Cours de psychologie

Psychologie clinique et psychopathologie

Psychologie Clinique et Psychopathologie

 

 

Piera AULAGNIER « Violence de l’interprétation ».

Film : Mon oncle d’Amérique.

« Les nouvelles conférences d’introduction a la psychanalyse » FREUD.

« Les 5 psychanalyses » celle du président SCHREBER de FREUD.

« Mémoire d’un névropathe » SCHREBER.

« Deuil et mélancolie »
FREUD 
: explique principe de la dépression réactionnelle.

« Pulsion et destin des pulsions » FREUD.

 

 

I. Introduction.

 

 

Maladie mentale de l’adulte.

 

Psycho → esprit.

Pathos → souffrance.

Logi → discours.

 

Psychopathologie : étude des souffrances psychiques. Elles sont dues (certaines) à des maladies mentales.

 

Si on parle de maladie mentale, on décrit les symptômes, on fait de la sémiologie ou séméiologie (même chose).

 

Sémiologie : étude des maladies à travers les symptômes.

Syndrome : (du grec sym = ensemble et drome = marcher) : ensemble de symptômes qui sont reliés les uns aux autres, et qui parfois sont influencés les uns par les autres.

Parler des symptômes : (du grec sym = ensemble et ptoma = tombe, pas de notion de cause à effet, ca va ensemble) qui se manifestent à l’ occasion de ces pathologies.

 

Il a fallu les reconnaitre car on ne les identifie pas facilement :

     - La plus connue c’est l’hystérie (connue depuis l’antiquité grecque).

     - D’autres ont été découvertes il y a une centaine d’années, comme la maladie d’Alzheimer ou la schizophrénie.

 

Tout ce qui touche à ces maladies est des connaissances très récentes, malgré le fait qu’elles excitaient déjà depuis longtemps. On ne savait pas qu’il s’agissait de maladies mentales pour 2 raisons :

     - On s’en foutait.

     - Quand on ne comprenait pas on faisait appel à la religion ou à des puissances surnaturelles pour expliquer ces phénomènes.

Il y avait une marginalisation des individus atteints d’une maladie mentale.

 

Au cours du XVIIème XVIIIème siècle, Pinel reconnait ces personnes comme étant des individus ayant une maladie, et il met en place les asiles appelés asiles de fou à l’époque, malgré la différence entre fou et malade mental. A la fin du XIXème siècle les connaissances sur les malades mentales.

 

Hystérie : même famille qu’utérus (ablation d’utérus = hystérectomie). Hippocrate se représentait l’utérus comme un animal se baladant dans le corps de la femme et causait des problèmes là où il allait.

 

Durant le XIXème siècle on commence à repérer et à classer les symptômes des différentes maladies mentales, et cela permet de mettre en évidence certains détails et d’apprendre de nouvelles choses à leur propos.

 

Patient : pathos = celui qui souffre.

 

Théories qui prétendent que chaque symptôme a un sens : pour comprendre un symptôme il faut écouter la personne qui en est affectée, consiste à accepter que des gens puissent avoir une souffrance et à avoir la capacité de les écouter (seul truc vraiment efficace dans une thérapie).

 

Besoin d’une théorie dans l’écoute qui nous permette de reconnaitre certains éléments :

     - Il y a un symptôme : on va l’attaquer.

     - Il y a un symptôme : on va essayer de comprendre pourquoi il a ce symptôme qui apparait à un instant donné : bénéfices à tirer de la manifestation du symptôme (exemple du pipi au lit) : on va donner une explication par rapport aux connaissances que j’ai par rapport à un symptôme et je vais essayer de faire prendre conscience aux patients des conséquences du symptôme.

             + Attention il ne faut pas se fier aux interprétations = danger. Il faut laisser la possibilité du doute (mais non doc vous dites n’importe quoi) aux patients pour qu’ils puissent réfléchir d’eux-mêmes, qu’ils aient la possibilité de réfuter l’interprétation, dans le cas d’un refus d’interprétation, il ne faut pas insister, soit parce qu’elle est fausse, soit parce que le patient ne peux pas encore l’accepter. Le mieux c’est de laisser tomber les interprétations et de laisser s’écouter la personne pour qu’elle prenne conscience de ce qu’elle dit.

             + Interprétation sauvage = interprétation qu’on fait à quelqu’un qui n’a rien demandé.

 

Il y a 2 côtés dans les maladies mentales : Névroses et Psychoses.

 

Les névroses sont :

     - Névrose phobique.

     - Névrose obsessionnelle.

     - Névrose hystérique (hystérie).

     - Névrose angoisse (à part).

 

Les psychoses sont :

     - Psychose schizophrénie.

     - Psychoses délirantes :

           + paranoïa,

           + psychose hallucinatoire chronique,

           + paraphrénie.

     - Psychose maniaco-dépressive.

 

Pour certaines maladies, il peut y avoir une origine psychique, psychologique. Mais il y a aussi les Perversions. On parlera surtout des psychoses cette année.

 

Ces maladies font émerger des symptômes.
Un symptôme est un signe qui dit qu’il y a quelque chose qui fonctionne anormalement, ça dit quelque chose, comme un mot est un signe.

 

Pathognomonique : typique à 100%.

→Aucun symptôme n’est pathognomonique d’une maladie.

Névrose phobique : symptôme prévalent qui est la phobie.

Diagnostique : adjectif. Imaginer les lignes de force selon lesquelles un cristal s’est brisé.

Diagnostic : nom.

 

Ces 3 structures : Névrose, Psychose et Perversion sont les piliers des classifications des maladies mentales.

