Cours de psychologie

Psychologie développementale

Psychologie développementale

 

 

I. Définition.

  
 

 

Proprioception : perception que l’on a du positionnement des différents segments corporels.

Mobilisation de notre corps dans l’espace

 

1. Psychologie de l’enfant :

 

Centré sur l’enfant et l’adolescent.

Elle tente de décrire l’évolution de l’enfant depuis la naissance jusqu’à l’âge adulte.

Son but est l’étude de tout ce qui se passe durant une tranche d’âge (ici, c’est l’enfance), (autres exemples : adolescence, adulte, troisième âge).

 

2. Psychologie génétique :

 

Une partie de la psychologie générale.

Son but est l’explication du fonctionnement psychologique humain (enfant et adulte).

Pour parvenir à ce but, c’est par l’étude de la mise en place du développement des conduites chez le jeune enfant puis chez l’enfant âgé puis chez l’adolescent, etc…

Pour comprendre l’adulte, il faut l’étudier depuis le début de sa vie : lorsque l’on veut comprendre le comportement psychologique de l’adulte on se retrouve a étudier le comportement d’une entité complexe car arrivé au bout de son développement. Donc, plutôt que d’étudier le comportement complexe d’un adulte on étudie le comportement de l’enfant pour pouvoir ensuite comprendre le comportement de l’adulte.

 

Comment ce processus évolue chez l’enfant puis l’individu jusqu’à la maturité ?

 

L’objet d’étude : Ontogenèse, le développement de l’individu, de la fécondation à l’âge adulte (dimension individuelle).

Le terme génétique : transmission héréditaires des termes.

Ici, aucun rapport avec la génétique dans sa dimension biologique. Le rapport est à la création et son développement. Ce qui est génétique est lié à la genèse (processus de mise en place et développement des choses).

 

3. Psychologie du développement :

 

Actuellement, on utilise le terme « psychologie du développement » plutôt que celui de « psychologie génétique » pour 2 raisons :

     - 1. Pour éviter toutes confusions avec la « génétique ».

     - 2. La psychologie du développement renvoie à l’étude du changement, de l’évolution sans les restreindre à la période de l’enfance « Life span psychology ».

 

Il faut essayer de comprendre la dimension évolutive des comportements de l’individu.

 

 

II. Explication.

 

 

Objectif : champ disciplinaire de la psychologie développementale. Evolution de cette appellation au fil du temps, elle s’appelle encore psychologie de l’enfant ou psychologie génétique.

 

A travers cette appellation on voit cette complexité et cette richesse du terme.

 

Développemental : traduit tous les changements (quelque soit la nature) durant  l’existence (naissance, enfance, adolescence, adulte, vieillesse) et les expliquer.

 

→ Comment évoluent les individus ? Pourquoi ce n’est pas linéaire ?

 

Psychologue sur le terrain : psychologue clinicien, psychologue scolaire, psychologue privé, ils ont des patients tous les jours.

Psychologue en laboratoire : psychologie théorique, tournée vers la recherche.

 

Histoire de la psychologie développementale : racines multiples (philosophie, biologie, etc.).

 

1. Qu’est-ce que la psychologie développementale ? :

 

Définition : termes grecs (→ science de l’âme).

 

La psychologie  en tant que sciences humaines, tente de comprendre et aussi d’expliquer le comportement des êtres humains et de résoudre les différents problèmes selon les diverses orientations.

 

Il y a 6 spécialités :

     - psychologie clinique

     - psychologie sociale

     - psychologie cognitive

     - psychologie différentielle

     - psychologie développementale

     - psychologie de l’éducation

 

+ Psychologie clinique : elle se caractérise par l’analyse et la compréhension des individus singuliers, leur comportement. Elle s’intéresse à un individu en particulier et va tenter de l’aider.

Par la parole l’individu est à la base de son traitement, par un dialogue avec le psychologue. Par la parole, aider le patient à trouver son remède.

Le patient parle, le psychologue guide les paroles.

→ Donner du sens à son état psychologique.

 

+ Psychologie sociale : reprendre les relations avec les individus. S’intéresser et comprendre le rapport du comportement de l’individu avec les autres.

→ Interaction avec les autres.

 

+ Psychologie cognitive : cognition : ensemble des activités, processus qui permet d’agir face à des situations complexes.

Terme cognitif : activités « intellectuelles » contribuant à l’accroissement des connaissances.

La manière dont les individus pensent et agissent face à certaines situations. De représenter les différentes étapes face à une situation, les facteurs qui varient.

 

+ Psychologie différentielle : étudier les variations de comportements, décrire les différentes introductions individuelles et des différentes interactions individuelles (plusieurs individus dans le même milieu).

 

+ Psychologie développementale : fonctionnement mental et cognitif des individus dans une dimension temporelle.

On étalonne ses actions sur la longueur de la vie, on voit les évolutions des connaissances et leurs processus.

Objectif : dégager les étapes générales, expliquer le développement et comment il s’effectue.

