Cours de psychologie

Notions clés

Démarche Expérimentale – Notions Clés

 

 

Analyse inférentielle : pour savoir si les différences sont significatives et pas dues au hasard, analyse concluante à partir d’éléments qui sont vrais.

 

Causalité : rapport d’une cause à son effet.

Clinique : Etude de l’Homme tel qu’il vit. Un savoir subjectif, du particulier.

Condition de double aveugle : le sujet ne sait pas ce qu’on lui donne et celui qui donne les comprimés ne sait pas non plus ce qu’il donne. La seule personne qui sait est la personne qui fait le test.

Corrélation : relation entre 2 variables (comportement, pensées, etc.), rapport réciproque entre deux éléments.

 

Echelle de LIKERT : Choisissez un nombre en fonction de votre degré d’accord avec cette information. «L’introspection garantit l’objectivité des observations en psychologie » : réponses de 1 à 5 de « pas du tout d’accord » =1, « neutre » = 3 et « tout a fait » = 5.

Echelle graphique : On peut aussi quantifier sans imposer une. « Comment qualifieriez-vous le film que vous venez de voir ? » : réponses de mauvais à excellent à noter sur une ligne.

Echelle de la différenciatrice sémantique : On mesure une évaluation sur 3 échelles différentes. « Marquez d’une croix cotre opinion sur le comportement des fumeurs » : réponses « bon/mauvais » « fort/faible » «actif/passif », à cocher sur 7 cases.  Problème = il faut maîtriser la langue, et cela dépend aussi de notre point de vue : pas à 100% objectif.

Echelle non-verbale : « Pointez un dessin pour exprimer votre sentiment au sujet de la scène que vous venez de voir ».

Echelle d’expression émotionnelle : Echelle en 6 points de type échelle de LIKERT. « Jamais », « rarement », « parfois », « souvent », « généralement », « toujours vrai pour moi ».

Echelle du monde juste : Echelle en 6 points de type échelle de LIKERT. Se fait de 5 à 0.

Effet cigogne : confusion entre causalité et corrélation.

Etude corrélationnelle : détection des relations se produisant naturellement, par calcul de corrélation (statistiques).

Etude descriptive : observation et enregistrement du comportement, étude de cas et enquêtes (observations et introspections).

Etude expérimentale : explique et vérifie les relations de cause à effet, manipulation de variables et enregistrement de leurs effets (expérimentations statistiques inférentielles, test d’hypothèses).

Expérimentale : Etude de l’Homme comme organisme à comprendre. Un savoir objectif, du général.

 

Groupe expérimental : Participants exposés à la modalité active de la VI : groupe que l’on va stresser activement.

Groupe contrôle : Participants exposés à la VI neutre : pour comparer avec et attester l’effet des modalités de la VI.

 

Hypothèse opérationnelle : qui a un sens.

 

Idiosyncrasie : comportement, tempérament, particulier à chaque individu.

Imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMF).

Induction : quand on part du particulier vers le général. L'induction est historiquement le nom pour un genre de raisonnement qui se propose de chercher des lois générales à partir de l'observation de faits particuliers, sur une base probabiliste.

Intersubjectivité : relations existant entre les personnes.

Introspection : observation de son fonctionnement par l’individu lui-même.

 

Métaphore de l’iceberg : on n’a accès qu’a la partie émergente de l’iceberg : toute la partie sous l’eau = partie inconsciente de notre pensée, est cachée et donc inaccessible par l’introspection.

Méthode expérimentale : Elle a pour objectif de rendre une théorie vraiment scientifique : Valeur prédictive = corrélations doivent être testées. Valeur explicative = causalités doivent être testées. Efficacité appliquée = effets quantifiés et évalués.

Modèle : Une représentation construite réelle d’une partie de l’univers, de l’objet que l’on veut étudier (le cerveau en l’occurrence). Cette représentation explique les relations causales (de cause à effet) entre les concepts. Il faut que ça explique le fonctionnement interne de la boite noire. Permet des prédictions et d’identifier les causes des phénomènes (un enfant va développer un comportement agressif à la suite d’un événement qui les affecte). Requiert d’identifier clairement les relations de façon explicite et non ambigües. Permet d’agir sur le système (thérapeutique).

