetés dans l'inconscient. Lorsque le refoulement s'opère mal, des tendances contradictoires coexistent et créent des conflits voire des névroses. Pour la psychanalyse, le refoulement est vu comme un mode de défense privilégié contre les pulsions. Le refoulement est l'opération par laquelle le sujet repousse et maintient à distance du conscient des représentations considérées comme désagréables, car inconciliables avec le Moi. Il ne faut pas confondre : répression : Un désir vient de l'inconscient, passe dans la conscience et est renvoyé dans l'inconscient. Refoulement : Un désir vient de l'inconscient et est renvoyé dans l'inconscient sans avoir pu accéder à la conscience. Processus qui consiste en un détachement de la libido d’avec des personnes, et des choses, auparavant aimées. On peut le décomposer en 3 phases : 1. La fixation (une pulsion ou un élément pulsionnel n’accompagne pas le développement prévu comme normal et, par suite de cette inhibition de développement, demeure à un stade plus infantile). 2. Le refoulement à proprement parler (refoulement des rejetons de la fixation, et des tendances psychiques liées à la fixation). 3. L’échec du refoulement, le retour du refoulé (percée à partir de la fixation, régression de la libido jusqu’à ce point).

Regard psychosocial : s’intéresse aussi bien aux mécanismes psychologiques qu’aux facteurs sociaux.

Règle condition action : unité de base dans un système de production modélisant le fonctionnement cognitif. Une règle condition-action comporte deux parties, une partie condition (précisant les circonstances dans lesquelles la règle s’applique) et une partie action (dressant la liste des actions à accomplir lorsque sont remplies les conditions).

Régression : retour du sujet à un état psychique antérieur des suites de frustrations.

Regroupement syndromique : présentation patient (âge, histoire, nature des troubles…), mécanisme des troubles, de défense, l’évolution.

Régularités graphotactiques : il s’agit de régularités au niveau des graphèmes qui ne dépendent pas des régularités au niveau des phonèmes mais qui sont fréquentes dans la langue écrite. Elles ne font pas l’objet d’un apprentissage explicite et sont de l’ordre du probabiliste. Par exemple, la graphie « eau » du son [o] en fin de mot n’apparaît jamais après « f » mais est fréquente après « r ».

Réitération : répétition par le psychologue du point de vue du sujet, avec : Echo (répétition d’énoncés référentiels), Reflet (répétition avec préfixe « vous pensez que… ? »).

Relais : fonction de passage et contrôle de ce passage. Le relais s’active quand il détecte une perturbation dans la stabilité de la relation. Il intervient avant, pendant ou après l’acte violent.

Relation anaclitique : l’enfant s’appuie sur la mère.

Relation d’emboîtement : le sujet voit une seule modalité de la variable.

Relation de croisement : le sujet voit toutes les modalités de la variable.

Relations des personnes avec le stimulus : connu/inconnu, expertise ou non du sujet, intéressés ou pas…

Relation dissymétrique : le psychologue n’est pas là pour être le miroir du patient.

Relations entre personnes : se connaissent ou pas, de même statut ou non…

Relations interpersonnelles : liens qu’entretiennent entre eux les individus, liens qui peuvent être de différentes natures.

Reliance : création de liens entre les individus (les allier).

Rémanence : sensation d'un objet se maintenant alors que la stimulation a cessé.

Rémission spontanée : phénomène selon lequel des sujets présentant des troubles psychologiques voient leur état s'améliorer sans intervention professionnelle, par le seul effet du temps.

Renforçateur primaire : le renforçateur répond directement à un besoin essentiel de l'individu. Ex: Nourriture... (Voir conditionnement).

Renforçateur secondaire : le renforçateur est un renforçateur par un certain apprentissage fait au préalable. Ex: Jouet, argent... (Voir conditionnement).

