Cours de psychologie

Psychométrie - résumé

I. Psychométrie.

 

On utilise les tests dans le contexte scolaires ou dans le contexte de recrutement pour prendre des décisions. On peut aussi faire des bilans de compétences. On peut conseiller la personne jusqu’à la prise de décision. Ce n’est pas limité par des tests papiers et crayon, tout entretien est situation de mesures.

Nos outils ne sont pas parfaits en psychologie, il y a toujours une marge d’erreur, notre objectif est de réduire cette marge d’erreur pour avoir des outils les plus fiables possibles.

3 caractéristiques principales : échantillon d’un type de comportement spécifique de façon systématique (on veut insister sur la diversité de comportement et de type de tests), standardisation, des conditions d’échantillonnage du comportement (différences de contextes, de conditions, comportements de l’examinateur peut influencer), règles de cotation, pour attribuer un chiffre aux comportements (ce n’est pas forcément un chiffre mais ça peut être des qualificatifs, l’objectif est que quelque soit l’évaluateur on devrait obtenir le même résultat).

Elaboration de tests : objectifs (que souhaite-on mesurer et pourquoi), contenu (théorie, comportements, items), catégories ou types de tests (tests de performance, questionnaires d’auto-évaluation, observations, tests implicites).

Construction du test : procédure rationnelle (théorie), procédure empirique (définir les groupes selon un critère), et analyse factorielle (identifier les items pour définir des facteurs communs).

Chaque question est une mesure imparfaite de ce qu’on attend, du coup on pose plusieurs questions et on fait la moyenne pour avoir une meilleure idée. Cela rend donc le test plus long, ce qui est assez pénible, mais il est réaliste.

On a confiance en nos scores dès qu’ils sont reproductibles, quand on obtient les mêmes résultats à plusieurs reprises.

 

On note la fidélité Rvv, c’est le pourcentage de variance dans les scores qui est la partie vraie, le restant est attribuable à l’erreur de mesure.

3 approches pratiques de la fidélité : test-retest (2fois le même test), formes parallèles (2 versions équivalentes du test), et cohérence interne (un seul test une seule fois, avec soit les deux moitiés où on partage le test en deux pour corréler les résultats, soit alpha de cronbach où le coefficient est équivalent à la moyenne de toutesles divisions possibles). Ces 3 approches sont approximatives, on ne peut jamais savoir le score exact. Les tests les plus longs sont les plus fidèles. En règle générale, il vaut mieux utilisée la cohérence interne qui est mieux que les formes parallèles qui elles-mêmes sont mieux que le test-retest.

Pour des décisions, le score de la fidélité doit être supérieur à .90. S’il y a une bonne fidélité, ça veut dire que le score obtenu est proche de la réalité. Pour d’autres utilisations, le score doit être supérieur à .70 voire à .60. A ce moment, les scores ne sont pas figés, il peut y avoir des nuances. Si le score obtenu est en-dessous, à .50, ce n’est pas intéressant car il y a le même taux entre vrai et erreur. Quand le coefficient de fidélité indique une corrélation 0, c’est qu’il n’y a pas de différences entre les deux tests et les personnes. On ne peut pas différencier les personnes, cela ne veut pas dire que c’est une erreur, juste qu’on ne peut pas détecter des différences stables entre les personnes.

Pour améliorer la fidélité : analyse des items (trouver les items problématiques, on utilise l’indice de difficulté p = Nc/N, avec Nc = nombre de sujets ayant la bonne réponse et N = nombre total de sujets), corrélation item-total (on calcule la corrélation entre la réponse à une question et le score total).

La fidélité est un prérequis pour la validité. En fait, avec la fidélité on obtient le score, et avec la validité on voit si on peut interpréter ce score.

Un test peut être fidèle sans être valide, on peut avoir une bonne fidélité mais on ne sait pas forcément ce que ça veut dire. Mais un test doit être fidèle sinon il ne peut être valide.

Les approches pour évaluer la validité : validité prédicteur-critère (un critère comme indication de mesure, avec validité prédictive où le critère est mesuré après un laps de temps, et validité concourrante où on prend les scores au même moment), validité de contenu (évaluer par des experts), et validité de construction (avec expérimentations ou la matrice multi-traits multi-méthodes).

 

II. Examens psychologiques.

 

On ne classe pas quelqu’un dans une catégorie, le sujet est un tout (cognitif, affectif, social…). Pas d’étiquette car ne définit pas le sujet, ça n’amène à rien. L’examen psychologique répond à une demande, il faut suivre les étapes pour répondre à cette demande.