 

+ Psychologie de l’éducation : Foulin et Mouchon, selon eux : définition : « la psychologie de l’éducation concerne toutes les études de près ou de loin qui traitent des structures et des mécanismes psychologiques susceptibles d’intervenir dans une situation d’éducation. »

La psychologie de l’éducation est au milieu de toutes les disciplines. L’objet d’étude propre est l’élève en situation d’apprentissage.

Elève dans un processus d’éducation.

 

Objectif de la psychologie : étude de l’esprit et l’âme dans le comportement (moteurs en développement).

 

La psychologie du développement est l’évolution du processus au cours du temps.

 

A la fin du XIXème siècle, la psychologie développementale s’appelait « psychologie génétique », qui explique l’origine du développement, la genèse du comportement adulte par l’étude du développement.

L’enfant est pris comme moyen pour comprendre l’adulte et non pour le comprendre lui-même.

 

Au début du XXème siècle, la psychologie de l’enfant → fonctionnement psychologique de l’enfance à l’adolescence.

 

Aujourd’hui, le terme de psychologie du développement est pris. On s’intéresse à la vie entière (de la conception à la mort, et non qu’à l’adulte).

 

Piaget → psychologie génétique. Il parle de psychologie génétique et non du développement.

          → Aspect évolutif de l’évolution mentale. Etat A → Etat B.

 

Piaget s’intéresse à un point de départ (→ la naissance). La genèse n’est pas l’origine de l’embryon. Il rejette l’idée de la connaissance qu’a l’embryon. Selon lui, il y a des successions de transformations d’un état initial à un état final. Mais cet état final est final pour une étape mais peut devenir initial pour une autre étape.

→ Successions d’étapes

 

→ La psychologie développementale correspond à toutes les étapes de la vie.

 

Objectif de la psychologie développementale :

Le développement renvoie à 2 choses :

     - Ensemble des étapes temporelles qui conduisent un organisme vivant de l’état élémentaire à un plus complexe.

     - Mécanisme qui permet le passage d’une étape à une autre.

 

La conception du développement renvoie tant à la phylogenèse qu’à l’ontogenèse.

Ontogenèse : ensemble des processus du
développement assurés à la fois par la maturation et l’apprentissage, et ce
depuis l’œuf fécondé jusqu’à la fin de la vie (dimension individuelle).

Phylogenèse : étude de l’évolution de l’espèce animale au cours du temps (une espèce).

 

→ Au travers de ces différentes définitions, le développement phylo-génitrique correspond à l’évolution des organismes depuis leur apparition sur la terre jusqu’à nos jours.

→ Le développement onto-génétique vise à rechercher les différentes étapes par lesquelles passe un individu et les mécanismes ou les processus qui assurent et permettent le passage d’une étape à une autre.

 

Enfance : période du temps le plus riche en transformation.

Recherches sur le vieillissement : Essor.

Psychologie de l’enfant : envisage selon 2 conceptions :

     - Etat adulte à état final vers lequel l’enfant doit aller. L’enfant est vue comme un adulte en miniature (manque d’autonomie, d’intelligence) et l’adulte à état final qui ne vise aucune modification (ce qui est faux, donc envisage un autre concept).

     - Enfance comme état à part entière qui va progressivement se développer en fonction de l’environnement dans lequel il se situe.

Elle ne serait plus réduite comme avant mais elle comprend l’enfant à part entière.

→ Quels sont les facteurs contribuant au développement ?

Les transformations de l’homme sont soutenues à la fois par l’hérédité et l’environnement.

 

Au niveau individuel : l’organisme est confronté à un niveau de vie particulier. Dans cette conception, on s’intéresse à l’environnement de l’individu. Les transformations qui affectent l’individu dépendent de son patrimoine génétique propre et de son comportement.

Les changements observés vont être de manière quantitative. Il y a aussi un changement qualitatif sur
l’ensemble des connaissances acquises et stockées en mémoire.

→ Cette distinction correspond entre développement continue et entre ces 2 changements discontinus.

 

Quantitatif : associé à un développement continu.

Qualitatif : associé à un développement discontinu.

 

2. Naissance de la psychologie du développement :

 

La psychologie développementale provient de 3 changements dans des domaines :

     - 1er domaine : domaine historique

     - 2ième domaine : évolution de l’espèce

     - 3ième domaine : domaine philosophique

→ Théories classiques / théories scientifiques.

 

a. Evolution de l’enfant au cours du siècle :

 

En occident, les réflexions venaient des philosophes, l’étude des enfants ne faisait pas partie des intérêts des philosophes → la psychologie de l’enfant n’intéressait personne.

Peu à peu, hypothèse sur l’éducation des enfants → idées relatives à la genèse.

Aujourd’hui, on s’intéresse à l’enfant en tant que tel.

 

Histoire de l’antiquité :

Elle est marquée par des mesures eugéniques et implacables. Les nouveaux-nés étaient des objets de très peu d’intérêts.

→ Enfant propriété du père, il décide de le tuer ou non.

Au IVème siècle av J.C → ce droit s’atténue, pratiqué beaucoup moins ouvertement.

Selon Platon, période de la vie plus favorable pour l’éducation de l’enfant.