 

L’observation : tentative d’éliminer (parfois) le problème de la subjectivité des sujets, et donc de l’introspection. Observations naturalistes (ethnologues), comprendre les interactions entre enfants extravertis et introvertis. Etudes de cas : observation se focalisant sur un individu précis pour obtenir une étude complète. Archives : accumuler de nombreux exemples de relations entre comportement extraverti et considération comme leader. Enquêtes : recueillir les impressions directes des sujets sur leurs comportements (extravertis contre introvertis). Tests psychologiques : évaluer de façon implicite les comportements des sujets sans faire appel à l’introspection consciente.

 

Psychologie : étude du comportement et des processus mentaux.

Psychologie clinique : orienté sur un individu et donc pas généralisable. On se base sur une personne, on l’analyse. Le psychologue clinicien fera partie de sa recherche (transfert).

Psychologie expérimentale : un chercheur, lui pour comprendre doit s’exclure de la recherche. On en peut être chercheur et sujet de ce que l’on recherche.

 

Raisonnement hypothético-déductif : Induction, déduction et construction d’hypothèses. Le raisonnement hypothético-déductif est la capacité qu'a l'apprenant de déduire des conclusions à partir de pures hypothèses et pas seulement d'une observation réelle. C'est un processus de réflexion qui tente de dégager une explication causale d'un phénomène quelconque. L'apprenant qui utilise ce type de raisonnement commence par formuler une hypothèse et essaie ensuite de confirmer ou d'infirmer son hypothèse.

Subjectivité : qui varie selon chaque individu.

Syllogisme : « Tous les hommes sont mortels, Socrate est un homme, il est donc mortel ». En clair, les syllogismes sont des modèles de petites phrases appris par cœur et dont le but est d’obtenir une conclusion logique.

Système cognitif : ensemble de structures (mentales & neuronales) permettant les processus de traitement des stimuli sensoriels, de mémorisation, de programmation, de comportements, etc.

 

Théorie : Tentative d’explication d’un phénomène. Relations entre des concepts décrivant le phénomène. Relation entre concept et ce qui est connu. Une théorie n’est pas nécessairement scientifique. Problème de sa validité et de son efficacité (thérapeutique).

Tomographie par émission de positrons (TEP).

 

Valeur appliquée : Aide à résoudre les problèmes du monde réel (ex : efficacité thérapeutique).

Valeur heuristique : Capacité à stimuler de nouvelles hypothèses vérifiables donc testables.

Validité empirique : Elle tient lorsqu’on teste la théorie dans le monde réel (qu’est-ce qu’un bon test ?).

Variable indépendante : (du processus étudié) ou manipulé la cause. Varie de façon indépendante des activités du sujet. Manipulées via des stimuli présentés en entrée du système par l’expérimentateur.

Variable dépendante : (du processus étudié) ou mesurée l’effet. Varie de façon dépendante des activités du sujet. Enregistrée par l’expérimentateur via des comportements du système. La VD doit être mesurable et quantifiable : de façon totalement objective pour éviter le biais de l’observateur.

Variable indépendante comportementale : on étudie des comportements.

Variables électro physiologiques : des électrodes mesurent le potentiel du cerveau en fonction des variables.

Variable externe : autre que la VI et qui peut influencer la VD (attitude du psychologue testeur en absence de double aveugle).

Variables confondues : avec la VI et dont les effets sont indiscernables de ceux de la VI (hommes au hockey et femmes en gymnastique) : genre dont le stéréotype comprend ce type de comportement.

Variable modératrice : une variable qui change l’effet d’une VI sur la VD (ex : influence des médias sur la reproduction de la violence télé par les jeunes).

Variable médiatrice : variable dont une modalité est nécessaire à l’expression d’une VI (ex : il faut que l’enfant croit que ce qu’il voit à la TV est vrai).

Variable invoquée : très présente dans la psycho clinique et expérimentale, nom manipulée par l’expérimentateur et qui détermine l’affectation des sujets en groupe (ex : âge, sexe, type de pathologie, trait de personnalité, climat social de l’entreprise, etc.).

