Cours de psychologie

Notions clés

Démarche Clinique – Notions clés

 

 

Abréaction : réaction après coup. Décharge émotionnelle par laquelle l’individu se libère de l’affecte passager liée à un événement traumatique. L’absence de réaction lors d’une agression rend cet événement pathogène.

Agir : inclut l’action, accompagnement de la pensée par une action. Psychanalytiquement, on ne peut pas changer sans action.

Analyse diachronique : analyse d’un évènement dans le temps.

Approche clinique non psychanalytique : Accompagnement et prise en charge des difficultés psychologiques fondées sur l’application de la psychologie scientifique à la psychopathologie et pratique clinique. On intègre dans notre approche clinique les contraintes externes à la psyché comme les contraintes biologiques et sociales. On admet donc que tout n’est pas seulement psychologique, et donc que ces contraintes influent sur la psychologie.

Attention flottante : on privilégie l’écoute.

 

Censure : Condensation = fait qu’une même personne dans le rêve va pouvoir avoir les caractéristiques de plusieurs personnages. Déplacement = prendre un élément, le sortir de son contexte et le placer dans un autre contexte dans lequel il ne sera pas reconnaissable en tant que tel.

Clinique armée : lorsqu’une méthode s’appuie sur des tests statistiques, comme le QI lorsqu’elle vise à une objectivation.

Clinique naturelle : vise à essayer d’observer le sujet en dehors de toutes manifestations.

Complexe d’Œdipe : Pour le petit garçon : amour de la mère et haine du père. Pour la petite fille : le premier objet d’amour c’est le même que pour le garçon, la mère, puis vers son père plus loin.

Compte-rendu : quand on rencontre un patient, la plus part du temps à l’issue de cette rencontre, le psy clinicien va être mené à faire un compte rendu de ce qui s’est passé durant la séance à un tiers (parents, juge, docteur, etc.). Le but n’est pas de venir objectiver le patient, mais de comprendre quel est le comportement du patient, de rendre compte du fonctionnement psychique du patient, de le décrire au plus proche.

Conflit intrapsychique : l’homme est divisé entre son conscient (qu’il connaît) et son inconscient (qu’il ne connaît pas), il est divisé.

Connaissances pluridisciplinaires : vont justifier des principes de l’intervention, vont proposer des outils d’intervention, vont permettre de mesurer les effets de l’intervention. Les connaissances scientifiques pluridisciplinaires évoluent ce qui conduit à l’évolution des outils et des domaines d’intervention.

Connaissances « domaine spécifique » : que l’on va appliquer selon la situation dans laquelle on se trouve. Il faut donc avoir des connaissances spécifiques dans chaque domaine pour savoir face à quoi/qui on se trouve. Ces connaissances nous permettent de savoir comment utiliser exactement nos connaissances pluridisciplinaires. Les connaissances « domaine-spécifiques » évoluent ce qui conduit a l’évolution de notre regard sur les troubles mentaux et au renouveau des pratiques cliniques.

Contenu manifeste : le souvenir du rêve au matin, ce qu’on en raconte.

Contenu latent : idées, désirs inconscients qui sont arrivés tant bien que mal à la conscience (et là arrive au contenu manifeste).

 

Déni : concept mis en évidence par FREUD : on le repère facilement au moment de l’annonce du diagnostique : face à une annonce catastrophique le patient est dans une phase pendant laquelle il s’absente de lui même, il n’entend plus ce qui lui est dit. Le travail du clinicien est donc de continuer à permettre un travail de subjectivation.

Dispositif analytique autour de l’association libre : on invite le patient à dire tout ce qui lui vient à l’esprit, sans aucune censure, même si ça lui parait absurde, même si ça concerne le clinicien.