 

D.S.M : les maladies mentales sont classifiées dans un manuel diagnostique et statistiques des troubles mentaux.

C.I.M : Classification Internationale des Maladies (classifications de l’Organisme Mondiale de la Sante). Elle classe toutes les maladies psychosomatiques et mentales.

 

Ces deux classifications sont les plus utilisées à l’heure actuelle, (avis du prof) bien que la DSM n’est pas ce qu’il y a de plus pratique/n’est pas un bon outil pour les psychologues cliniciens à cause de sa conception qui se veut a-théorique, permet d’avoir des éléments diagnostiques basés sur un grand nombre d’exemples pour avoir une classification générale. Peut être intéressant du point de vue de créer des groupes classifiés mais n’est pas intéressant pour travailler dans le champ de la psychologie clinique.

 

Classification dite classique : chacun d’entre nous est soit :

      - Névrosé.

      - Pervers.

      - Psychotiques.

Classification structurelle : en gros il y a 3 structures de la personnalité et c’est dans ces structures qu’il peut y avoir des versants pathologiques OU PAS. On peut donc être névrosé, malade de sa névrose, ou on peut être de structure névrotique mais non malade (idem pour les 2 autres) = souffrir des symptômes ou d’en faire souffrir les autres. Il y a quelque chose dans mon passé qui fait que je suis comme ça, si je redeviens malade ce sera en fonction de cette structure.

 

Psychanalyse : Hypothèse de l’inconscient, Freud disait « le moi n’est pas maître dans sa maison », il n’y a que moi qui décide, mais il y a aussi mon inconscient.
Ceci est donc une hypothèse. But → pas de guérir, mais d’aider à ce que les symptômes n’empêchent à continuer de vivre normalement, pas de supprimer ces symptômes.

C’est ce que dit Freud pour toutes les névroses.

 

L’aspect religieux ou le hasard, ces 2 hypothèses, on peut mieux travailler dans une théorie où l’on peut intervenir dedans (psychologiquement ou psychanalytiquement).

 

Les névroses sont moins difficiles à vivre que les psychoses (mais pas à 100%).

 

Dans la névrose, les gens sont structurés par le complexe d’Œdipe.

Dans la psychose, c’est avant le complexe d’Œdipe, on n’a pas cette structuration. D’après Freud, l’origine des névroses vient d’une mauvaise liquidation du complexe d’Œdipe. (Pour être liquidé il faut qu’il ait existé).

 

Dans chaque critère, il y a une place pour le normal et l’anormal. Pour ce qui est de la perversion c’est plus compliqué.

 

Quelle est la différence entre le normal et l’anormal ?

 

Freud dit qu’il y a une continuité et une pathologie entre le normal et la névrose.

Freud « Il n’y a pas de solution entre le normal et le pathologique » : il n’y a pas d’interruption/de rupture/dissolution de la continuité entre le normal et le pathologique. Les névrosés ne sont pas des gens différents de nous : ce sont des humains et ils sont comme nous, obligés de construire des symptômes pour faire face à des menaces, au prix de subir des inconvénients en plus des bénéfices.

 

Freud « Qu’est-ce que c’est la normalité ? »  → C’est aimer et travailler.

Aimer : être capable de s’investir, de se projeter, d’avoir des relations affectueuses, amoureuses, sexuelles.

Travailler : être capable d’établir des relations sociales ou de s’adapter.

 

La névrose d’angoisse est plus dans un état qu’une structure.

 

Etiologie : qui concerne l’origine des maladies mentales, des causes.

 

Des gens pensent qu’il y a plusieurs manières de penser l’étiologie des maladies mentales.

     - Dynamique : ce qui m’arrive aujourd’hui a un rapport avec ce qui s’est passé hier et dans mon passé.

     - Elles sont liées a des problèmes organiques : un truc qui marche pas bien dans ma tête, « peter un câble » : pathologie mentale d’origine biologique.

           + XIXème siècle : découverte d’éléments chimiques (neuromédiateurs) dans cerveau, qui selon leur variations, modifiaient le comportement des gens (schizophrénie : disfonctionnement des neuromédiateurs) : viser à trouver des explications chimiques aux maladies causées par un disfonctionnement.

    - Trouble d’adaptation au milieu dans lequel je vis : influencé par les études du « behaviourisme » (1950’s) et sur l’expérimentation sur l’animal (névrose expérimentale chez l’animal).

 

La théorie psychanalytique est une théorie dynamique.

Si on est malade c’est qu’on a mal éliminé ce complexe d’oedipe.

 

Mais il y a d’autres hypothèses sur les maladies mentales, comme les théories organo-mécanisiste (→ les maladies mentales ont là une origine organique et non psychologique).

 

 

II. Théories.

 

 

Chaque théorie a ses avantages et inconvénients, mais aucune théorie ne satisfait à 100%.

 

1. Théories somatiques :

 

Il y a plusieurs théories sur l’origine des maladies mentales : un trouble organique, biologique.

Un trouble somatique.

 

Ces théories considèrent que la maladie mentale est réactive au milieu.

→ Il conditionne la maladie mentale : peut-être considéré comme un échec de l’adaptation au milieu.

 

Ces théories du mauvais conditionnement ont beaucoup alimenté les névroses expérimentales chez l’animal.

Un comportement de trouble que l’on retrouve chez l’homme que l’on va induire chez l’animal.

Par exemple : de placer un animal dans un conflit entre des stimuli (pluriel de stimulus).

La dépression peut-être causée par des stimuli contradictoires où aucune réponse n’est valable.

 

Les facteurs de l’environnement peuvent donc influer sur notre santé. La structure sociale, la pression peut avoir effet sur la maladie mentale.

