Cours de psychologie

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Paiement symbolique : obligation faite à l’enfant d’apporter, pour payer sa séance, quelque chose (un dessin, un caillou…). Un quelque chose à quoi il doit penser seul, sans que ses parents aient à le lui rappeler, étant bien entendu que, s’il a oublié ce paiement, sa séance n’aura pas lieu. Et que, si le fait se reproduit, il sera, sans être en rien grondé, renvoyé à son désir.

Paradigmes : Représentation du monde cohérente, s'appuyant sur un système défini. Expérience modèle qui permet de faire émerger un phénomène de manière systématique. Environnement / modèle qui délimite les questionnements, où on y trouve plusieurs questions. C’est un modèle dirigeant un ensemble de questionnements, cet ensemble de questionnements est mis en évidence par : Ll situation (quelle est la situation ?) La réponse mesurée ? (VD) L’effet observé ou attendu (quel effet ?). → Ces 3 composantes permettent de mesurer le paradigme. C’est construire quelque chose sur un mode expérimental et aller plus profondément dans un domaine particulier. C’est le modèle cadre, la structure, le squelette. Il va permettre de fabriquer des théories. Il y a toujours à la base d’un paradigme, un phénomène social qui pose question. Quand on veut mettre en place un paradigme, le premier mouvement va consister à monter un ensemble d’expérimentations. Ce mouvement est connecté sur un modèle social. On met en évidence des effets et on tente de les expliquer. Ensuite on va tester ces tentatives d’explication une par une en créant de nouvelles expérimentations et ainsi mettre en évidence de nouveaux effets. Un véritable paradigme est achevé quand une réalité est cernée dans sa globalité. En bref, le paradigme, c’est simplifier et décomposer pour avancer.

Paradigme d’habituation : phénomène d’habitude et de déshabitude (paradigme = manière de voir les choses, représentation).

Paradigme de l’hypocrisie : il arrive parfois que nous défendions une opinion mais que nous nous rendions compte après réflexion, que nous ne nous sommes pas toujours comportés en accord avec cette conviction. Pour réduire cette dissonance, nous nous efforçons par la suite de générer des comportements congruents avec ce que nous avons défendu.

Paradigme de l’infirmation des croyances : lorsqu’un individu est exposé à une information dissonante qui remet en cause une de ses croyances, il va avoir tendance à adopter des stratégies qui visent à justifier la croyance mise à mal.

Paradigme de l’innovation : une source non dominante (a priori peu attractive, peu crédible, numériquement faible), lorsqu’elle défend un point de vue déviant (différent), peut exercer une influence. Minorité qui a un impact sur la majorité.

Paradigme de la décision (Brehm) : les individus sont amenés à choisir entre deux alternatives séduisantes, tout en sachant que s’ils optent pour une option, ils perdent automatiquement les bénéfices de l’autre. La réduction de la dissonance se fait en maximisant après coup les attraits d’une option et en minimisant ceux de l’autre.

Paradigme de la métaphore : On va mimer le comportement de l’interface par rapport à celui d’un objet de la vie courante (donc déjà maîtrisé par l’utilisateur). C’est bien car on n’a aucun effort à faire, mais le problème est que si on utilise que des métaphores, cela prendra beaucoup de place. Egalement proposé par Cooper en 1995.

Paradigme de la soumission forcée : paradigme mis en place dans les années ’50, qui consiste à amener le sujet à produire un comportement qu’il n’aurait pas eu en temps normal. On joue sur la récompense attribuée ou la punition afin de provoquer par le biais du comportement un changement d’attitude. Il s’agit de l’étude du changement d’attitude d’un point de vue cognitiviste. Cette théorie permet d’expliquer le changement d’attitude en se référant à la notion de réduction de la dissonance et au processus de rationalisation (= ajuster après coup des attitudes et des opinions en fonction des comportements que l’on vient de produire).

Paradigme de la tâche ajoutée : paradigme utilisé pour étudier la mise en œuvre de ressources cognitives dans différentes tâches cognitives ou pour tester l’implication spécifique d’un composant de la MdT dans une tâche cognitive quelconque. Selon ce paradigme, les sujets accomplissent deux tâches en parallèle, une tâche principale et une tâche secondaire.

Paradigme de la victime innocente (Lerner & Simmons) : si des évènements viennent remettre en cause notre croyance en un monde juste confrontée à une victime innocente, nous réduisons la contradiction en tentant de faire concorder les faits.

Paradigme de normalisation : consiste à pousser les personnes à respecter une ou des normes sociales.

Paradigme des groupes minimaux : (Tajfel) le simple fait d’appartenir à un groupe suffit à l’expression d’un comportement discriminatoire envers le hors groupe. Ceci est valable en l’absence de tout autre facteur, même lorsque les groupes sont constitués au hasard, sur des critères arbitraires.

Paradigme du conformisme : c’est la majorité qui tente d’imposer sa vision des choses à une minorité.

Paradigme idiomatique : On va utiliser des éléments de l’interface au comportement stéréotypé, cohérent et donc simple à apprendre mais pas nécessairement calqué sur des objets de la vie réelle. Donc l’avantage est qu’on peut apprendre par cœur et même si l’on ne comprend pas vraiment son fonctionnement. Aussi proposé par Cooper en 1995

Paradigme technologique : Proposé par Cooper en 1995. L’interface va refléter la manière dont le mécanisme qui est contrôlé par l’interface est construit. Donc chaque mécanisme a son contrôle. C’est bien si on sait s’en servir, par contre si on ne sait pas…

Parakinésies : gestes ou mimiques qui parasitent une expression normale du sujet.

Parallaxe de mouvement : lorsqu'on se déplace, les objets rapprochés semblent se déplacer plus rapidement que les objets éloignés.

Paraphasie : trouble du langage consistant en la substitution de syllabes ou de mots les uns aux autres.

Paraphilie : perversion sexuelle. Fantaisie, désir ou comportement sexuellement intense incluant notamment et généralement : objets inanimés, souffrance ou humiliation de soi/d'un partenaire potentiel, enfants/animaux, personnes non-consentantes.

Parapsychologie : étude des phénomènes d'apparence surnaturelle comme la télépathie ou la télékinésie.

Paresse sociale (Ringelman) : la performance d’un individu serait plus faible lorsqu’il effectue une tâche en groupe, et plus exactement en coopération, que lorsqu’il l’accomplit seul.

Paresthésie : engourdissement.

Parkinson : découverte en 1817 par un médecin britannique qui lui donna son nom. Détérioration de certains neurones du tronc cérébral ; hyperactivité des noyaux basaux due au manque de dopamine causant les symptômes de la maladie : tremblement, démarche lente, perte d’expression du visage. Incurable.

Participation : identification directe des éléments sans les inclure à un tout.

Pathogène : qui engendre des maladies.

Pathognomonique : typique à 100% (aucun symptôme n’est pathognomonique d’une maladie).

Pathologie : maladie par opposition à normal. La psychologie pathologique s'emploie à étudier les troubles mentaux afin de déceler les lois psychiques normales.

Pathologie du psychologique : existence d’une pathologie mentale à décrire et à interpréter.

Particularisme : Obligation de consensus.

Patient : pathos = celui qui souffre.

Patte-noire : test, à partir de 5ans, mettant en scène plusieurs petits cochons, dont un qui a une patte-noire, afin que l’enfant raconte une histoire pour voir s’il s’identifie au cochon à patte noire.

Pause complémentaire : après l’agression les sujets reprennent une relation complémentaire.

Pavlovisme : théorie du physiologiste russe Pavlov, auteur de travaux sur le réflexe conditionnel, selon laquelle toute l'activité psychique peut se ramener à une combinaison plus ou moins complexe de réflexes conditionnels.