 

Au Moyen-âge : persistance de l’absence du « sentiment d’enfance » puisque l’enfant n’occupe toujours pas de place particulière dans la société et la famille. De plus la période de l’enfance est raccourcie dans la mesure où on décrit que dès lors que l’enfant sort de sa période de sevrage (plus longue que celle de nos jours [5 ou 6 ans]) l’enfant se voyait mêlé a la vie de l’adulte et apprenait donc le métier de ses parents et occupait une activité fonctionnelle (l’espérance de vie de l’époque très courte 25 ans).

→ les enfants sont pauvres, travaillent beaucoup, l’espérance de vie est courte, pas d’existence propre → considéré comme un adulte en miniature.

L’école est réservée aux religieux et s’ouvre aux lignes peu à peu. Chaque maîtres religieux établit son propre programme selon ses envies, ses convictions.

 

Au XVIIème siècle → époque des humanistes.

Les enfants sont comme des êtres humains différents de l’adulte.

→ Donc nouvelle conception de l’éducation.

 

Selon Erasme :
(humaniste hollandais → principe de la table rase)

Plus il y a des choses sur la table et plus l’enfant a des connaissances.

Selon lui, l’enfant naît avec un cerveau vierge que l’on remplit. Cependant, l’homme adulte reste celui qui porte le plus d’intérêt.

Locke et l’empirisme.

L’école est centrée sur les études latines → école à la maison. Les laïques accèdent de plus en plus à l’école.

Il y a beaucoup de biographies de l’enfant, ex : celle de Louis XIII.

 

En Europe, les pédagogues font évoluer l’enseignement.

Comenius → pédagogue tchèque et protestant. Il souhaite que l’enseignement se face dans la langue maternelle et en latin. Il est le fondateur de la pédagogie réaliste.

 

Fenchon → publie « Traité de l’éducation des filles ».

Que les filles puissent accéder à l’éducation.

De plus l’école montre la séparation entre enfants et adultes.

 

Siècle des lumières : évolution qui conduit à une découverte de l’enfance (XVIIIème siècle).

Mise en œuvre d’une véritable protection de l’enfance, la mortalité baisse.

Le courant philosophique du siècle des lumières s’intéresse à l’enfant comme un être spécifique (ex : Diderot).

L’enfant a donc des droits, et les méthodes éducatives changent : il s’agit de le préserver et de l’éduquer (différent de dresser).

L’éducation apparaît comme une source principale pour accéder à l’humanité.

 

1762 : Rousseau : « Emile »
→ change le regard porté sur l’éducation. Il souligne le caractère progressif de l’enfant → être en évolution et non comme un « pré-adulte ».

L’enfant a des manières d’agir et de penser qui lui sont propres.

 

XIXème  et XXème siècles : les classes pauvres ou populaires n’ont pas eu accès à ce livre. Il faut attendre Jules Ferry (1881) pour que tous les enfants aillent à l’école.

Institution obligatoire, laïque et gratuite pour tous. La scolarisation augmente sensiblement.

 

Début du 20eme siècle : la psychologie du développement s’impose comme véritable discipline scientifique. Ainsi pendant le début du 20eme siècle, sont définis les grands cadres théoriques de cette discipline encore utilisés aujourd’hui.

A l’heure actuelle on demeure encore, d’un point de vue théorique, sur les cadres théoriques définis à la moitié du 20eme siècle

Société contemporaine : reconnaissance des droits de l’enfant. Convention qui donne des droits à l’enfant, à la protection, à la liberté, de religion, d’association, parallèlement aux découvertes scientifiques qui ont contribué à l’évolution de la psychologie développementale.

 

 

Les capacités intellectuelles sont-elles héréditaires ? Est-ce qu’il existe des processus de sélection naturelle sur les capacités intellectuelles ?

 

La théorie de développement a constitué un fondement génétique actuel. Piaget ou Vallet se sont servis de ces théories.

 

b. La philosophie :

 

Le courant philosophique est le dernier courant, avec son influence. La philosophie est la discipline la plus ancienne qui s’intéresse aux sciences humaines.

Il y a un débat entre les connaissances innées et acquises. Ce débat a migré en psychologie, surtout entre le XVème et XVIIème siècle.

 

Comme auteurs : au XVIIème siècle → Descartes, qui est innéiste, il pense que sur ses propres idées on peut construire les connaissances.

Plus tard, un autre philosophe s’oppose à Descartes, John Locke est pour l’acquis, rien n’est à la base et tout s’acquiert par  l’expérience.

On rentre dans une psychologie scientifique avec :

     - à l’origine de l’étude des temps de réactionVon Helmholtz.

     - Fechner → invente la psycho-physique étude la relation entre l’âme et le corps.

 

Dans ce contexte, il y a la formation d’un centre de psychologie en Allemagne, le 1er laboratoire par Wundt en 1879.

 

Malgré ces progrès de la psychologie, la manière la plus utilisée pour étudier le comportement est l’introspection.

 

Théodule Ribot : fondateur de la psychologie en France. Il préconise d’avoir une démarche expérimentale et de délaisser l’introspection et d’établir une distinction entre philosophie et psychologie.

Il permet aux chercheurs de rendre la psychologie aussi scientifique que les maths, la physique, etc…

 

Galton : travaille sur l’hérédité de l’intelligence, il constate que tout le monde n’a pas la même intelligence. Les outils scientifiques → questionnaires.