 

Le courant anti-psychiatrique (années 70) proposait d’arrêter ces hôpitaux et en faire des hôpitaux généraux.

(Comment faire pour qu’une personne reste mois de 8 jours dans le milieu psychiatrique ?)

Et donc les malades se retrouvaient dans les hôpitaux généraux et c’était le « bordel ! ».

 

Les maladies mentales causées par les troubles de la communication : Bateson et l’école de « Palo-Ato » → sont des gens qui pensent que certaines maladies mentales sont troublées par la communication comme la communication paradoxale ou double contrainte.
Il dit qu’il y a un mode de communication l’injonction paradoxale ou doubl-bound : deux situation :

     - soit on se dévalorise soit même,

     - soit on devient agressif soit envers soi, soit envers les autres.

On ne considère plus que c’est l’individu qui est malade mais que l’individu agit en fonction du système dans lequel il évolue qui est malade.

→ Le fait d’enfermer une personne où il n’a pas les moyens de fournir une bonne réponse (il aura plusieurs choix mais quoiqu’il choisisse il aura tort).

 

2. Théories systémistes :

 

Dans les théories systémistes : l’individu est pris dans un système. Ce n’est pas l’individu qui est malade, mais le système qui dit qu’un individu est malade.

 

Des activités extrêmes peuvent nuire également à la santé. Mais cela n’explique pas pourquoi l’individu développe une pathologie.

 

Il y a 3 types d’ étiologies :

     - Conception dynamiste : psychanalyse → évolution de l’individu (enfant → adulte).

     - Position organo-mécanissiste.

     - Milieu social.

 

3. Théorie organo-génique dynamiste :

 

Henry EY (grand psychiatre-psychanalyste français (des années 1950’s 1970’s)).

 → a élaboré une autre théorie des maladies mentales : l’organogénique dynamiste.

Il essaye dans cette théorie d’associer le coté dynamique (enfance du patient, son passé) et le coté organique puisque le psychisme se construit grâce a l’organique.

L’idée est que le système nerveux (qui est support de l’appareil psychique) se développe d’une manière hiérarchique.

Il remarque aussi une organisation hiérarchique au niveau somatique.

Que le psychisme est supporté par le biologique, c’est sur le plan psychique qu’il y a une hiérarchie, qu’ils sont sous-tendus par des processus biologiques hiérarchiques.

 

 

III. La schizophrénie.

 

 

En France et dans les pays latins, la schizophrénie est différente des pays anglo-saxons où on englobe beaucoup plus de pathologies, en France ce n’est pas le cas, c’est plus spécifique.

 

C’est une maladie, avant, Kraepelin (1895) qui a découvert cette maladie, a montré que certains jeunes devenaient déments (du latin : mens = âme et dé = privatif) → perte de facultés mentales (car cette maladie touche les jeunes adultes).

Il voit que ces jeunes perdent leur communication, c’est la « démence-précoce ».

 

Cela montre que la folie n’était pas prise en compte par la médecine jusqu’au siècle dernier. La création des asiles de fous était à but humanitaire, c’était une grande nouveauté.

On a créé ces asiles pour qu’on s’occupe d’eux.

 

Plus tard, Bleuler inventa le mot « Schizophrène ».
Qui est formé de 2 mots : schizein (couper) et phren (l’âme). Il remarque le processus dissociatif qui consiste à une disharmonie de cohésion entre les différentes composantes du psychisme.

→ Quelque chose d’incohérent chez ces personnes là.

→ La dissociation est une manière de se sortir du paradoxe.  

On y remarque alors une discordance que l’on va observer chez cette personne.

 

Donc on a vu que cette maladie mentale fait effet surtout chez les jeunes, et qui peut pousser à un retranchement poussé.

Mais il y a la découverte des neuroleptiques, comme « l’Aldol » qui empêchait par exemple les hallucinations.

Aujourd’hui, on trouve aussi des vieux schizophrènes.

 

Cette maladie touche » 1% de la population, c’est à peu près égal pour ce qui est des sexes, mais les cas les plus importants sont chez les hommes.

Cela commence vers la fin de l’adolescence et aboutit vers 25 ans, mais certaines fois vers 40 ans. La structure peut ne pas éclater également.

 

La schizophrénie est une maladie chronique.

 

1. Entrée dans la maladie et dépistage :

 

Maladie avec plusieurs formes d’entrée :

     - Progressive, et plus ou moins insidieuses : on a au départ des gens avec un caractère intro-versé, sensibles, d’apparence froide, qui n’ont pas un bon contact, mais qui de temps en temps peuvent avoir des décharges agressives. Il s’agit d’un caractère schizothyme (thyme : thymie = humeur), qui peut s’aggraver puisqu’on est dans une évolution progressive, ce qui conduit à ce qu’on appelle la schizoïdie (l’humeur renfermée devient isolement, l’inhibition et l’impulsivité aboutissent à un isolement/exclusion social). Rationalisme morbide = maladif/pathologique, ne veut pas dire en rapport avec la mort : poussent le rationalisme vers une dimension pathologique : consiste à vouloir tout expliquer à l’aide d’un seul système d’explication qui est plutôt farfelu voir délirant. La schizoïdie aboutie a la schizophrénie.

Les 2 pôles extrêmes de modifications de l’humeur sont : 2 accès : maniaque et dépressif :

      - la manie → excités et qui attirent l’attention sur eux. (Hypo-maniaquelégèrement maniaque, un peu en dessous de la manie).

      - la dépression. → Diagnostic plus compliqué, tendance à minimiser.

