Cours de psychologie

Psychométrie - notions clés

Accord éclairé : le sujet sait et a compris.

Analyse factorielle : il faut prendre en considération les types d’items et les applications (passations, débats). L’idée est de poser beaucoup de questions, quels sont les items qui vont bien ensemble, on va identifier 4 facteurs qui ont des choses en commun.

Baby tests : on s’intéresse à la coordination occulo-motrice, statut postural, conduites avec les objets, et adaptation sociale et quotidienne sur la prise de conscience de soi et celle d’autrui.

CAT = TAT : est la version enfant du TAT : test figuratif : destiné aux enfants de 3-10 ans. 10 planches avec des scènes des animaux dans des situations humaines (repas, couché, promenade…). Le fait que ce soit des animaux facilite la projection chez les jeunes enfants. Chaque planche présente un contenu manifeste et un contenu latent. L’enfant va décrire le dessin et ensuite avoir un récit plus libre sur ce dessin et on va tenter de faire émerger la dynamique de l’enfant. 3 étapes : étude des procédés du discours (repérer les mécanismes de défense), problématique abordée par le sujet en lien avec le contenu latent des planches, ensuite synthèse de type de données recueilli.

Coefficient de confiance : avec un laps de temps court, confiance que l’on a dans le test.

Coefficient de stabilité : avec un laps de temps long, si les classements sont respectés.

Cohérence interne (internal consistency) : un seul test une seule fois. C’est la méthode la plus utilisée, on évacue pas mal de soucis, l’approche est facile à mettre en place. La difficulté est qu’on a besoin d’une corrélation et donc de 2 scores. 2 approches : les deux moitiés (split halves, on partage en deux pour corréler les résultats. Mais il peut y avoir des différences : les contenus peuvent être différents, effet de fatigue, on se lasse on ne termine pas. On peut sinon séparer les items pairs des items impairs, mais il y a toujours le problème lié au contenu. C’est donc une approche à éviter), et cohérence interne/alpha de Cronbach (méthode la plus intéressante. Ici le coefficient de fidélité est équivalant à la moyenne de toutes les divisions possibles, de tous les coefficients obtenus. La formule K-R 20 Kuder Richardson s’applique pour les items dichotomiques, vrai ou faux. On ne l’utilise plus, mieux vaut utiliser l’alpha de Cronbach qui est généralisable à des échelles : avec k nombre d’items, et rij la moyenne des corrélations entre les items. On corrèle ainsi chaque réponse à chaque item, 1 à 2, 1 à 3, 2 à 3…comme si chaque item était un test à part. Plus il y a d’items et plus l’alpha est élevé, car il y a une correction entre les items positifs et négatifs. Si la corrélation est élevée cela veut dire que les items qui vont ensemble mesurent la même chose, les réponses sont stables. Si l’alpha est bas, les items ne vont pas bien ensemble).

Dessin de la famille : par Corman en 1961. C'est un test projectif qui présente l'énorme avantage d'être d'emblée centré sur le groupe familial, qui est le lieu privilégié des conflits enfantins. Si on pense que les images peuvent être conflictuelles, ce test permet d'apprécier la nature et l'intensité des conflits impliqués. Par ailleurs, ce test permet aussi de voir si ces conflits se situent dans une phase évolutive normale ou s'ils présentent un caractère plus ou moins pathologique. Avantage : simple à faire passer, pratique, rapide 1 à 15 minutes, et apporte beaucoup de résultats. Il est accessible aux enfants à partir de 4-5 ans à 14ans. On demande à l’enfant de dessiner une famille, et faut noter tout dans le dessin et dans l’attitude de l’enfant.

Diagnostic informatisé : l’ordinateur est un outil qui facilite la passation et la cotation. Il permet un testage adaptatif, ce qui veut dire qu’en fonction des réponses données, l’ordinateur choisir les questions suivantes (si le sujet a des difficultés pour répondre, l’ordi va donner des questions plus simples, et inversement). Ca permet de limiter les questions et de rester au niveau du sujet. Mais cela implique un problème de sincérité, le mieux reste de faire venir le sujet pour être face à l’évaluateur.

Entretien : c’est un cadre fermé pour faire émerger la demande, recueil des informations pour poser l’hypothèse. Il faut définir le rôle du psychologue (car des personnes ont des idées différentes), faut expliquer le secret professionnel, instaurer une relation de confiance, faut canaliser le transfert (on n’est pas le sauveur, c’est le sujet qui a la connaissance), puis on pourra poser une hypothèse (qui va déterminer les tests à utiliser et le nombre de séances).

