Cours de psychologie

Psychologie de la santé - notions clés (L3 - S6)

Psychologie de la Santé – Notions Clés

 

Adaptation : diversité des niveaux (neurophysiologiques, comportementaux, psychologiques et émotionnels) de réactions aux modifications de l’environnement ou aux changements de l’organisme.

Appraisal : la signification d'un événement produisant une émotion s'établit par un processus d'évaluation.

Argumentation explicite : annoncer directement l’information.

Argumentation unilatérale : arguments allant dans le même sens.

Arousal : seuil optimal d’activation de la peur.

Association Française de Psychologie de la Santé : organisation professionnelle fondée en France en 2001, pour : promouvoir le domaine de la psychologie de la santé comme branche de spécialisation à part entière de la psychologie, pour favoriser une approche pluridisciplinaire de la santé par la collaboration avec des représentants de disciplines et de professions voisines, et pour participer à l'information sur les activités des psychologues de la santé auprès du public, des professions et institutions de soins et de ministères de tutelle.

Attitude : évaluation en termes d’attirance ou de répulsion, d’un objet, d’une situation, d’un groupe, d’un individu, etc. L'attitude n'est pas stable, elle peut changer. Les 3 composantes de l’attitude sont : la composante affective (j’aime ou je n’aime pas), la composante cognitive (croyances et connaissances), la composante comportementale (intention de comportement).

Auto-efficacité : confiance qu'on a de nos capacités à mobiliser les ressources nécessaires pour accomplir une action désirée ou maitriser des situations.

Bien-être psychologique : acceptation de soi, autonomie, etc.

Bien-être subjectif : expérience fréquente d’affects positifs, avec un faible degré d’affects négatifs, sentiment élevé de satisfaction.

Big five : (McCrae et Costa, 1997) cinq traits centraux de la personnalité qui constituent un repère pour la description et l'étude théorique de la personnalité. Suit le modèle « océan » : Ouverture/intellect (intelligence, ouverture d'esprit, dépendant, rêveries, esthétique, sentiments, actions, idées et valeurs), conscienciosité (organisé, ponctuel, compétence, ordre, sens du devoir, réussite, autodiscipline et délibération), extraversion (expressif, timide, chaleur, grégarité, assertivité, recherche de sensation et émotions positives …), agréabilité (chaleureux, égoïste, confiance, droiture, altruisme, compliance, modestie et sensibilité), et névrosisme (optimisme, irritabilité, anxiété, hostilité, colère, dépression, timidité sociale, impulsivité et vulnérabilité…). Les Big Five ne classent pas les personnes en cinq catégories mais les évaluent cinq fois différemment.

Bonheur : disposition personnelle assez stable qui consiste à éprouver souvent des états émotionnels agréables, à être satisfait de sa vie et à éprouver rarement des affects négatifs.

Canal : moyen de communication employé pour véhiculer le message persuasif. Il y a quatre modes de communication : la contrainte, la stigmatisation, l'appel à la peur et l'information. Respectivement, ces modes sont classés de l'effet le plus faible au plus fort sur la responsabilisation de l'individu.

Cible : personne à qui s’adresse le message. La cible est directement liée au traitement de l'information.  Différentes réactions de la cible sont possibles : déni défensif qui renvoie au conservatisme, traitement en profondeur de l’information qui permet un changement, traitement motivé qui induit une résistance au changement. Il est nécessaire de procéder à une identification de la cible ainsi que de ses caractéristiques.

Coping : processus, parfois très concrets, que le sujet va placer comme barrière entre lui et un stimulus stressant ou menaçant. L'objectif est de, si possible, maitriser, et si pas possible tolérer et éventuellement diminuer l'impact de cet événement perçu comme menaçant. Il y a deux types d'approches du coping : approche différentielle (il y a pour un certain nombre d'individus des caractéristiques stables qui vont le prédisposer à certain types de stratégies. On va avoir des préférences personnelles, interindividuelles, pour diverses stratégies. Cela s'explique par des traits de personnalités spécifiques à chacun et prédisposant à certains choix de stratégies, ainsi qu'a l'existence de différents types de coping), approche situationnelle (liée au modèle transactionnel du stress. Elle rapproche deux domaines jamais envisagés conjointement jusqu'alors : le stress et le coping. L'approche situationnelle propose trois stratégies de coping centrées sur l’émotion [coping passif, se décentrer du stress], le problème [coping actif, on agit], et la recherche du soutien social. Le choix de ces stratégies dépend de facteurs socio-biographiques, âge, genre, personnalité).