Renforcement : conséquence d'un comportement qui rend plus probable que le comportement soit reproduit de nouveau. Lié au fait de donner une récompense à un individu et de ne pas donner de punition ; ici on ne parle pas de donner de punition, par des SI (stimuli inconditionnels) et SC (stimuli conditionnels). Condition pour qu’il y ait renforcement : il faut que la représentation mentale du comportement soit active au moment où on reçoit la récompense. C’est une association entre la récompense et la représentation mentale de la récompense et non entre la récompense et le comportement en lui-même. 4 modes de renforcement : Mode continu/systématique : Renforcement d’un CO de façon systématique (à chaque fois). Il va cependant y avoir une régression très rapide à partir du moment où il n’y a plus de récompense. La motivation est calculée à partir du nombre de fois où on attend la récompense de manière différée. Persistance à mettre en œuvre un comportement opérant même en absence de renforcement = motivation. Mode à passage progressif : fonctionnement systématique à un fonctionnement irrégulier, renforcement diminuant progressivement en fréquence, extrême persévérance (ex : pigeons de Skinner qui ont picoré plus de 100.000 fois jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de graines → renforcement). Mode à proportion fixe : Renforcement d’un CO après un nombre fixe de fois (pour augmenter ses récompenses → augmente la fréquence de ses comportements). Mode à proportion variable : Persévérant même en l’absence de récompense, renforcement en moyenne constant, mais, en quantités variables et imprévisibles.

Renforcement d’attitudes : consiste à générer des pensées allant dans le sens de son attitude initiale sans réfuter directement les arguments.

Renforcement positif : procédure par laquelle la probabilité de fréquence d'apparition d'un comportement tend à augmenter suite à l'ajout d'un stimulus appétitif (stimulus positif) contingent à la réponse Ex: Ajout d'une récompense, félicitations... (Voir conditionnement). L’évènement renforceur est une présentation d’un stimulus positif.

Renforcement négatif : procédure par laquelle la probabilité de fréquence d'apparition d'un comportement tend à augmenter suite au retrait d'un stimulus aversif (stimulus négatif) contingent à la réponse. Ex: Retrait d'une obligation, d'une douleur... (Voir conditionnement). L’évènement renforceur est un arrêt d’un stimulus négatif. Ce n’est pas une punition !

Renforcement primaire : substance qui satisfait un besoin biologique.

Renforcement réactionnel : le refoulement a souvent été mis en œuvre de sorte que l’opposé de la pensée à refouler fut démesurément renforcé.

Renforcement systématique : psychothérapie reposant sur les principes du conditionnement opérant et consistant à donner une récompense (renforcement positif) lorsque le comportement désiré est satisfait et à ne jamais récompenser le comportement non désiré.

Renforceur : « Stimulus qui a le rôle effectif dans la procédure de renforcement ». « Selon Miller et Hull, c’est un stimulus qui produit une réduction de tension […] On appelle un renforçateur secondaire le stimulus ayant produit un renforce ment, mais dont la capacité acquise est due à un apprentissage préalable » (Jean- François Le Ny, Grand Dictionnaire de la Psychologie).

Renforceurs primaires (R1) : ce sont des SI déclenchant directement des RI. Les renforceurs primaires sont innés (ex : croquettes) (Il faut qu’il y ait avant des objets qui ont des valences dans l’environnement. Leur valence dépend de ce que nous avons appris). Valence intrinsèque innée.

Renforceurs secondaires (R2) : ce sont des SC prédisant directement ou interne, des SI déclenchant des RI. Les renforceurs secondaires sont appris par conditionnement paslovien. Acquisition des renforceurs secondaires : par conditionnement répondant : les SC (R1) prédisent des SI (R2), par conditionnement pavlovien, il y a déclenchement d’une RC. Le comportement initial est renforcé par R1 et progressivement il devient conditionné.

Renversabilité : quand le sujet revient au point de départ sans avoir conscience de l’identité de l’action exécutée dans les deux sens.

Renversement ontologique : inversion de causalité consistant à subordonner la présence de l’objet à la répétition du geste, plutôt que subordonner la possibilité de répétition du geste à la présence préalable de l’objet.

Repêchage : troisième phase du processus de mémorisation consistant à retrouver une information mémorisée parmi l'ensemble des informations placées en mémoire.

Répétition : va d’une part, maintenir l’information en MDT et augmenter les chances qu’elle soit bien organisée en MLT.