Peer Attachment Interview : développé par Bartholomew et Horowitz, contrairement au CRI, s’appuie sur l’idée selon laquelle une personne développe une certaine image d’elle-même et des autres en fonction des soins qu’elle reçoit dans son enfance. Ainsi, les MIO de soi et des autres, sont soit positifs, soit négatifs. Concerne uniquement les relations avec les autres adultes.

Pensée de groupe (groupthink) : (Irving Janis) processus selon lequel les individus d’un groupe ont tendance à rechercher le consensus plutôt qu’à appréhender de manière réaliste la situation. Ce phénomène est l’apanage des groupes cohésifs, plus précisément il semblerait que ce soit le désir de cohésion plutôt que la cohésion elle-même qui soit à l’origine de ce phénomène.

Pensée formelle : capacité de raisonner sur des propositions sans avoir besoin d’objets à manipuler. Elle est de nature hypothético-déductive = pensée portant sur des hypothèses pouvant se révéler vrais contre fausses ou réelles contre imaginaire. On dit aussi que le réel n’est qu’un cas particulier des possibles. La pensée formelle se dissocie du contenu pour fonctionner pour elle-même.

Pensée groupale : le groupe tout entier adhère à une même personne, le groupe n’est pas productif. Ca réduit la pensée critique et la pensée rationnelle pour protéger les relations entre les gens.

Pensée intuitive : conceptualisation croissante. Raisonnement sur des configurations globales, pas seulement du particulier au particulier, mais prend en compte généralement. L’enfant fait des centrations, se centre sur quelque chose.

Pensée préconceptuelle (2 à 4/5 ans) : elle se caractérise par l’utilisation des préconcepts et du raisonnement transductif.

Pensée réactionnelle : pensée qui s’affirme de manière surforte dans le conscient et qui, à la manière d’un préjugé, se montre impossible à décomposer.

Pensée représentative : l’action est intériorisée et il ne peut s’agir d’actions simultanées. La pensée représentative ne porte pas juste sur l’objet présent mais sur n’importe quel objet concret. La pensée représentative donne lieu à un effort d’explicitation de ce que le sujet fait.

Pensée scientifique : Standardisée : sous contrainte, cadre fort, peu de liberté dans le fonctionnement. Cherche une forme de vérité (connaissances objectives). Applique les principes de rationalité et d’objectivité. Recherche des lois générales de fonctionnement. Progresse du général au particulier.

Pensée sociale : Cherche des connaissances pratiques. Enracinée dans l’expérience des personnes. Gestion des situations concrètes. Raisonnement focalisé sur le cas particulier. Recherche l’utilité sociale des inférences. Progresse du particulier au général.

Perception : action de connaître par l'intermédiaire des sens, interprétation de stimuli sensoriels. On distingue la perception de la sensation en ce qu'elle ne relève pas seulement des sens, mais intègre une élaboration de l'esprit autour de ce témoignage. Interaction entre données sensorielles et connaissances en mémoire. De nature sensori-motrice, ce qui signifie que le geste transforme la présence en forme. Edelman définie la perception comme une « catégorisation perceptivo-motrice ». « La perception est une action mentalement simulée. » Berthoz, 1997. C’est « l’ensemble des mécanismes et des processus par lesquels l’organisme prend connaissance du monde et de son environnement sur la base des informations élaborées par les sens. » C.Bonnet (Grand Dictionnaire de la Psychologie). Et qui « nous permettent de construire nos propres représentations de ce monde ». J.Bagot (1999). Simulation mentale des incorporations passées de l’objet par le geste accompagnant en temps réel l’incorporation présente de l’objet par le geste.

Perception de soi : sorte d'autoperception. Pour comprendre ce que nous ressentons, on utilise nos émotions mais aussi l'expérience des autres. Si je me sens mal à l'aise face à cet objet, c'est peut être que je l'aime pas. On construits donc nos attitudes en fonction de nos comportements mais aussi ceux des autres.

Perception endopsychique : renvoie à une expérience vécue et visuelle des choses, une intériorisation immédiate de ce qui se présente comme un contenu de chose rattaché à une forme par analogie, et qui ainsi présenterait un sens. La perception endopsychique n'est pas une perception mais une intuition et elle est présente chez l'homme parce qu'il parle à l'Autre.

Perception sociale : façon dont nous traitons l’information sur la base d’éléments issus de l’environnement social (cognition sociale), dont nous percevons autrui (formations des impressions, théories implicites de la personnalité) et à la façon dont nous nous représentons les objets sociaux sur la base de cette même perception (représentation sociale).

Perception vestibulaire : perception des déplacements de l’organisme, de la position de la tête et de l’orientation spatiale par rapport à la pesanteur. Participe à la stabilisation du regard, de la tête et de la posture.

Perception visuelle : voir en présence de l’objet (ex : face à la tour Eiffel, on la voit). Traitements ascendants.

Périlymphe : liquide présent dans les rampes vestibulaire et tympanique.

Période scolastique : désigne la philosophie développée et enseignée dans les universités au Moyen Âge visant à concilier l'apport de la philosophie grecque (particulièrement l'enseignement d'Aristote et des péripatéticiens) avec la théologie chrétienne héritée des Pères de l'Église et d'Anselme. Sa définition précise reste problématique.

Période sensori-motrice : le nourrisson ne présente encore ni pensée, ni objectivité liée à des représentations permettant d’évoquer les personnes ou les objets en leur absence.

Perlaboration : le processus par lequel le patient intègre une interprétation et surmonte les résistances provoquées par cette interprétation. Travail menant à l'éradication du symptôme. Ce travail consiste à répéter, au cours d'une analyse, les mêmes scènes encore et encore jusqu'à ce que le refoulement soit mis en échec et que s'élabore une connaissance consciente de l'histoire du symptôme, qui permette de le supprimer.

Permanence de l'objet : concept selon lequel l'enfant prend conscience du fait que les objets continuent d'exister quand ils ne sont plus perceptibles par ses sens (théorie du développement cognitif de Piaget).

Persévération : dans le discours des mots, des bouts de phrases qui reviennent tout le temps.

Personnalisation : surestimation des relations entre les événements défavorables et l’individu. Il s’attribuera la responsabilité des faits négatifs et pas des faits positifs.

Personnalité : ce qui caractérise une personne dans sa singularité, son unité et sa permanence et régissent son adaptation à l'environnement. Caractéristique relativement stable d’une personne dans le temps dans sa façon de réagir aux situations.

Personnalité antisociale : trouble de la personnalité autrement appelé psychopathie ou sociopathie, caractérisé par un manque d'empathie, de honte ou de culpabilité.

Personnalité multiple : trouble psychologique caractérisé par la coexistence dans le psychisme d'un même sujet de deux ou plusieurs personnalités sans qu'il en ait nécessairement conscience.

Perspectives dynamiques : (psychanalyse) donnent un sens à ces symptômes et les ramènent à un mode d’organisation psychique.

Persuasion (Hovland) : acte de communication ayant pour but de modifier l’état mental de l’individu. Une tentative consciente de la part d'un individu ou d'un groupe pour modifier les attitudes, croyances ou comportements d'autres individus ou groupes par la transmission d'un certain message. De l’émetteur (= source, désigne « qui »). Du message (le contenu, désigne le « quoi »). Du récepteur (= cible, désigne « à qui »). Canal (moyen par lequel l’information passe, désigne le « comment »). Une route centrale ou traitement systématique → implique un traitement élaboré. Forte implication : traitement central suppose peu de messages (centration sur la qualité non sur la quantité). Une route périphérique ou traitement heuristique → implique l’utilisation de règles simples. Faible implication : traitement heuristique suppose beaucoup de messages (centration sur la quantité non sur la qualité).

Perversions : conduites immorales ou amorales considérées comme maladives.

