Cours de psychologie

Psychologie du développement - notions clés

Psychologie Développementale – Notions Clés

 

 

Accommodation : le sujet s’adapte à la modification de l’environnement en changeant sa forme actuelle de pensée. Le changement crée un nouvel équilibre supérieur au précédent (équilibre majorant). Modification de l’organisme  qui résulte d’une pression de l’environnement sur l’organisme. Mécanisme interne qui produit une modification ou une différenciation d’un schème initial pour l’adapter à une situation nouvelle dans laquelle ce schème se serait révélé inadéquat. Mécanisme qui consiste à différencier de plus en plus finement des schèmes d’action pour mieux les adapter aux conditions du milieu. Activité par laquelle un organisme ou un schème est modifié ou se transforme en vue de s’ajuster au milieu ou à un objet. Lors d’une modification du milieu, il faut chercher une nouvelle structure pour intégrer les informations et pour s’adapter au nouveau milieu. Grâce à l’accommodation, on s’adapte à différents milieux. Donc accommodation = modifications des organisations du sujet, pour augmenter les échanges avec le milieu extérieur.

Assimilation : quand l’organisme répond à la perturbation de l’environnement en rétablissant la situation antérieure. Intégration de cette modification dans sa forme actuelle de pensée. Mécanisme interne qui consiste à intégrer un objet ou une situation nouvelle à l’ensemble des objets ou des situations auxquels une conduite existante est déjà appliquée. Les éléments extérieurs à l’organisme vont être coordonnés puis intégrés à l’intérieur de l’individu. L’assimilation est le processus par lequel une réalité extérieure est intégrée à un schème (→ ce qui permet au sujet d’être en contact avec son mode environnant). Pour chercher ces éléments à l’extérieur, il nous faut le schème d’action, notion théorique, qui est l’instrument de cette assimilation.

→ Assimilation : le fait d’intégrer quelque chose de nouveau aux structures préexistantes. L’outil de cette assimilation c’est le schème, ce qui, dans une action, est généralisable d’une situation à l’autre. Incorporation du réel à soi ; Accommodation : le fait de devoir modifier les structures préexistantes pour les adapter à une situation nouvelle où ces structures se seraient révélées inadaptées. L’accommodation permet la modification des organisations du sujet. Ajustement de soi au réel.

Assimilation reproductrice fonctionnelle : du fait de la répétition, l’enfant va être amené à faire fonctionner le réflexe sur d’autres objets que le sien. Une tendance du réflexe à se reproduire sur des éléments autre que ceux du départ. Cette assimilation reproductrice fonctionnelle c’est ce qui permet à l’enfant de s’incorporer toutes stimulations qui peuvent être existante pour le réflexe en question. Il y a 2 aspects :

- L’assimilation génératrice est le fait que l’enfant va tenter de généraliser la conduite réflexe préexistante (tendance à étendre son application sur des objets de plus en plus variés).

- L’assimilation recognitive va permettre à l’enfant de discriminer l’objet le plus adéquat pour permettre la répétition du réflexe.

Age d’acquisition : âge à partir duquel 50% au moins, d’enfants d’une classe d’âge ont acquis la conservation de l’épreuve.

Ancrage biologique : Pour Piaget, l’intelligence, la connaissance humaine est un prolongement du processus d’adaptation biologique. « Il y a adaptation biologique lorsque l’organisme se transforme en fonction du milieu et que cette variation a pour effet un accroissement des échanges entre le milieu et lui, favorables à sa conservation. » → Pour Piaget, l’intelligence, comme la vie est une adaptation.

Ancrage épistémologique : Epistémologie : étude des hypothèses et des méthodes des diverses disciplines scientifiques. Etude de la démarche générale de la science et des conditions de production de faits scientifiques → Etude de la connaissance.

Animisme : tendance à animer les corps inertes, à leur prêter des intentions.

Artificialisme : assigner aux objets une fonction déterminée et surtout que les phénomènes naturels sont de la responsabilité de l’activité de l’homme.

 

Biais d’appariement perceptif : sorte de « régression tardive », les adultes n'appliquent pas la logique que l'on attendrait d'eux. Ils ne peuvent pas échapper à la prégnance des éléments contenus dans la règle et raisonnent seulement sur ces éléments perceptifs.