Double objectivation. Dedans il y a l’objet, c’est faire de l’autre un objet, et non comme un sujet. 1ère objectivation : On ne reçoit plus une personne (malade) mais on reçoit une maladie, le malade est réduit au silence, il est objet et plus sujet. On accueille la maladie, pas le malade. 2ième objectivation : le médecin lui-même, il se traite comme sujet.

 

Fantasme : existence d’une réalité psychique qui pourrait avoir les mêmes effets qu’un événement réel (dans les soins apportés par la mère il y a une excitation sexuelle de l’enfant, et donc une séduction inévitable de l’enfant par la mère).

 

Hystérie : Selon les égyptiens, l'hystérie était due à la divagation de l'utérus dans le corps et plus particulièrement quand il était proche du cerveau. Au Moyen-âge : Les sorcières de Salem A.Miller. Au XIXs. : L'hystérique est une simulatrice.

 

Inconscient : quelque chose qui se manifeste et qui échappe à notre idéal de maitrise (lapsus, symptôme, acte manqué).

Interprétation des rêves : daté symboliquement de 1900, Freud affirme que les rêves ont un sens, une interprétation. Il dit que le rêve est une réalisation hallucinatoire de nos désirs, et pour permettre cette réalisation, le rêve va mettre en place un contenu lattent. Il distingue le contenu manifeste, ce qu’on raconte du rêve, et le contenu lattent, le désir qui essaye de s’exprimer à travers le rêve. C’est un désir inconscient, et pour avoir accès à la conscience, la censure va déguiser le contenu lattent pour le rendre supportable.

 

Métapsychologie : ensemble des notions et des concepts que FREUD va être conduit à structurer dans une théorie avec la question des pulsions, etc. Ensemble des concepts théoriques formulés par la psychanalyse Freudienne

Méthode cathartique : en médecine cela signifiait purgation, épuration : Dans un premier temps : la suggestion hypnotique va être prohibitive : ils vont interdire aux patients d’exprimer les symptômes. Dans un second temps : l’hypnose va devenir investigatrice : durant l’hypnose, on demande à la patiente les conditions d’apparition du symptôme. Le but est de réussir à retrouver l’événement déclencheur, et établir une plage entre le souvenir et l’affecte : au moment ou l’individu subit un événement traumatisant, un affecte va rester coincé, et donc il ne va pas s’exprimer : il faut donc permettre à l’individu d’exprimer cet affecte, par recombinaison du souvenir et de l’affecte. Il faut écouter le patient.

 

Ombilic du rêve : ce qui résiste à l'interprétation.

Organiciste : la folie est une question physique.

 

Perlaboration : Le processus par lequel le patient intègre une interprétation et surmonte les résistances provoquées par cette interprétation. Travail menant à l'éradication du symptôme. Ce travail consiste à répéter, au cours d'une analyse, les mêmes scènes encore et encore jusqu'à ce que le refoulement soit mis en échec et que s'élabore une connaissance consciente de l'histoire du symptôme, qui permette de le supprimer.

Phénomène de transfert : période où le patient s’attache au clinicien, et va répéter un certain nombre de modalité relationnelles qui ont été importantes dans sont développement. Apparait lorsque le clinicien ne répond pas aux demandes d’amour, de violence, etc., demandées au patient. Une thérapie permet de mettre à jour la personne réellement visée par ces émotions. Mise en acte de l’inconscient, il sera compris comme la répétition/réédition de modalités relationnelles selon lesquelles le sujet s’est constitué dans son rapport à ses sujets d’amour. D’après Freud, Le transfert est un processus par lequel les désirs inconscients s’actualisent sur certains objets (dans le cadre d’un certain type de relations établies avec eux). Il s’agit d’une répétition de prototypes infantiles vécue avec un sentiment d’actualité marqué.

Physiologique : la folie est dans les gènes.