     - A partir de formes pseudo-névrotiques : différents types de névroses (phobique, obsessionnelles, émotionnelles, etc.) diagnostique structurel. Les phobies et les obsessions sont des symptômes qui permettent au sujet de décharger une angoisse sur un symptôme : on désigne quelque chose comme étant l’objet d’une angoisse.

     - Brutales : à partir de bouffées délirantes ou délire d’emblée (Une manifestation délirante qui arrive déjà constituée chez un sujet jeune) ou psychose délirante aigue. Apparition brutale. Il se met à délirer d’un seul coup et disparaît au bout de quelques jours, semaines, mois.
Plus le délire est abstrait, plus le sujet adhère a son délire, plus il y a de chances pour que ce soit le début d’une schizophrénie au lieu d’une bouffée délirante isolée. Plus il y a des troubles de la conscience plus il y a de chances pour qu’il s’agisse d’une bouffée délirante.

     - Formes mono-symptomatiques ou olygo-symptomatiques : crimes immotivés des schizophrènes. Des gens qui tuent un membre ou plusieurs de leur famille, sans pouvoir par la suite expliquer leurs actes. Il n’y a pas beaucoup de symptôme, et qui peuvent éclater à un moment donné, sans prévenir et on s’en rend compte après coup.

 

Diagnostic : qui oriente vers la schizophrénie (idées de persécution, discordance entre humeur et dialogue, importance de l’intérêt du sujet pour des choses abstraites). On cherche à savoir tout ce qu’il y a autour pour conclure à la schizophrénie.

L’âge, la froideur, l’autisme sont aussi très importants pour le diagnostic.

→ Manière d’entrer dans la schizophrénie.

 

Mode de présentation significatif :

      - Difficile de capter son attention, le malade de désintéresse de la conversation, difficile de capter son regard, ce qui va de paire avec un (semi)-mutisme.

      - Lorsqu’on pose une question, et que le malade répond, il répond à coté, on n’obtient pas un contact satisfaisant.

      - Il a tendance à rester immobile dans un coin, impassible. Peut-être interrompue par des mimiques (rires immotivés, grimaces, etc.).

 

Un brutal fléchissement scolaire : renfermé et travailleur, puis les notes s’effondrent. On peut se poser des questions sur ce qui parallèlement l’intérêt pour la magie, les mondes virtuels…

La perte d’intérêt pour ce qu’il aimait.

Invasion progressive de l’autisme, discordance…

La dépression.

 

Tous les « symptômes névrotiques » peuvent masquer un début de schizophrénie. Qu’on va rencontrer habituellement dans la névrose. Mais on peut les rencontrer ailleurs, une part non négligeable de ces symptômes peut être rencontrés dans la schizophrénie.

Ex : phobieagoraphobie : qui peut dissimuler des sentiments de persécutions (impressions que les gens les regardent de manière malveillante → plus du côté de la schizophrénie que de la névrose). Au début ce n’est pas très structuré mais après il peut y avoir un délire.

 

Il peut y avoir des obsessions et des actes compulsifs mais le schizophrène n’a pas de recul (ex : je sais que c’est nul mais je le fais, le schizophrène : je le fais sinon je vais devenir fou).

 

Préoccupation corporel hypocondriaque présente dans le début de la schizophrénie.

Dismorphophobie : déformation du corps.

 

La schizophrénie peut débuter aussi par une prise de toxique (LSD, ecstasy, champignon hallucinogène, alcool,…). Cette prise  peut faire décompenser une structure jusque là normale.

Ils prennent des produit plus ou moins licites et toxiques (fument bcp, boivent, etc.), et chopent des maladies invasives comme les cancers. Ils ont donc une mortalité jeune plus forte que la population actuelle.

 

Tentative de suicide, ça peut-être l’entrée dans la schizophrénie.

La tentative de suicide a pour but d’échapper à une angoisse massive, délire, idées de persécutions.

Le suicide en France est la 2ième cause de mortalité des 18-25 ans. Une part de ces suicides est due à des problèmes d’ordre psychotiques.

 

La fugue avec errance fait aussi partie des troubles du comportement. Les gens fuient leur environnement parce qu’ils ont l’impression qu’il a changé.

 

Il y a aussi des actes hétéro-agressifs (→ il s’agit d’agresser l’autre). Quelqu’un tue quelqu’un d’autre sans savoir pourquoi, ou un jeune qui tue ses parents (acte parricide).

 

Tout ça peut-être des signes de schizophrénie.

 

Il faut attendre une évolution d’au moins 6 mois pour tenter de donner un diagnostic.

 

Hermétisme : trouver le sens caché des choses.

 

Le psychologue quand il doit poser un diagnostic, il doit poser des tests psychologiques : le T.A.T de Murray, le test de Rorschach, le test de Szondi, ou alors des questionnaires de personnalité (ex : le M.M.P.I).

      - M.M.P.I : questionnaire de personnalité, Inventaire multi-phasique de personnalité du Minnesota. Cela évalue plusieurs aspects de la personnalité, comme la pathologie.

      - T.A.T : test projectif, Tematic Aperception Test (pour les adultes, pour les enfants c’est le T.A.T : Children Aperception Test).

      - Rorschach : test des taches d’encre. Test projectif → on présente un matériel peu structuré (ex : une tache d’encre) et le sujet doit le structurer. Le but est de savoir ce que voit le sujet, on penser que sa manière est une manière de se projeter dedans.

→ Ces testes permettent d’étayer son diagnostic.

 

Si on ne fait rien il n’y a pas de stabilisation : c’est une maladie évolutive, dans laquelle l’autisme est évolutif, ce qui fait que la plupart du temps les schizophrènes devenaient déments et finissaient souvent par mourir de leur maladie.