 

Cattell : fonde un 1er laboratoire de psychologie aux USA, il propose de mesurer les temps de réactions auditifs, effets STROOP (les couleurs des mots ¹ des mots écrits, ex : jaune écrit en rouge), tests de perceptions.

 

Ces 2 psychologues ont une volonté de mesurer mais sans succès.

 

Mais le courant Behavioriste reprend ces idées au XXème siècle, il introduit les mesures en psychologie mais ne s’intéresse qu’aux comportements visibles (résultats du calcul par ex : mais se fiche de ce qui se passe dans la tête). Ils ont insisté sur le fait d’utiliser des tests scientifiques pour collecter des données. A partir d’une observation, ils supposent que ça permet de prédire les comportements qu’on avait dans une autre situation.

→ Ils ne s’intéressent pas à l’enfant.

 

La psychologie du XXème siècle étudie selon les différents courants.

Evolution qui se traduit par une exposition des recherches mais les chercheurs décrivent plutôt que d’expliquer.

 

L’objectif des chercheurs du XXième siècle est d’expliquer pour permettre de rendre compte de l’expérience.

En 1920 :

       → le constructivisme avec Piaget et Wallon.

       → le socio-constructivisme avec Vygostosky.

→ 2 courants majeurs dans la psychologie de l’enfant.

 

Les 1ères études de l’enfant sont faites par des biographies, rédigées par les parents et médecins, pour dire l’éducation de l’enfant.

méthode de l’observation, progrès de l’enfant.

 

Exemple :

1876 en France, ouvrage sur l’acquisition du langage qui permet d’avoir des données pour savoir comment ça se passait dans les siècles précédents. C’est Taine.

 

Alfred Binet : étudie ses 2 filles pendant 3 ans. Toujours des observations faites par des médecins ou des parents.

 

Grâce à Gesell, l’observation devient plus rigoureuse pour observer l’enfant précisément (ex : caméras pour filmer les observations).

→ méthode d’observation apparut au XIXième siècle et importante dans la psychologie du développement.

 

Biographie : 1ère forme d’étude longitudinale et méthode qui a permis de « duper » les méthodes dites « cliniques » qui ont évolué vers l’expérimentation (méthode la plus utilisée).

Cependant il y a des problèmes car manque d’objectivité et donc limite la portée scientifique et la généralisation (on parle de l’observation).

 

c. Courants théoriques du XXe siècle :

 

Sigmund FREUD avec la psychanalyse (1856 – 1939) :

Il est rarement présenté comme un psychologue du développement.

Il s’intéresse au comportement de l’adulte et aux problèmes mentaux que l’on peut retrouver chez l’adulte.

En étudiant ces troubles, Freud va mettre en évidence que la plupart de ces pathologies tirent leur origine dans les troubles survenus lors de l’enfance et il met l’accent sur le fait que ces troubles avaient une signification sexuelle.

Pour comprendre le comportement pathologique de l’adulte il faut retrouver comment les choses se sont tissées durant l’enfance.

Pour Freud, l’individu adulte est façonné par les relations interpersonnelles, les expériences qu’il a développées durant son enfance. Donc pour Freud, c’est l’enfant qui explique le fonctionnement et le comportement de l’adulte.

 

Lev VYGOTSKI (1896 – 1934) & Jérôme BRUNER (1915 – …) :

Leurs propositions se différencient des autres courants car pour expliquer le développement de l’enfant ils accordent une place prépondérante :

     - L’environnement culturel de l’individu, un individu né et se développe dans une culture et c’est cette culture qui va façonner l’individu.

     - Les interactions qu’il va avoir avec autrui, médiateur principal = langage.

Les théories proposées par ces deux auteurs ont eu des prolongements éducatifs et pédagogiques importants dans l’éducation des enfants.

 

Henri WALLON auteur français (1879 – 1962) :

L’idée qu’il défend est qu’il est important de considérer l’enfant dans sa globalité de son développement, et il considère qu’il est indispensable de s’intéresser aussi bien :

     - Aux aspects cognitifs : quels sont les mécanismes psychiques (perception, sensations, émotions) qui vont permettre la connaissance.

     - Aux aspects sociaux.

     - Aux aspects affectifs.

Ces trois aspects sont pour lui indissociables.

Pour lui l’enfant est un « être génétiquement social » qui construit son identité à travers ses relations à autrui.

Ses propositions restent relativement complexes et ont connu une traduction expérimentale relativement difficile. Il a été pionnier : un des premiers auteurs en psychologie du développement. Il a voulu intégrer la neurobiologie dans la psychologie du développement.

 

Jean PIAGET * (1896 – 1980) :

Mentionné comme étant le père fondateur de la psychologie de l’enfant, gageur dans la mesure où il ne se considère pas lui-même comme un psychologue mais plutôt comme un « épistémologue » (épistémologie = discipline qui relève de la philosophie. Une partie de la philosophie qui essaye d’étudier la connaissance. Epistémologue = quelqu’un qui tente de comprendre d’où provient notre connaissance et d’essayer de savoir comment un individu est capable de comprendre des connaissances, qui va essayer de comprendre comment se mettent en place des processus mentaux : s’interroge sur notre savoir et nos connaissances).

