Cours de psychologie

Perception - notions clés

Psychologie Cognitive – Perception – Notions Clés

 

 

Acte perceptif : décrire un acte perceptif, les mécanismes de perception.

Activation : correspond à l’activation d’une représentation mentale de l’objet stockée dans la mémoire à long terme.

Agnosies : ce terme désigne la difficulté des personnes à identifier les stimuli de l’environnement à travers une modalité perceptive donnée, en absence de trouble sensoriel ou d’une détérioration intellectuelle notable. Agnosie : privation de la connaissance de.

- Agnosie visuelle : est l’incapacité à reconnaître les stimuli divers présentés dans la modalité visuelle. Il s’agit du trouble d’identification des objets/des personnes.

- Agnosie auditive : il s’agit du trouble d’identification des objets personnes par le canal auditif.

- Agnosie des couleurs : Perte de la connaissance sémantique dans le domaine des couleurs.

- Agnosie multi-sensorielle : touchent plusieurs modalités perceptives à la fois.

- Agnosie des visages (prosopagnosie) : Trouble limité à l’identification des visages, même les plus familiers. Le patient ne reconnait pas ses proches et ne se reconnaît pas dans le miroir (néanmoins, ils peuvent les reconnaitre par la voix, l’odeur, ou certains attributs comme une moustache, une pipe, une coiffure etc.).

Prosopagnosie perceptives : l’analyse structurale est déficiente et ne conduit pas à une représentation susceptible d’activer la reconnaissance faciale.

Prosopagnosie associative : la représentation structurale est bien construite, mais elle n’active plus les registres ultérieurs du système de traitement  troubles d’accès au traitement sémantique (on reconnait que c’est un visage mais les processus ultérieurs ne marchent pas, on ne sait pas qui c’est).

- Agnosie des objets : Trouble limité à l’identification des objets, même les plus usuels.

- Simultagnosie : Incapacité de percevoir une scène visuelle alors que les éléments isolés sont bien perçus (perturbe lecture, dénombrement, interprétation images complexes, etc.)

- Agnosie aperceptive : Difficulté de structuration perceptive (aperception = « perception consciente d’une impression sensorielle ») :

- Agnosie associative : Perception normale, difficulté dans l’association du percept à sa signification.

Aire de BROCA : production du langage (comprend mais ne parle pas).

Aire de WERNICKE : compréhension du langage (niveau temporal) (parle mais a des difficultés pour construire un discours cohérent et ne comprend pas ce qui est dit).

Aires auditives primaires : écoute du langage (activent systématiquement).

Aires pré-motrices : contrôle et planification du mouvement volontaire (planifié avant d’être débité).

Alexie : trouble de la reconnaissance des lettres.

Altération de conscience : sous l’effet de drogues, les personnes peuvent avoir des hallucinations.

Anosognie : Les patients agnosiques ne sont pas autocritiques face à leur déficit. Ils ont du mal à reconnaitre qu’il y a un trouble perceptif.

Aphasie : perte partielle ou totale de la faculté de s'exprimer et de comprendre le langage, qu'il soit parlé ou écrit, malgré l'intégrité anatomique et fonctionnelle des organes de la phonation (langue, larynx) et indépendamment de toute atteinte neurologique d'origine sensorielle (sans difficultés d'audition ou de vue). L'aphasie est également le décalage entre l'idée que le malade veut exprimer et celle qu'il exprime vraiment.

 

Concept-Driven ou Top-Down : Des traitements guidés par les représentations ou par nos concepts. Prédominent des informations liées à nos connaissances, motivation et attentes. Le traitement dépend des processus mnésiques (= de mémoire), attentionnels, d’intégration, et d’interprétation, etc. Le traitement dépend de la signification des informations perçues et donc de leur interprétation.

Cortex occipito-temporal droit : pour la perception des parties du corps.

 

Diachronique : comment les phénomènes sont apparus au cours du temps.

Diagnostic cognitif : on émet l’hypothèse sur le lieu dans le système de traitement de l’information qui dysfonctionne. Un même espace peut amener à 2 déficits cognitifs.

 

Erreur d’interprétation : jugement faux porté à partir d’une perception exacte.

 

Gyrus fusiforme (FFA) : La perception des visages humains. Les lésions du FFA n’empêche pas la reconnaissance émotionnelle des visages, mais empêche la reconnaissance des visages.

 

Hallucination : vient du grec hallucinare – se tromper, se méprendre, divaguer (dans la psychologie ça concerne le point de vue de l’observateur, pour celui qui vit les hallucinations c’est réel).

- Psychosensorielles : L’hallucination au sens fort implique que le trouble psychosensoriel est un phénomène sensoriel, donc il doit avoir tous les attributs de la sensorialité. En tant que perception sans objet, elle doit se produire sans les stimuli qui normalement déclenchent la perception. Procurent la même sensation immédiate de la réalité qu’une perception réelle mais en l’absence de stimulation externe de l’organe sensoriel intéressé.

