Cours de psychologie

Psychologie cognitive (suite)

22. L’activité corticale en MCT :

 

Reconnaissance et localisations d’objets en MT Voie
« Quoi ? «  et voie « Où ? »

 

Les connaissances stockées en MLT sont activées en MCT.

Les 2 types de mémoire impliquent de grandes régions du cortex cérébral.

 

Quand on fait des tâches de localisation on engage l’hémisphère droit, régions pariétales puis préfrontales droites.

Quand on fait des tâches de reconnaissance, on engage les régions temporales puis préfrontales gauches, hémisphère gauche.

 

> On peut distinguer 2 grandes voies de traitements.

 

Voie « où » : dans les régions pariétales.

→ reconnaissance de la localisation de l’objet.

Voie « quoi » : dans le lobe temporal.

→ organisation des connaissances sémantiques, le processus de récupération se fait ici, l’information à long terme est là.

 

Tous les souvenirs récupérés vont dans la région préfrontale. On va pouvoir organiser les connaissances entre elles.

La mémoire de travail est dans le lobe préfrontal.

 

La voie « quoi » des connaissances :

     - Le cortex temporal :

          + Reconnaissance des événements (objets, comportements, langage, etc.).

          + Catégorisation (ressemblance, usage, etc.).

     - Le cortex préfrontal :

          + Mise en relation entre événements perçus et les émotions, buts, intentions.

 

23. Organisation des connaissances en MLT : le Réseau Sémantique :

 

On a des associations sélectives qui vont se propager dans le réseau sémantique.

 

24. Les processus fondamentaux en MCT (récupération) :

 

L’amorçage associatif

 

Mise en évidence expérimentale :

     - Variation des stimuli (mots), pour tester leurs effets causaux sur les processus (compréhension : activation et rappel).

     - Présentation de 2 mots successifs.

     - Tâche du participant : prononcer le 2nd mot rapidement.

 

L’approche expérimentale repose sur un grand principe : de stimuler la boite noire de l’extérieure, ces stimuli (les mots) vont déclencher des processus et on verra ces effets dans le comportement de la personne.

 

   Ex : Procédure expérimentale.

Cigarette

Cancer

   Enregistrement des réponses comportementales : temps de réaction pour nommer les mots.

 

Résultats expérimentaux :

On observe les effets des stimuli sur les réponses comportementales :

     - Le temps de prononciation du mot dépend de sa relation associative avec le mot précédent.

     - Il est + court lorsque le mot précédent est associé que lorsqu’il ne l’est pas.

 

Interprétation de l’expérimentation :

On déduit les processus cognitifs mis en jeu entre les stimuli et les réponses comportementales.

Le 1er mot active sa représentation en MCT → Encodage.

Activation de connaissances associées de MLT en MCT → Récupération.

 

> L’association (sémantique) entre les mots permet l’activation des associés (récupération).

 

25. Association et apprentissage :

 

→ L’importance des processus d’acquisition de nouvelles connaissances (Apprentissage).

 

Association par corrélation :

Des événements rencontrés fréquemment ensemble sont plus fortement associés en mémoire (requin – poisson ; sourire – confiance) (vrais ou pas).

 

Activation par association :

2 concepts associés en MLT peuvent s’activer en MCT : la perception de l’un active l’autre, puis les comportements en conséquence.

 

 

III. Perception et Reconnaissance.

 

 

De la Détection d’un signal jusqu’à l’identification.

Mise en relation entre formes perçues et formes stockées en mémoire.

Accès aux connaissances relatives à la forme perçue.

 

    Ex : Je reconnais quelqu’un dans la rue lorsque je la détecte, je l’identifie, l’accès à la mémoire sur ce que l’on vient de voir.

    Ex : Je détecte une forme et je la compare avec des connaissances que j’ai en mémoire.

 

1. La mémoire Sensorielle (RIS) :

 

Le stockage extensif dans le RIS (= Registre de l’Information Sensorielle) :

     - Sélection parmi la multitude de formes perçues.

     - Nécessité d’avoir des connaissances préalables sur l’environnement pour évaluer leur pertinence.

 

Le stockage extensif dans le RIS :

Il faut sélectionner les informations perçues car toutes ne peuvent être maintenues en MCT.

Il ne faut pas perdre d'information importante.

Besoin de tout stocker le temps de faire la sélection pour encoder l'information en MCT.

 

→ La contrainte de ce RIS est de tout stocker et sa très faible capacité en durée de stockage.

 

Test de la capacité du RIS :

Présentation de lettres brièvement, le sujet se souvient de 0, 1, 2 ou 3 lettres au maximum mais jamais la totalité des lettres.

→ Le rappel n'est pas exhaustif, pourtant…

 

. Si le temps écoulé entre les lettres et le marqueur est à < 500ms, chaque lettre peut être rappelée (marquée dans le RIS et passée en MCT).

. Si le temps écoulé entre les lettres et le marqueur est > à 500ms, seules quelques lettres sont rappelées (passée au hasard en MCT).

 

En résumé:

Durée très brève du RIS (1/2 secondes).

Capacité très importante de stockage des informations perceptives.

Rôle de mémoire tampon permettant la sélection des informations à conserver en MCT.

Passage RIS →MCT, fonction de la pertinence inconsciente des informations (contexte, but, intérêts, etc.).

 

Perception : interaction entre données sensorielles et connaissances en mémoire.

 

a. Processus dirigés par les données perceptives:

 

Seules les données sensorielles sont nécessaires pour reconnaitre un stimulus.

 

Processus Bottom-Up:

     .a. Information suffisante dans les données, pas d'ambiguïté.

     .b. Processus perceptif Bottom-Up successifs.