Pervers polymorphe : l’enfant découvre son corps et le monde autour de lui à travers ses pulsions partielles. Nous sommes tous passés par une étape première dans notre vie sexuelle (d'abord non génitale puis génitale) où la satisfaction de chacune des zones érogènes a prévalu pour elle-même. Pour l'enfant, cette découverte est saine car elle accompagne le passage d'un stade à l'autre. En revanche, s'il n'est plus transitoire et occasionnel, ce mécanisme est considéré comme un mode relationnel pathologique.

Phallus imaginaire : représentation psychique inconsciente qui résulte de 3 facteurs : anatomique, libidinal et fantasmatique.

Phallus symbolique : valeur d’objet détachable du corps, amovible et échangeable avec d’autres objets. Etalon symbolique qui rend possible que des objets quelconques soient sexuellement équivalents, c’est-à-dire référés tous à la castration.

Phénomène : ce qui se manifeste aux sens, à la conscience et peut, à ce titre, être objet de science.

Phénomènes d’ignorance plurielle : les groupes se trompent totalement.

Phénomène de persistance rétinienne : après la disparition de la source, on continue à voir la source même si elle a disparu.

Phénomène perceptif : propre à chaque individu, façon dont l’individu vit ses perceptions.

Phénomène psychologique : mouvement provoqué par l’environnement et transformé dans l’organisme en comportement observable.

Phénoménologie : étude de l'expérience subjective et de sa perception personnelle de l'environnement. Chez Husserl, la phénoménologie est la méthode philosophique visant, par delà les êtres empiriques, la connaissance des essences.

Philosophe empiriste : quand expérimentation. Désigne un ensemble de théories philosophiques (avec des applications logiques, psychologiques ou linguistiques) qui font de l'expérience sensible l'origine de toute connaissance valide et de tout plaisir esthétique.

Phobie ou névrose phobique : se manifeste par une angoisse extrême du sujet lorsqu’il se trouve en présence de certains objets, vivants ou non, ou dans certains lieux.

Phobie sociale : peur irrationnelle des situations sociales dont les caractéristiques peuvent être le tremblement, le bégaiement, la rougeur...

Phonation : production des phones ou sons propres à la langue parlée.

Phonèmes : le plus petit segment phonique (dépourvu de sens) permettant seul ou en combinaison avec d’autres phonèmes (ou, che…) de constituer des signifiants ou de les distinguer entre eux (p = pain ; b = bain). Somme des impressions acoustiques et des mouvements articulatoires, de l’unité entendue et de l’unité parlée, l’une conditionnant l’autre.

Phonotactique : s'intéresse à l'étude des combinaisons de phonèmes pour former des syllabes, morphèmes ou mots et aux restrictions qui s'y appliquent.

Phosphodiestérase : enzyme hydrolysant les liaisons phosphodiester, un groupe de liaisons riche en énergie reliant entre eux des atomes de phosphore dans un groupement phosphate et deux autres molécules via deux liaisons ester.

Photonique : capter les lumières.

Photorécepteur : nom donné aux cellules de l'oeil (bâtonnets et cônes) qui reçoivent la lumière et jouent un rôle essentiel dans la vision. Peut désigner un neurone sensoriel sensible à la lumière que l'on trouve sur la couche postérieure de la rétine (on parle alors de cellule photoréceptrice ou neurone photorécepteur) ou alors la molécule qui assure la transduction de l'énergie lumineuse en signal biochimique au sein de la cellule photoréceptrice.

Photo transduction : transduction à partir d'un photon lumineux.

Phrénologie : phrenos = esprit / logos = étude, étude prétendument scientifique du caractère et des aptitudes d'après la forme du crâne (fondée par Gall). Une bosse = une capacité, bosses du crâne correspondent à une fonction.

Philosophie de l’esprit (épistémologie) : théorie de la connaissance : étude à la fois de l’origine et de l’organisation des connaissances. → Il s’agit d’explorer les mécanismes de la pensée en action.

Phylogenèse : étude de l’évolution de l’espèce animale au cours du temps (une espèce) → le développement phylo-génitrique correspond à l’évolution des organismes depuis leur apparition sur la terre jusqu’à nos jours.

Physiognomonie : art permettant de connaître les hommes d'après leur physionomie.

Physiologie : science du fonctionnement des êtres vivants, la folie est dans les gènes.

Pied dans la porte : après avoir fait une première requête qui sera, dans certains cas, annulée on en fait une seconde qui sera acceptée dans la mesure où on s’est déjà engagé. Il faut que les deux requêtes soient en rapport visible l’une par rapport à l’autre. Requête d’un acte peu coûteux suivi d’un plus coûteux (acte engageant).

Piège de la régression à l’infini : suite interminable de frontières spatiales s’emboîtant les unes dans les autres à l’intérieur du cerveau, entre d’un côté ce qui connaît et de l’autre côté, ce qui est connu, inévitable conséquence logique d’une conception spatiale de la frontière cognitive.

Pithiatisme : ensemble des troubles provoqués par la suggestion et pouvant être guéris par la suggestion (Babinsky).

PJJ : protection de la jeunesse délinquante.

Placebo : préparation ne contenant aucune substance active, que l'on substitue à un médicament pour évaluer la part du facteur psychique dans son action ou, dans certains cas, destiné à agir par suggestion.

Planches inductrices : à partir de dessins évoquant un thème représentationnel, le chercheur questionne les sujets et recueille du matériel verbal.

Plan d’expérience : pour déterminer un plan d’expérience faut s’intéresser principalement aux VI et aussi aux VD. Il existe trois plans d’expérience. Plan emboité : les sujets sont soumis à une condition/modalité et une seule de la VI, mais pas au deux. Noté <>. Plan croisé : les sujets sont soumis aux deux modalités de la VI. Noté *. Plan mixte : il faut au moins 2 VI, et de ces deux VI une répond au plan emboité et l’autre au plan croisé. Noté <>*. Quand on écrit le plan de l’expérience, on note : Sn<>*.

Plan inter-sujet : on calcule les corrélations entre les scores de différents individus pour une même tâche et les critères calculés pour chacun.

Plan intra-sujet : on calcule les corrélations par individu entre leurs F pour différents type d’activité et des critères pour chacun de ces types.

Pléthore affective : l’enfant grandit dans une prison affective d’où il ne pourra s’échapper que par la violence. Association de la violence affective et la haine libératrice.

Plexus choroïdes : amas de vaisseaux sanguins capillaires poreux [fenestrés], une région des ventricules du cerveau qui produit du LCR (liquide céphalorachidien).

PMA : procéation médicalement assistée.

PMI : protection petite enfance (0-6ans).

Poids synaptique : varie localement, il a une fonction locale (transmettre un message d’un neurone pré-synaptique à un neurone post-synaptique). Le poids de la synapse va changer proportionnellement aux activations des deux neurones affèrent et efférent à la synapse. Proportionnellement aux activations des 2 neurones afférent (pré) et efférent (post synaptique) à la synapse. Enregistre ce qui se passe dans le cerveau. Chaque fois qu’on utilise le cerveau, il y a modification, ce qui laisse des traces. Chaque trace est enregistrée.

Point vocalique : son où l’on passe d’un silence à une première implosion.