Les hallucinations auditives : Elémentaires (bruits, son simple, sifflet, cloche, etc.). Complexes (voix, conversations, mélodie, bruit de la pluie, de pas, etc.). Acoustico-verbales hallucinations auditives qui correspondent à la perception de la voix. Les voix peuvent avoir une localisation spatiale : venir de prés ou être plus éloignées. Elles peuvent avoir une tonalité/prosodie précise (être chuchotées ou intenses, hommes ou femmes). Compréhensibles ou non. Les voix peuvent être connues ou inconnues (voix de défunts, de Dieu, du diables, etc.). Dans la langue maternelle ou dans une autre langue. Les voix s’adressent directement au patient ou conversent entre elles (ex : délires alcooliques). Peuvent répéter la pensée du sujet, commenter ses actes ou encore lui donner des ordres. Le contenue des hallucinations est le plus souvent de nature désagréable, hostile (injures, menaces, ordres, etc). Peuvent être entendues par une oreille ou par les deux. L’ensemble des caractéristiques sensorielles entrainent une conviction très forte de la réalité des hallucinations. Elles ont un retentissement émotionnel variable. Attitude d’écoute : le patient à la tête tournée dans une direction et semble attentif, prête l’oreille. Réponses du patient (dialogue hallucinatoire). Moyens de protection divers (coton dans les oreilles, musiques, etc.). Actes et attitudes apparaissant incohérents mais correspondant à la réalisation d’ordre hallucinatoires.

- La stimulation des aires auditives primaires provoque l’audition de bruits élémentaires. La stimulation des aires auditives secondaires (plus liées à l’élaboration de la compréhension du son) provoque l’audition de sons complexes (des hallucinations musicales, des voix, etc.). La stimulation du cortex auditif provoque des hallucinations.

Les hallucinations visuelles : Simples : images très simples (flammes, points lumineux, etc.). Elaborées (objets, personnages, scènes, etc.). Immobiles ou en mouvement. Colorées ou blanches. De tailles différentes. Tonalité affective qui accompagne l’hallucination peut être très variable (angoissante, neutre, passionnée, mystique, religieuse, etc.).

Hallucinations olfactive : Odeurs de gaz, souffre. Elles sont souvent associées à des hallucinations tactiles.

Hallucinations gustatives : les plus souvent ont une tonalité désagréable.

Hallucination tactile : Fourmillement, picotements, décharge électriques, brulure ou froid. Très souvent retrouvés dans les délires alcooliques.

Hallucinations somatique ou cénesthésiques : impliquent la perception d’un phénomène physique à l’intérieur du corps.

- Intrapsychiques : phénomène sans caractère sensoriel, se communiquant directement aux pensées du sujet. Se sont des hallucinations qui manquent des attributs complets de la perception. Correspondent à une perception intrapsychique sans localisation spatiale. Elles sont le plus souvent acoustico-verbale, donnant des idées imposées, télépathiques, commentaires des actes. Impression de transmission de pensée, de vol de pensée, de divulgation de secrets de la pensée.

- Hallucinoses : On en parle dans les cas de troubles neurologiques acquis, souvent suite à des traumatismes neurologiques, hallucinations très simples. Peuvent se manifester dans les pathologies psychiatriques. Remarque : dans les hallucinoses le sujet reconnait le caractère pathologique/inexacte de la perception et ne l’intègre pas dans un système délirant. Souvent les causes sont neurologiques ou toxiques.

 

Illusion : perception inexacte d’un stimulus réel.

Imagination : peut être d’une grande vivacité de qualité sensorielle, visuelle et de localisation spatiale.

 

Langage sub-vocal : avec activité musculaire détectable.

 

Maniaque : change d’humeur très violemment.

Mémoire de la source : « source monitoring » : représente l’ensemble des processus cognitifs qui sont impliqués dans la reconnaissance de l’origine de l’information.

- Mémoire de la source externe : la discrimination entre différentes sources externes, par exemple entre deux personnes ou entre ce qui a été entendu dans la rue ou à la radio.

- Mémoire de source interne ou « self-monitoring » : Distinguer les différents processus par lesquels un sujet a généré une information.

Mémoire de réalité : Discrimination interne/externe, différencier les informations générées intérieurement (pensée, éléments imaginaires, etc.) des informations provenant de l’extérieur (événement perçu, etc.).

Mouvements « sociaux » : regard, lèvres, mouvement corporel, etc.

 

Onirisme : transformation globale du monde perçu dans un contexte d’altération globale de la conscience.

 

Perception : c’est « l’ensemble des mécanismes et des processus par lesquels l’organisme prend connaissance du monde et de son environnement sur la base des informations élaborées par les sens. » C.Bonnet (Grand Dictionnaire de la Psychologie). Et qui « nous permettent de construire nos propres représentations de ce monde ». J.Bagot (1999).