Pratique analytique : Règle fondamentale : inviter le patient à dire tout ce qu’il pense, ce qu’il ressent, sans rien privilégier, ni omettre ce qui lui vient à l’esprit. Le fait de tout dire est important, le secret de l’emprise analytique est que la règle fondamentale ne peut être que transgressée, il faut donc trouver le moment où le patient transgresse cette règle. Il arrive donc à un moment de la cure où l’affecte est transgressé, parce que trop personnel ou trop dérangeant pour être évoqué. Ces pensées, émotions, images, émanations de la pensée, ne sont plus énonçables par le patient à un moment donné. L’intérêt de la règle fondamentale est de mettre en évidence le moment ou le lieu où cette règle est transgressée : moment appelé par FREUD résistance : quelque chose vient à l’esprit du patient et celui-ci refuse d’en faire part au clinicien. Règle d’abstinence : il ne peut rien se passer entre le clinicien et le patient, quelques soient les demandes du patient de satisfaction érotique.

Psychanalyse : 1896, implique une analyse (= décomposition d’éléments pour pouvoir les réarticuler différemment). Les mots agissent sur les maux c'est-à-dire que la parole à une efficacité symbolique ; c'est ce que l'on fait de cette parole (situation particulière) qui est thérapeutique. Il existe une limite à l'hypnose et à la suggestion car certains patients refusent l'hypnose, d'autres résistent à la suggestion et d'autres encore résistent à la suggestion même sous hypnose. Freud se confronte donc à la responsabilité du sujet ; c'est ce qui distingue psychanalyse et confession c'est-à-dire que la confession permet de se déresponsabiliser de tout alors qu'en psychanalyse il faut admettre sa responsabilité et sa culpabilité. Freud s'aperçoit que l'on peut avoir accès aux sentiments et à certains phénomènes en dehors de l'hypnose (car il a longtemps cru que pour y avoir accès il fallait passer par la psychanalyse). Travaille sur le transfert.

Psycho-dynamique ou psychologie des profondeurs : théorie privilégiant les changements d’état.

Psychologie clinique : « Discipline fondée sur l’étude approfondie de cas individuel. Son objet est l’étude de la conduite humaine individuelle et de ses conditions », Lagache. « La psychologie clinique vise les études d’une personnalité singulière dans la totalité de sa situation et de son évolution », Favez-Boutonnier. Théories cognitives et méthodes et théories analytiques. Terme clinique vient de la médecine : cliné  du grec = lit = tout ce qui se passe au pied du lit du malade. Tout ce qui se passe chez le patient sans qu’elle soit médiatisée par des examens. Le terme clinique désigne une activité, un savoir, qui est acquis dans la rencontre avec le patient. Signification (pouvoir rendre compte du fonctionnement psychique de la personne que le clinicien rencontre, et dans le meilleurs des cas de pouvoir donner une signification à ses comportements), implication (l’implication du clinicien dans la rencontre fait qu’il n’y aura pas de substitution possible d’un psy par un autre), et la totalité (la psychologie clinique propose une vision totalitaire, totalisante du fonctionnement psychique). Cette méthode clinique va se centrer sur l’individu ou sur une situation. Il peut également intervenir dans un groupe.  Une des méthodes extrêmement importante de la psychologie clinique sera l’étude de cas : on se centre sur l’étude approfondie d’une situation, et de cette étude on espère pouvoir ensuite tirer un certain nombre de généralités. Travaille avec le transfert.

Psychothérapie : soigner l’âme, cela veut dire : convertir les païens.

Pulsion de vie : le sujet est gouverné par le principe de plaisir (Freud va dépasser cette idée).

Pulsion de mort : quelque chose qui pousse à la répétition et notamment certaines situations de danger. Freud fait l'hypothèse que l'on répète ces scènes dans l'espoir que les choses se jouent autrement.

 

Refoulement : Pour la psychanalyse, le refoulement est vu comme un mode de défense privilégié contre les pulsions. Le refoulement est l'opération par laquelle le sujet repousse et maintient à distance du conscient des représentations considérées comme désagréables, car inconciliables avec le Moi. Il ne faut pas confondre : Répression : Un désir vient de l'inconscient, passe dans la conscience et est renvoyé dans l'inconscient. Refoulement : Un désir vient de l'inconscient et est renvoyé dans l'inconscient sans avoir pu accéder à la conscience.