 

Les schizophrènes sont des individus dangereux mais pas pour les autres, ils le sont pour eux-mêmes. Beaucoup d’entre eux se sont suicidés car ils ne peuvent plus faire face à leurs angoisses.

 

2. Les symptômes :

 

4 grands symptômes :

     - Discordance : disharmonie entre les comportements, ils ne sont pas accordés, par de cohérence entre les comportements, indépendants les uns des autres (présentation de propos dépressif de manière enthousiaste). Donne un aspect inquiétant, étrange, insaisissable au patient. Va jouer dans tous les domaines dans lesquels va agir l’individu. D’après BLEULER tous les symptômes de la schizophrénie peuvent être compris d’après cet angle. Le système logique parait altéré, bien que des fois on ait l’impression que derrière cette logique bizarre il y a quand même quelque chose d’intelligent.

     - Ambivalence : on peut le considérer comme un cas particulier de la discordance. Vouloir et ne pas vouloir en même temps. BLEULER la définie comme l’existence simultanée du plaisir et du déplaisir concernant une représentation. Il n’y a pas de double personnalité, mais une absence de la perception de l’aspect contradictoire de la chose.

     - Indifférence affective : pas de manifestation des sentiments.

     - Autisme : toujours présent chez le schizo. Ils ont tous tendance à se replier sur eux-mêmes, à limiter les contacts avec les autres, à vivre dans un monde autocentré : perdent l’importance de la réalité, elle fini par ne plus exister : la vraie vie va être remplacée par une vie fantasmatique (rêverie, constructions logiques internes, etc.). d’après EY, tous les symptômes de la schizo s’expliquent par l’autisme, cause des hallucinations, délires, troubles du langage, etc.

 

Ces 4 grands symptômes vont entrainer des symptômes plus visibles :

     - Perturbation de l’utilisation de l’intelligence.

     - Fonctionnement de la pensée brouillé. Cependant la pensée du schizo ne lui sert pas à communiquer avec les autres, elle sert a lui même, l’autisme c’est de se suffire a lui même. Donc l’autiste veut qu’on le laisse tranquille, souvent il ressent le monde extérieur comme une agression. La logique va donc finir par être perturbée au profit d’une logique personnelle. Il y a un rationalisme morbide (tout prend une cohérence interne qui est délirante et souvent apparait comme avec un manque de sensibilité).

     - Le barrage : interruption brutale dans le discours, la pensée semble être suspendue pendant quelques minutes/secondes, et ça repart au bout d’un moment, mais pas forcément la où ça s’est arrêté. Ca ressemble plus à un monologue qu’à une conversation.

     - Le fading mental : forme progressive du barrage, disparition progressive du discours, de la pensée, langage incompréhensif, reprise de la discussion de manière progressive (non systématique). Le langage chez le schizo est plus une rêverie mentale qu’un véritable échange. Tendance à déstructurer le langage va en s’accroissant au fur et a mesure que la maladie progresse, et ainsi on peut arriver à des stades ou le langage n’est plus du tout compréhensible. Cette déformation du langage peut aussi être observée dans le langage écrit, et dans la manière de fabriquer des lettre qui peut être transformée (chaque lettre peut avoir un sens caché, une symbolique différente que celle courante du langage).

     - La pensée et la logique deviennent archaïques au sens de l’ontogénèse (c’est-à-dire : construction du sujet) : ça ressemble à une pensée infantile, avec un retour de l’animisme (donner une âme aux objets). La pensée va être aussi déréelle, qui sort de la réalité, symbolique, magique, etc.

     - Troubles de l’affectivité : aspect froid, lointain, distant, comme s’il ne se sentait pas concerné : inadaptation des sensations émotionnelles. Certain vont avoir des gouts bizarres, des pseudos phobies.

     - Cas de démence précoce : avec des réactions plutôt fortes, régression très importante qui conduit a un refus de s’alimenter, et les gens finissent par en mourir dans la mesure où on ne peut pas les forcer.

     - La sexualité vécue sous un angle fantasmatique. Ils ne cherchent pas le contact dans la mesure où ils ont peur (phobie de l’éjaculation). C’est une source de stresse. Souvent la schizo débute avec les premiers rapports sexuels, ou avec l’angoisse du premier rapport.

     - Agressivité très souvent retournée contre soi. L’agressivité envers les autres est le plus souvent verbale, et elle ne s’adresse pas toujours à un individu en particulier, mais est généralisée (le patient va s’énerver en se parlant à lui-même « faut que mon père arrête de m’envoyer ces putes »).

     - Peur de la pénétration, aussi bien d’un point de vue sexuel, que dans la pensée. Pénétration d’idées et de volontés qui ne correspondent pas au patient.

     - Catatonie : alternance de crises d’excitation psychomotrices et des périodes d’immobilité totale. Dans les formes mineurs de la catatonie, qu’on retrouve chez tous les schizo, c’est le négativisme : le fait de se raidir au contact, refuser le contact, fuir le regard lors d’un contact (propre a l’autisme plutôt qu’à la schizo).

     - Gestes stéréotypés : balancements, grimaces, mimiques, gestes au ralenti et saccadés (ce que les neuroleptiques n’arrangent pas). EY considère que ces problèmes moteurs seraient du à l’ambivalence qui s’exerce au niveau moteur.

 

Mais aucun symptôme n’est typique de la schizophrénie.

 

3. Symptômes détaillés :

 

On ne parle pas de schizophrénie avant 6 mois parce qu’il y a des délires qui ressemblent beaucoup a la schizophrénie (psychose délirante aigue, etc.) mais qui disparaissent tous seuls. Lorsqu’on ne connaissait pas le neuroleptiques (= médicaments utilisés pour soigner la schizophrénie : le plus connu : Haldol), on observait des jeunes qui déliraient mais dont ½ dérivent vers la schizophrénie, et les autres chez qui les bouffées délirantes disparaissent (attention elles peuvent revenir).