 

Causalité : Au cours des deux premiers stades Piaget considère que l’enfant n’à aucune conscience de comment ça se passe, comment ça se fait… Il l’a nommé la causalité primitive (sentiment diffus d’efficacité). L’enfant prend conscience qu’une activité de sa part produit un résultat, mais sans conscience de ce qui se passe entre l’acte et le résultat. Ensuite au 3ème stade l’enfant va attribuer l’efficacité causale à sa propre activité, cette causalité on l’appelle causalité magico phénoméniste (le bébé serait capable de sa propre activité de faire redémarrer les choses, l’enfant croit pouvoir tout commander, sentiment de surpuissance). Causalité représentative : au 6ème sous-stade, l’enfant est capable de se percevoir comme cause et comme effet.

Centration : tendance de l’enfant préopératoire à ne porter son attention qu’à une partie de l’information pertinente. Il n’observe pas de manière objective l’environnement.

Centration monodimensionnelle : à une seule dimension.

Classe : toujours solidaire d’autres classes, n’existe pas indépendamment d’autres classes. Addition de classes pour concevoir une classe supérieure. En compréhension : ensemble des qualités communes aux éléments de la classe. En extension : ensembles des éléments eux-mêmes dont leurs qualités communes, éléments qui la composent.

Classification : regroupement des objets selon leur ressemblance sur une de leurs propriétés.

Collections figurales : 2/5ans, alignement d’objets partiels non pas selon le critère de classification attendu de ressemblance mais par des conventions d’usage, un dessin. Il définit par extension en énumérant ce qu’il a fait mais pas par comparaison. L’enfant fonctionne de proche en proche (transduction) et peut changer durant l’expérience.

Collections non figurales : 5/7ans, les collections se ressemblent sur un critère sans coordination des critères entre eux et réaliser d’emboîtement. Ils ne vont pas accepter de mettre ensemble deux sous parties pour en faire un tout, c’est pour cela qu’on parle de collection non figurale et non d’opératoire.

Collections opératoires : 8ans, collections se différencient et se hiérarchisent mais l’enfant est incapable de réussir l’emboîtement des classes. Les enfants sont capables de faire des matrices mathématiques. Il y a une flexibilité catégorielle.

Combinatoire : classification des classifications. C’est la capacité à construire les différentes façons de grouper des objets par une méthode systématique par opposition à la méthode de tâtonnement. Opérations sur opérations.

Conduite de détour : un même point peut être atteint par des trajets différents.

Conservation : une caractéristique attribuée à une certaine réalité (une classe logique par exemple), ou à une propriété d’une certaine réalité (la longueur d’une tige par exemple), celle de ne pas varier en dépit des transformations subies par cette réalité (qui peut être un objet de pensée).

Coordination de schèmes : l’activité du sujet fait se rencontrer différents schèmes, ce qui donne naissance à une activité nouvelle. Rencontre de structures différentes donne lieu à une activité plus complexe.

 

Décalages horizontaux : acquisition décalée dans un même schème à plusieurs domaines (présents chez tous les sujets). Collectif car concerne la majorité, et se situent au même stade. Hiérarchie d’acquisition des différentes épreuves de conservation → Il s’agit de décalages collectifs observés chez une majorité d’enfants, il s’agit donc d’une norme. On  parle de décalages puisqu’ils s’étalent. On parle d’horizontaux car ils font référence à un même stade (lorsque les décalages se font entre les stades on parle de décalages verticaux).

Décalages verticaux : à travers les stades, interstade. Réapprendre ce que l’on savait précédemment. C’est le fait que l’enfant doit reconstruire, quand il change de niveau de structuration, ce qu’il a déjà construit au niveau précédent.

Décentration : prise de conscience de l’enfant que les autres existent et qui se dégage donc de sa subjectivité et de son égocentrisme (stade sensori-moteur de 0/2ans). Analyse plus complète de la situation qui correspond à la coordination des centrations (stade opératoire de 2/12ans et plus).

Développement ontogénétique : développement de l’enfant.

Développement phylogénétique : développement de l’espèce.

Déviants : enfants qui ne respectent pas la hiérarchie.

Discriminer : faire la différence entre deux choses.