Polarisation : Le fait de répartir de façon permanente la charge d'un atome ou d'une molécule pour qu'ils gardent toujours la même extrémité positive et l'autre, négative. En psychologie sociale, tendance à l’extrémisation en consensus, qui va être maintenue ou des fois atténuée en post-consensus (norme collective). Les individus ont un point de vue individuel, ensuite répondent collectivement puis répondent à nouveau seul et leur réponse est proche de la norme collective, parfois même à l’opposé de leur point de vue de base. Accentuation d’une tendance initialement dominante, du fait qu’elle est imposée par une majorité, dans un groupe. Polarisation collective favorisée par : Une grande proximité ne favorise pas les échanges entre les membres du groupe. Une grande cohésion du groupe (tous pareils) diminue la chance pour le conflit d’émerger. Dans le groupe ou règne l’urgence (temps) fait prendre des décisions trop rapidement. Particularisme : Obligation de consensus. Pré-consensus : étape qui permet de savoir quel est le rôle des individus. Consensus : attente : les individus présents échangent afin d’arriver à une réponse commune. Polarisation, avec tendance à l’extrémisation en consensus, maintenue ou atténuée en post-consensus (norme collective conservée). Post-consensus : polarisation globalement maintenue. Un groupe a tendance quand ils sont entre eux, à se déplacer vers les extrêmes, les radicaux. Si on a des groupes d’extrêmes ensembles, pas de consensus mais radicalisation. Tendance à l’extrémisassion en consensus, qui va être maintenue ou des fois atténuée en post-consensus (norme collective). Les individus ont un point de vue individuel, ensuite répondent collectivement puis répondent à nouveau seul et leur réponse est proche de la norme collective, parfois même à l’opposé de leur point de vue de base.

Polarisation collective : correspond au fait que les individus vont adopter lors d’une discussion de groupe des opinions ou des décisions plus radicales, plus extrême par rapport à celles initialement favorisées. Extrémisation des opinions et des choix. On trouve 2 types d’explications à ce phénomène : la comparaison sociale où l’individu chercher à se présenter sous un jour meilleur que celui d’autrui, et la théorie des arguments persuasifs où la polarisation est facilitée par l’exposition de l’individu à des arguments persuasifs allant dans cette direction.

Polarisation de groupe : renforcement produit par le groupe des tendances préexistantes des membres. En d’autres termes, les décisions que les individus prennent seuls par rapport à une situation sont  moins extrêmes et risquées que celles qu'ils prennent après en avoir discuté en groupe. Situation de groupe à laquelle la discussion aboutit à une extrêmisassions des choix, d’opinions du groupe dans le sens des opinions ou des choix initiés. Ce qui sous-entend que les personnes en tant qu’être individuel, sont déchargées puisqu’elles sont en groupe. C’est une pression directe pour tous ceux qui ont des opinions différentes, ce qui fait comprendre qu’il y a une dissidence par rapport à ce qui est entendu.

Polarisation en général : accentuation de la tendance initialement dominante.

Polygone de Willis : système de suppléance vasculaire, permettant au cerveau de recevoir du sang nutritif même si une des artères du cou est lésée ou bouchée.

Population : ensemble d’éléments (ou unités) partageant des caractéristiques particulières. Il est rare que l’on puisse mener une étude sur l’intégralité de la population que l’on étudie (les populations sont souvent trop grandes) d’où le fait que l’on utilise des échantillons les plus représentatifs possible puisqu’il s’agit d’une image plus petite de la population. Cependant on ne peut pas toujours tirer des conclusions sur des populations à partir des échantillons. Les statistiques travaillent sur des populations. Une population est appelée A’ ; le « ‘ » correspond à la population tandis que le A, B, … correspondent à des échantillons de population. Une population est un échantillon d’individu partageant au moins une caractéristique. Attention, échantillon ici n’est pas pris au sens large du terme, ce n’est donc pas forcément une personne, c’est seulement quelque chose d’indivisible. Une population doit être définie de façon claire (exigence formelle), et il faut qu’elle ait de la pertinence (exigence non formelle). Il y a essentiellement des populations infinies et des populations finis, autrement dit des populations fermées (délimitées, fixes, constantes, arrêtées) ou ouvertes. Les populations font parties de la pensée pure autrement dit de la pensée formelle. Attention, il ne faut pas oublier que les concepts sont justes des tiroirs mentaux qui n’existent pas en réalité.

Porte au nez : requête d’un acte extrêmement coûteux suivi d’un moins coûteux (acte engageant).

Positions athéoriques : voient les symptômes comme déficitaires.

Post-consensus : polarisation globalement maintenue.

Postulat : principe premier d’une démonstration.

Potentialisation à long terme (PLT) : accroissement durable de la force synaptique.

Potentiel d’action : enregistrement de la différence à l’intérieur et à l’extérieur de la cellule.

- Dépolarisation : passage d’un potentiel d’action d’une valeur négative, dites de repos, vers une valeur positive. Quand les canaux sodium s’ouvrent, le sodium entre.

- Polarisation : passage d’un potentiel d’action d’une valeur positive vers une valeur négative. Quand les canaux potassium s’ouvrent, le potassium sort de la cellule.

Potentiel de récepteur (PR) et le potentiel d’action (PA) : Le PR phénomène bioélectrique lent : Propagation décrémentielle. Graduable en amplitude. Sommable. Potentiel qui prend naissance au niveau des récepteurs sensoriels. Le PA phénomène bioélectrique rapide : Ca se renouvelle de proche en proche donc la propagation n’est pas décrémentielle. L’amplitude est constante.

Potentiel évoqué : correspond à une activité du cerveau à la suite d’une stimulation bien spécifique (visuelle, etc.). On peut aussi les recueillir à la sortie des informations. Ces potentiels sont recueillis par l’EEG. L’EEG capte l’activité d’un plus grand nombre de cellules, alors les potentiels évoqués captent un plus petit nombre de cellules. Ils apparaissent suite à un S. Il leur faut une S. L’EEG permet d’enregistrer l’activité du cerveau de façon globale. Les potentiels évoqués (toujours évoqués par quelque chose) reflètent l’activité de la masse neuronale qui génère des champs électriques sur le scalp, dans une certaine relation temporelle avec la stimulation ou l’exécution d’un mouvement. S’il n’y avait pas de potentiels évoqués, l’activité serait plate car il n’y a pas de mouvement. → De façon plus localisée (mais concerne toujours un ensemble de neurones). L’enregistrement des potentiels d’action cérébraux : Données qui permettent de recueillir l’activité électrique du cerveau. Ces enregistrements globaux se font de manière non invasive, tandis que les enregistrements unitaires se font de manière invasive puisqu’il faut ouvrir la boite crânienne pour accéder à un neurone unique. Deux types d’approches physiologiques : - Globales - Unitaire.

Potentiel post-synaptique (PPS) : excitateur → PPSE et inhibiteur → PPSI. Un potentiel postsynaptique (PPS) est le signal unitaire produit en aval d'une synapse. Il s'agit d'un changement transitoire de la différence de potentiel électrochimique établie de part et d'autre de la membrane. D'un point de vue informationnel, il y a deux types de PPS : les potentiels postsynaptiques excitateurs (PPSE) correspondent à une dépolarisation de la membrane, ce qui augmente la probabilité que le neurone décharge un potentiel d'action ; les potentiels postsynaptiques inhibiteurs (PPSI) correspondent à une hyperpolarisation de la membrane, ce qui diminue la probabilité de la décharge. D'un point de vue cinétique, on décrit des PPS lents et des PPS rapides. La génération des PPS lents est due à l'activation de canaux ioniques via des récepteurs métabotropes, alors que celle des PPS rapides est due à l'activation directe de récepteur ionotrope. Potentiel d’action après le passage postsynaptique.

- Potentiel postsynaptique excitateur (PPSE) : accroit la probabilité d’occurrence d’un potentiel d’action postsynaptique.

- Potentiel postsynaptique inhibiteur (PPSI) : diminue la probabilité d’occurrence d’un potentiel d’action ppostsynaptique.

Potentiel synaptique : potentiel qui prend naissance au niveau des synapses.

Pourcentage : Simple : fréquence x 100. Cumulé : fréquence cumulée x 100.

Pouvoir séparateur : le pouvoir séparateur dépend de la densité de cellule sur la rétine : plus on a de récepteurs sur la rétine, plus la sensibilité sera importante. Le pouvoir séparateur permet de distinguer plusieurs stimuli spécifiques séparément.