Phénomène perceptif : propre à chaque individu, façon dont l’individu vit ses perceptions.

Pré-câblage cérébral : le système est pré-câblé à recevoir une information, il y a un réseau qui existe pour traiter l’information.

Processus cognitif d’interprétation perceptive : Attentes, connaissance, savoir, langage, motivation.

Processus cognitif d’organisation perceptive : Processus descendant (conceptuel). Processus ascendant (conduit pas les donnée).

Processus sensoriel : Stimulation.

Processus automatique : Est exécuté rapidement. Se déroule de façon non consciente. Se déroule de façon autonome et irrépressible. Consomme peu de ressources.

Processus contrôlé : Est exécuté généralement lentement. Se déroule de façon consciente. Peut-être interrompu. Consomme beaucoup de ressources.

Psychoéducation : Dire au patient qu’il peut se retirer de la thérapie à tout moment. Préciser que s’il conserve sa conviction, il ne s’agit pas d’un échec. Conduire le patient à considérer l’impact de sa conviction sur sa vie. Mettre en lien le fait que les gens sont perturbés par l’interprétation des perceptions inhabituelles plutôt que par les perceptions a proprement dit. Montrer par des témoignages que l’on peut expliquer l’expérience de façon constructive ou qu’elle peut être maitrisées. Recadrer la relation avec la voix. Réduction de l’impact.

 

Relation de croisement : le sujet voit toutes les modalités de la variable.

Relation d’emboîtement : le sujet voit une seule modalité de la variable.

Rêve : imagerie visuelle pendant le sommeil.

 

Stimulus-Driven ou Bottom-Up : Des traitements guidés par le stimulus. Prédominent des informations sensorielles directement liés à la stimulation. Le traitement dépend des capacités de nos organes sensoriels. Il s’agit d’une détection sensorielle indépendante de la signification de l’information.

Structuration : organiser entre elles les différentes structures de l’information extraites lors du traitement sensoriel. Il s’agit de mettre en rapport les différentes informations élaborées lors des 2 premières étapes avec des connaissances stockées en MLT. Ces connaissances sont en 2 étapes : connaissances structurelles et représentations sémantique. Les représentations sémantiques relatives à la forme et à la structure de l’objet, niveau sémantique. Connaissances qui nous permettent de dire qu’une forme vue de haut ou de profil est la même chose (non sémantique). A l’issu de ces différentes étapes et que l’individu ait repéré ces connaissances, il pourra dénommer le stimulus.

Synchronique : analyse fonctionnelle.

Syndrome de Capgras : délire d’identification des personnes (elle identifie les visages mais ne reconnait pas la personne) (ex : je reconnais mon mari, mais ce n’est pas lui ! C’est un homme qui s’est déguisé en mon mari). Plusieurs noms : Syndrome d’illusion des sosies, Syndrome de Capgras, Syndrome d’illusion de Fregoli, D’inter métamorphose de charme, De doubles subjectifs, Plus variantes de ces syndromes.

 

Thérapie cognitive des hallucinations : ne vise pas à supprimer les hallucinations, mais vise à : Diminuer l’impact négatif des hallucinations sur la vie quotidienne et les émotions du sujet ; Diminuer les sentiments négatifs associés à la survenue des hallucinations, en agissant sur l’interprétation délirante consécutive aux phénomènes hallucinatoires ; Diminuer la souffrance liée aux hallucinations ; Aider le patient à modifier les croyances dysfonctionnelles liées aux expériences hallucinatoires ; Mise en évidence du discours intérieur (négatif) associé au phénomène hallucinatoire ; Le manque des compétences sociales ; La difficulté dans la résolution de problèmes ; Donner un nouveau sens, apprendre à l’individu à mieux vivre avec. Le traitement est souvent mené en association avec un traitement pharmaceutique : Les médicaments antipsychotiques permettent de diminuer l’intensité des hallucinations mais agissent peu sur le système délirant.

 

Valence émotionnelle des hallucinations : souvenir/hallucination, positif ou négatif.

Voie ventrale ou occipito-temporale : → Quoi ? Reconnaissance des objets et des visages, déterminer ce que nous regardons. L’interruption de cette voie provoque un déficit dans la capacité à reconnaitre et à discriminer les objets et les visages sans affecter la perception de leurs relations spatiale ou de leur configuration.

Voie dorsale ou occipito-pariétale : → Où ? Perception spatiale des objets. Analyse de la configuration spatiale des différents objets d’une scène. L’interruption de cette voie provoque une désorientation spatiale caractérisée par un déficit de la perception des relations spatiales entre les objets et un déficit du comportement visuo-moteur tout en préservant les capacités de reconnaissance des objets (on est dans l’incapacité de reproduire le dessin d’une maison, tout en ayant identifié les différentes formes qui la composent) incapable de se projeter, de se représenter les relations élémentaires entre les différents composants d’une image.



12/07/2012
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