Dissociation de facteurs : l’enfant fait varier un facteur à la fois en neutralisant les autres pour trouver le facteur pertinent (14-15ans c’est systématique).

 

Echolalie : répétition de syllabes, de mots isolés.

Egocentrisme : indifférenciation entre le point de vue propre du sujet et celui d’autrui. L’enfant ramène tout à son point de vue car il le pense le seul possible. C’est une croyance immédiate et spontanée de l’enfant à ses propres idées. Comme il est égocentrique, il ne cherche pas à convaincre autrui ou à se justifier. Confusion des points de vue.

Egocentrisme initial : incapacité de distinguer son corps de l’environnement.

Emboîtement : des sous-classes qui sont emboîtées dans des classes supérieures/générales.

Equilibration majorante : équilibrations successives qui se dépassent, tout en s’intégrant dans une synthèse nouvelle.

Erreur A non B : nom donné par Piaget pour l’erreur typique du 4ème stade, lors d’un test pour retrouver un objet dissimulé sous des écrans. Quand un enfant n’est pas encore capable de prendre en compte la situation visible de l’absence d’objet, il ne prend pas encore en compte la succession visible des déplacements de l’objet. Tout se passe comme si l’enfant ne pouvait considérer l’objet en dehors d’une position qu’il qualifie de privilégiée (là où il a été retrouvé précédemment, lié à la réussite précédente). L’objet n’est pas encore appréhendé comme objet mobile doué de permanence.

Erreur phénoméniste : centration sur l’apparence.

Erreur réaliste : centration sur la réalité.

Espace : il doit, comme toute acquisition, être reconstruit du niveau perceptif (sensori-moteur) au niveau représentatif.

- Espace topologique : (2 à 6-7ans) les figures de cet espace sont conservées pour elles-mêmes : pas mises en relation dans un cadre plus vaste que la figure elle-même. Cependant reste conservé : les relations de voisinage (être proche de), les relations d’enveloppement/entourage (un élément à l’intérieur reste à l’intérieur) : les éléments de séparation (intérieur et extérieur de). Les rapports d’échelle, de distance et d’angle ne sont pas conservés.

- Espace élastique : on ne reproduit pas les mêmes proportions.

- Espace projectif : l’enfant n’est pas encore en mesure de comprendre les positions ou les déplacements des objets les uns aux autres, comme relatifs les uns aux autres mais seulement relativement à lui-même (stade 4). Prise en compte des points de vue/perspectives, perception de l’espace en faisant la distinction entre ce que perçoit le sujet et ce que perçoit autrui (vers 8ans).

- Espace euclidien : espace métrique, du à Euclide, espace qui permet que ses contenus soient mesurés, espace qui situe les objets et leurs configurations les uns par rapport aux autres dans un système de relation. Se percevoir comme un objet parmi les autres (stade 5). Conservation de la mesure supposant la conservation des longueurs, des angles, des échelles, des distances…. Il bénéficie d’un espace de mesure, espace orthonormé. Tout est conservé, espace réel.

Extraversion cognitive : à partir du 3ème stade l’intérêt de l’enfant se porte sur les conséquences de ses actes. L’enfant va devenir un véritable explorateur du monde. Au stade 2 l’enfant fait l’exercice de schèmes, et au stade 3 l’enfant explore l’extérieur. Activité sur le monde.

 

Fausse croyance : ne distingue pas ce qu’on sait de ce qui est.

Flexibilité catégorielle : distinction, capacité de concevoir un même item pouvant être plusieurs représentations mentales.

Flexibilité cognitive : capacité de changer de stratégie, contrôle de l’action.

Fonction symbolique ou sémiotique : Symbolique : travaille avec et sur des symboles qui, pour Piaget, constituent des signifiants motivés (les symboles gardent une certaine proximité avec le signifié). Sémiotique : s’appuie sur des signes totalement arbitraires (différents des symboles). Relation arbitraire entre signifiant et signifié. Cette fonction est beaucoup plus large que la fonction symbolique, elle englobe la fonction symbolique. La fonction symbolique se définit donc comme étant une « pensée représentative qui débute par opposition à l’activité sensori-motrice, dès que dans le système de significations, constituant toute intelligence, et sans doute toute conscience, le signifiant se différencie du signifié. » (Piaget). → C’est la capacité de se représenter quelque chose d’absent (objet, évènement → signifié) au moyen de signes différenciés (symboles, signes → signifiant).