Examen psychologique : « Un examen psychologique c’est une situation relationnelle dans laquelle un processus d’observation temporellement limité vise, à partir d’une question posée, à établir un diagnostic psychologique au service d’un sujet en développement pris dans un réseau d’interaction familial et social et ce dans la perspective d’un établissement d’une prise en charge adaptée ».

Fiabilité : regroupe la sensibilité, la fidélité et la validité (Guillevic et Vautier).

Fidélité : évaluer l’erreur de mesure, l’aspect reproductible des scores. Peut-on faire confiance au score attribué ? Idée qu’on peut mesurer avec stabilité les scores, confiance que ce score a peu d’erreur. Si on repasse le test on s’attend au même score. On note la fidélité Rvv, c’est le pourcentage de variance dans les scores qui est la partie vraie, le restant est attribuable à l’erreur de mesure. Pour des décisions, le score doit être supérieur à .90. S’il y a une bonne fidélité, ça veut dire que le score obtenu est proche de la réalité. Pour d’autres utilisations, le score doit être supérieur à .70 voire à .60. A ce moment, les scores ne sont pas figés, il peut y avoir des nuances. Si le score obtenu est en-dessous, à .50, ce n’est pas intéressant car il y a le même taux entre vrai et erreur. Quand le coefficient de fidélité indique une corrélation 0, c’est qu’il n’y a pas de différences entre les deux tests et les personnes. On ne peut pas différencier les personnes, cela ne veut pas dire que c’est une erreur, juste qu’on ne peut pas détecter des différences stables entre les personnes.

Formes parallèles (parallel form) : le même test présenté sous 2 formes différentes, ce sont 2 versions équivalentes du même test. Mais ça demande beaucoup de préparation. Les différences sont : état du sujet, équivalence des tests, influence du 1er test (effet du test). On a réduit certains facteurs qui contribuent aux différences mais on en a introduit d’autres.

MMPI : 500 questions auxquelles il faut répondre par vrai ou faux. Questionnaire de personnalité à visée diagnostique, descriptive et thérapeutique : il permet d’identifier la dynamique psychologique du sujet (troubles psychopathologiques, troubles de la personnalité et tendances comportementales associées) afin de planifier un traitement et une prise en charge adaptée.

Neutralité bienveillante : faut être neutre, ne pas projeter sur l’autre ses affects, et bienveillant par l’empathie, la capacité de se mettre à la place de l’autre.

Procédure rationnelle : théorie, si jamais notre théorie n’est pas valide, le test ne sera pas valide.

Procédure empirique : définir des groupes selon un critère,

Réseau nomologique : concept élaboré par Cronbach et Meehl en 1955, idée de penser à quels sont les antécédents et conséquences du construit qui nous intéresse.

Rorschach : à partir de 2 ans, test non figuratif : tache de peinture. Avantage : très complexe à interpréter, l’interprétation peut se faire seule. L’objectif est d’avoir accès aux mécanismes de défense du sujet et également à sa dynamique affectif. On présente 10 planches à la suite, pas de limites dans le temps de réponse mais par contre il faut le noter et noter le temps de latence avant chaque planche et le temps total noté aussi et la localisation. Ensemble de réponses données peut donner des indications : on évalue 3 points : l'appréhension (approche globale ou approche du détail), le déterminant de la réponse (forme couleur ou le mouvement), le contenu (contenu riche, un contenu qui semble mettre à jour les préoccupations). Permet de voir si on est face à une personne expansive, repliée ou équilibrée.

Sens latent : ce que la personne donne comme sens.

Sens manifeste : ce qui est dit, le commun.

Sensibilité : étendue et variabilité des scores. La sensibilité dépend des questions, réponses et items. C’est la capacité à différencier les sujets, c’est lié à la fidélité. Ça dépend du nombre d’items (plus c’est long plus on a de sensibilité), des modalités de réponse (échelles en X points, il en faut au moins 5), et de la variabilité dans la population (il faut une population hétérogène). Pour interpréter les scores, on peut transformer les scores. On utilise soit : Scores standards (score centré-réduit, notes T), ou centiles/étalonnages (QI, quartiles, percentile).

Tests : mesurent des attributs afin de comprendre ou de décrire des comportements humains. Le test est un médiateur entre la personne qu’on évalue et le psychologue mais en aucun cas le test nous donne des réponses.