L’enfant ne constitue pour lui qu’un « moyen d’accès » à la compréhension du fonctionnement cognitif de l’individu : grâce à l’enfant j’ai la possibilité de savoir comment les connaissances se construisent dans l’être humain adulte.

Son intérêt se porte :

     - la genèse des processus mentaux.

     - comment ils vont fonctionner, se perfectionner au cours du temps.

     - les connaissances qu’ils engendrent.

 

En résumé :

FREUD décrit, explique le fonctionnement de l’affectivité (ne s’intéresse pas aux aspects cognitifs et sociaux).

PIAGET, celui de l’intelligence (développement cognitif) : il considère que d’un point de vue théorique les aspects affectivité et dimension sociale sont régis par le cognitif.

VYGOTSKI & BRUNER mettent l’accent sur la dimension culturelle et sociale.

WALLON tente dans une approche globale de rendre compte du développement de l’individu : affectivité et intelligence vont interagir tout au long du développement d’un être qui est fondamentalement social.

 

d. Conclusion :

 

L’actuelle psychologie du développement peut-être considérée comme provenant d’un intérêt de plus en plus net et d’une considération plus importante pour l’enfant.

Elle peut également être considérée comme un produit évolutif de 3 grands mouvements de la fin du XIXième siècle :

     - mouvement biologique : travaux sur l’évolution (Darwin) et réflexion lié à l’eugénisme (Þ créer quelqu’un).

     - mouvement méthodologique : vise à constituer la psychologie comme une véritable science.

     - mouvement théorique : place l’enfant au 1er plan (étude + comportement).

 

La psychologie du développement de ces 3 mouvements, elle s’amplifie fin XIXième siècle.

 

3. Approches et méthodes de la psychologie du développement :

 

L’enseignement des méthodes est très important  car :

     - Pratique professionnelle → besoin de méthode pour faire passer des tests.

     - Connaissances construites au cours du temps en psychologie, elles évoluent, il faut savoir avoir l’esprit critique. Les pensées ont évolué.

     - L’interprétation des faits → nécessité d’objectivité. Les données prennent sens par rapport à l’interprétation.

 

La psychologie du développement a un objet d’étude en perpétuel changement (enfant). De ce fait, elle doit tenir compte du temps qui s’écoule donc c’est important de faire la distinction entre les méthodes utilisées et les approches (façon dont les méthodes ont été utilisées au cours du temps).

Méthode : manière dont sont suivis les enfants.

Approche : de quelle façon la méthode est mise en œuvre dans le temps (approche longitudinale et transversale).

 

a. Les approches :

 

Longitudinale : 1ère approche utilisée à travers les biographies mais délaissée à cause de sa lourdeur. C’est un  examen répété de l’individu pendant un certain temps à des âges successifs → idéal pour suivre le développement car suivi du début jusqu’à la fin de la recherche.

La durée du suivi peut durer de quelques semaines à plusieurs années.

 

On peut décrire l’évolution des comportements qui permet de constituer une courbe de développement en fonction des autres enfants.

 

Les inconvénients sont :

     - Faits de test-retest : on propose à l’enfant une tâche. A force de lui apprendre les choses, il connaît ce qu’il faut faire. → L’évolution peut-être due à l’apprentissage et non à une véritable acquisition du développement.

     - La mortalité expérimentale : étude sur plusieurs années et sur des groupes importants.

     - Pendant qu’on fait une étude, les théories évoluent et les résultats ne sont plus publiables, donc informations erronées ou dépassées.

     - Faible rentabilité scientifique : quand on a une étude longitudinale, on ne peut rien publier car ces résultats sont seulement à la fin.

 

Exemple : Heimann et Meltzoff en 1996, étudient chez le bébé, limitation différée dans le temps. Groupe de bébé de 9 mois et présentent 3 objets avec actions particulières à effectuer dessus.

+ 10 minutes plus tard, présence des objets, on regarde ce qu’ils font avec.

+ 5 mois plus tard, 3 objets différents des 1ers mais les actions restent les mêmes → ils ne leur montrent pas ce qu’il faut faire pour éviter l’effet de « test-retest ».

Toujours la même population testée 2 fois donc étude longitudinale, phénomène d’imitation observé.

 

Approche transversale : le but est d’étudier l’évolution des comportements au moyen de coups dans le temps, c’est-à-dire qu’on a plusieurs groupes d’âges étudiés une seule fois au même moment.

Notions importantes : échantillonnage car individus différents. L’hypothèse est que l’évolution des comportements doit être identique à une étude longitudinale, on doit avoir les mêmes résultats.

 

Cette approche est très rapide, par conséquent préférée par les chercheurs car on peut publier vite.

Cependant, on n’a pas les notions d’évolutions propres à chaque individu → inconvénient majeur.

 

Chaque approche présente leurs inconvénients et les chercheurs cumulent les 2 avec l’approche transversale séquentielle qui consiste à faire plusieurs examens dans le temps sur plusieurs individus.

Cela permet de diminuer le temps d’étude, de voir les différences individuelles entre les enfants mais reste peu utilisée car cumule les inconvénients des 2 approches.