Pragmatique : sous discipline de la linguistique qui étudie les langues telles qu’elles sont utilisées dans une situation sociale.

Pragmatisme : branche de la linguistique qui s'intéresse aux éléments du langage dont la signification ne peut être comprise qu'en connaissant le contexte. Cet objectif est l'un des objectifs de la cohérence du langage naturel. Méthode philosophique tournée vers le monde réel, parfois résumée comme une doctrine selon laquelle n'est vrai que ce qui fonctionne réellement.

Pratique analytique : règle fondamentale : inviter le patient à dire tout ce qu’il pense, ce qu’il ressent, sans rien privilégier, ni omettre ce qui lui vient à l’esprit. Le fait de tout dire est important, le secret de l’emprise analytique est que la règle fondamentale ne peut être que transgressée, il faut donc trouver le moment où le patient transgresse cette règle. Il arrive donc à un moment de la cure où l’affecte est transgressé, parce que trop personnel ou trop dérangeant pour être évoqué. Ces pensées, émotions, images, émanations de la pensée, ne sont plus énonçables par le patient à un moment donné. L’intérêt de la règle fondamentale est de mettre en évidence le moment ou le lieu où cette règle est transgressée : moment appelé par Freud résistance : quelque chose vient à l’esprit du patient et celui-ci refuse d’en faire part au clinicien. Règle d’abstinence : il ne peut rien se passer entre le clinicien et le patient, quelques soient les demandes du patient de satisfaction érotique.

Pratiques sociales : «  Ce sont des systèmes complexes d’actions, socialement investis (tous les membres du groupe) et soumis à des enjeux (particuliers) socialement (relations à l’intérieur du groupe) et historiquement (histoire du groupe, qui a un passé et éventuellement un avenir) déterminés ». C’est l’ensemble de conduites finalisées par tous les groupes sociaux, système complexe d’action finalisé par et pour des groupes sociaux.

Pré-câblage cérébral : le système est pré-câblé à recevoir une information, il y a un réseau qui existe pour traiter l’information.

Préconcept : notion que l’enfant attache aux premiers signes verbaux qu’il utilise, pensée imagée, réalité mi-générale et mi-particulière (intermédiaire entre un individu et la classe totale en général).

Pré-consensus : étape qui permet de savoir quel est le rôle des individus.

Prédiction : anticipation d’un événement.

Prédisposition génétique : les organismes sont préparés à développer certaines associations conditionnées. Tendance à privilégier certains S par rapport à d’autres (R1 génétiques) et à apprendre certains comportements plutôt que d’autres (les instincts).

Préfixe : précède la partie du mot reconnue comme radicale.

Préjugé : généralisation défavorable envers les membres d’un autre groupe. Impression négative et rejet. Sexisme, racisme, antisémitisme sont des formes de préjugés. Attitude de l’individu comportant une dimension évaluation, positive ou négative, à l’égard de personnes ou de groupes de personnes. Filtre qui n’accepte que les informations qui le confirment. 3 caractéristiques : composante cognitive (contenus du préjugé, idée que l’on se fait), composante affective (émotions, positives ou négatives, provoquées par la cible), composante conative (orientation de l’action de l’individu face à l’objet, sorte de discrimination).

Prémisse majeure : première phrase d’un énoncé conditionnel ou d’un syllogisme définissant la condition nécessaire.

Prémisse mineure : seconde phrase d’un énoncé conditionnel ou d’un syllogisme définissant la condition nécessaire.

Préoccupation corporel hypocondriaque : syndrome caractérisé par une peur et anxiété excessives et bouleversantes concernant la santé et le bon fonctionnement du corps d'un individu.

Présentation de soi : image de soi que l’on souhaite offrir aux autres.

Présupposés acquis : partir du principe que les gens seront conformes à ce que l’on présume.

Principe d’intégration hiérarchique des stades : toute connaissance acquise au stade antérieur et disponible au stade postérieur. Un stade m est inclus dans un stade m+1.

Principe de coopération de Grice : tout échange conversationnel entre un locuteur et un destinataire suppose un minimum d'entente, un minimum d'effort coopératif. L'échange entre les deux participants ne suit pas n'importe quelle voie, il implique le respect de règles communes. Grice soutient que les participants engagés dans un échange sont censés observer un principe de coopération. Ce principe enjoint les participants à ce que leur contribution, au moment de l'échange, soit conforme à la direction et au but exigés par cet échange. Grice précise ce principe par quatre catégories de maximes dites « conversationnelles » : Maximes de quantité (Que votre contribution soit aussi informative que nécessaire ; Que votre contribution ne soit pas plus informative que nécessaire), Maximes de qualité (Ne dites pas ce que vous croyez être faux ; Ne dites pas les choses pour lesquelles vous manquez de preuves), Maxime de relation (Soyez pertinent), Maximes de manière (Evitez de vous exprimer de façon obscure ; Evitez l'ambiguïté ; Soyez bref ; Soyez ordonné). Le respect de ces maximes va orienter l'interprétation des énoncés lors de l’échange verbal.  Le destinataire, supposant que son interlocuteur est coopératif, devra ajouter des informations au contenu littéral d'un énoncé pour comprendre ce que son interlocuteur communique. Grice dénomme ces informations supplémentaires des « implicitations ». Elles se rencontrent classiquement lorsque le locuteur semble enfreindre de façon flagrante une des maximes.

Principe de l’équité : il convient de s’acquitter de ce que l’on se doit l’un à l’autre. Equilibre gain-coût des deux protagonistes, faute de quoi la relation sera considérée comme insatisfaisante (Walster et Berscheid).

Principe de l'étayage : principe qui dit que l'on attache à notre mère car elle nous nourrit.

Principe de plaisir : principe régissant le fonctionnement mental et qui tend à satisfaire les pulsions, quelles que puissent être les conséquences ultérieures. Tendance de l’appareil psychique à centrer toute son activité sur un seul but, la recherche du plaisir et l’évitement du déplaisir. Au début de la vie, le principe de plaisir règne en maître.

Principe de réalité : principe régissant le fonctionnement mental et suivant lequel les formations de l'inconscient sont ordonnées selon une causalité psychique naturelle. Recherche de ce qui est réel car cela seul est utile. L’appareil psychique se résout à se représenter l’état réel du monde extérieur et à rechercher une modification réelle.

Principe de réfutabilité : de Karl Popper : une théorie ne peut être qualifiée de scientifique que si elle permet des prédictions pouvant être invalidées par l’expérimentation.

Principe de répétition : processus inconscient et irrésistible qui replace le sujet dans des situations désagréables et pourtant similaires à des situations antérieures.

Prise de décision collective : cas particulier d’une situation de groupe, avec pour but de prendre une décision unanime.

Probabilité : nombre allant de 0 à 1 et caractérisant les chances (sur 100) qu’un évènement a de survenir. 0 signifie que l’évènement n’arrive jamais, 1 qu’il arrive toujours, et .50 qu’il arrive 50 fois sur 100. Quantifier notre degré d'incertitude sur un phénomène imprévisible.

Problème : situation dans laquelle nous cherchons à atteindre un but en utilisant différents moyens ou méthodes.

Problèmes bien/mal définis : Bien définis : solution claire ; Mal définis : pas de solution.

Problèmes d’induction de structure/de transformation/de configuration : Induction de structure : chercher les points communs entre les différents éléments du problème. Transformation : transformer les éléments du problème pour arriver à une situation nouvelle. Configuration : arrangements entre les éléments du problème.

Problème de l’auto-génération des opinions : traduit le fait que la passation du questionnaire peut susciter des nouvelles opinions aux répondants

Problème des 20 questions : problème utilisé pour étudier les processus d’inférence inductive. Les sujets doivent trouver un item auquel pense l’expérimentateur en posant des questions. L’expérimentateur ne peut répondre que par oui/non à ces questions. Les items à trouver sont variables.