 

Groupe INRC (Identité Négation Réciproque Corrélative) : coordination de deux systèmes qui possèdent chacun une opération directe et une opération inverse et qui sont en relation de compensation l’un par rapport à l’autre.

 

Imitation immédiate : (vient en premier) capacité de reproduire un modèle en présence du modèle.

Imitation différée : capacité de reproduire un modèle perçu précédemment, capacité de reproduire un modèle en absence du modèle. L’idée est que si on est capables de reproduire quelque chose lorsqu’il n’est plus présent c’est parce qu’on a fait une représentation mentale de ce modèle.

Imitation sporadique : début des conduites imitatives, premières formes d’imitation.

Insight : moment privilégié de prise de conscience. Pour l’enfant, la solution vient sans avoir besoin d’expérimentation.

Intelligence : adaptation biologique à l’environnement.

Intuition simple et non-articulée (4ans) : l’enfant découpe le réel par la réalisation de centrations successives portant sur des configurations d’ensemble perceptives (l’aspect figuratif des choses). C’est le produit des centrations.

Intuition articulée (5ans) : l’enfant réalise des décentrations et met en rapport des centrations entre elles mais ce n’est pas encore une opération.

Invariant : pouvoir repérer ce qui reste inchangé malgré la transformation. Identité physique de l’objet qui doit être reconstruit au niveau de la pensée pour les propriétés quantitatives de l’objet (quantité de matière, longueur, volume) et non plus pour l’objet.

 

Jeu symbolique : (stade préopératoire) c'est la mise en place de la représentation symbolique, des images mentales qui permettent d'évoquer un objet absent. Le jeu a une fonction essentielle dans le développement de l'enfant. L'enfant est constamment obligé de s'adapter au monde social adulte. Il a besoin de disposer d'un secteur d'activité qui lui permette d'assimiler le réel à son moi. Le jeu symbolique est un moyen d'expression propre à l'enfant qui dispose d'un système de signifiants construits par lui et modulable selon sa volonté. Le jeu symbolique permet de faire ressortir et de résoudre les conflits affectifs et les besoins inassouvis.

 

Langage égocentrique : l’enfant se parle à lui-même. Langage en tant que régulateur de la pensée, pour organiser/contrôler ce qu’il fait.

Langage socialisé : il prend en compte l’interlocuteur.

 

Modèle pluraliste : plusieurs processus peuvent remplir la même fonction. Ce qui fait la différence entre individus, c’est la pondération entre les processus qui varie en fonction des individus.

Modèle unitaire unidimensionnel : processus qui se succèdent sans jamais se recouvrir/chevaucher. Il n’y a qu’une seule trajectoire. Lorsqu’un processus fini, l’autre commence. La seule différence entre individus est la vitesse à laquelle les individus parcourent la distance.

Monologue collectif : vers 3ans, l’enfant parle mais sans faire attention à l’autre.

 

Nombre ordinal : dont le but est d’ordonner par ordre de grandeur (1 < 2 < 3…) et de numéroter (1er, 2ème, 3ème…). Rang, aspect, positionnement…

Nombre cardinale : exprimant la quantité, le nombre d’éléments (3 chevaux) sert à catégoriser.

 

Objet conceptuel : objet qui a une existence indépendante de l’activité du sujet, existe en dehors de l’action du sujet, et qui est capable de garder une permanence quelque soit les déplacements.

Opération : action intériorisée/mentale réversible (A – A = O). Début de représentation. Et coordonnée à d’autres actions dans une même structure.

Opération concrète : porte sur la manipulation d’objets concrets ou facilement représentables.

Opération infra-logique : portant sur des objets continus, à l’intérieur du même objet (un seul objet qui se déforme), conservation du poids, de la matière.

Opération logico-mathématique : portant sur des objets discontinus et dénombrables, rapport entre les objets.

 

Participation : identification directe des éléments sans les inclure à un tout.