 

b. Les méthodes :

 

Ces approches sont mises en œuvre grâce à 3 méthodes : l’expérimentation, la méthode clinique et l’observation → correspond à un enregistrement direct des comportements, c’est l’investigation naturelle d’un phénomène sans intervenir sur son déroulement. Pour avoir un intérêt scientifique cela doit être coordonnée, précise, imitable, communicable.

 

Observations ouvertes ou fermées :

     - Ouverte : plus souvent utilisée au cours des études exploratoires → décrire sans forcément expliquer.

     - Fermée : on définit à l’avance les comportements qu’on souhaite observer → beaucoup plus scientifique. Se résume dans une grille d’observations avec les comportements observés et leur fréquence.

 

L’avantage de la grille est d’accroître la fiabilité des données ce qui permet de se centrer sur des traits limités de comportement, mais du coup il y a une rigidité car on va observer des comportements non listés.

Le meilleur moyen est d’utiliser des enregistrements vidéo et sonores. Cela permet de se réunir à plusieurs pour remplir la grille → plus grande objectivité de la grille (méthode des juges). Tous les juges doivent être d’accord avec les comportements pour qu’ils soient retenus.

Peut être pratiquée dans 2 milieux :

      - Naturel : observation sur place, vraiment faite sur le territoire de l’enfant et évite les réactions inhabituelles de celui-ci.

      - En laboratoire : effectuée en contexte artificielle, individus observés de manière identique. Caractère arbitraire qui peut fausser l’interprétation des résultats.

→ Importantes différences entre les milieux → le lieu agit sur les comportements.

 

Quelques problèmes liés à l’observation :

     - Présence de l’observateur et influence sur l’individu car se sent observé.

     - Subjectivité de l’observation, voir le phénomène qu’on souhaite voir et non les autres, méthode des juges qui tente de minimiser cela.

 

Les problèmes engendrés par cette méthode peuvent difficilement s’enlever donc les chercheurs s’orientent vers la méthode expérimentale qui est plus rigoureuse.

L’observation peut-être pratiquée sur des enfants qui ne maîtrisent pas le langage, ce qui est un avantage.

 

4. Expérimentation et méthodes des textes :

 

a. Expérimentation :

 

Comment est naît l’expérimentation ?

Réaction vive à la méthode d’introspection, opposition car jugée beaucoup trop subjective.

 

Aujourd’hui, c’est la méthode la plus utilisée en sciences humaines. On est opposé à l’observation car avec l’expérimentation on manipule des résultats et on les regarde (on fait varier des variables). Il y a expérimentation que quand l’expérimentateur fait varier des facteurs.

But → faire varier des hypothèses, les tester. Elles peuvent être induites des observations ou déduites des théories.

 

Il y a 3 grands types d’hypothèses :

      - Hypothèse générale : définition très globale des attentes du chercheur.

      - Hypothèse opérationnelle : précise les hypothèses générales, et permette de formuler les relations de cause à effet auxquelles on s’attend.

      - Hypothèse statistique : destinée à être validée par des tests statistiques, pour généraliser les résultats obtenus à l’ensemble de la population.

 

Après ces hypothèses, on les opérationnalise en utilisant les variables indépendantes par rapport aux dépendantes.

 

Indépendante : sélectionnée par le chercheur, il pense qu’elle entraîne des modifications quand elle va varier.
Elle peut prendre différentes modalités.

Ex : l’âge → 5, 6, 7, ans…

 

Dépendante : indice de mesure des variables dépendantes. C’est la réponse du sujet (ex : temps de réaction). Elles dépendent du sujet car c’est sa réponse.

 

Après, le chercheur fait des tests statistiques pour voir si les variables utilisées vont influencer le sujet.

 

Méthode expérimentale avec les enfants :

 

Variables développementales (AGE). On doit donner des consignes lors d’une expérimentation, donc nécessite le langage, alors que l’observation non.

 

Depuis 10 ans, on a essayé d’adapter la méthode expérimentale à des enfants très jeunes (donc pas de langage). Il faut faire comprendre sans langage, et attirer l’attention de l’enfant. Donc l’expérimentation était très courte.

L’autre difficulté est que cela ne concerne que des réactions physiologiques aux comportements visibles.

 

Comme chez l’adulte, on étudie le comportement pour étudier l’activité cognitive, connaissances supérieures.

On utilise des expérimentations en avant le temps visuel → le but est d’étudier l’orientation du regard.

On suppose qu’elle n’est pas aléatoire mais la préférence de l’enfant pour 1 stimulus.

   Ex : présentation de 2 objets et on étudie la préférence. Si le temps est long vers l’objet, on voit que l’enfant  en préfère un et qu’il a bien vu les 2, il en discrimine un.

Après avoir vu ce temps, le chercheur rapproche les objets, ils se ressemblent de + en +, et le seuil de discrimination diminue. Cela permet de distinguer un niveau de discrimination, l’enfant n’en voit plus la différence.