Desease : dimensions biologiques de la maladie, l'organisme est modifié par une pathologie déterminée et qui affecte une personne.

Effet Boomerang : mécanisme mis en place pour éviter la peur, en rejetant la source ainsi que le message et de dénier les conséquences désastreuses du comportement ciblé.

Effet d'assoupissement (ou sleeper-effect) : phénomène se traduisant par un oubli de l'émetteur d'un message alors que le message reste, lui, parfaitement mémorisé. Il devient alors difficile de juger de la pertinence du message dans la mesure où la source ne nous est plus accessible de façon fiable.

Emotions : sentiments intenses dirigés vers quelqu'un ou quelque chose. La genèse d'une émotion se passe dans le système limbique de notre cerveau. Dans le cas d'une émotion positive, ce système est inactif, et inversement pour les émotions négatives. C'est une fenêtre qui nous permet d'interpréter l'effet des émotions sur notre corps. Tout le monde ne réagit pas de la même façon à un stimulus émotionnel. Les émotions nous apportent des informations qui nous permettent de mieux comprendre et de s'ajuster à notre environnement. L'émotion est un système de réponses couvrant les sphères des réactions physiologiques, comportementales et expressives ainsi que cognitives et expérientielles.

Episode émotionnel : vécu de l'émotion. Il y a plusieurs étapes : évaluation de la présence d'un stimulus qui déclenche une émotion ; un sentiment va émerger, positif ou négatif, qui s'assorti très vite de réactions motrices et physiologiques, au même moment se produisent des réactions endocriniennes, à partir de là, tout est mis en place pour produire une réponse.

Estime de soi : composante affective du soi qui est relative à la valeur plus ou moins élevée que l'on s'accorde sur soi-même.

Etiologie : étude des causes de la maladie.

European Health Psychology Society : organisation professionnelle créée en 1986 pour : promouvoir les recherches empiriques et théoriques, ainsi que les applications en psychologie de la santé en Europe, et pour favoriser les échanges à l'international  au travers de deux revues : Health and Psychology, Health Psychology Review.

Flexible : part du principe que plusieurs positions peuvent avoir un certain degré de validité selon différents facteurs et conditions. Il se caractérise notamment par le respect de l’interlocuteur et de son autonomie, ainsi que l’acceptation du fait qu’il a un droit de réponse, un droit à la différence.

Gestion du stress : ensemble d'efforts cognitifs et comportementaux destinés à maitriser, réduire ou tolérer les exigences internes ou externes qui menacent ou dépassent les ressources d'un individu.

Homéostasie : équilibre nécessaire pour retrouver un état d'apaisement physiologique après une émotion forte.

Humeur : sentiment moins intense que l'émotion et sans cause contextuelle, objective ou décelable. Elle est plus globale que l'émotion et se base sur deux dimensions générales : affects positifs et affects négatifs. Globalement, au repos, on n'est pas d'humeur neutre mais d'humeur légèrement positive.

Illness : la personne fait l'expérience de la maladie. La maladie est un état et ne représente pas uniquement un changement physiologique.

Maladie : altération organique ou fonctionnelle que l'on considère dans son évolution, altération de la santé comportant un ensemble de caractères définis : une cause, des signes et des symptômes, une évolution des modalités thérapeutiques et un pronostic. La maladie peut avoir différentes origines : externe (conséquences d'agents pathogènes, le corps est agressé par des agents extérieurs au corps), interne (il y a quelque part, du fait d'un organe ou d'une fonction, un déséquilibre biochimique, un changement dans notre organisme).