Le travail sur la demande : pourquoi, par qui, et dans quel but.

La seule conduite de l’examen peut permettre à voir ce qui bloque, parfois la passation n’est pas nécessaire, il peut y avoir un effet cathartique.

Ce qu’il faut observer : on est dans une attention flottante, on est présent sans être absorbé par ce qui est dit, être à l’écoute des associations de la personne, de ses silences, aux changements de thématique, à l’écoute de sa propre chaîne de pensée, sens manifeste (ce qui est dit, le commun), sens latent (ce que la personne donne comme sens).

Il va falloir choisir les tests, on les choisit en fonction de l’hypothèse qu’on pose à ce moment là, en fonction de sa pertinence, de sa validité, et de sa fidélité.

 

Le dessin est une activité libre et gratifiante pour l'enfant mais c’est également une activité complexe qui fait intervenir des mécanismes moteurs. On peut également évaluer le développement cognitif, mais aussi comme épreuve projective et la dynamique du sujet.

Le développement du dessin : De 1-3 ans (gribouillage où l'intérêt de l'enfant laisse une trace, il y a un plaisir moteur. A ce moment là, il y a une découverte de la représentation avec le bonhomme « têtard »), Vers 3 ans (le réalisme fortuit, rapprochement entre un tracé. L'enfant dessine et dit ensuite ce qu'il pense. Aux alentours de 3 ans, c'est plutôt un plaisir moteur et l’enfant pose une représentation une fois qu'il peut mettre des mots dessus), Vers 4-5 ans (le réalisme manqué : volonté de représenter quelque chose, il y a un dessin narratif. Il y a un rapprochement entre le dessin et la réalité. Le bonhomme « têtard » est détaillé. C'est le moment où on a l'impression que les objets flottent. Il y a une sensation d'objet flottante. Ici on peut trouver une interprétation), Vers 5-9 ans (représentation de ce qu’il sait et non pas de ce qu'il voit, c'est le moment de la transparence. Apparition du tronc dans le bonhomme « têtard »), Vers 6-8 ans (le dessin localisé : on voit apparaître des dessins avec un graphisme, volonté d’utiliser la règle, la gomme et des personnages. Le bonhomme « têtard » est complet, articulé), A partir de 9 ans (l'enfant perçoit la perspective, et représentation du corps. Equilibre, structure et cohérence dans le dessin), et A 12- 13 ans (remplacer par un usage fréquent de stéréotypes, l'adolescent est autocritique, en général on commence à ne plus proposer le dessin vers cet âge).

 

A partir d'indice divers on va pouvoir mettre à jour des potentialités et aussi des difficultés. On va avoir des informations sur le fonctionnement cognitif mais aussi sur le fonctionnement psychique et à la fin on va mettre en parallèle tous ces indices. Cela demande beaucoup de temps et de dépouillement. On va interpréter les indices en contrôlant les validités et on les croise.

Compte rendu : commence toujours par le compte rendu avec la personne avec qui on a réalisé le bilan. Le but est de donner un sens qui va se rendre éclairant à un moment donné. Avant 8 ans l’objectif est de rassurer narcissiquement l’enfant, il n’est pas question de minimiser ses difficultés mais plutôt de discuter avec lui de ses ressentis et de ses potentialités, et surtout faire une proposition thérapeutique (expliquer qu’il y a une possibilité d’avoir une solution à ses difficultés). Après 8 ans c’est différent, l’enfant a une possibilité de métacognition, il peut avoir une connaissance sur son propre comportement, lui donner la possibilité de s’exprimer, on va rentrer plus dans le détail en discutant avec lui. Montrer à l’enfant qu’il n’est pas seul dans cette situation là, et discuter avec lui des solutions proposées et des perspectives.

Ensuite on va présenter l’objectif thérapeutique : l’intérêt c’est que les personnes le comprennent et comprennent la nécessité. Cet entretien peut avoir également un effet narcissique. On cherche à trouver une solution pour pouvoir s'appuyer sur la potentialité de la personne et trouver ce qui fait souffrance.

Le compte rendu écrit : première partie (phrases courtes, minimiser l’interprétation, identifier la demande de départ, tout ce qui concerne le cadre, les destinataires et les motifs), synthèse (adapter le vocabulaire, répondre à la question en soulignant les points positifs), anamnèse (symptômes, défenses, personnalité), test (les tests passés), conclusion (répondre à la demande, proposition thérapeutique).



18/12/2014
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