Cours de psychologie

Psychologie sociale - Stéphanie Baggio

 

Psychologie : étude scientifique des faits psychiques (comportements, états mentaux, processus mentaux), et connaissance des sentiments, idées, comportements d’autrui. Etudie l’homme.

Psychologie sociale : s’intéresse à l’homme en société, étude du comportement social (pensées, sentiments, comportements). Pour tenir compte d’une conduite, il faut tenir compte à la fois du sujet (sa personnalité) mais également situer sa conduite (socialement, culturellement et historiquement). La psychologie sociale étudie les problèmes sociaux.

Regard psychosocial : s’intéresse aussi bien aux mécanismes psychologiques qu’aux facteurs sociaux. 4 types d’explications pour rendre compte des phénomènes sociaux : intra-individuel (centré sur l’individu), interindividuel et situationnel (processus d’influence), positionnel (catégorie sociale), idéologique.

 

I. L’influence sociale :

 

La normalisation :

 

Processus d’influence du groupe sur l’individu, les individus convergent vers une norme commune. Chaque individu adapte sa position à celle des autres. On veut être accepté, donc chacun va faire des concessions.

 

La facilitation sociale :

 

Egalement processus d’influence du groupe sur l’individu, lorsque la performance d’un individu est améliorée en présence d’autrui.

La présence d’autrui peut à l’inverse engendrer la paresse sociale, chacun prend le parti du moindre effort.

Ainsi, en fonction du contexte, le groupe peut avoir des effets facilitateurs ou inhibiteurs.

 

Le conformisme :

 

Processus d’adaptation, sous la pression implicite du groupe, l’individu modifie ses opinions, ses croyances, ses comportements.
Il s’intègre au groupe en suivant le modèle de conduite.

Il y a 3 formes : la complaisance (évite le conflit pour être tranquille), l’identification (se conforme pour préserver les relations positives du groupe), l’intériorisation (adhère totalement au groupe).

 

L’innovation :

 

Influence d’une minorité qui doit être cohérente et soudée, résister à la pression. Une minorité provoque un changement en profondeur.

 

L’obéissance :

 

Contrairement au conformisme, là il y a pression et ordres. Une autorité reconnue peut conduire un individu à commettre des actes qu’il ne ferait jamais en temps normal.

 

Engagement et manipulation :

 

Forme de soumission librement consentie. Forme d’influence qui se traduit de manière comportementale ou en termes décisionnels.

L’engagement est le lien entre l’individu et son acte. Auto-manipulation quand l’individu s’enferme de lui-même dans le comportement, hétéro-manipulation quand c’est un agent extérieur qui manipule les comportements de l’individu.

3 techniques de manipulation : pied dans la porte (1ère requête non coûteuse avant la vraie requête), porte au nez (demander beaucoup pour obtenir peu), amorçage (amener quelqu’un à avoir un comportement en lui cachant provisoirement le coût réel).

Amène l’individu à agir d’une manière différente, on tombe dans un engrenage dont on ne parvient pas à s’extraire.

 

II. Les phénomènes de groupe : 

 

Agrégat : ensemble d’individus réunis en un même lieu et un même moment.

Catégorie : partage d’une propriété commune.

Groupe : membres unis par un lien social, agissent ensemble, influence réciproque les uns les autres.

Groupe primaire : être ensemble, sentiment d’unité, élément fondateur de la vie sociale des individus, héritage de la culture et des comportements, soutien, sécurité, équilibre, constitutif d’ensembles sociaux plus vastes.

 

Le leadership :

 

Le leader exerce de l’influence sur le groupe grâce à ses caractéristiques personnelles.

3 types de leader : autoritaire (leader à l’écart et prend seul les décisions), démocratique (discussion à l’initiative du leader, il se justifie), laissez-faire (totalement passif).

Capacité d’un individu à influencer d’autres et à les amener à adopter certaines conduites, jugements et attitudes. Le leader résout les problèmes du groupe et répond à ses besoins.