 


 

DOLTO : Françoise Dolto est une pédiatre et psychanalyste française, née en 1908, et décédée le 25 août 1988. Elle s'est largement consacrée à la psychanalyse de l'enfance dont elle est une des pionnières. Elle est réputée pour l'efficacité de son travail de clinicienne, mais aussi reconnue pour son travail théorique, notamment sur l'image du corps. Elle œuvre à la vulgarisation de ces connaissances, notamment au travers d'une émission de radio, qui contribue à la faire connaître du grand public.

FREUD : né Sigismund Schlomo Freud le 6 mai 1856 à Freiberg, Moravie (Autriche, aujourd'hui Příbor, en République tchèque), et mort le 23 septembre 1939 à Londres (Royaume-Uni), est un médecin neurologue autrichien, pionnier de la psychanalyse. Médecin viennois, Freud rencontre plusieurs personnalités importantes pour le développement de la psychanalyse, dont il est le principal théoricien. Son amitié avec Wilhelm Fliess, sa collaboration avec Joseph Breuer, l'influence de Jean-Martin Charcot et des théories sur l'hypnose de l'École de la Salpêtrière vont le conduire à repenser les processus et instances psychiques, et en premier lieu les concepts d'inconscient, de rêve
et de névrose puis à proposer une technique de thérapie, la cure psychanalytique. Freud regroupe une génération de psychothérapeutes qui, peu à peu, élaborent la psychanalyse, d'abord en Autriche, en Suisse, à Berlin, puis à Paris, Londres et aux États-Unis. En dépit des scissions internes et des critiques émanant de certains psychiatres, notamment, et malgré les années de guerre, la psychanalyse s'installe comme une nouvelle discipline des sciences humaines dès 1920. Freud, menacé par le régime nazi, quitte alors Vienne pour s'exiler à Londres, où il meurt en 1939. La « psycho-analyse », dont le terme apparaît en 1896, repose sur plusieurs hypothèses et concepts élaborés ou repris par Freud. La technique de la cure, dès 1898 sous la forme de la méthode cathartique, avec Joseph Breuer, puis le développement de la cure type, est le principal apport de la psychanalyse. L'hypothèse de l'inconscient approfondit la représentation du psychisme. Des concepts, comme ceux de refoulement, de censure, de narcissisme, de Moi et d'idéal du Moi, ou davantage métapsychologiques comme les pulsions, la première topique et la seconde topique, le complexe d'Œdipe ou l'angoisse de castration, entre autres, vont, peu à peu, développer et complexifier la théorie psychanalytique, à la fois « science de l'inconscient », selon Paul-Laurent Assoun et savoir sur les processus psychiques et thérapeutiques.