Test de pâte noir : par Corman, s’adresse aux enfants de 4-10 ans : 19 dessins avec des cochons ou moutons. Un cochon ou un mouton a une pâte noire. On va présenter à l’enfant la famille de 5 membres et lui demander d’identifier l’âge, le sexe et le lien qu’il entretient.  La passation se déroule en 3 étapes : élaboration libre d’un récit à partir des images, on va demander ensuite à l’enfant de dire les planches qu’il aime et ceux qu’il n’aime pas et pourquoi, et enfon on demande à l’enfant de dessiner le rêve de pâte noire. On met en évidence la personnalité avec les défenses du moi et les pulsions. On va s’intéresser à ses capacités d’identification, de différenciation. On va évaluer aussi ses rivalités fraternelles et ses références parentales, et on va tenter de mettre à jour son identité sexuelle et son mécanisme de défense. Prendre en compte l'actualité des images.

Test- retest : 2 fois le même test. Les personnes passent le même test une première fois, puis après un laps de temps, elles le repassent une seconde fois, puis on confronte les deux scores. La question est de savoir comment de temps doit s’écouler entre les deux tests. Différences des scores attribuées à la mémoire, à l’apprentissage, à l’état de la personne, aux conditions liées à l’environnement, au changement réel du sujet. Toutes les différences sont traitées comme l’erreur. Et s’il y a trop de temps entre les tests, on trouve encore plus de différences. Il faut également faire attention à la population testée, si ce sont des enfants, ils évoluent. Donc le test reste dépend du laps de temps et de la population testée. La plus grande difficulté est de trouver le laps de temps approprié. Il n’y a pas de figures types, il faut réfléchir à tout. L’interprétation est nuancée par les résultats des tests. Pour cela il faut calculer la corrélation, mais l’interprétation de la corrélation dépend de tous les facteurs.

Testage dynamique : insiste sur le processus et non sur les réponses du sujet. C’est intéressant pour voir l’interaction entre l’évaluateur et le sujet. Relation pédagogique, l’évaluateur va voir comment le sujet aborde le test et comment il va procéder pour trouver la réponse. C’est un accompagnement du sujet pour savoir comment il agit. Ce test est pertinent pour travailler avec des enfants en difficulté ou des enfants autistes. L’accent est moins mis sur la réponse, mais plutôt sur le processus et comment le sujet s’y prend.

Validité : sens du test : contenu (le test représente-il bien le construit mesuré ?), construit (quelles sont les bases qui permettent de dire le thème, qui définissent le test ?), critérielle (peut-on prédire d’autres variables à partir du test ?). Quelle est l’interprétation du score et son sens ? + Qu’est-ce qu’une bonne validité ? Cela dépend du contexte (le laps de temps, ce qu’on veut prédire). On a une seule variable pour prédire une autre : Corrélation de .50 c’est excellent, validité très forte, Corrélation de .30 c’est très bon, Corrélation de .20 c’est utile, ça permet de prendre des décisions meilleures, Corrélation de .10 dans certains cas c’est acceptable si le critère difficile à prédire. Les approches pour évaluer la validité : Validité « Prédicteur-critère » (validité critérielle, validité de critère, Criterion-related validity : il faut déterminer un critère pour avoir une indication de mesure. On se situe par rapport aux objectifs du test. Avec : Validité prédictive [predictive validity : tester les sujets sans utiliser les scores pour prendre des décisions, le test n’a pas encore fait ses preuves, on mesure le critère après un laps de temps, puis on corrèle les deux séries de scores] et Validité concourante [concurrente ; concurrent validity, on prend des raccourcis, on obtient tous les scores au même moment. On teste les personnes pour qui on peut avoir le critère en même temps. On obtient les scores au critère et on corrèle les deux séries de scores. On voit de suite la relation entre le test et le critère]), Validité de contenu (content validity, évaluer par des experts, des juges qui évaluent la pertinence de chaque item. On commence par voir le plan du contenu, on établit le lien entre chaque item et le contenu, puis on calcule l’accord inter-juges. Donc on s’en remet aux experts. S’il y a un bon accord, on parle de bonne validité de contenu, toujours pour savoir si on mesure bien ce qu’on veut mesurer), et Validité de construction (de construit, Construct validity, l’objectif fondamental est toujours de savoir ce que l’on mesure. On utilise soit : la Matrice multi-traits multi-méthodes [MTMM, Campbell et Fiske, 1959, ce qui permet de mesurer la validité convergente : différentes mesures du même construit devraient donner des résultats similaires, et la validité divergente : des mesures de construits différents ne devraient pas corréler], soit des expérimentations.

Validité sociale : comprendre l’intérêt du test, les interprétations, savoir ce que pensent les sujets qui passent le test, que faire des résultats.



18/12/2014
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