 

La créativité :

 

Les groupes peuvent développer des techniques de créativité pour surmonter les problèmes affectifs, sociaux et cognitifs.

Quand une comparaison s’instaure entre groupes, le groupe défavorisé tente de devenir incomparable.

La comparaison sociale est donc un des moteurs de la créativité.

 

Décision et polarisation collective :

 

Les décisions collectives sont différentes de celles qu’on prend seul, et elles sont plus risquées. En groupe, on a tendance à extrémiser les réponses.

Mesure pré-consensus (phase individuelle), mesure de consensus (phase collective), mesure post-consensus (seconde phase individuelle).

 

Préjugés et discrimination :

 

Préjugé : généralisation défavorable envers les membres d’un autre groupe. Impression négative et rejet. Sexisme, racisme, antisémitisme sont des formes de préjugés.

Discrimination : traduction en acte des préjugés, comportement négatif contre un groupe envers lequel nous entretenons des préjugés.

Favoritisme pro-endogroupe : en faveur de son propre groupe.

L’appartenance à une catégorie sociale influence les rapports qu’on entretient avec autrui.

Préjugés et discrimination ne sont pas forcément ensemble.

 

Foules et masses :

 

Foule : multitude de gens.

Masse : ensemble d’individus anonymes, égaux et semblables exprimant leurs idées et émotions de manière spontanée.

Mise en veille de l’intelligence, l’individu sous l’emprise d’émotions fortes, et passage à l’acte immédiat. Irrationnel.

 

La dynamique des groupes :

 

Terme générique qui englobe des activités diverses dans des groupes de petites tailles.

Biais : erreur dans le résultat du raisonnement.

Le but principal de la recherche sur la dynamique des groupes est d’étudier le déroulement des échanges et des relations dans un groupe de petite taille.

 

III. La cognition sociale :

 

La catégorisation et les stéréotypes :

 

Catégorisation : on classe gens et choses par catégories au lieu de les traiter comme uniques. Ce qui nous donne accès à un monde plus simple, plus prévisible et plus contrôlable.

Stéréotype : lien entre l’appartenance à un groupe et la possession de certaines caractéristiques. 3 Processus à la base des stéréotypes : catégorisation (accentuation des ressemblances endogroupe [son groupe] et des différences exogroupe [autre groupe]), induction (généralisation de propriétés et caractères observés sur un nombre limité), inférence (association de caractéristiques proches).

Fatigué, distrait, stressé, on utilise davantage les stéréotypes et on analyse moins notre environnement.

 

Les attributions causales et les biais attributifs :

 

Analyse de la causalité des phénomènes pour expliquer notre environnement, sans logique.

Nous percevons moins de subtilité dans notre propre comportement. L’acteur attribue ses actions à des facteurs personnels ou situationnels, les observateurs les attribuent uniquement à des facteurs personnels.

On attribue ses échecs à des facteurs externes, et ses réussites à des facteurs internes (= biais de complaisance).

Erreur fondamentale : tendance à exagérer et surestimer le contrôle individuel possible sur les choses et les évènements.

Heuristique : règle qui conduit à une approximation de la réalité efficace mais faillible. Son but est de réduire l’incertitude et de simplifier la vie quotidienne.

On a tendance à penser que ce qui nous arrive est mérité. On filtre notre perception en perturbant la causalité des évènements : si heureux = jugés positivement ; si fâcheux = jugés négativement (= croyance en un monde juste).

Corrélation illusoire : tendance à exagérer la fréquence des liens entre les évènements concomitants, consiste à voir une corrélation là où il n’y en a pas.
Moyen de donner du sens à ce qu’on voit et à ce qu’on vit.

On a des attentes par rapport à ce qu’on fait, une prophétie s’auto-réalise à partir de nos comportements (= effet Pygmalion). Les attentes sont inconsciemment transmises au partenaire.

Causes internes ou dispositionnelles différentes des causes externes ou situationnelles. Les explications internes sont privilégiées (= norme d’internalité).