Répétition à « vide » : réflexe fonctionne pour lui-même.

Répétition d’élaboration : activité cognitive qui consiste à se répéter un même matériel plusieurs fois de suite. Cette forme de répétition fait usage de la signification du matériel à stocker. En se répétant le matériel, les sujets mettent en relation ce matériel avec du matériel préalablement stocké.

Répétition mentale : activité cognitive qui consiste à se dire à soi-même plusieurs fois de suite et de manière littérale le même matériel afin d’en augmenter la mémorisation.

Réponse conditionnelle : la réponse conditionnelle est la réaction de l'organisme à la présentation d'un stimulus conditionnel. Dans l'exemple de Pavlov, la salivation du chien lorsqu'il entend le son d'une cloche est une réponse conditionnelle.

Réponse dominante : celle qui est accessible, celle qui nous vient plus spontanément, autrement dit la façon de faire n’est pas toujours la plus efficace. Elle peut survenir lorsqu’on est « excités », cependant si elle n’est pas la bonne elle diminuera mes performance, si au contraire elle est la bonne réponse elle améliorera mes performances.

Réponse inconditionnelle : réaction naturelle de l'organisme à un stimulus inconditionnel (activité réflexe).

Représentation : connaissance reliant des entrées sensorielles à des sorties comportementales → mise en relation de l’image détectée avec un comportement. Activité d’intériorisation des éléments du réel. Une projection, une fabrication qui nous donne une conception d’un fragment de réalité. Capacité d’évoquer un objet absent. C’est la fonction symbolique ou sémiotique, c’est le signe, tout ce qui permet d’évoquer des réalités absentes. Ensemble de contenus, de savoirs qui nous sont propres mais que nous partageons aussi avec autrui. Ensemble d’éléments fonctionnels articulés entre eux, qui est fédéré par un système cognitif qui dispose d’une logique et d’un langage particulier. « Elaboration psychologique complexe où s’intègrent, en une image signifiante, l’expérience de chacun, les valeurs et les informations circulant dans la société » (Herzlich). Projection, fabrication qui nous donne une conception d’un fragment de réalité.

Représentations collectives : se présentent comme des : Systèmes de niveau sociétal (elles couvrent les domaines de la vie sociale (économique, politique, social, religieux) et sont en nombre limité), systèmes de pensée convergente (elles lient entre eux les membres de la communauté et les poussent à agir en harmonie les uns avec les autres), systèmes normatifs (elles exercent une pression constante sur les individus pour qu’ils agissent en conformité avec les normes sociales), systèmes Stables (formes de connaissance que rien ne peut affecter ou modifier), systèmes qui disparaissent avec le développement des sociétés. Elément psychologique culturellement construit qui permet à tous les représentants d’un groupe d’avoir accès au référent de ce groupe et de comprendre l’environnement. C’est le fait d’avoir certaines visions du monde environnant mais une vision qui n’est pas pareil du monde entier. → En simplifier, tout le monde n’a pas la même vision sur les choses.

Représentations de contrainte : reproches transformés, faisant retour hors du refoulement, qui se rapportent toujours à une action sexuelle des années d’enfance, exécutée avec plaisir. Plus justement, les formations de contrainte peuvent avoir la valeur des actes psychiques les plus divers. Elles se laissent délimiter avec précision comme souhaits, tentations, impulsions, réflexions, doutes, commandements et interdits.

Représentations en mémoire : connaissances stockées à court ou long terme pour une utilisation ultérieure.

Représentation externe : représentation d’un objet que l’on voit.

Représentation graphique d’une distribution : permet de voir d’un seul coup d’œil ce qui se passe. Comprendre rapidement les résultats de l’étude.

- Diagramme en secteurs : (cercle, fromage) échelle de nature nominale car il n’y a pas d’ordre entre les modalités. L’angle en secteur est proportionnel à l’effectif des modalités de la variable.

- Diagramme en tronçons : Principe semblable au secteur mais c’est la hauteur qui va être proportionnelle à l’effectif des modalités de la variable et non l’angle. (Echelle de 0 a 100%) → échelle nominale et ordinale.