Mise en relation entre formes perçues (visage, parole, comportement) et représentations mentales de ces formes.

 

Reconnaissances de formes similaires comme étant différentes :

→ Formes différentes reconnues comme relevant d'une même représentation de ces formes.

→ Reconnaître et percevoir les formes c'est mettre en relation une forme perçue avec une catégorie abstraite de formes perçues.

 

Les processus d'Analyse de caractéristiques (traits) :

Relations entre détecteurs de traits et détecteurs de formes.

Les connaissances entre détecteurs de traits et détecteurs de formes.

Les connaissances peuvent aider la perception et la reconnaissance.

Elles influencent notre perception.

 

b. Processus dirigés par les concepts en mémoire :

 

→ Informations insuffisantes ou données ambiguës.

→ Interactions entre processus perceptif et processus liés aux connaissances en mémoire.

 

L'effet de supériorité du concept (représentation mentale) :

Un objet perçu active sa représentation en mémoire (concept) :

     - La représentation imagée.

     - L'étiquette verbale.

     - Les structures sémantiques.

 

La perception (Bottom-Up) et ses connaissances aident à la reconnaissance de l'objet (Top-Down).

Expérience de détection d'éléments objets.

Les temps de détection diminuent lorsque l'élément est présenté dans un objet 3D.

Les temps de détection augmentent avec des objets 2D et des non-objets.

 

L'effet de supériorité de l'objet :

→ Un élément d'un objet est mieux reconnu dans l'objet lui-même.

→ La représentation de l'objet en mémoire aide l'identification de ses éléments Top-Down.

 

L'effet de supériorité du concept du mot :

→ Le mot est un type d'objet en mémoire:

     - La forme contenant des lettres.

     - Le sens.

→ Les lettres permettent la reconnaissance du mot (Bottom-Up) :

     - Connections Bottom-Up, lettres → mot.

     - Activation du mot par les lettres perçues.

 

2. L'effet de supériorité du concept du mot :

 

La représentation mentale du mot (concept) aide au traitement des lettres :

     - Connections Top-Down mot → lettres.

     - Activation des lettres par le mot.

 

> La perception est une interaction entre informations perceptives et connaissances en mémoire.

 

Reconnaissance et prototypes en mémoire :

→ Le prototype est une représentation en MLT d'une classe d'objets similaires (ressemblance sémantique).

   Ex : des animaux, différent physique des uns des autres mais mêmes catégories.

→ Il permet la reconnaissance par comparaison avec l'objet perçu :

      - Catégorisation de l'objet.

      - Etiquette verbale.

      - Accès aux connaissances communes de la catégorie (usages, comportements, etc.).

   Ex : Le prototype de l'arbre.

→ Les arbres vus par différentes personnes, certaines habituées par certains types d'arbres.

 

Il peut se construire sur la base d'exemplaire perçue, inconsciemment.

Il correspond alors à une forme moyenne des objets perçus faisant partie de la catégorie qu'il définit.

Le prototype peut représenter des propriétés abstraites de l'objet.

   Ex : La régularité d'un échiquier indépendamment de sa forme réelle.

 

Lors de la perception, le prototype attribue à l'objet des connaissances générales de la catégorie.

Attribution de signification.

Il influence le sens donné à l'objet indépendamment de ce qui est réellement perçu.

 

Quand on met en place des traitements perceptifs, la perception utilise des données sensorielles mais utilise aussi des données déjà stockées en mémoire, que ce soit pour accélérer le traitement perceptif, ou modifier ce qui va être perçu.

 

Reconnaitre un stimulus : créer une représentation du stimulus qu’on va stocker dans la mémoire pour permettre la reconnaissance. Il n’y a pas de représentation pour chaque stimulus parce qu’on n’a pas une capacité de mémoire suffisante, et parce qu’on rencontre chaque jour des stimuli différents. La mémoire ne stocke donc pas chaque élément, mais elle stocke des représentations prototypiques (= représentation abstraite d’une classe/catégorie d’objets) à condition qu’elles soient représentatives des stimuli.

 

Le début de l’apprentissage se fait au moment où l’on associe un premier objet à une classe et va en se complexifiant avec le temps, puisqu’on crée de plus en plus de classes, avec de plus en plus d’objets.

 

Réseau sémantique : va se créer autour de la représentation d’un mot. Il se compose d’autres représentations, d’autres mots, en relation avec la représentation prototypique du stimulus. Permet la reconnaissance des mots en fonction du contexte dans lequel on se trouve, de prédire/anticiper des mots ou de reconnaitre des mots qui sont peu lisibles/compréhensibles. Cela se fait grâce à la reconnaissance de la représentation prototypique à travers les connaissances, approfondir la perception sémantique d’un mot.

 

3. Interactions Perceptions/Connaissances:

 

L’hallucination Cognitive :

      1. L’information perceptive est floue et incomplète.

      2. Elle active des connaissances plus générales et complètes.

      3. La forme perçue est précisée en fonction des connaissances en  mémoire.

 

Perception donnée par le stimulus est incomplète, et ambigüe. Pendant la phase où on l’observe, le stimulus va contribuer à activer un prototype (typique à chacun d’entre nous) dans notre mémoire.

Lorsqu’on perçoit un stimulus il y a activation de la représentation du stimulus mais aussi du prototype en mémoire le plus ressemblant du stimulus.

Lorsque le stimulus disparait :

     - Photorécepteurs de la rétine restent actifs : impression de voir encore le stimulus.

     - Cellules cérébrales qui codent pour ce stimulus restent actifs : impression de voir plus de détails (qui n’étaient pas présentés au début dans le stimulus).



13/05/2012
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