Locus of control renvoie à un facteur de personnalité, lien entre conduites et caractéristiques personnelles. Le locus of control correspond au lien perçu par les individus entre leurs aptitudes, attitudes et traits de personnalité et les renforcements reçus. L’attribution est en revanche une explication le plus souvent a posteriori des évènements ou comportements.

 

Les biais d’attribution dans les groupes :

 

L’erreur ultime d’attribution est un biais de favoritisme à l’égard de son propre groupe. Comportement négatif de son propre groupe attribué à des causes externes, pour un autre groupe à des causes internes. Forme d’erreur fondamentale en situation de groupe. Protection de son propre groupe.

L’effet « brebis galeuse » correspond à favoriser les membres qui représentent bien notre groupe, et à défavoriser les membres qui menacent la cohésion du groupe. Cet effet s’appuie sur la désirabilité sociale.

 

La dissonance cognitive :

 

Relation consonante : une cognition va bien avec l’autre, la relation est positive.

Relation dissonante : une cognition est l’opposé de l’autre, la relation est négative.

Relation neutre : les 2 cognitions relèvent de registres distincts et ne sont pas en relation.

Besoin fondamental d’équilibre cognitif, mais dans le cas de la dissonance cognitive, 2 ou plusieurs cognitions s’opposent. Amène l’individu à rétablir la cohérence.

 

La réactance psychologique :

 

Processus par lequel on parvient à résister aux tentatives persuasives. Quand notre liberté est menacée, on y attache plus de prix. C’est un sentiment de menace.

 

IV. La communication :

 

Le langage :

 

Psychologie langagière.

Amorçage sémantique : influence d’un élément sur un autre.

Effet de contraste : sélection par contraste des éléments.

La justification « parce que » entraîne l’acceptation.

 

La communication non verbale :

 

La communication a un caractère implicite (non consciente ni intentionnelle).

Proxémie : usage social de l’espace.

La culture guide le choix des comportements de leur interprétation.

Il existe un code social qui régule le flux du comportement et sert à s’exprimer, contrainte sociale.

Pour comprendre l’interaction entre le verbal et le non-verbal, il faut construire des catégories de gestes. Système de classification : MAP (m : métaphorique, gestes de substitution ; a : adaptateur, gestes du sujet sur l’environnement ; p : ponctuateur, marque le discours). Puis focus intonatif (modification du ton), et métaphorique d’interlocution (coordonne les échanges). Il existerait une « norme de gestualité » transcendant les différences sociales.

 

Les rumeurs :

 

La rumeur utilise le canal du bouche à oreille, contenu informatif, exprime et satisfait des besoins émotionnels, information non vérifiée.

Travaux empiriques : travaux qui s’appuient sur des expériences.

Types de transformations : processus de réduction (quand le message circule il se réduit au fur et à mesure), d’accentuation (détails accentués), d’assimilation (améliore la logique ou donne cohérence).

Pour bloquer une rumeur, se taire, faire appel aux médias, la bloquer. Le démenti ne suffit pas.

 

V. La pensée sociale :

 

Renvoie à une logique naturelle, déterminée par le contexte social.

 

Théories naïves et théories implicites de la personnalité :

 

Théories naïves : visent à comprendre sans faire appel au critère de validité scientifique et ne s’en soucie pas.

Théories implicites de la personnalité (TIP) : croyances générales sur l’espèce humaine, pas nécessairement conscientes. Comme si nous avions une matrice de corrélation des traits de personnalité que nous attribuons.

 

Pensée magique et superstitions :

 

Pensée magique : obtenir des effets puissants à l’aide de moyens faibles.
Attribution erronée des causes des évènements.

Les superstitions sont une forme de pensée magique, rites effectués surtout par réflexe social, pas indispensable d’y croire.

 

Les attitudes :

 

Une attitude est une ligne de conduite.

3 dimensions : composante affective (désirable/indésirable), cognitive (savoir et croire savoir), conative (lier attitude et comportement).

L’attitude est une disposition mentale qui détermine partiellement les réactions, les jugements ou encore les comportements de l’individu à l’égard du monde et des autres.