Pensée formelle : capacité de raisonner sur des propositions sans avoir besoin d’objets à manipuler. Elle est de nature hypothético-déductive = pensée portant sur des hypothèses pouvant se révéler vrais contre fausses ou réelles contre imaginaire. On dit aussi que le réel n’est qu’un cas particulier des possibles. La pensée formelle se dissocie du contenu pour fonctionner pour elle-même.

Pensée intuitive : conceptualisation croissante. Raisonnement sur des configurations globales, pas seulement du particulier au particulier, mais prend en compte généralement. L’enfant fait des centrations, se centre sur quelque chose.

Pensée préconceptuelle (2 à 4/5 ans) : elle se caractérise par l’utilisation des préconcepts et du raisonnement transductif.

Pensée représentative : l’action est intériorisée et il ne peut s’agir d’actions simultanées. La pensée représentative ne porte pas juste sur l’objet présent mais sur n’importe quel objet concret. La pensée représentative donne lieu à un effort d’explicitation de ce que le sujet fait.

Permanence de l’objet : un objet continue à exister malgré le fait qu’il ne soit plus dans le champ visuel.

Préconcept : notion que l’enfant attache aux premiers signes verbaux qu’il utilise, pensée imagée, réalité mi-générale et mi-particulière (intermédiaire entre un individu et la classe totale en général).

Principe d’intégration hiérarchique des stades : toute connaissance acquise au stade antérieur et disponible au stade postérieur. Un stade m est inclus dans un stade m+1.

Protologique des classes : au cours du 3ème stade, l’assimilation va guider l’accommodation. L’enfant rencontrant de plus en plus d’objets va pouvoir cerner les différentes caractéristiques par leurs effets intéressants (remuer, jeter…) et il va pouvoir les appréhender, c’est une certaine catégorisation, c’est donc une protologique des classes (prototype des futures classifications).

Prototype : exemplaire moyen de la catégorie.

Pseudo-conservation : conservation à demi, dans un seul sens. Ex : conservation de l’état de l’eau, mais pas de la montée de l’eau, ou inversement. On y retrouve la centration monodimensionnelle.

 

Raisonnement déductif : qui permet d'aller du général au particulier. Consiste à déduire, à partir d'une règle générale, une conséquence pour un cas particulier.

Raisonnement inférentiel : qui permet d'aller du particulier au général. Consiste à tirer (inférer) une conséquence générale à partir d'un cas particulier.

Raisonnement transductif : série de transformations mentales, de successions d’évènements dont l’enfant n’a pas conscience des liaisons. Raisonnement, sans réversibilité, reliant entre eux des préconcepts. Raisonnement élémentaire où l’enfant procède de particulier en particulier, de proche en proche, par juxtaposition, sans avoir une logique déductive (du général au particulier) ou inductive (du particulier au général). L’enfant fait des généralisations indues (illégitimes à partir de cas particulier).

Réaction circulaire : C’est le fait de répéter des réflexes, ce qui permet de décrire le besoin de répétition des réflexes. La réaction circulaire est une action qui produisant un résultat intéressant va donner lieu à une répétition. Elle peut être décrite comme l’exercice fonctionnel qui va aboutir au maintien ou à la redécouverte d’un résultat nouveau et intéressant pour l’enfant qui va être poursuivi pour lui-même.

- Réaction circulaire primaire : Au second stade, elles sont constituées d’actions spontanées involontaires et orientées sur le corps propre de l’individu.

- Réactions circulaires secondaires : comportements qui consistent à retrouver les gestes que l’enfant a exercés par hasard et qui ont donné lieu à une réaction intéressante concernant le milieu extérieur.

- Réactions circulaires tertiaires : ensemble « d’expériences pour voir », curiosité par expérimentations de nouvelles situations.

Réalisme : l’enfant matérialise les phénomènes mentaux (rend concret les phénomènes mentaux), sans prendre conscience de sa pensée ni des phénomènes mentaux.

Référentiel égocentré : centré sur soi, l’enfant se prend comme origine de la perception.

Référentiel exocentré : les objets sont localisés par rapport à des références fixes extérieures au sujet, l’enfant peut se représenter les différents espaces selon les différents points de vue.