 

Le problème :

.1. est l’inférence faite par le chercheur. L’enfant regarde, pourquoi ça lui plaît ? Pourquoi il ne voit que ça ? Pourquoi il s’en fiche, juste comme ça ? On suppose qu’il regarde l’objet parce qu’il le préfère mais pas forcément vrai.

.2. est qu’on parle de discrimination, c’est-à-dire de trouver que les 2 objets sont différents, mais quand l’enfant n’en regarde qu’un sans voir l’autre, c’est toujours de la discrimination.

 

Aujourd’hui, il y a une autre procédure plus fiable : le paradigme d’habituation.

→ Utilisé avec les nouveaux-nés ou les très jeunes enfants.

C’est le phénomène d’habitude ou de déshabitude, c’est une stimulation présentée de manière répétitive.

L’attention est soutenue puis elle diminue, on dit qu’il s’habitue donc lorsqu’il s’habitue, il y a une diminution de l’attention.

Lorsqu’il s’habitue, on présente un nouvel objet donc une nouvelle cible, soit une nouvelle attention.

→ L’enfant réagit à la nouveauté.

 

Ces phénomènes permettent d’étudier la discrimination plus précisément. Mais l’expérimentation ne permet pas de prendre en compte tout ce qui est de l’ordre affectif, on tente de coupler expérimentation et observation.

 

5. Les tests :

 

Ils font partis des méthodes cliniques.

(Très utilisés en psychologie du développement.)

 

Appelés la psychométrie, cela correspond à la passation d’épreuves standardisées, c’est-à-dire qu’il y a toute une procédure mise en place au préalable pour avoir des résultats corrects.

On code les résultats.

Quand tout le monde passe les tests de la même façon, on peut comparer les individus entre eux.

Un test doit respecter 3 qualités sinon le test ne sera pas pertinent :

     - Fidélité : les résultats doivent être identiques quand on le reproduit dans d’autres conditions.

     - Sensibilité : le test met en évidence de faibles différences. Il montre les variations entre les comportements (variations très fines) → Discrimination.

     - Validité : il doit mesurer ce pourquoi il a été élaboré.

 

Les tests sont étalonnés sur un grand échantillon de personnes représentatives de la population (minimum 1000 personnes).

Dans un 1er temps, l’étalonnage permet de déterminer les niveaux de performances en fonction de l’âge, du sexe, etc.).

 

Il existe 4 catégories de tests :

     - Tests d’efficience : tests de connaissances.

     - Tests clinique : tests de personnalité.

     - Tests d’aptitude.

     - Tests d’instruction.

Les tests d’efficience et clinique sont les plus utilisés en psychologie.

L’objectif des tests est de déterminer l’âge mental ou une aptitude face à telle ou telle situation.

Sur le plan cognitif cela permet de voir un retard de développement.

 

a. Test clinique :

 

Il explore l’affectivité, la motivation, les manières de réagir avec les individus.

Il s’organise en 2 types de programmes :

     - Questionnaire : questions qui décrivent les sentiments de la personne. Pour cela il faut la franchise de la part du patient.

     - Tests projectifs : censés être fiable mais le matériel est très flou.

  Ex : Rorschach  (les tâches). Il n’y a pas de juste réponse, on évalue la perception, cela permet à l’individu de se projeter et d’exprimer ses émotions, ses traits de caractères. Son mode de fonctionnement est psychique.

Selon les réponses du sujet, on comprend mieux les pathologies. Ces tests sont rarement utilisés pour les enfants.

Ceux destinés aux enfants :

    - Rorschach → à partir de 5 ans.

    - Patte noire → à partir de 5 ans.

Ces tests permettent d’inférer.

 

b. Tests d’intelligence, d’efficience :

 

  Ex : le Binet-Simon.

 

Ils évaluent la capacité intellectuelle globale ou un état du développement mental dans certains cas.

 

Les 2 tests les plus connus sont :

     - Le Binet-Simon : au début du XXième siècle, il s’intéresse à l’analyse des fonctions supérieures (ex : mémoire). En collaboration avec le docteur Simon, construction d’une série d’épreuves correspondant à des âges, élaboré en 1905.

Évolution de son niveau d’intelligence. Test appliqué jusqu’au moment où l’enfant ne pourra plus répondre. On passe de niveau en niveau jusqu’au moment où il n’y a plus rien.

→ Les révisions apportées intègrent la notion de quotient intellectuelle car la notion d’âge mental n’a pas de sens.

→ La critique du Binet-Simon est qu’on ne peut pas comparer les résultats avec d’autres enfants.

    - Quotient Intellectuel : en 1912 par Stern, le Q.I = (âge mental/âge chronologique)*100, le Q.I moyen est de 100.

Le Q.I situe une avance sur le retard du développement. L’âge mental ne permet pas de le faire. Le Q.I met en rapport les performances effectives de l’enfant (âge mental) avec celles qu’il aurait dû avoir, compte tenu des enfants de son âge.

Il est rejeté par certains psychologues qui refusent qu’un chiffre résume le développement cognitif de l’enfant

 

Aujourd’hui, il existe une autre théorie élaborée par Wechsler, il veut mesurer l’intelligence dans sa globalité, il utilise différents sous-tests et il intègre des épreuves verbales (vocabulaire, informations, etc.) et de performances (ex : labyrinthe).