- Diagramme en barres : effectif proportionnel à la hauteur en barre. (Ordre de gauche a droite, mais pas de notion de quantité) → convient à une échelle ordinale plus qu’à une échelle nominale. A utiliser lors de comparaisons de plusieurs variables. Ordinal = barres non collées ; Intervalles = barres se touchent.

- Diagramme en bâtons : concerne toutes les variables qualitatives comme les diagrammes en barres.

- Histogramme : échelle quantitative sur les abscisses. Réservé aux variables quantitatives, la hauteur n’est pas forcément proportionnelle à la largeur.

- Diagramme en courbe : suggère qu’il existe un ordre et qu’il existe une continuité : peu judicieuse de l’utiliser pour des variables qualitatives, à utiliser pour les représentations des variables quantitatives. Laisse apparaître les relations entre les variables. On peut mettre en évidence ces relations mais on ne peut pas forcément apporter une seule interprétation.

- Nuages de points : représenter tous les sujets de l’étude dans le même graphique.

Représentations individuelles : représentations mentales, s’élaborent dans l’esprit de chacun.

Représentation interne : représentation mentale.

Représentation mentale : détection d’un stimulus et encodage dans le système nerveux. Construction mentale élaborée par l’individu dans une situation précise et dans un objectif de traitement précis. Représentation que l'on se fait, par la pensée, d'une image, d'un concept ou d'une situation. Une représentation mentale peut être de l'ordre du réel ou du fictif. Contenues idéiques qui nous permettent de nous figurer les objets auxquels nous pensons. Contenues idéiques qui nous permettent de nous figurer les objets auxquels nous pensons.

Représentation prototypique : représentation abstraite d’une classe/catégorie d’objets.

Représentations sociales (Moscovici) : s’expriment dans le groupe. Produit et processus d’une activité mentale par laquelle un individu ou un groupe reconstitue le réel auquel il est confronté et lui attribue une signification spécifique. Système d’interprétation régissant notre relation au monde et aux autres qui orientent et organisent les conduites et les communications sociales. Phénomènes cognitifs engageant l’appartenance sociale des individus par l’intériorisation de pratiques et d’expériences, de modèles de conduites et de pensée. Les représentations sociales on s’en sert pour penser tous les jours (épistémologie), cette connaissance est approximative et par bien des côtés fausses. On acquiert bien des connaissances mais en même temps elles sont contingentes au monde que l’on considère culturellement défini, suivant le groupe sur une même question, les idées peuvent différer. Les représentations nous servent à élaborer une connaissance du monde dans lequel nous vivons, de plus elles sont fausses mais on y adhère. Les représentations sont les manières de nous figurer de ce qu’il en est de la réalité qui nous entoure. Les représentations sociales sont une schématisation du monde qui a un intérêt cognitif. Ce qui signifie donc qu’un groupe culturel à un autre on change les représentations. Les représentations sociales sont persistantes dans la vie courante. Les représentations sont souvent des préjugés. Les représentations sont donc très étroitement liées à notre culture et à notre environnement. Les représentations sont fausses, toutes les représentations sont fausses. Les représentations dépendent même de notre système perceptif. Les représentations sociales (RS) son présentes dans toutes les activités psychiques (épistémologie : théorie de la connaissance). Elles ont pour caractéristiques d’être partagé par beaucoup de personnes, c’est même constitutif de la culture. Il y a des spécificités culturelles définies par des RS pour certains espaces. Les représentations sociales sont à la fois individuelles et collectives : elles se créent et fonctionnent dans la dialectique individu/société. L’individuel et le collectif ça fait une base de savoir commun : elles sont partagées (influences mutuelles). Elles forment une base de savoir commune à des ensembles de personnes : on recherche des positions communes, une base commune, pour cela on s’influence les uns des autres, elles sont transmises (entre groupes et générations). D’une génération à l’autre. Forme de connaissance courante, de sens commun. Elle est socialement élaborée et partagée. Elle a une visée pratique d’organisation, de maîtrise de l’environnement et d’orientation des conduites et communications. Elle concourt à l’établissement d’une vision de la réalité commune à un ensemble social ou culturel donné. Aujourd’hui, la psychologie officielle identifie un objet d’étude qu’on appelle RS. Elément psychologique culturellement construit qui permet à tous les représentants d’un groupe d’avoir accès au référent de ce groupe et de comprendre l’environnement. C’est le fait d’avoir certaines visions du monde environnant mais une vision qui n’est pas pareil du monde entier. → En simplifier, tout le monde n’a pas la même vision sur les choses.