 

Les représentations sociales :

 

Représentation sociale : instrument d’orientation de la perception des situations et d’élaboration des réponses.

Abordée sous 2 angles : approche classique (savoir de sens commun, règle, une représentation mentale nécessite objectivation [1, informations triées, 2, informations retenues en noyau figuratif c’est la signification de la représentation mentale, 3, apprivoise = rend concret et donne du contenu] et ancrage [enracine la représentation dans le social, 1, interprétation de la réalité, 2, orientation des conduites et des rapports sociaux, 3, intégration de la nouveauté]), approche structurale (une représentation est organisée autour d’un noyau central [signification et organisation interne] et d’éléments périphériques [adapter à la réalité]).

Approche classique = psychologie sociale sociétale ; approche structurale = courant plus cognitiviste.

 

L’idéologie :

 

Superstructure reliant des représentations et des attitudes, construit l’univers social et oriente les comportements et les conduites sociales.

 

L’architecture de la pensée sociale :

 

Idéologies → Représentation sociale → attitudes → opinions.

 

VI. L’identité :

 

Identité individuelle :

 

Ensemble des expériences et des cognitions relatives à soi-même, sentiment d’unicité, de continuité, d’être singulier. Notion de soi. Vise à l’autonomie.

 

Identité sociale :

 

Définit socialement l’individu, le situe dans la société en fonction de ses appartenances.

Comparaison sociale : on se compare avec des individus qui ont les mêmes opinions et aptitudes que nous.

Vise à la solidarité et au partage des valeurs.

 

La présentation de soi :

 

Présentation de soi authentique : révélation de soi, son vrai soi.

Représentation de soi stratégique : gestion des impressions, l’image qu’on donne de soi.

Forte en monitorage : contrôle sa présentation ; Faible en monitorage : cherche la cohérence.

 

Statuts et rôles :

 

Statut : place occupée par un individu dans la société. On peut avoir plusieurs statuts (statut actuel et statut latent, statut assigné et statut acquis).

Rôle : application des statuts, actualise le statut.

Statuts et rôles permettent à la société de fonctionner, et ils peuvent évoluer.

 

VII. Les phénomènes culturels et sociétaux :

 

La culture est un phénomène produit par l’homme et qui lui permet de donner un sens à la réalité. Désigne un mode de vie d’une société particulière. Ensemble d’éléments physiques/visibles et aussi symboliques.

 

Le rôle de la culture et des théories naïves sur le développement de l’enfant :

 

Enculturation : acquisition d’une culture particulière.

Le milieu culturel est un facteur décisif dans le développement de l’enfant.

Niche écologique : conditions objectives du milieu, ordre moral et social, représentations des éducateurs.

Le développement de l’enfant est sous l’influence d’un « style éducatif » qui dépend de la culture.

 

Le rôle de la culture sur la perception du temps :

 

La culture tend à donner du sens au monde et conduit à l’élaboration de représentations, de normes et de valeurs qui dictent la manière de se comporter.

 

Culture et personnalité :

 

Famille nucléaire : parents, frères et sœurs.

Famille élargie : parents, frères, sœurs, oncles, tantes, grands-parents…

La culture s’applique dès l’enfance, elle inculque les modèles de comportements et de pensées qui sont les bons.

 

Normes et valeurs :

 

Valeurs : orientent le système de pensées et guident les conduites. S’expriment au travers des normes sociales. Ce qui est socialement acceptable.

Normes : ensemble de règles et de modèles de conduite dont la transgression génère des sanctions. Assurent le respect des valeurs.

Les deux dépendent de la culture.

4 dimensions des valeurs liées au travail : individualisme et collectivisme, contrôle de l’incertitude, distance hiérarchique, masculinité et féminité.

La culture contribue à déterminer le système de valeurs et oriente les manières de penser et de se comporter.

 

La socialisation :

 

Processus par lequel les individus apprennent les règles de la société pour s’intégrer.

2 types : socialisation primaire (enfance) et secondaire (fin de l’enfance).