Le nourrisson est à la prise de morcellement d’angoisse. On ne peut imaginer qu’à sa naissance qu’il ait une conscience de l’unité de son corps.

Chez les schizophrènes, l’angoisse de morcellement de leur corps est fréquente. La psychanalyse prétend avoir un discours sur ces symptômes là. C’est comme cela que les schizophrènes sont faits, réglés, organisés.

 

a. Troubles du langage :

 

Dans les troubles schizophrènes, la pensée est perturbée, un barrage (elle parle normalement puis elle s’arrête brutalement, elle penser et repart mais pas forcément sur le même sujet).

 

Il y a le « fading-mental » qui se manifeste par une perte progressive du cours de la pensée. Il stagne, ralentit, s’arrête presque et repart, là aussi peut-être sur un autre sujet sans qu’il s’en rende compte.

 

La persévération : dans le discours des mots, des bouts de phrases qui reviennent tout le temps.

 

Maniérisme dans le langage : vocabulaire recherché voir décalé, « métaphorique » (le schizophrène s’exprime  par parabole).

Pourquoi parle-t-on du langage métaphorique chez les schizophrènes ?

 

Ils les prennent à mot près, ils ont un langage qui ressemble à un discours paraboliques mais pour eux, ils le ressentent comme tel.

Ils ont tendance à ne pas comprendre les métaphores, les proverbes, vu qu’ils les prennent mots pour mots.

→ Incapacité à un niveau métaphorique dans le langage.

 

Le sens des mots peut-être changé
→ on ne comprend rien. On peut avoir un langage qui est altéré et donc la communication devient difficile.

Parfois les patients inventent des mots.

 

La syntaxe peut-être perturbé par un mauvais usage des pronoms ou/et du genre, des noms.

 

Le discours du schizophrène est souvent fait d’un monologue et il n’y a pas de prise en compte de l’interlocuteur (monologue intérieur qui s’exprime à voix haute, c’est un semblant de dialogue).

Il arrive que le discours devienne incompréhensible, fermé. Il peut y avoir de longues périodes de mutismes, voir même totales.

 

b. Troubles du contenu de la pensée :

 

Ce qui est le plus visible est donc la discordance, ses effets sont la dépersonnalisation (il a l’impression d’être étranger à lui-même, que son corps ne lui appartient pas ou bizarrement, il ne se sent pas lui-même, il se sent morcelé). Esprit morcelé, on parle de désagrégation de la personnalité des individus.

 

Ce sentiment de perte d’identité n’est pas toujours présent mais il est assez important.

Ils pensent que ce n’est plus leur propre corps, ils peuvent se palper durant plusieurs heures pour se sentir.

Ils peuvent avoir des hallucinations comme leur corps qui est en plusieurs morceaux. Aussi le fait de casser des miroirs exprès pour se voir fragmenter, comme ils le pensent en eux.

 

Il y a le symptôme de dysmorphophobie  quand on voit un corps déformé.

 

Il y a la déréalisation, une perte du sentiment de réalité vis-à-vis de l’extérieur. Elles parlent d’un sentiment d’étrangeté, elles ne reconnaissent pas, les lieux familiers paraissent bizarres.

→ Ces symptômes sont tous soutenus par des délires ou hallucinations.

→ La dissociation produit de l’ambivalence, là encore de l’incohérence. Ce qui donne à ces personnes un aspect bizarre et inquiétant.

 

Discours abstrait, vague, difficile à cerner, illogique.

 

Le rationalisme morbide : vouloir tout expliquer par un seul événement (ex : s’il y a cela c’est car quand j’étais petit, j’ai étais mordu par un chien), là, morbide = pathologique. Il cherche un principe rationnel qui explique tout.

 

Les propos des schizophrènes sont parfois très crus dans leurs contenus qu’ils énoncent d’une manière détachée.
De toute nature (sexuelle, agressive, etc.), ce qui manifeste l’absence de limite dans le discours, l’absence de culpabilité, de honte, de refoulement (que l’on retrouve par contre chez le névrosé).

 

c. Troubles sexuels :

 

Question de différenciation sexuelle non faite : comportement sexuel non différencié, espèce d’errance sexuelle (homo ou hétéro), souvent très pauvre, et vécu comme quelque chose de très angoissant, de non satisfaisant.

 

Chez ces personnes, le sexe est associé à des idées directes avec le morcellement.

 

d. Troubles de l’affectivité et de l’émotion :

 

Le schizophrène n’est pas chaleureux, il est distant.

Effet de discordance → ambivalence (idées contradictoires). Les schizophrènes ont sans arrêt des doutes, ils sont divisés, ne veulent pas résoudre l’ambivalence.

Sentiment d’étrangeté de la part de l’interlocuteur, sentiment de malaise (discordance idéo-affective chez les malades).

 

Ils paraissent détachés, froids, indifférents, les manifestations de l’affectivité ne sont pas rattachées au reste de l’environnement.

Effets importants sur le raisonnement, sur les rapports avec les autres. Cela peut-être vécue comme une persécution, elles ont du mal à penser à la place des autres.

 

Troubles de l’association d’idées et de l’affectivité, perte de contact avec la réalité (production d’un délire).

 

Perte des relations sociales, repli sur soi même, angoisse de contact avec les autres (autisme, syndrome autistique : infantile, schizophrénique, etc. Pour Henri Ey il s’agit du moteur de la schizophrénie).