Procédure : quelles sont les tâches des participants, combien de temps dure l’expérience, la consigne donnée, etc. La procédure permet à n’importe quel chercheur de pouvoir reproduire à l’identique la recherche.

Processus : ensemble de techniques disponibles à ce moment T pour collecter des données et les analyser.

Processus automatique : un processus cognitif est automatique s’il est exécuté rapidement ; n’interfère avec aucun autre processus, se déroule inconsciemment et jusqu’au bout une fois déclenché.

Processus Bottom-Up : perception. Une approche dite ascendante, ou approche bottom-up (litt. de bas en haut), se caractérise par une suite de processus qui apportent chacun une partie fondamentale de l'édifice qu'elle cherche à produire, à partir d'éléments de base.

Processus cognitif d’interprétation perceptive : Attentes, connaissance, savoir, langage, motivation.

Processus cognitif d’organisation perceptive : Processus descendant (conceptuel). Processus ascendant (conduit pas les donnée).

Processus contrôlé : un processus cognitif est contrôlé s’il est exécuté lentement, interfère avec un autre processus, se déroule consciemment et ou peut être interrompu après déclenchement.

Processus de reconnaissance mutuelle : « il est intelligent, il sait la même chose que moi ». Alors on pourrait penser que le groupe cherche à savoir le plus de choses alors que non les sujets restent sur ce qu’ils savent déjà. On focalise notre attention plus sur ce que l’ensemble du groupe sait. Les personnes qui apportent des éléments nouveaux ne sont pas mieux écoutées, appréciées, mais bien au contraire.

Processus de réminiscence : (= connaissance de l’égal) apprendre c’est se ressouvenir, souvent grâce à la sensation.

Processus sensoriel : Stimulation.

Processus Top-down : reconnaissance de l’objet. Une approche dite descendante, ou approche top-down (lit. de haut en bas), implique des processus qui, à partir d'un apport de matière première brute, visent à forger celle-ci, à la transformer par étapes en vue d'y apporter une valeur ajoutée en augmentant la complexité de l'ensemble. Par analogie, dans les domaines techniques, cette approche consiste à concevoir le sujet d'études ou le produit dans les grandes lignes, puis, itérativement, à s'intéresser à des détails de plus en plus fins. L'approche top-down permet de délimiter et de conceptualiser rapidement le projet et de le diviser en sous-parties aisément manipulables. Elle permet donc d'avoir une vue globale du projet final et de donner une estimation rapide, bien qu'approximative, de sa complexité et de son coût.

Production : l’information doit être exprimée au niveau du comportement.

Production du langage : transformer une représentation en représentation langagière orale ou écrite.

Produits cognitifs : résultats conscients ou préconscients de la manipulation de l'information. On les appelle des pensées automatiques sur ces pensées là qu'on travaille en thérapie cognitive.

Profil psychologique : graphique permettant de représenter pour un sujet, les résultats des différents tests auxquels il a été soumis.

Programmation : assurer l’emprise dans la continuité et la durée, dresser la victime, introduire des instructions dans le cerveau de l’autre. Conditionner la victime pour maintenir la mainmise sur elle.

Projection : mécanisme de défense consistant à attribuer à autrui un sentiment éprouvé par soi-même sans être accepté. Le sujet expulse et localise dans l’autre des sentiments qu’il refuse en lui. Au niveau de la paranoïa, une perception interne est réprimée et, comme substitut de celle-ci, son contenu arrive à la conscience en tant que perception venant de l’extérieur, après avoir connu une certaine déformation. Dans le délire de persécution, la déformation consiste en une transformation d’affect, ce qui aurait du être éprouvé intérieurement comme de l’amour est perçu de l’extérieur comme de la haine.

Prolifération cellulaire : les cellules se multiplient et se spécifient.

Pronation : geste du poignet qui va d’une position les paumes vers le haut vers une position de repos avec les paumes vers le bas. Elle est plus rapide que la supination.

Propagation décrémentielle : l’amplitude du message diminue et le message meurt avant d’avoir atteint le système nerveux.

Propositions cognitives : représentent le contenu de l'information retenu. Ces propositions peuvent être assimilées au schéma.

Propriétés intrinsèques : propriétés objectives, c’est-à-dire, indépendantes de l’observateur.

Proprioception : sensation de la position et des mouvements du corps dans l'espace par l'intermédiaire de récepteurs sensoriels situés dans l'oreille interne, les muscles et les tendons. Première composante de co-occurrences sensorielles. Traduction neuronale des placements successifs du corps dans l’espace accompagnant l’afflux de la transduction vers le cerveau. Sensibilité de la position du corps par rapport à lui-même.

Prosodie : domaine particulier de la phonétique qui s’occupe de décrire les sons du langage au niveau de l’énoncé.

Prosopagnosie : agnosie visuelle caractérisé par une impossibilité ou difficulté à reconnaître les visages.

Prosopagnosie associative : la représentation structurale est bien construite, mais elle n’active plus les registres ultérieurs du système de traitement  troubles d’accès au traitement sémantique (on reconnait que c’est un visage mais les processus ultérieurs ne marchent pas, on ne sait pas qui c’est).

Prosopagnosie perceptives : l’analyse structurale est déficiente et ne conduit pas à une représentation susceptible d’activer la reconnaissance faciale.

Protanopie : anomalie visuelle, manque le rouge.

Protéines G : protéines qui permettent le transfert d'informations à l'intérieur de la cellule. Elles participent ainsi à un mécanisme appelé transduction du signal.

Protologique des classes : au cours du 3ème stade, l’assimilation va guider l’accommodation. L’enfant rencontrant de plus en plus d’objets va pouvoir cerner les différentes caractéristiques par leurs effets intéressants (remuer, jeter…) et il va pouvoir les appréhender, c’est une certaine catégorisation, c’est donc une protologique des classes (prototype des futures classifications).

Prototype : un prototype (ou représentation prototypique) est l’instance centrale d’une catégorie. Cette instance centrale peut être une instance abstraite telle que celle obtenue en faisant la moyenne de toutes les instances ou une instance particulière. Exemplaire moyen de la catégorie.

Proxémie : usage social de l’espace.

Pseudo-conservation : conservation à demi, dans un seul sens. Ex : conservation de l’état de l’eau, mais pas de la montée de l’eau, ou inversement. On y retrouve la centration monodimensionnelle.

Psychanalyse : méthode d'investigation de la personnalité créée par Sigmund Freud (1856-1939) selon laquelle une grande partie de notre comportement prend sa source dans des processus inconscients. 1896, implique une analyse (= décomposition d’éléments pour pouvoir les réarticuler différemment). Les mots agissent sur les maux c'est-à-dire que la parole à une efficacité symbolique ; c'est ce que l'on fait de cette parole (situation particulière) qui est thérapeutique. Il existe une limite à l'hypnose et à la suggestion car certains patients refusent l'hypnose, d'autres résistent à la suggestion et d'autres encore résistent à la suggestion même sous hypnose. Freud se confronte donc à la responsabilité du sujet ; c'est ce qui distingue psychanalyse et confession c'est-à-dire que la confession permet de se déresponsabiliser de tout alors qu'en psychanalyse il faut admettre sa responsabilité et sa culpabilité. Freud s'aperçoit que l'on peut avoir accès aux sentiments et à certains phénomènes en dehors de l'hypnose (car il a longtemps cru que pour y avoir accès il fallait passer par la psychanalyse). Travaille sur le transfert.

Psychiatrie : médecine des troubles mentaux qui emploie les méthodes physiques de la médecine (médicaments, électrochocs...), mais s'attache aussi à comprendre les causes psychiques de ces troubles, à dénouer les conflits et à corriger les tendances pathologiques.

Psycho-dynamique ou psychologie des profondeurs : théorie privilégiant les changements d’état.