Message persuasif : 2 sortes : message vivide (message avec un aspect vivant. Il a trois caractéristiques essentielles : doit induire une réaction émotionnelle, doit présenter des éléments concrets, et les protagonistes doivent être proches de la cible. La vividité d’un message fonctionne car elle attire l’attention et rend ce dernier plus facile à mémoriser), et appel à la peur (un fort appel à la peur suscite une forte émotion et a une efficacité très faible. Trop de peur relève un effet boomerang, l’information n’est pas traitée on reste sur l’émotion. Pour qu'un appel à la peur soit efficace il faut qu'il confronte la cible à une menace pertinente [perçue comme sévère et susciter un sentiment de vulnérabilité]. En plus d'une menace pertinente, il faut que l'appel à la peur contienne des recommandations efficaces et réalisables. Ces recommandations représentent des solutions proposées pour faire face à la menace Il doit contenir : de la gravité, transmettre un sentiment de vulnérabilité et de l'information vivide (menace). De plus, il aboutit à une motivation à la protection du danger poussant l'individu à chercher des solutions. Ces dernières sont possibles grâces aux recommandations véhiculées par le message). Le message a différentes caractéristiques : message bilatéral ou unilatéral (bilatéral efficace pour contredire, unilatéral efficace pour confirmer une attitude), cadrage du message (cadrage positif : conséquences du changement de comportement présentées sous forme de gain, l’objectif est de persuader et de changer un comportement ; cadrage négatif : les conséquences de l'absence de changement de comportement ou de maintien du comportement non immunogène, sous forme de perte. Le cadrage négatif est plus efficace dans le cas d'une détection. Inversement, le cadrage positif est plus efficace dans le cas d'une prévention).

Modèle « fight or fly » : (Cannon) l'organisme réagit, se bat, ou fuit le stress. Littéralement fuir ou combattre.

Optimisme comparatif : quand un individu se compare à un autre il sera plus optimiste envers lui-même qu'il ne le sera envers autrui. Perception auto-favorable de l’avenir par rapport à autrui.

Explication cognitive : biais de traitement de l'information (issu du fait que l'on sous-estime nos risques et on surestime ceux d'autrui. Cela s'explique par le fait qu'on dispose de plus d’information sur soi que sur autrui et on retient davantage les informations positives nous concernant), biais d’égocentrisme (on a tendance à se centrer sur nous-mêmes), victimisation d’autrui (on considère autrui comme victime potentielle et plus vulnérable entrainant une comparaison descendante). Explication motivationnelle : permet une réduction de l'anxiété face à l'incertitude de l'avenir, in bien-être, un confort psychologique, valorisation de soi vis à vis d'autrui, donner une bonne image de soi.

Phénomène adaptatif multi-componentiel : réaction expressive, physiologique, tendance à l'action et réaction comportementales, ainsi qu'évaluation cognitive et expérience subjective.

Prévention : attitudes ou ensemble des mesures que l'on va mettre en œuvre pour éviter qu'une situation (sociale, environnementale, économique, etc.) ne se dégrade, ou qu'un accident, une épidémie ou une maladie ne surviennent. Elle consiste à limiter le risque en supprimant ou en réduisant la probabilité d'occurrence d'un phénomène qualifié de dangereux, donc les conséquences sont délétères. Il peut aussi s'agir de mesures qui permettent d'anticiper la survenue de phénomènes dangereux. Différents types de prévention : prévention primaire (modification des facteurs de risque avant le déclenchement de l'événement que l'on souhaite éviter. Les campagnes de promotion de la santé sont le plus souvent des campagnes de prévention primaire), prévention secondaire (fait référence aux interventions destinées à la détection des maladies à un stade asymptomatique de leur développement afin que leur progression soit stoppée ou retardée. Le dépistage est une forme de prévention secondaire), et prévention tertiaire (réhabilitation des patients ou interventions thérapeutiques mises en place une fois que la maladie s'est manifestée. Cette étape suit le dépistage).

Processus émotionnel : moment dans lequel il y a des changements corporels qui vont suivre la perception du stimulus. A la suite de la perception de ce dernier, il y a donc une réponse corporelle, une sensation de ces changements périphériques et enfin ressenti de l'émotion. L'expérience de ces changements corporels est des réponses adaptatives : une fois que l'émotion est identifiée le sujet va produire des comportements.

Psychologie clinique et pathologique : c'est la plus reconnue dans le domaine médical, concerne la santé mentale et les troubles pathologiques.

Psychologie de la santé : correspond à la synthèse des contributions éducatives, scientifiques et pratiques pour la promotion et le maintien de la santé, la prévention et le traitement de la maladie. Application de l'ensemble des savoirs fondamentaux de la psychologie à la compréhension de la santé et de la maladie, ainsi qu'à la prévention et au traitement des maladies et des dysfonctionnements associés. Consiste en l'étude des facteurs et des processus psychologiques qui jouent un rôle dans l'apparition des maladies. La psychologie de la santé à différents objectifs : prévention, diagnostic et prise en charge ; étude des facteurs psychologiques, sociaux, émotionnels et cognitifs ; développer des connaissances en étiologie et en protection de la santé, s'oriente vers la prévention.