 

e. Troubles du comportement :

 

Dans les symptômes moteurs, il y a le négativisme.

→ Raidissement au contact d’autrui, difficulté à accepter le contact (surtout physique).

 

On a aussi des stéréotypes moteurs : des mouvements répétitifs qui n’ont pas une fonction pratique (sur une durée indéterminée).

Il y a des parakinésies : gestes ou mimiques qui parasitent une expression normale du sujet.

Ou alors des symptômes dit en « echo » :

     - des echo mimiques : le patient reproduit les mimiques comme dans un miroir.

     - des echopraxies : qui répète le mouvement.

     - des echolalies : qui répète les mots, les phrases.

 

On voit également des catalepsies → rigidité motrice, mouvement ralenti jusqu’à certaines positions immuables.

 

Tout cela peut-être interrompu par des hyperkinésies : décharges motrices, gestes violents, cris, courses brutales.

 

Lorsque ce syndrome cataleptique est très présent, on arrive à un blocage des schizophrènes, c’est la catatonie schizophrénique.

 

Discordance qui s’exprime sur le plan moteur (psycho-motrice).

Maniérisme gestuel.

La coordination motrice peut-être difficile, à cela on peut ajouter les effets des neuroleptiques.

 

Ce qui est toujours présent dans la schizophrénie, c’est l’Autisme.

→ Le repli sur soi, perte des communications avec le monde réel, le fait de s’isoler dans un monde imaginaire.

Ils ont l’air distant, n’établissent pas le contact, ils rêvent, ont une vie relationnelle et affective inexistante (ils n’en souffrent pas).

L’autisme a été mis en évidence par Bleuler.

Henry EY place l’autisme comme syndrome qui entraîne tous les autres, il serait le « fil conducteur ».

La pensée autistique devient magique car déconnectée de la réalité. Réapparition de l’animisme (le fait de donner une âme aux objets).

 

f. Délires :

 

Les délires sont également présents dans la schizophrénie :

Les thèmes délirants les plus fréquents sont des persécutions (paranoïa).

Les délires schizophrènes sont peu systématisés à l’inverse des paranos. Le délire du parano est crédible, contagieux, il peut entraîner les autres à le croire.

Le schizophrène a un délire plus abstrait, beaucoup moins construit avec des thèmes variés sans thème central.

Hallucinations auditives très fréquentes mais également cénesthésiques (→ qui touche des sensations).

 

4. Hypothèses de l’origine de la maladie :

 

Hypothèses quant à l’origine de la maladie : origine génétique, virale, neurologique, angoisses des individus liés à période post-natale.

 

La syntaxe peut-être perturbé par un mauvais usage des pronoms ou/et du genre, des noms. On peut se dire qu’il y a quelque chose de déficitaire alors que tout se mélange, qu’ils ne savent même plus reconnaître les genres. Ce symptôme de confusion des genres a un sens, il n’arrive pas par hasard.

   Ex : chez l’enfant, la différenciation des sexes se fait entre 18 mois et 3 ans, c’est intériorisé.

Avant, ça n’était pas intériorisé, cette confusion se retrouve chez les schizophrènes, car ils ne sont pas intériorisés sexuellement.

→ La différence sexuelle n’est pas intériorisée.

 

Question de différenciation sexuelle non faite : comportement sexuel non différencié, espèce d’errance sexuelle (homo ou hétéro), souvent très pauvre, et vécu comme quelque chose de très angoissant, de non satisfaisant.

 

Fonction paternelle pas très bien différenciée de la fonction maternelle (chez tous les psychotiques) : explication psychanalytique.

 

Contrairement à des positions athéoriques qui voient les symptômes comme déficitaires. Les perspectives dynamiques (psychanalyse) donnent un sens à ces symptômes et les ramènent à un mode d’organisation psychique.

 

5. Formes de schizophrénie :

 

La schizophrénie est une maladie qui se décline sous 6 formes principales :

     - L’hébéphrénie (ou désorganisation de la personnalité).

     - La schizophrénie paranoïde.

     - La schizophrénie catatonique.

     - La schizophrénie anxieuse (ou dysthymique).

     - L’héboïdophrénie.

     - La schizophrénie avec prépondérance de symptômes « négatifs ».

+ formes mixtes.

 

Hébéphrénie :

 

« Hébé » → jeunesse en grec.

Schizophrénie qui se révèle tôt (adolescence) de manière insidieuse (cachée). Avec un début généralement progressif, qui se traduit au début avec des difficultés scolaires, avec des difficultés pour aller au lycée/collège. Très vite le malade se renferme dans une espèce de rêverie.

Se caractérise par l’hyperactivité, le manque de concentration, la confusion dans les idées et les discours, le manque de tact et l’excès de familiarité, le comportement inepte et l’indifférence des sentiments.

Au niveau du comportement :

      - Soit il présente une apathie : il est complètement indifférent de ce qui l’entoure.

      - Soit présente un comportement infantile : caprices.

      - Soit régression rapide vers un état démentiel.

Son pronostique est sévère car elle résiste  fortement aux neuroleptiques.

Donc l’évolution est déficitaire avec pertes des difficultés intellectuelles, affectives → autisme. Cela aboutit à un état démentiel, un repli sur soi, perte de communication (Démence précoce de Kraepelin)

Ces malades ne sont pas autonomes (ils refusent de s’alimenter, de se laver, de bouger et l’évolution se fait dans le mauvais sens).

Cela représente 20% de la schizophrénie.

 

Schizophrénie paranoïde :

 

La plus courante des schizophrénies et la moins grave, la moins handicapante.