Réflexe : (Piaget) tout montage héréditaire qui fonctionne dès la naissance. C’est une réponse globale du sujet face à une stimulation extérieure. Réponse programmée qui fait partie de notre héritage biologique. Constitue le seul moyen de relation et d’adaptation du bébé au monde extérieur. Le réflexe une fonction adaptative. Les réflexes qui présentent pour l’enfant un intérêt particulier (la succion par exemple) ont une tendance à la répétition c’est ce qu’il va appeler l’exercice réflexe. Elle va avoir pour conséquence un réflexe qui fonctionne d’une manière de plus en plus efficace. Grâce à la répétition, les réflexes deviennent de plus en plus efficace = consolidation par exercice fonctionnel.

Renversabilité : quand le sujet revient au point de départ sans avoir conscience de l’identité de l’action exécutée dans les deux sens.

Répétition à « vide » : réflexe fonctionne pour lui-même.

Représentation : capacité d’évoquer un objet absent. C’est la fonction symbolique ou sémiotique, c’est le signe, tout ce qui permet d’évoquer des réalités absentes.

Réversibilité : capacité d’exécuter une action dans les deux sens en ayant conscience qu’il s’agit de la même action. Caractéristique principale des systèmes opératoires qui consiste dans la compréhension du fait que certaines transformations sont susceptibles d’être annulées par une transformation inverse. C’est lier des informations entre elles. Lorsqu’un objet subit une transformation, la transformation modifie l’apparence mais pas les propriétés de l’objet.

- Réversibilité simple : réversibilité par annulation. Action directe annulée par action inversée.

- Réversibilité par compensation : on prend deux dimensions en considération (comme la hauteur du liquide et la largeur du récipient).

 

Schème : totalité organisée qui se construit par tâtonnement et assimilation d’éléments nouveaux à un schème antérieur, et qui se conserve en fonctionnant par simple répétition suivie de généralisation. Action généralisable.

Schème d’action : « Le schème est la structure ou l’organisation des actions telles qu’elles se transfèrent ou se généralisent lors de la répétition de cette action en des circonstances semblables ou analogues ». Le schème d’action c’est finalement ce qu’il y a de transposable d’une situation à une autre (ce qui est généralisable). C’est quand on répète une action à plusieurs reprises, et que dans ces répétitions, qu’il y reste quelque chose de commun. Le schème d’action n’est pas l’action d’elle-même, c’est une notion, un concept. On ne peut « toucher » un schème d’action. Entité abstraite, à la base de toute activité intellectuelle.

Schème de conservation : la détection de l’invariant dans une transformation.

Schème symbolique : imitation de soi-même suggérée par la présence d’un objet sans but d’adaptation, de compréhension, mais avec un caractère ludique exprimé par l’enfant). Schème symbolique = jeu symbolique.

Sériation : logique des relations entre les éléments. Capacité à ordonner des éléments selon une grandeur.

- Sériation simple : l’enfant fait des couples sans arriver à les coordonner entre eux.

- Sériation multiple : prise en compte de 2 ou plusieurs relations à la fois. Pour Piaget la sériation multiple est acquise d’emblée dès qu’il y a sériation simple.

- Sériation empirique : (6ans) l’enfant procède par tâtonnement, il peut modifier ce qu’il a déjà fait en intercalant, il procède par essais erreurs.

- Sériation opératoire : il y a un procédé infaillible, procédé d’exécution pensé à l’avance. Il y a aussi des rapports de réversibilité. A l’âge de neuf ans, il y a une structure qui est présente, elle aboutit à la réversibilité.

Séries objectives : être capable d’ordonner dans le temps les évènements eux-mêmes. Sitôt l’assimilation mentale libérée de la perception directe et susceptible de fonctionner sans appui extérieur, les séries objectives peuvent se prolonger dans le futur et le passé sous formes représentatives. Le champ temporel peut à son tour être élaboré, il ne peut se construire qu’à partir du développement des représentations.

Signifié : ce qui est évoqué, le référent.

Signifiant : ce qui sert à représenter le signifié.

Signifiants motivés : les symboles gardent une certaine proximité avec le signifié.

Stade opératoire : stade qui permet d’effectuer des opérations.

Stade opératoire concret : 6-7ans, sur les objets physiques, réels (ex : le chiffre 2, π). Réversibilité simple ou par compensation.