Psychoéducation : dire au patient qu’il peut se retirer de la thérapie à tout moment. Préciser que s’il conserve sa conviction, il ne s’agit pas d’un échec. Conduire le patient à considérer l’impact de sa conviction sur sa vie. Mettre en lien le fait que les gens sont perturbés par l’interprétation des perceptions inhabituelles plutôt que par les perceptions a proprement dit. Montrer par des témoignages que l’on peut expliquer l’expérience de façon constructive ou qu’elle peut être maitrisées. Recadrer la relation avec la voix. Réduction de l’impact.

Psycho-immunologie : branche de la psychologie qui étudie comment les variables psychologiques affectent le système immunitaire.

Psycholinguistique : recherches qui se focalisent sur un niveau d’analyse de la langue, même si l’objectif est de comprendre l’intégration et la coordination de l’ensemble des niveaux au moment où le locuteur parle.

Psychologie : apparait vers 1600, ce qui désignait la science de l’apparition des esprits. Petits à petits le terme va intégrer le champ de la philosophie (qui tout de même traite de l’âme et de ses facultés). Sens moderne du terme apparait vers 1750 : Étude des phénomènes de la pensée. Etude scientifique des faits psychiques (processus mentaux conscients ou inconscients, mémoire, perception etc...) dans leurs dimensions normales et pathologiques, leur genèse (= naissance) mais aussi leur développement (depuis l’embryogenèse jusqu'à la mort). Etudie l’homme.

Psychologie clinique : apparait en 1886 → création de Witner : Essaie de lancer un traitement non médical de la maladie mentale (ne tient pas). Encore aujourd’hui on reste dans l’incertitude de cet acte de naissance. Ça a été compliqué dans la mesure où on a parlé d’abord de psychologie expérimentale avant de parler de psychologie clinique. Des qu’on parle de psychologie clinique, il y a d’un coté la tendance à l’intégrer dans la psychologie de l’époque, soit la psychologie expérimentale et d’un autre coté on l’associe à la médecine par la psychiatrie puisque la psychologie clinique a pour but de proposer des traitements. Ceux qui ont pour idée de promouvoir un traitement qui ne soit pas médicalisé, donc qui ne fasse pas partie de la médecine, et qui ne réponde pas au protocole expérimental, donc ceux qui veulent une indépendance de la psychologie clinique des ces deux domaines, ont du mal à se faire entendre. Branche de la psychologie appliquée au diagnostic et au traitement des troubles affectifs et comportementaux. « Discipline fondée sur l’étude approfondie de cas individuel. Son objet est l’étude de la conduite humaine individuelle et de ses conditions », Lagache. « La psychologie clinique vise les études d’une personnalité singulière dans la totalité de sa situation et de son évolution », Favez-Boutonnier. Théories cognitives et méthodes et théories analytiques. Terme clinique vient de la médecine : cliné  du grec = lit = tout ce qui se passe au pied du lit du malade. Tout ce qui se passe chez le patient sans qu’elle soit médiatisée par des examens. Le terme clinique désigne une activité, un savoir, qui est acquis dans la rencontre avec le patient. Signification (pouvoir rendre compte du fonctionnement psychique de la personne que le clinicien rencontre, et dans le meilleur des cas de pouvoir donner une signification à ses comportements), implication (l’implication du clinicien dans la rencontre fait qu’il n’y aura pas de substitution possible d’un psychologue par un autre), et la totalité (la psychologie clinique propose une vision totalitaire, totalisante du fonctionnement psychique). Cette méthode clinique va se centrer sur l’individu ou sur une situation. Il peut également intervenir dans un groupe.  Une des méthodes extrêmement importante de la psychologie clinique sera l’étude de cas : on se centre sur l’étude approfondie d’une situation, et de cette étude on espère pouvoir ensuite tirer un certain nombre de généralités. Travaille avec le transfert.

Psychologie cognitive : c’est une étape de la psychologie expérimentale qui est née à la fin du XIXe siècle. Environ de 1900 à 1950, la psychologie expérimentale a eu une trêve à cause du béhaviorisme. La psychologie cognitive arrive après, donc de 1950 à nos jours. Cherche à comprendre les processus cognitifs (mécanismes mentaux) nécessaires pour réaliser des activités intellectuelles, recherche des différentes étapes mentales.

- Cybernétique (1946 à 1956) : les conférences Macy (1 par an). Etape de gestation de la psychologie cognitive. Hésitations théoriques.

- Cognitivisme (de 1956 à fin 70th) : Naissance de l’orthodoxie (hégémonie de la métaphore informatique, le cerveau fonctionne comme un ordinateur).

- Connexionnisme (à partir du début des années 80 à nos jours [des chercheurs y travaillent toujours]) : incarnation des modèles de fonctionnement dans le cerveau. Implémentation cérébrale des modèles du fonctionnement cérébral. Les modèles sont localisés avec précision dans le cerveau).

- Enaction (à partir de la fin des années 80) (terme de Varela et Maturana) : « La connaissance n’est pas dans le fruit mais dans l’acte de le cueillir » St Bernard. Je ne connais pas le fruit, je ne connais que moi en train d’agir sur l’objet. Pas de représentation mentale d’objet, toute connaissance est assimilable à des comportements intériorisés qui imitent l’objet du monde. On connaît l’objet indirectement. Comportement intériorisé imitant l’objet → Donc, corporéité de la connaissance, pas de connaissance sans corps, et gestualité de la connaissance, corps qui bouge.

Psychologie cognitive expérimentale : le comportement est causé par des processus cognitifs dont on peut déduire l’existence à travers ses variations. Observer les conséquences concrètes. On part d’une hypothèse et on observe les conséquences au niveau du comportement. Discipline scientifique. On n’observe pas le processus cognitif lui-même, mais des conséquences du processus. Observations et mesures du comportement en fonction de diverses conditions expérimentales.

Psychologie différentielle : s'intéresse aux différences entre individus et groupes d'individus. Un des moyens de décrire ces différences est d’utiliser des tests.

Psychologie du pathologique : analyse psychologique du pathologique.

Psychologie du travail (PdT) : Notion qui renvoie : relation avec les employés, clients, employeurs. Avoir une meilleure compréhension du monde du travail. Savoir ce qui se passe dans une entreprise/organisation/société. Psychologie du travail est l’application des théories et des principes psychologiques au monde du travail. La psychologie du travail est l’application scientifique de méthodes dans le monde du travail.

Psychologie expérimentale : un chercheur, lui pour comprendre doit s’exclure de la recherche. On en peut être chercheur et sujet de ce que l’on recherche. On applique sur le terrain des principes expérimentaux.

Psychologie génétique : branche de la psychologie appliquée aux facteurs qui influent sur le comportement de la naissance à la fin de la vie.

Psychologie industrielle : branche de la psychologie appliquée à la relation entre l'individu l'emploi (sélection, adaptation, optimisation), mais aussi à la relation entre l'individu consommateur et le produit (que ce soit un bien, un service ou une image).

Psychologie industrielle et organisationnelle : psychologie du travail dans les pays anglo-saxons distinction entre psychologie industrielle (= la psychologie du personnel en français, on va s’intéresser aux différentes composantes du travail : la formation, le recrutement, l’évaluation de la performance, etc.) et psychologie organisationnelle (= motivation, leadership, satisfaction, etc.).

Psychologie introspective : les gens s’analysent (psychologie du fauteuil).

Psychologie positive : rassemble toutes les théories qui permettent aux individus d’être heureux dans leur vie. On a constaté par des études que le bonheur dépend souvent du contrôle qu’on peut exiger dans les actions.

Psychologie scolaire  ou psychopédagogie : branche de la psychologie appliquée à l'éducation de l'enfant et aux difficultés que celui-ci peut rencontrer au cours de sa scolarité.