Relation dissymétrique : le psychologue n’est pas là pour être le miroir du patient.

Résistance : quelque chose vient à l’esprit du patient et celui-ci refuse d’en faire part au clinicien. Ex : Le silence (modalité la plus évidente) , le sujet qui parle de manière désaffectivé (il n’y a aucune émotion qui transparait dans son discours, il est stéréotypé, monotone, pour ne par avoir à ressentir les émotions qui pourraient être trop douloureuses/intense), moment où le patient s’exprime de manière logorrhéique (il parle sans cesse afin de masquer son embarras), parfois les patients mentent (pas trop grave s’il ment à l’analyste, mais s’il se ment à lui même c’est plus grave), oublier de venir à la séance.

 

Sexualité infantile : l’ensemble du corps est érotisé.

Symptôme est quelque chose qui nous empoisonne et qui revient toujours à la même place. C'est quelque chose qui vient permettre la réalisation d'un désir et qui va se soumettre à l'interdiction de la réalisation de ce désir.

 

Tests de personnalité : outils indispensables au psychoclinicien. La projection est un mécanisme psychique défini par la psychanalyse : ce mécanisme est utilisé dans le test de RORSCHACH par les psychocliniciens est issu de la psychanalyse. Le patient va se projeter dans la tâche pour donner un sens à quelque chose qui n’en a pas. La psycho clinique est allée chercher des outils dans la psychanalyse pour rendre compte de sa pratique et des outils qu’elle même allait mettre en place.

Test de pate noire : dessins présentés à l’enfant, et ils sont assez ambigües pour nécessiter une interprétation de leur part. Le récit qu’il va faire d’une planche va permettre de déterminer quels sont ses fantasmes, ses opinions. L’ensemble des récits permettent de déterminer à quel stade de son développement est l’enfant, et quels sont les problèmes qui pourraient survenir.

Théorie de la séduction : correspond à l’idée que les patientes ont été sexuellement séduites par une personne adulte lors de leur enfance (Freud abandonne cette idée).

Thérapie comportementale et cognitive (TCC) : De l’analyse et la compréhension des difficultés actuelles du patient. Saisir la dynamique du fonctionnement psychique dans sa complexité bio-psycho-sociale. A l’étude de la dynamique du développement psychique inscrite dans une histoire individuelle. Mettent l’accent sur le rôle des significations qui sont données aux événements dans la genèse des réponses émotionnelles. La priorité est de découvrir le mode du maintien des proclame et pas la cause première qui leur est associée. Offrent des conseils pratiques et des outils scientifiquement validés pour surmonter les problèmes émotionnels et les difficultés courantes. Partent du principe que les personnes peuvent changer et évoluer par la réflexion et par l’action ; et ceci en essayant de nouveaux modes de pensées et de nouvelles stratégies d’action. S’intéressent au passé et à l’histoire individuelle car cette démarche aide à comprendre sa façon de penser et de se comporter dans des situations multiples et permet de changer. L’importance et de faire le lien avec son passé mais aussi de se projeter dans l’avenir. Considèrent que les solutions des problèmes actuels ne se trouvent pas dans le passé mais dans les nouvelles manières d’être qui appartiennent à l’avenir. Démontrent que certaines stratégies que les personnes utilisent pour affronter les problèmes émotionnelles sont en fait à l’origine de ces problèmes (ex : le fait d’éviter certaines situation). S’efforcent d’aider les personnes à travailler sur leurs émotions et leurs difficultés plutôt que de penser qu’il s’agit d’indices révélant des « problèmes cachés ». Etablissent que les personnes peuvent avoir des problèmes émotionnels à cause de leur problème émotionnels (ex : avoir honte d’être déprimé). On appel ça aussi la peur de la peur. Etablissent une hiérarchie de difficultés et des problèmes en interaction. Mettent en avant des techniques et des outils de changement et favorisent le soutien en autonomie des personnes de façon à ce qu’ils apprennent à être leurs propres thérapeutes. Dépend des compétentes et de sa formation particulière aux TCC = Formation. Dépend du sens clinique du thérapeute de sa personnalité et de la qualité de l’alliance thérapeutique = Pratique.