KLEIN : Melanie Klein, née en 1882 à Vienne et décédée en 1960 à Londres, est une psychanalyste britannique d'origine autrichienne. Elle fut le chef de file d'un mouvement psychanalytique anglais qui a promu la psychanalyse des enfants avec un cadre de traitement strictement psychanalytique à l'opposé de celui d'Anna Freud qui préconisait un cadre plus "éducatif". Ses travaux ont profondément marqué le mouvement analytique et pas seulement pour les dissensions qu'ils ont créés. Elle s'est attachée à analyser la psyché dans ses dimensions "archaïques", "primaire" ou quel que soit le terme qu'on veuille lui attribuer. C'est certainement et en grande partie grâce à Klein, ses disciples et surtout leurs théories appliquées que la psychanalyse a pu s'ouvrir à des champs de psychopathologie plus large, notamment les psychoses. L'ampleur de ses apports a été grandement obscurci dans la période où elle exerçait en Grande-Bretagne et où une sorte de guerre idéologique surdéterminée par des luttes d'influence, la rivalité avec la fille de Freud, etc... Elle a largement contribué à entretenir ces conflits qui n'ont plus cours aujourd'hui ou beaucoup moins. Des aspects théoriques radicaux du corpus, des pratiques techniques pour le moins hardies restent discutées mais le cœur de l'œuvre: ses découvertes sur les mécanismes archaïques (position schizo-paranoïde, position dépressive, identification projective, destructivité, réparation, etc., etc. sont très souvent présentes dans la plupart des énoncés et des pratiques de psychanalystes actuels, de manière peut-être moins prégnante chez les lacaniens. A ce sujet il n'est pas inutile de rappeler que Donald Winnicott qui est certainement plus populaire que Mélanie Klein a été supervisé par M. Klein, sans parler de Wilfred Bion qui s'est appuyé sur les théories de celle qui a aussi été son analyste pour développer sa propre pensée. L'école argentine (Bleger, Garma, Grinberg, Barranger, etc.) s'est elle aussi largement inspirée des œuvres de M. Klein. Parmi les élèves directs on trouve des psychanalystes comme Donald Meltzer, Herbert Rosenfeld, Hanna Segal (qui est celle qui facilité l'accès aux écrits compliqués et touffus de M. Klein), John Steiner pour ne citer qu'eux. Elle fit une première psychanalyse avec Sándor Ferenczi et devient membre de la Société Psychanalytique de Budapest. Après une seconde psychanalyse menée par Karl Abraham faite à Berlin, elle part pour l'Angleterre et vivra à Londres jusqu'à sa mort. Mélanie Klein a été une personnalité aussi riche que controversée, lorsqu'elle était en désaccord avec d'autres analystes, dont sa propre fille, elle se montrait intransigeante. Quant à la technique de la cure qu'elle promouvait, elle est était d'une rigueur extrême. Son style d'interprétation était très particulier car elle se montrait directe et était loin de l'attitude silencieuse de certains analystes freudiens qui pensaient qu'il "fallait laisser le patient faire son analyse lui-même" ! En France cette attitude était courante ce qui fait que l'accueil qu'on lui a réservé a été assez discret, Jacques Lacan l'appelait la « tripière géniale », André Green qui connaît bien son œuvre a intitulé un article de livre qui lui était consacré « Trop c'est trop ». Il est de bon ton de dire de manière consensuelle qu'elle a contribué à développer les concepts issus de l'œuvre de Sigmund Freud mais elle a certainement fait plus ou dans une autre direction. Willy Baranger a pu lui affirmer qu'elle avait trop le souci d "coller" aux théories de Freud et que ça l'a freinée notamment en complexifiant et en alourdissant ses textes réputés laborieux. Il pense même qu'elle aurait mieux fait d'aller au bout de ses idées en se préoccupant moins de se référer à Freud parfois de manière acrobatique, c'est selon lui la psychanalyse dans son ensemble qui en aurait alors bénéficié.

LACAN : Jacques Lacan, de son nom complet Jacques-Marie Émile Lacan (Paris, 13 avril 1901 - id., 9 septembre 1981), était un psychiatre et un psychanalyste français. La thèse de doctorat en psychiatrie qu'il soutient en 1932 reflète en partie l'influence des surréalistes qu'il fréquente. En psychanalyse avec Rudolph Loewenstein, il intègre la Société psychanalytique de Paris (SPP) en 1934, et en est élu membre titulaire en 1938. Ses premières communications, qui concernent son interprétation de l'épreuve du miroir empruntée à Françoise Dolto, donnent lieu à l'invention du stade du miroir en psychanalyse. C'est après la Seconde Guerre mondiale que sonenseignement de la psychanalyse prend de l'importance. L'aspect polémique de certains de ses thèmes — le retour à Freud, ses idées structuralistes, sa manière d'envisager la cure — conduisent à plusieurs scissions avec la SPP et les instances internationales. Tout en poursuivant ses recherches, Lacan enseigne quasiment jusqu'à sa mort : successivement à l'hôpital Sainte-Anne, à l'École normale supérieure, puis à la Sorbonne. Figure contestée, Lacan a marqué le paysage intellectuel français et international, tant par les disciples qu'il a suscités que par les rejets qu'il a provoqués.

MANNONI : Maud Mannoni (1923-1998) est une psychanalyste française, d'origine néerlandaise née le 22 octobre 1923 à Courtrai Belgique, mariée à Octave Mannoni. Elle est devenue une des grandes figures des élèves de Jacques Lacan.



22/06/2012
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