Stade opératoire formel : 11-12ans, aussi sur des propositions, hypothèses, objets non réels (ex : i² = -1). Réversibilité coordonnée (simple et par compensation).

Structure : ensemble de lois logico-mathématique qui permettent de relier entre elles des opérations. La structure est caractéristique d’un stade.

- Structure opératoire concrète : « groupement » car elle utilise des lois reliant les transformations comme la réversibilité par inversion et la réversibilité par compensation.

- Structure opératoire formelle : « groupe » c’est-à-dire la coordination des deux réversibilités (inversion et compensation).

Sujet épistémique : sujet universel, en général, en devenir, un sujet dans lequel on retrouverait l’ensemble des mécanismes communs à tous les sujets du même niveau.

Syllogisme : raisonnement hypothético-déductif purement formel tel que l’on peut déduire de deux propositions appelées « prémisses » une troisième proposition appelée « conclusion » qui était implicitement contenue dans les prémisses. Tout syllogisme comprend trois propositions : la majeure, la mineure et la conclusion. La majeure est de la forme « si (p), alors (q) » et constitue une règle conditionnelle. (p) est appelé antécédent et (q) conséquent. La mineure correspond à l’affirmation ou la négation de l’antécédent ou du conséquent. La conclusion dérive de l’implication de la mineure au sein de la majeure. Il existe 4 types de mineures possibles :

- Affirmation de l’antécédent : Mineure = p, Conclusion = q (raisonnement valide). L’affirmation de l’antécédent de la majeure dans la mineure permet l’affirmation du conséquent de la majeure dans la conclusion. Ex : (majeure) S’il pleut, alors je ne sors pas. (Mineure) Et il pleut. (Conclusion) Donc, je ne sors pas.

- Négation du conséquent : Mineure = non q, Conclusion = non p (raisonnement valide). La négation du conséquent de la majeure dans la mineure permet la négation de l’antécédent de la majeure dans la conclusion. Ex : (majeure) S’il pleut, alors je ne sors pas. (Mineure) Et je sors. (Conclusion) Donc il ne pleut pas.

- Affirmation du conséquent : Mineure = q, Conclusion = p (raisonnement invalide). L’affirmation du conséquent de la majeure dans la mineure ne permet pas l’affirmation de l’antécédent de la majeure dans la conclusion. Ex : (majeure) S’il pleut, alors je ne sors pas. (Mineure) Et je ne sors pas. (Conclusion invalide) Donc il pleut.

- Négation de l’antécédent : Mineure = non p, Conclusion = non q (raisonnement invalide). La négation de l’antécédent de la majeure dans la mineure ne permet pas la négation du conséquent de la majeure dans la conclusion. Ex : (majeure) S’il pleut, alors je ne sors pas. (Mineure) Et il ne pleut pas. (Conclusion invalide) Donc je sors.

Syncrétisme : appréhension globale du monde sans isolation des différents éléments qui le compose. C’est le contraire de la pensée analytique. Dans cette pensée, l’assimilation domine. C’est le fameux « parce que ». Pensée globale avec théorie propre où tout tient à tout (causalité circulaire). Pensée qui se suffit à elle-même.

 

Tableaux sensoriels : façon dont le bébé perçoit le monde extérieur. Notion primitive que l’enfant a des objets (visuel, tactile…autant de tableaux que de modalités sensorielles). Ces tableaux sont successifs et n’ont d’existence que lorsque le bébé agit avec ce tableau, activité par l’enfant et indépendants des uns des autres. Incapacité de mettre en relation deux tableaux. De plus, ces différents tableaux sensoriels ne seraient pas reliés les uns les autres (pas de mise en relation entre ces différents domaines perceptifs), ils sont autonomes. C’est donc bien grâce à ces différentes réactions circulaires primaires que l’enfant va différencier les différents tableaux sensoriels.

Théorie de l’esprit : paradigme d’attribution des fausses croyances (comment l’enfant prend conscience de l’état mental de quelqu’un d’autre, la causalité). Capacité d’un individu à se représenter l’état mental d’autrui comme étant différent du sien (empathie).

Transformation : élément dynamique de la situation qui relie deux états statiques (état initial et état final).

Transitivité : sériation naissante.

 

Vicariance : capacité d’un processus d’être remplacé par un autre.



08/01/2013
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