Psychologie sociale : mettre en évidence des processus psychosociaux, partagés et récurrents, imputables au genre humain, s’intéresse à l’homme en société. Les processus ne sont pas forcément universels, on va essayer d’identifier et de comprendre quels sont les processus mis en œuvre, utilisé par les individus. On va s’intéresser aux gens, aux groupes. L’individu humain a une activité psychologique partagée. Tenir compte d’une conduite, il faut tenir compte à la fois du sujet (sa personnalité) mais également situer sa conduite (socialement, culturellement et historiquement). La psychologie sociale étudie les problèmes sociaux. La Psychologie Sociale est beaucoup fondée sur l’expérimentation, sur les expérimentations et sur le paradigme. Repose sur un rapport à l’autre, on n’est pas en psychologie individuelle, il y a donc toujours des liens qui s’établissent entre 2 personnes minimum. Décrit, explique et prédit le fonctionnement social. Prend comme unité d’analyse l’individu, inséré dans un contexte social donné et porteur d’appartenance à des groupes sociaux. Se focalise sur des processus internes. S’intéresse aux cognitions, aux attitudes et aux comportements des individus dans leurs activités de « connaissance du monde » comme dans leurs interactions avec autrui.

Psychométrie : sous-discipline de la psychologie, d’orientation méthodologique, dont les finalités sont d’étudier la mesure en psychologie et de développer les méthodes d’évaluation de caractéristiques individuelles. Elaboration et l'utilisation d'outils de mesure des différences individuelles tels que les tests du QI et de personnalité. Science étudiant l'ensemble des techniques de mesures pratiquées en psychologie, ainsi que les techniques de validation de ces mesures. Ces techniques concernent tous les champs de la psychologie, ainsi que d'autres domaines de sciences connexes (comme la recherche en comportement du consommateur par exemple) mais elles ont été surtout développées, à l'origine, pour la mesure des performances intellectuelles (âges mentaux ou quotient intellectuel, quotients de développement dans la petite enfance, etc.) ou bien pour l'analyse des composantes de la personnalité (affectivité, émotions, relations avec les autres, etc.). Elle est la science de la mesure de l'esprit, qui devient une science en introduisant l'arithmétique et le calcul dans les phénomènes de l'esprit car son fondateur était un mathématicien.

Psychopathe : sujet atteint de maladie mentale.

Psychopathie : trouble de la personnalité (sociopathie, personnalité antisociale), caractérisé par un manque d'empathie, de honte ou de culpabilité.

Psychopathologie : étude des souffrances psychiques.

Psychopathologie de la vie quotidienne : idée étrange que nos actes de la vie de tous les jours peuvent aussi être l’effet d’un conflit inconscient.

Psychopédagogie ou psychologie scolaire : branche de la psychologie appliquée à l'éducation de l'enfant et aux difficultés que celui-ci peut rencontrer au cours de sa scolarité.

Psychopharmacologie : Injections de molécules psychotropes par voies systémiques (cachets) ou in situ (injection dans la zone concernée).

Psychophysiologie : branche de la psychologie appliquée à l'étude des fondements biologiques des comportements et des processus mentaux.

Psychophysique : étude de la relation entre l’âme et le corps. Branche de la psychologie expérimentale qui cherche à déterminer les relations quantitatives qui existent entre un stimulus physique et la perception qu'on en a. La psychophysique s'intéresse aux sens physiologiques tels que la vue, l'ouïe le toucher (plus rarement l'odorat ou le goût) mais aussi à des sensations comme la perception du temps ou du mouvement.

Psychose : trouble mental grave. Ce terme recouvre l'ensemble des maladies mentales : délires (paranaïa, hallucinatoire chronique, paraphrénie), maniaco-dépressive, schizophrénie. Contrairement à la névrose, le sujet n'a pas conscience des troubles dont il est sujet.

Psychose hallucinatoire chronique : délire chronique où dominent les hallucinations (perception sans objet) rencontrée surtout chez les hommes à partir de 40 ans.

Psychose maniaco-dépressive : succession d'états dépressifs et d'épisodes maniaques (excitation).

Psychosensorielles : L’hallucination au sens fort implique que le trouble psychosensoriel est un phénomène sensoriel, donc il doit avoir tous les attributs de la sensorialité. En tant que perception sans objet, elle doit se produire sans les stimuli qui normalement déclenchent la perception. Procurent la même sensation immédiate de la réalité qu’une perception réelle mais en l’absence de stimulation externe de l’organe sensoriel intéressé.

Psychose paranoïaque : maladie caractérisée par l’apparition de délires de revendications ou délires passionnels apparemment logiques. Le sujet se place au centre de tout, interprète tout par rapport à lui et peut être sujet à la mégalomanie (se croit un personnage important) ou au délire de persécution.

Psychosomatique : relations empiriques entre les émotions et certaines affections. En d'autres termes, relation entre des troubles psychiques et les troubles biologiques que ceux ci peuvent occasionner.

Psychothérapie : (4ème s) soigner l’âme (dans un contexte religieux, art de convertir les païens). Mettre en avant sa croyance comme étant la vraie, l’autre étant dans l’erreur, employer tous les moyens à sa disposition. Ensemble des moyens psychologiques (et non biologiques) par lesquels on soigne les troubles mentaux. Soigner l’âme, cela veut dire : convertir les païens. Interaction entre un psychologue thérapeute entraîné et une personne souffrant de difficultés psychologiques.

Pulsion : force irraisonnée qui nous pousse à certains actes. Le prototype est la pulsion sexuelle. Variable d’un individu à l’autre, contingente quant à ses buts et ses objets, volontiers perverse polymorphe, au moins à proximité de ses origines. La pulsion est non adaptative voire anti-adaptative, inscrite dans le corps et dans la biologie, non d’origine génétique mais doit son surgissement à la spécificité de la relation adulte-enfant.

Pulsion de vie : le sujet est gouverné par le principe de plaisir (Freud va dépasser cette idée).

Pulsion de mort : force qui pousse un individu à l'autodestruction. Elle est à l’œuvre dans les passages à l'acte et dans la dépression. Quelque chose qui pousse à la répétition et notamment certaines situations de danger. Freud fait l'hypothèse que l'on répète ces scènes dans l'espoir que les choses se jouent autrement.

Pulsions du moi : autoconservation : permet sa survie (ex : bouche → se nourrir // « déguster », « dévorer un livre », « embrasser » = pulsions sexuelles).

Pulsions sexuelles : certains organes du corps ont d’autres fonctions (quelque chose qui attraie à l’amour et non au sens génital → dimension de plaisir) (ex : l’œil → pulsions du moi : regarder un danger qui arrive // « se rincer l’œil », « faire les gros yeux », « perdre de vue quelqu’un » = pulsions sexuelles).

Punition : conséquence d'un comportement qui rend moins probable que le comportement soit reproduit de nouveau, tout stimulus présenté après un comportement et qui va diminuer la probabilité de répétition de ce comportement. Tout évènement qui va aboutir à une augmentation de la négativité de l’environnement (pas un oubli, mais une inhibition).

- Punition négative : l’évènement punisseur est une présentation d’un stimulus négatif dont la valence sera négative. Procédure par laquelle la probabilité de fréquence d'apparition d'un comportement tend à diminuer suite au retrait d'un stimulus appétitif. Ex: Retrait d'un privilège, d'un droit... (Voir conditionnement).

- Punition positive : l’évènement punisseur est un arrêt d’un stimulus positif. Procédure par laquelle la probabilité de fréquence d'apparition d'un comportement tend à diminuer suite à l'ajout d'un stimulus aversif ou conséquence aversive contingente au comportement cible. Ex: Ajout d'une obligation, d'une douleur... (voir conditionnement).

Pycnique : type morphologique rond et corpulent avec tendance cyclothymique (Kretshner).



28/10/2012
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