Répression : un désir vient de l'inconscient, passe dans la conscience et est renvoyé dans l'inconscient.

Répression explicite : rejet hors du champ de la conscience (volontaire de notre part de ne pas y penser consciemment, et donc baisse de stimulation) → on va moins le répéter car on va le mettre de côté, et donc on va l’oublier plus rapidement.

Réseau sémantique : va se créer autour de la représentation d’un mot. Il se compose d’autres représentations, d’autres mots, en relation avec la représentation prototypique du stimulus. Permet la reconnaissance des mots en fonction du contexte dans lequel on se trouve, de prédire/anticiper des mots ou de reconnaitre des mots qui sont peu lisibles/compréhensibles. Cela se fait grâce à la reconnaissance de la représentation prototypique à travers les connaissances, approfondir la perception sémantique d’un mot. Association de représentations. Relie des concepts en MLT.

Résilience : capacité de dépasser ce qui a été subi.

Résistance : manifestation du refus du sujet que ce soit par des actes, un comportement ou des paroles, de reconnaître une expression de son inconscient. Quelque chose vient à l’esprit du patient et celui-ci refuse d’en faire part au clinicien. Ex : Le silence (modalité la plus évidente) , le sujet qui parle de manière désaffectivé (il n’y a aucune émotion qui transparait dans son discours, il est stéréotypé, monotone, pour ne par avoir à ressentir les émotions qui pourraient être trop douloureuses/intenses), moment où le patient s’exprime de manière logorrhéique (il parle sans cesse afin de masquer son embarras), parfois les patients mentent (pas trop grave s’il ment à l’analyste, mais s’il se ment à lui même c’est plus grave), oublier de venir à la séance.

Résolution spatiale : capacité de distinguer 2 stimuli.

Responsabilité : Heider a défini 5 niveaux : association (un individu sera considéré responsable de toute action entretenant un lien avec lui), causalité (la responsabilité relève de la participation à l’action, même si cette participation n’est pas intentionnelle), prévisibilité (concerne les cas où l’individu aurait pu prévoir ce qui allait se passer mais qu’il n’a rien entrepris pour l’empêcher de se produire), responsabilité (contrairement à la causalité, la participation est intentionnelle), justification (l’action est intentionnelle mais la responsabilité ne peut pas être entièrement imputée à la personne car elle y a été contrainte par des facteurs environnementaux).

Ressources cognitives : quantité d’énergie mentale disponible a un moment donné chez un individu particulier.

Restrictions : censures, oublis…

Rétention : retenir représentations mentales.

Rhétorique : art de bien parler en public, forme du discours.

Rhodopsine ou pourpre rétinienne : pigment protéique photosensible présent dans un des deux types des cellules photoréceptrices de la rétine (les bâtonnets). Elle est responsable de la sensibilité de l'œil à la lumière.

Réticulum endoplasmique rugueux : appelé corps de Nissl. Ils se situent dans le corps cellulaire du neurone. Présents également dans les dendrites, les corps de Nissl sont par contre totalement absents de l'axone et de son cône d'implantation (cône de Doyère). Les corps de Nissl correspondent à des mottes irrégulières d'un matériel fortement basophile détectables après coloration au bleu de toluidine (coloration de Nissl) ou au crésyl violet. Ils sont visibles en microscope photonique. Ils portent le nom du neurologue Franz Nissl.

Rétribution : tout ce que l’on peut recevoir : salaire, primes, promotions, bureau prestigieux, voiture, etc.