 

Vexations : Copernic (1473/1543), ce qui fait que Copernic vexe l’humain c’est qu’il prouve que la Terre n’est pas le centre de l’univers. Freud appelle ça la vexation cosmologique. Darwin (1809/1882) montre que l’homme n’est pas si à part que ça, il a les mêmes origines que les autres animaux, Freux appelle cela la vexation biologique.Freud propose la vexation psychologique. On pense avoir le self-arbitre, Freud dit non, qu’il y a quelque chose en soit qui fait qu’on ne maîtrise pas nos choix. Une chose qu’on a en nous mais qu’on n’en a pas conscience, c’est l’inconscient.

Visée diagnostique : de repérage d’un certain nombre de symptômes. Son but est de repérer un certain nombre de signes qui conduira la plus part du temps à mener un entretien que l’on qualifie de semi directif, voir directif. On peut dire que le psy est à la recherche d’infos, et que pour les obtenir, il peut être conduit à poser des questions extrêmement précises.

Visée thérapeutique : qui nous oriente vers le coté de la thérapie : il est la plupart du temps non directif. On se situe du coté du model de ce que peut être la cure analytique.

 


 

BREUER : né à Vienne le 15 janvier 1842 et mort à Vienne le 25 juin 1925, est un médecin et physiologiste autrichien. Il s'intéressa à l'hystérie et est surtout connu pour avoir pris en charge la patiente Bertha Pappenheim(cas étudié sous le pseudonyme d'Anna O.), épisode clinique qui influence considérablement Sigmund Freud.

CHARCOT : né à Paris le 29 novembre 1825 et mort à Montsauche-les-Settons le 16 août 1893, est un clinicien et neurologue français, professeur d'anatomie pathologique, titulaire de la chaire des maladies du système nerveux, membre de l'Académie de médecine (1873) et de l'Académie des sciences (1883). Il est le fondateur avec Guillaume Duchenne de la neurologie moderne, le précurseur de la psychopathologie et l'un des plus grands cliniciens français. Il est également connu comme chef de file de l'École de la Salpêtrière pour ses travaux sur l'hypnose et l'hystérie.

CHASLIN : né en 1857 et décédé en 1923 est un aliéniste français et psychiatre, il va décrire la "folie discordante" synonyme de schizophrénie. Aliéniste à l'Hôpital de la Salpêtrière, grand spécialiste de la nosologie française et allemande, on lui doit notamment la description et l'étude de la confusion mentale. Il fut un des premiers à s'opposer vigoureusement à la théorie alors en vogue de la dégénérescence dans l'étiologie des troubles mentaux.

FAVEZ-BOUTONNIER : (1903-1994) est une psychanalyste française. Elle entreprend une cure psychanalytique avec René Laforgue. En 1953, elle fonde avec Daniel Lagache la (SFP) Société Française de Psychanalyse, puis, en 1964, l'Association Psychanalytique de France (APF) . Elle préside l'Association Française de Criminologie de sa création, en 1965, jusqu'en 1968. Elle fait de la psychologie clinique une des sous discipline de la psychologie. En 1968, elle créera le premier certificat de maîtrise de psychologie clinique à la Sorbonne.