Psychologie médicale : connaissances destinées aux médecins. Il s'agit de rendre accessible, dans le vocabulaire et les connaissances de la maladie qui sont les leurs, les concepts psychologiques. On propose une lecture de la maladie au travers de concepts qui ont un impact concret et pratique.

Psychologie positive : étude scientifique des forces et des qualités qui permettent aux individus et aux communautés de s’épanouir.

Psycho-neuro-immunologie : l'état psychologique d'un sujet peut avoir une influence sur son système immunitaire via le système nerveux. C'est une « maxi »-hypothèse qui a été émise sur le fait que les événements de la vie, l'humeur, etc. ont un impact sur le fonctionnement du système immunitaire.

Psycho-oncologie : facteurs psychologiques opérant dans le développement et l'évolution des cancers. Il s'agira de tout explorer au niveau de l'interaction psychique-social.

Psychosomatique : ce terme, à son apparition, définissait le malade imaginaire. Cette médecine soutient le fait qu'il y ait un lien entre le corps et l'esprit. Les maladies peuvent traduire une souffrance psychique ou psychologique. Relation entre psychisme et corps.

Qualité de vie : perception qu'a un individu de sa place dans l'existence, dans le contexte de la culture et du système de valeurs dans lesquels il vit en relation avec ses objectifs, ses attentes, ses normes et ses inquiétudes. 5 dimensions : psychologique (comporte les affects positifs et négatifs), sociale (relation et activités sociale, avoir quelque chose à partager avec d'autres), occupationnelle (environnement du travail et du job en soi), physique (regroupe la santé physique et les capacités fonctionnelles, comme la mobilité), cadre de vie (relation que la personne entretien avec son environnement concret, physique).

Reappraisal : il y a une réévaluation constante du stimulus. C'est un processus dynamique de considération et de reconsidération du stress, autant de fois qu'il est nécessaire.

Régulation : actes non conscients et processus conscients. Elle a lieu tout au long du processus émotionnel. Elle relève des rapports sociaux et des normes prescrites. De plus, elle peut avoir une issue positive ou négative. Les émotions et leur régulation provoquent un ensemble coordonné de réponses physiologiques, expressives et comportementales. Il y a une différenciation entre deux dimensions : l'une centrée sur les antécédents de l’émotion, permettant l'évitement des éléments désagréables, et l'autre centrée sur les réponses émotionnelles, soit par rumination mentale (positive) soit par répression (négative).

Rigidité : se caractérise par l’accentuation de l’inconditionnalité de la position propre et renvoie à l’intransigeance avec laquelle la source défend sa position.

Risque : renvoie à la possibilité qu'un événement ou une situation entraine des conséquences négatives dans des conditions déterminées. Le risque est donc la possibilité qu'un danger s'actualise. Cette possibilité est souvent formalisée en termes de probabilité. Il comporte deux composantes : la probabilité d'occurrence d'un événement (note : p[e]) et la gravité des conséquences qu'entraine cet événement (noté : c[e]). Risque = p(e) c(e). Le risque renvoie à la notion d'interaction au sens où il trouve sa source à la fois dans le sujet et dans les conditions d'exécution d'une activité. La notion de risque n'est pas une entité innée, spontanée. Il se construit et s'apprend. Nous l'inférons de manière plus ou moins consciente en fonction des caractéristiques de la situation, des conditions externes (environnement, autres, etc.) et internes (caractéristiques de l'individu). Il y a différentes catégories du risque : représentation du risque (il s'agit de l'attribution des propriétés à un risque donné. On cherche à identifier et comprendre différents types et caractéristiques du risque), prise de risque (elle correspond à un seuil de perception ou d'acceptation du risque par l'individu. La prise de risque comporte deux connotations liées au contexte : elle peut être adoptée par ignorance ou perception/évaluation incorrecte du risque, mais on peut également rencontrer des situations de prises de risque conscientes, délibérées ou calculées ; et elle renvoie à la notion de fautes, d'imprudence, de violation des règles, de culpabilité ou de responsabilité), et perception du risque (étude des jugements que nous portons sur la probabilité d'occurrence d'un événement subjectivement perçu comme étant négatif. Cela suppose qu'on s'intéresse : aux conséquences négatives, valeur subjective de ces conséquences négatives [gravité ou sévérité] ; et à l'incertitude associée aux conséquences de l'événement [étude sur le jugement de vulnérabilité, prévalence]).