Rétroaction biologique ou biofeedback : technique consistant à permettre à une personne d'enregistrer ses propres processus physiologiques (rythme cardiaque, tension artérielle...) afin de les contrôler volontairement.

Rêve : imagerie visuelle pendant le sommeil. Selon Freud, dans les rêves, le sujet exprime ses désirs inconscients sous forme de symboles. En comprenant ces symboles, on peut donc comprendre les désirs inconscients, voire guérir les troubles causés par le refoulement de ces désirs (voir : symbole).

Réversibilité : capacité d’exécuter une action dans les deux sens en ayant conscience qu’il s’agit de la même action. Caractéristique principale des systèmes opératoires qui consiste dans la compréhension du fait que certaines transformations sont susceptibles d’être annulées par une transformation inverse. C’est lier des informations entre elles. Lorsqu’un objet subit une transformation, la transformation modifie l’apparence mais pas les propriétés de l’objet.

- Réversibilité simple : réversibilité par annulation. Action directe annulée par action inversée.

- Réversibilité par compensation : on prend deux dimensions en considération (comme la hauteur du liquide et la largeur du récipient).

RIS (Registre de l’Information Sensorielle) : durée très brève du RIS (1/2 secondes). Capacité très importante de stockage des informations perceptives. Rôle de mémoire tampon permettant la sélection des informations à conserver en MCT. Passage RIS → MCT, fonction de la pertinence inconsciente des informations

Risky Shift (de Stoner) : déplacement vers le risque ou vers la prudence ? Les lois du déplacement : Théorie de la comparaison sociale et Théorie des arguments persuasifs. Le groupe prendra une décision plus risquée que la moyenne. Cet effet de "glissement" se passe même s'il n'y a pas de discussion, mais attention les arguments ont aussi leur importance.

Risque bêta : risque de ne pas mettre en évidence une différence qui existe réellement. Puissance : 1 - bêta : probabilité de mettre en évidence une différence qui existe réellement.

Rituel bipersonnel : entre deux personnes, cadre d’une relation.

Rituel collectif : moment où un ensemble d’individus se lient, s’harmonisent.

Rituel consensuel et non consensuel : consensuel quand il y a volonté de participer au rituel, et non consensuel lorsqu’il y a participation forcée mais non adhésion.

Rituel individuel : contrôle, comportement, résolutions des conflits internes.

Rôle : conduite attendue en fonction du statut, il en est l’aspect dynamique.

Rôles dans le groupe : (Anzieu et Martin) rôles centrés sur la tâche (progression du groupe, stimuler le groupe, rechercher des informations, rechercher des opinions, apporter des informations, donner son opinion, reformuler les opinions, clarifier et coordonner les idées, orienter le groupe, procéder à l’examen critique, rôle d’activiste, régler les questions matérielles, rôle de secrétaire), rôles de maintien de la cohésion (celui qui encourage les autres, celui qui cherche à établir l’harmonie entre les membres du groupes, celui qui favorise les compromis, celui qui sert de relais, celui qui formule les normes du groupe, celui qui observe et commente, celui qui opine du bonnet), rôles parasites et liés aux besoins individuels (l’agressif, le freineur, l’intéressant, celui qui prend le groupe pour un tribunal, le négateur, le dominateur, le battu d’avance, l’avocat d’intérêt particulier). (Bales qui propose trois critères, l’activité, la compétence et la sympathie) le spécialiste de la tâche (rang élevé pour l’activité et la compétence, mais pas forcément pour la sympathie inspirée), le spécialiste social (avec un rang élevé pour la sympathie mais pas pour le reste), le déviant sur-actif (avec un rang élevé pour l’activité, mais bas pour le reste, individus qui parlent à tort et à travers ou qui essayent de s’imposer sans en avoir forcément les moyens), le déviant sous-actif (avec un rang bas pour tout, personne qui se met en retrait, elle peut éventuellement faire office de bouc émissaire).

Rorschach : test des tâches d’encre, à partir de 5ans.

Rumeur : on ne peut remonter à sa source, elle n’a pas de début identifiable. La rumeur est un bruit qui se propage par le canal du « bouche à oreille ».



28/10/2012
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