FREUD : né Sigismund Schlomo Freud le 6 mai 1856 à Freiberg, Moravie (Autriche, aujourd'hui Příbor, en République tchèque), et mort le 23 septembre 1939 à Londres (Royaume-Uni), est un médecin neurologue autrichien, pionnier de la psychanalyse. Médecin viennois, Freud rencontre plusieurs personnalités importantes pour le développement de la psychanalyse, dont il est le principal théoricien. Son amitié avec Wilhelm Fliess, sa collaboration avec Joseph Breuer, l'influence de Jean-Martin Charcot et des théories sur l'hypnose de l'École de la Salpêtrière vont le conduire à repenser les processus et instances psychiques, et en premier lieu les concepts d'inconscient, de rêve et de névrose puis à proposer une technique de thérapie, la cure psychanalytique. Freud regroupe une génération de psychothérapeutes qui, peu à peu, élaborent la psychanalyse, d'abord en Autriche, en Suisse, à Berlin, puis à Paris, Londres et aux États-Unis.
En dépit des scissions internes et des critiques émanant de certains psychiatres, notamment, et malgré les années de guerre, la psychanalyse s'installe comme une nouvelle discipline des sciences humaines dès 1920. Freud, menacé par le régime nazi, quitte alors Vienne pour s'exiler à Londres, où il meurt en 1939. La « psycho-analyse », dont le terme apparaît en 1896, repose sur plusieurs hypothèses et concepts élaborés ou repris par Freud. La technique de la cure, dès 1898 sous la forme de la méthode cathartique, avec Joseph Breuer, puis le développement de la cure type, est le principal apport de la psychanalyse. L'hypothèse de l'inconscient approfondit la représentation du psychisme. Des concepts, comme ceux de refoulement, de censure, de narcissisme, de Moi et d'idéal du Moi, ou davantage métapsychologiques comme les pulsions, la première topique et la seconde topique, le complexe d'Œdipe ou l'angoisse de castration, entre autres, vont, peu à peu, développer et complexifier la théorie psychanalytique, à la fois « science de l'inconscient », selon Paul-Laurent Assoun et savoir sur les processus psychiques et thérapeutiques.

JANET: (30 mai 1859 à Paris – 27 février 1947) est d'abord un philosophe puis un psychologue et enfin un médecin français. C'est une figure majeure de la psychologie française du XIXe siècle Il créele terme de subconscient.

KRAEPELIN : (né en 1856 à Neustrelitz, en Allemagne – mort en 1926) est un psychiatre allemand considéré comme le fondateur de la psychiatrie scientifique moderne. Élève de Bernhard von Gudden et de Wilhelm Wundt, fondateur de la psychologie expérimentale, Kraepelin s’est efforcé, tout au long de sa carrière, de créer une classification des maladies mentales fondée sur des critères cliniques objectifs. Après avoir été professeur de psychiatrie à l'université de Dorpat, en Estonie, jusqu'en 1890, il s'établit comme psychiatre à Munich.