 

VIII. Les problèmes sociaux :

 

Le genre :

 

Le comportement d’un individu dépend de son genre, le sexe est à la base d’un code qui structure les interactions.

Il existe des normes de masculinité et de féminité à respecter, et elles sont inculquées dès la petite enfance.

Les genres diffèrent d’un point de vue biologique mais aussi social.

 

Les comportements d’aide :

 

Effet spectateur : chacun s’observe pour savoir comment agir, finalement personne n’agit, c’est une dilution de responsabilité.

 

Le stress :

 

Réponse du corps face à des agressions extérieurs = dimension physiologique.

Variable d’ajustement entre l’individu et son milieu = dimension psychosociale.

Le plus souvent, le stress a pour cause un déséquilibre ou la perception d’un déséquilibre entre les exigences de la situation et les capacités personnelles des individus.

 

Le racisme :

 

Forme de refus de l’autre par une société qui le considère comme une menace et un intrus.

2 éléments : inégalité (jugé inférieur sur critères biologiques), différence (ne partage pas la culture de la société).

Racisme flagrant : ouvertement discriminatoire ; Racisme voilé : moins franc et moins visible, par défense des valeurs traditionnelles, exagération des différences culturelles, refus des sentiments positifs.

 

La déviance :

 

Conduite qui s’écarte des normes admises par la société, anomalie comportementale, physiologique, psychologique. Indentification nécessaire.

 

Santé et conduites à risque :

 

La psychosociale permet d’aider à comprendre les processus psychologiques et sociaux par lesquels les individus acceptent de s’exposer à la maladie, et comment ils réagissent quand ils sont malades.

 

IX. Une histoire rétrospective de la psychologie sociale.

 

Pourquoi une histoire de la psychologie sociale ?

 

Conception particulière de la société et de l’individu. Les connaissances évoluent.

 

Les origines de la psychologie sociale :

 

De tout temps, la philosophie a influencé l’étude du comportement social de l’homme. Platon, Aristote, Auguste Comte.

 

L’émergence de la psychologie sociale : la psychologie des foules :

 

Le Bon constate qu’un individu dans la foule régresse.

Tarde constate que chacun s’adapte aux autres.

Durkheim est le 1er à faire des travaux sur les comportements sociaux et le suicide.

 

Les débuts de la psychologie expérimentale : facilitation et paresse sociale :

 

Triplett : facilitation sociale, il est le 1er à répliquer un phénomène en laboratoire ; Ringelman : paresse sociale.

 

Le béhaviorisme :

 

De 1920 à 1960. Psychologie du comportement (stimuli → comportements), ce que l’on voit. Activités de type « réflexes ». Pavlov est le plus célèbre.

Watson et Skinner : travaux sur l’enfant, modeler un enfant en distribuant punitions et récompenses.

Allport a conféré un fondement scientifique.

Sherif est le 1er à monter un programme de recherche expérimentale.

 

Le cognitivisme :

 

Comportements des individus, activité mentale et causes phénomènes.

Les gens construisent une vision du monde qui les influence.

Levin, Heider.

 

Fin 1960 : la crise de confiance :

 

Validité interne : renvoie au cadre de la recherche et à ses objectifs ; Validité externe : généralisation des résultats.

La crise permet de mener les chercheurs hors du laboratoire, de prendre conscience des problèmes sociétaux.

 

X. Considérations méthodologiques :

 

La causalité :

 

Toujours déterminée par la mesure des variables et non par l’analyse effectuée.

 

Les méthodes de la psychologie sociale :

 

Observation : enregistrer sans intervenir, milieu naturel. Peut prédire les comportements mais ne peut en connaître la cause.

Corrélation : relation entre 2 variables, mais ne peut savoir laquelle cause l’autre.

Expérimentation : identifie les liens de cause à effet en manipulant une variable. Rend possible la généralisation des résultats.

Exploration : chercher des idées et définir un problème vague en questions plus précises.

 

La démarche expérimentale :

 

Tentative de réponse à une question → élaboration d’une hypothèse → construire une expérience pour vérifier l’hypothèse.