Se caractérise par la prédominance des idées délirantes de persécution, le délire interprétatif, les convictions d’être l’objet d’un complot ou de se trouver au centre d’une intrigue malveillante, la surestimation de soi (les idées de « grandeurs », voire de « mission planétaire »), l’anxiété, l’envie ou la jalousie, un esprit contestataire, revendicateur et belliqueux.
Langage abstrait. Les délires que vont représenter les schizo vont s’appuyer sur des hallucinations auditives, visuelles, cinesthésiques et qui peuvent constituer un syndrome d’automatisme mental qui n’est pas typique de la schizo.
Le délire du schizo est délire fermé, qui ne cherche pas à convaincre et qui ne rentre pas dans la communication, en relation avec l’autisme.

Donc, les idées délirantes de persécutions, de grandeurs sont très présentes, il y a quand même un syndrome dissociatif.

Quand ils racontent ce qu’ils ressentent ils disent qu’il y a un sentiment d’étrangeté, comme si le malade n’arrive pas à comprendre ce qu’ils ressentent. Expérience le plus souvent angoissante, comme si une catastrophe allait arriver. La plupart du temps cette sensation d’étrangeté marque le début des symptômes, le monde n’est pas le monde connu, ils sont dans quelque chose qu’ils ne connaissent pas. Plus rarement, certains se sentent investis d’un don de clairvoyance.

Cette sensation d’étrangeté peut être ressentie par rapport à son propre corps = dépersonnalisation, ce qui peut entrainer des comportements de mutilation. Ce comportement n’est pas propre à la schizo, ca peut apparaitre dans des moments de profonde angoisse ou de peur.

Cette maladie réagit bien aux neuroleptiques, et du moment que le dosage est bon, les malades retrouvent une certaine autonomie (ils ne vont pas à l’hôpital, ils ont juste un traitement).
Ils arrivent à voir une vie relativement peu délirante, une vie sociale à peu près satisfaisante.

Ils sont 10% à refouler le traitement des neuroleptiques et donc délirent.

 

Schizophrénie catatonique :

 

Dissociation au niveau moteur.
Le malade reste prostré, figé, immobile, dans un coin, arrête toute communication avec l’extérieur, ne réagit pas aux tentatives entreprises pour l’en sortir. Les efforts faits par les proches pour sortir le malade de ses attitudes ou positions bizarrement figées (paralysie « cireuse ») peuvent leur donner l’impression que leur malade est comme « paralysé ». Cet état peut être entrecoupé par des épisodes d’activité physique excessive et désordonnée. Présence médicale.

Autisme important.

De plus il y a des dissociations motrices.

Maladie rare car (pas avant) certains neuroleptiques agissent bien. Quand on voit aujourd’hui, c’est une forme très grave car les neuroleptiques n’agissent pas → Evolution grave.
En général ça va de pire en pire, et la maladie évolue en 3 ou 4 ans vers la démence.

Cette forme est moins signalée de nos jours, sans qu’on sache à quoi attribuer cette moindre fréquence.

 

Schizophrénie anxieuse (ou dysthymique) :

 

Forme où le malade est très agité, très anxieux. Agitation qui exprime leurs idées délirantes, noires, leurs détresses. Le malade est perturbé par ses idées délirantes.

Les risques suicidaires ou d’automutilations sont très présents. 13% des schizophrènes se suicident, c’est une des maladies où il y a le plus de suicide et c’est aussi une cause.

 

Héboïdophrénie :

 

Forme rare et grave de schizophrénie.

Troubles psychopathique (une grande impulsivité, agressivité), des difficultés avec le respect de la loi avec possibilité du passage à l’acte.

Ces personnes sont souvent en hôpitaux psychiatriques.

 

Schizophrénie avec prédominance de symptômes « négatifs » :

 

Forme de schizophrénie où il y a peu de symptômes, une forme atténuée.

Après un ou deux épisodes aigus (c’est-à-dire avec symptômes « positifs »), ce sont ensuite, avec peu ou pas de symptômes « positifs », l’indifférence, la froideur, la dissociation, le repli sur soi, l’absence de volonté et de motivation (aboulie) et l’indécision, le comportement excentrique, la confusion des pensées, la pauvreté du discours et leur incohérence, l’anhédonie (incapacité à éprouver du plaisir), l’apathie et la passivité qui semblent passer à l’avant-plan.

Certains parlent de « syndromes désorganisés ».

La plupart de ces patients ont une vie sociale, mais des idées bizarres.

 

Formes mixtes :

 

Ce sont les formes inclassables du fait qu’on y retrouve un mélange des éléments propres aux autres formes.

Il faut signaler aussi qu’un même malade peut présenter successivement plusieurs de ces formes.

 

Il existe des formes mineures, qu’on dépiste lorsqu’elles commencent à s’aggraver.

Les malades peuvent avoir une rémission, comme ils peuvent s’aggraver.

 

Les traitements sont surtout médicamenteux. On n’utilise les électrochocs que lorsque les neuroleptiques ne fonctionnent pas, mais c’est très rare. Cures de sommeil lorsqu’il y a de fortes angoisses.

 

Taux de mortalité important, car meurent jeunes en se mettant dans des situations dangereuses, et ont une hygiène de vie précaire, permettant le développement d’autres maladies. Dans les structures appropriées on essaye de les soigner avec des médicaments.

 

Anamnésie : histoire du sujet, quand on lui demande de raconter sa vie. C’est un élément du diagnostic.

 

Hallucination différente de délire : hallucination = sensoriel, le délire est inventé par l’individu pour parler de leurs phobies, obsessions, qui peuvent être abstraits ou concrets.



23/05/2012
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