LAGACHE : (1903-1972) est un psychiatre et psychanalyste français. Daniel Lagache est admis à l’École normale supérieure en 1924, en même temps que Raymond Aron, Paul Nizan et Jean-Paul Sartre. Il est reçu troisième à l’agrégation de philosophie en 1928. Intéressé par la psychopathologie, il commence, sur les conseils de son maître Georges Dumas, des études de médecine puis de psychiatrie et devient chef de clinique auprès de Henri Claude. Nommé maître de conférences en psychologie à l’université de Strasbourg en 1937, il succède à Paul Guillaume dans la chaire de psychologie de la Sorbonne (premier psychanalyste nommé dans cette faculté) en 1947, puis à Georges Poyer dans celle de psychologie pathologique en 1955. Il a constitué en 1952 le Laboratoire de psychologie sociale. Il participe avec Jacques Lacan à la fondation de la Société française de psychanalyse en 1953 et, dix ans plus tard, à celle de l'Association psychanalytique de France, dont il est le premier président. Dans son enseignement, Lagache aborde les différents domaines de la psychologie, s’y montrant constamment soucieux de synthèse, dans l’esprit de sa remarquable leçon inaugurale sur L’Unité de la psychologie : psychologie expérimentale et psychologie clinique (1949). Mais son œuvre est essentiellement psychopathologique. D’abord d’inspiration phénoménologique, elle utilise largement les conceptions de Karl Jaspers, en particulier dans Les Hallucinations verbales et la parole (thèse de médecine, 1934) et dans La Jalousie amoureuse (thèse de lettres, 2 vol., 1947). Après avoir fait une psychanalyse didactique avec Rudolph Loewenstein, Lagache oriente sa recherche dans une perspective freudienne et devient, à ce titre, une des personnalités les plus marquantes du mouvement psychanalytique français. Son petit ouvrage La Psychanalyse (1955) est « un modèle d’exactitude dans les notions et un exemple d’ouverture quant à la diversité des champs d’application » (Didier Anzieu). Ses rapports, parus dans la revue La Psychanalyse, sur « Le Transfert » dans la cure psychanalytique (1952), sur « Psychanalyse et structure de la personnalité » (1961), sur « Fantaisie, réalité, vérité » (1963), ainsi que de très nombreux autres articles et communications, témoignent de son expérience clinique et de ses recherches approfondies en psychanalyse. Fondateur et directeur d’une collection intitulée Bibliothèque de psychanalyse et de psychologie clinique, Daniel Lagache fut l’animateur du projet du Vocabulaire de la psychanalyse (1967), rédigé sous sa direction par Jean Laplanche et Jean-Bertrand Pontalis. Il chercha également à introduire les conceptions freudiennes dans la psychologie sociale, pour laquelle il créa un laboratoire à la Sorbonne, et dans la criminologie ; il consacra plusieurs études à la criminogenèse. Son influence reste grande sur la psychopathologie et la psychanalyse françaises contemporaines, surtout dans le monde universitaire.

MILGRAM : (15 août 1933 à New York - 20 décembre 1984 à New York) est un psychologue social américain. Il est principalement connu pour l'expérience de Milgram (sur la soumission à l'autorité) et l'expérience du petit monde. Il est considéré comme l'un des psychologues les plus importants du XXe siècle.

PINEL : (20 avril 1745 à Jonquières (Tarn) - 25 octobre 1826 à Paris) est un aliéniste français. Il fut pour l'abolition des chaînes qui liaient les malades mentaux et, plus généralement, pour l'humanisation de leur traitement. Il travailla notamment à l'hôpital Bicêtre. On lui doit la première classification des maladies mentales. Il a exercé une grande influence sur la psychiatrie et le traitement des aliénés en Europe et aux États-Unis. Après la Révolution Française, le docteur Pinel bouleverse le regard sur les fous (ou "aliénés") en affirmant qu'ils peuvent être compris et soignés. Il préconise un traitement moral qui anticipe nos psychothérapies modernes.

VERA et MIRABEL SARON (1993 – 2004) : Démarche d’évaluation spécifique aux TCC. Il s’agit d’une approche qualitative qui consiste à analyser de manière diachronique et synchronique le comportement du patient afin de comprendre la dynamique de son comportement actuel.

WUNDT : né le 16 août 1832 à Neckarau (aujourd'hui quartier de la ville de Mannheim) et mort le 31 août 1920 à Grossbothen (près de Leipzig), physiologiste de formation, est un psychologue et philosophe allemand. Il est le fondateur, en 1879 du premier laboratoire de psychologie expérimentale, à Leipzig où viendront se former de nombreux étudiants européens et nord-américains aux méthodes de la psychologie expérimentale. Il a effectué des travaux sur la perception. Il s'intéressa aussi à la mesure de la complexité des processus psychologiques par la méthode « des temps de réaction ». Il est le premier à utiliser la méthode expérimentale de l'introspection.



22/06/2012
0 Poster un commentaire

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 1515 autres membres