Ces différentes épreuves sont homogènes pour tous les âges et elles sont les mêmes pour tout le monde.

 

Il existe 3 versions de ce test :

     - Pour les enfants d’âge pré-scolaire et primaire → WPPSI.

     - Pour enfants d’âge pré-scolaire, primaire et adolescent → WISC (à partir du CE2 jusqu’à environ 16 ans).

     - Pour adulte → WAIS.

 

6. Méthode particulière de Jean Piaget :

 

Nommée méthode clinique et utilisée avec l’enfant (à partir de 5 ans), elle repose sur un dialogue entre le sujet et le chercheur.

Face à un problème, il doit résoudre une tâche et dit à l’expérimentateur comment il va le résoudre. L’expérimentateur lui met le doute pour voir comment il résonne. Il utilise le dialogue comme moyen d’accéder au résonnement psychologique de l’enfant.

 

7. Conclusion :

 

Quelque soit la méthode utilisée, l’objectif du chercheur est de recueillir des données qu’il va analyser pour confirmer ou infirmer les hypothèses.

A priori, il n’existe pas de méthode mieux que les autres, cela dépend de la population ou du type de donnée que l’on veut recueillir.

 

De nouvelles techniques existent (IRM), qui permettent de valider certaines hypothèses sur le développement cognitif du sujet.

 

 

III. L’embryogenèse.

 

 

1. Les aspects :

 

« Quelques repères concernant l’embryogenèse… »

 

Comment se développe l’embryon ? Que fait-il ? Perçoit-il ?

 

Le bébé humain est le produit d’une longue évolution collective, l’évolution des espèces en développement.

Phylogenèse : « Par rapport à un immense arbre généalogique, le résultat d’une longue évolution du vivant sur la Terre. » (dimension d’une espèce).

Ontogenèse : Ce qui nous intéresse ici, c’est le développement à l’échelle d’une vie (dimension individuelle).

 

C’est la première étape de ce développement embryogenèse, étape prénatale, de la fécondation à la naissance : étape durant laquelle tout être humain va commencer à se construire d’un point de vue physique/physiologique, mais aussi d’un point de vue biologique, ainsi que d’un point de vue psychologique.

 

Qu’est-ce qu’un embryon ?

Comment se développe-t-il ? A partir de quand passe-t-il d’un amas de cellules à un être ?

Ce n’est que lors du 17ème siècle que l’on commence à apporter des réponses a ces questions : invention du microscope optique qui va permettre l’observation de la vie prénatale

Au 19ième siècle, l’embryon est décrit comme un tout différencié mais porteur d’un programme qui va assurer le développement de structures nouvelles par prolifération et par différenciation cellulaire.

Développement prénatal = développement épi génétique

 

Comment on aboutit à un petit humain ?

 

2. L’embryogenèse recouvre 3 étapes :

 

a. L’étape pré-embryonnaire (de la fécondation jusqu’au 20ième jour) :

 

Les cellules se multiplient et se spécifient (prolifération cellulaire).

Au 8ème jour après la fécondation : mise en place de 2 feuilles distinctes, 2 couches cellulaires :

     - l’ectoblaste (côté dorsal) : a l’origine de tout ce qui est épiderme, système nerveux central et périphérique : à l’origine des intestins, du foie et des poumons.

     - l’endoblaste (côté ventral).

Un 3ième feuillet : mésoblaste, s’intercale entre les 2 premiers : à l’origine des reins, organes reproducteurs, des systèmes osseux, vasculaire, et musculaire.

L’ectoblaste se différencie (les cellules) alors en épiblaste et neuroblaste.

> Gastrulation.

Ces 5 feuillets sont à l’origine des constituants du corps humain.

Multiplication de la cellule initiale et déjà des spécifications.

 

b. Etape embryonnaire (20ième jour au 80ième jour) :

 

 

Construction du système nerveux central : neurulation (cerveau, cervelet, tronc cérébral).

Mise en place du système optique (rétine, nerf optique) et du système auditif.

 

A la fin de cette étape embryonnaire, le système nerveux et composé de deux types de cellules :

     - Les neurones.

     - Les cellules gliales.

 

c. Etape fœtale (3ième mois au 9ième mois : naissance) :

 

Augmentation de la taille et du poids du fœtus.

. 3ème mois 10 à 12 cm – 45 à 65 g

. 4ème mois 20 cm – 250 g

. 5ème mois 30 cm – 650 g

. 6ème mois 37 cm – 1 kg

. 7ème mois 42 cm – 1,5 kg

. 8ème mois 47 cm – 2,5 kg

. 9ème mois 50 à 55 cm – 3 à 3,5 kg

 

Emergence de comportements qui établissent les premières interactions avec l’environnement.

Tous les systèmes sensoriels atteignent leur maturité fonctionnelle. Les 5 sens sont capables de fonctionner dès cette période.

 

Qu’est-ce que l’on sait de la perception sensorielle durant cette évolution ?

 

La naissance met fin à la vie intra-utérine.

Le fœtus devient un nouveau-né dont le répertoire initial est constitué pour l’essentiel d’un ensemble de comportements hérités : les réflexes.



16/05/2012
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