Sickness : aspect social du cheminement de l'individu malade.

Source : il s'agit de la personne qui délivre le message. On suppose que la source est ce qui va véhiculer le message. Elle doit donc être crédible, experte et attractive. Il y a différentes caractéristiques à la source : crédibilité de la source (doit être experte, l'influence majoritaire induit un changement de surface immédiat), expertise de la source (a des effets persuasifs, mais devient inefficace si elle représente un danger [peut instaurer une relation d’influence contraignante, saillante et hiérarchisée], tendance à rendre une certaine lucidité sur la vulnérabilité de soi et d'autrui), ton de la source (facteur facilitant ou non de la prévention [le ton peut être perçu comme irrespectueux, en ce cas la conduite à éliminer peut être renforcée]), flexibilité, rigidité et humour (la flexibilité induit plus de respect de l’autonomie et plus d’influence, cependant elle accorde une certaine validité de la position de l’autre et donc diminue celle de la source, la rigidité est a priori moins influente, cependant elle peut être perçue comme plus vraie et nécessaire, et l’humour peut être délétère mais il faut s’assurer du ton employé), attractivité (association d’un produit à une image positive, plus la source est séduisante plus on observe des effets de persuasion, l'idée est de pouvoir se projeter vers la personne qui transmet le message, l’influence d’une source intra-groupe peut être plus importante lorsqu’il s’agit de préserver des normes ou codes spécifiques au groupe d’appartenance).

Stress : réponse non spécifique produite par le corps. Influence des évaluations cognitives sur les réactions corporelles. Résultante d'une transaction entre la personne et l'environnement dans laquelle la situation est évaluée par l'individu comme débordant ses ressources et pouvant mettre en danger son bien-être.

Syndrome Général d'Adaptation (SGA) : effort de l'organisme pour gérer la maladie ou pour gérer le stress. Ce syndrome apparait lorsqu'un stimulus aversif entraine une maladie et l'organisme va toujours réagir de la même façon pour lutter contre le stress engendré. 3 étapes : alarme (peut être considérée comme un stimulus ou une réponse. C'est une réaction face à une situation extérieure à laquelle l'organisme n'est pas habitué/adapté. L'organisme va essayer de mobiliser toutes ses ressources pour résoudre le problème), résistance (il va de soi que, puisque nos ressources sont limités, on sera plus vulnérable sur un autre plan. Cet état d'alerte doit donc être bref. Il y a une phase pendant laquelle l'organisme résiste aux stimuli aversifs), épuisement (si la réaction dure trop longtemps, il y a épuisement des ressources. L'organisme ne peut plus résister, et cela peut conduire à la mort).

Théorie de l'engagement (Kiesler) : il faut noter que les stratégies d’engagement permettent d’agir sur les comportements quelle que soit leur nature. Cette théorie est la théorie du lien qui unit un individu à ses actes. L’engagement correspond, dans une situation donnée, aux conditions dans lesquelles la réalisation d’un acte ne peut être imputable qu’à celui qui l’a réalisé. Selon les conditions de production de l’acte, l’engagement est plus ou moins fort. Les actes les plus engageants sont généralement les actes coûteux, conséquents, publics, non ambigus, irrévocables et réalisés en contexte de liberté. Les systèmes de récompense ou de punition désengagent, alors que l'étiquetage positif engage la cible dans la production d'un comportement.

Traitement central ou systématique : implique un traitement élaboré, en profondeur et sur le contenu. Le traitement est sous contrôle. Traitement profond du contenu, du sens, du message. Les effets sont : impact durable sur l’attitude, prédictive du comportement, résistante au changement. Elle est favorisé par : arguments du message, humeur négative, connaissances élevées et concerné.

Traitement périphérique ou heuristique : implique l'utilisation de règles simples. Il s'agit d'un traitement non exhaustif et économique. Traitement superficiel du message au profit d’éléments annexes. Les effets sont : changement d’attitude plus faible et peu stable dans le temps, attitude peu prédictive du comportement. Elle est favorisé par : la source du message, la distraction, humeur positive.



21/05/2014
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