Maximiser la probabilité de détection d’un effet réel. Minimiser la probabilité d’interprétations erronées en raison de la présence de variables parasites et non contrôlées.

 

Les méthodes de recueil des données :

 

Observation directe : enregistrer les comportements qui intéressent, en milieu naturel, en classant dans des catégories.

Observation indirecte : observation d’après documents, statistiques,…

Observation participante : immersion pour mieux observer. !! Méthode longue et l’objectivité n’est pas assurée.

Entretien directif : le chercheur mène l’entretien et contrôle ce qui se dit, questions précises.

Entretien semi-directif : flexibilité plus grande, le sujet est plus libre pour s’exprimer mais les thèmes sont toujours présents.

Entretien non-directif : le sujet parle librement, le chercheur relance le discours.

Interrogations : pour relancer ou éclaircir un point.

Répétitions : répéter pour mieux appuyer.

Reformulations/déclarations : reformule de manière plus structurée.

Questionnaire fermée : impose une structure de réponse fixe ; Questionnaire semi-ouvert et ouvert : peut s’exprimer.

 

XI. Glossaire :

 

Attribution causale : correspond à la manière dont on émet un jugement, une intuition ou un sentiment sur son propre état ou sur l’état des autres à partir d’un évènement, d’un geste, d’une humeur… Recherche d’explication, de compréhension et d’organisation de l’environnement à travers une analyse de la causalité des phénomènes.

Attribution externe : consiste à expliquer les évènements, conduites, jugements,…par des facteurs extérieurs à la personne, comme les contraintes situationnelles, le hasard, la chance…

Attribution interne : consiste à expliquer les évènements, conduites, jugements,…par des facteurs liés à la personne, comme les traits de personnalité, les intentions, les aptitudes.

Cognition sociale : correspond à l’ensemble des processus par lesquels un individu élabore une connaissance du monde social, des autres et de lui-même.

Communication : correspond à l’ensemble des processus par lesquels s’effectuent les échanges d’informations et de significations entre les personnes dans une situation sociale donnée. Elle est donc un processus social permanent intégrant de multiples modes de comportement : la parole, le geste, le regard, la mimique…

Croyance : correspond à la position d’un individu par rapport à une idée. Ces positions ne sont pas scientifiquement fondées ni empiriquement démontrables.

Etat agentique : correspond à un sentiment de perte de son autonomie. L’individu ne se considère plus comme responsable, mais comme l’instrument de la volonté d’autrui.

Gestaltisme : courant de la psychologie scientifique, également appelé théorie de la forme. Selon cette approche, le tout n’est pas égal à la somme des parties : un groupe est par exemple quelque chose de plus que l’ensemble des membres qui le composent.

Manipulation : fait appel à une forme de soumission librement consentie : les individus ont l’impression de conserver leur libre-arbitre et pensent décider en dehors de toute contrainte, et ce bien qu’ils émettent des conduites qui n’auraient pas été les leurs spontanément. Il s’agit d’un mécanisme d’influence sociale implicite.

Monitorage de soi : correspond à une variation dans l’utilisation des indices nécessaires pour se présenter socialement. On distingue des personnes faibles en monitorage, qui agissent en fonction de choix personnels sans chercher à créer des impressions spécifiques chez autrui.

Rationalisation : justification à posteriori d’un acte qui permet de se donner des raisons à soi-même pour avoir agi de telle manière plutôt que de telle autre. En fait, les individus reconstruisent la raison pour laquelle ils ont agi, ce processus étant le plus souvent inconscient.

Soi : correspond à un ensemble de caractéristiques (traits personnels, rôles, valeurs, statuts,…) que la personne s’attribue elle-même et qui lui permettent de se reconnaître et de s’évaluer positivement.

 

 

► Excellent livre, je le recommande vivement, toutes les bases de la psychologie sociale clairement expliquées, avec ça il n'y a plus la possibilité de se tromper !



27/05/2012
0 Poster un commentaire

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 1519 autres membres