Cours de psychologie

Notions clés

10 Heuristiques de Nielsen : visibilité du statut du système (le système doit donner des retours immédiats compréhensibles par l’utilisateur sur l’état du système), correspondance entre le système et le monde réel (le système doit parler la langue des utilisateurs, les mêmes  mots ou concepts et expressions, métaphores qui sont compréhensibles pour l’utilisateur), contrôle et liberté de l’utilisateur (les utilisateurs doivent garder la liberté sur ce qu’ils font ou ce qu’ils ont fait), consistance et standards (les utilisateurs ne doivent pas se demander si des mots, des actions veulent dire la même chose), prévention des erreurs, reconnaissance plutôt que rappel, flexibilité et efficience de l’utilisation, « design » et esthétique minimaliste, aide à la reconnaissance, au diagnostic et à la correction, aide et documentation.

Acceptabilité : usage effectif ou son l’intention de l’usage d’un produit, d’une technologie. Déterminant de l’usage, mais ce n’est pas le seul. L’acceptabilité se détermine en fonction de sa fonctionnalité, son utilité. Mais également en fonction de son utilisabilité, son  coût, sa sécurité. Et en plus de cela il y a des facteurs psycho-sociaux et sociologiques. Il y a également des enjeux politiques, engagement, pressions sociales et organisationnelles, image de soi.

Activité : ce qui est mis en œuvre pour réaliser la tâche. Dans l’activité mis en œuvre il y a bien souvent une part non observable (activité mentale) et une part observable (comportement).

Amnésie permanente chez l’enfant : amnésie par lésions cérébrales précoces. Hippocampe touché : amnésié antérograde, mémoire autobiographie perturbée, langage à peu près préservé, connaissances sur le monde normales, scolarité plus ou moins normale, apprentissage de nouveaux concepts. En dépit d’un oubli antérograde sévère, des enfants peuvent se développer à peu prés normalement sur le plan cognitif, former un stock lexico-sémantique normal et par ailleurs acquérir des connaissances générales sur le monde.

Amnésies psychogènes ou fonctionnelles : traumatisme psychologie, perte d’identité personnelle, atteinte mémoire autobiographique.

Apprentissage explicite : apprentissage intentionnel et conscient. On apprend en toute conscience.

Apprentissage implicite : pas de conscience au moment de l’apprentissage. C’est un apprentissage non intentionnel et non conscient. L’enfant apprend beaucoup sans en avoir conscience.

Approche bottom up : va mettre en œuvre des stimulations sensorielles du côté négligé de façon à ce que le traitement repose plus sur les côtés plus automatique. De telle façon que l’on n’invite pas le contrôle volontaire et conscient du patient. Ces approches bottom up sont les plus utilisées, car ce sont celles qui donnent les résultats les plus encourageant, néanmoins les effets sont limités dans le temps.

Approche top-down : vise à amener le patient à mettre en place consciemment des stratégies d’exploration de l’espace qui l’amène à porter son attention volontairement sur le côté négligé.

Attention : prise de possession par l’esprit, sous une forme claire et vive, d’un objet ou d’une suite de pensées parmi plusieurs qui semblent possibles. La focalisation, la concentration et la conscience en sont l’essence. Se mesure indirectement et a de multiples facettes.

- Comporte 3 aspects : attention sélective ou focalisée (concentration sur une dimension du message), attention divisée ou concurrence cognitive (écoute dichotomique), et attention soutenue ou maintenue (maintenir une attention, test de l’horloge).

- Conception multidimensionnelle au sens où l’attention doit être vue comme une instance de sélection (sélection de ce qui vient de l’environnement et de ses propres connaissances), de distribution de ressources (gérer et définir les priorités), de régulation du comportement (adapter le fonctionnement de l’organisme en fonction de ce qu’il reçoit et traite) et de contrôle du comportement (différencier le fonctionnement exécutif et automatique).

- La mobilisation de l'attention a deux aspects : ascendante ou bottom up (l'attention est capturée d'un coup par une stimulation extérieure), et descendante ou top down (mise en place des ressources, élaborer un plan d'action). On distingue deux types de traitements attentionnels : ascendant/descendant (processus automatique, traitement de type ascendant et dirigé par les données, et processus contrôlé, traitement de type descendant et dirigé par les concepts), et traitement parallèle/sériel (processus automatique, peuvent être exécutés en parallèle, sans interférences ; et processus contrôlé, sont de nature séquentielle, avec interférences).

- 6 types d’attention : attention automatique (plutôt rapide, se déroule de façon autonome et assez irrépressible. Les processus ne consomment pas ou peu de ressources attentionnelles, et leurs déclenchements sont non attentionnels et s'effectuent en dehors de tout contrôle conscient/automatique. C'est plutôt un type ascendant d'attention et dirigé par les données de l'environnement), attention contrôlé (exécutée lentement, déclenchée de façon délibérée, utilise beaucoup de ressources attentionnelles et fonctionne généralement de manière séquentielle. La plupart du temps, les processus se déroulent de façon consciente et peuvent être facilement interrompu par une action volontaire ou une décision du sujet. On parle ici d'une attention plutôt descendante et dirigée par les connaissances et les buts du sujet), attention explicite (attention ouverte, l’attention peut être déplacée en même temps que le regard, le sujet détecte un stimulus et déplace son regard), attention implicite (attention couverte, le sujet peut porter son attention vers un stimulus qu’il ne regarde pas, qui est dans une partie périphérique de sa vision), attention exogène (guidée par le stimulus, prépare l'organisme à réagir à une information nouvelle, relativement automatique, ses effets sont de durée brève et cette attention est difficile à inhiber une fois déclenchée, c’est l’orientation réflexe), attention endogène (guidée par le sujet, permet à l'individu d'identifier la nature de l'évènement détecté, attention contrôlée, ses effets sont de durée plus longue et c'est un mode d'orientation facile à interrompre une fois qu'il est mis en place).

Attention network test (ANT) : par Gin Fan, basé sur le modèle tripartite élaboré par Posner. Un versant cérébral/cognitif, un autre chargé du contrôle attentionnelle, et un dernier chargé de l'alerte. On parle de la trinité de Posner. Inspiré de la tâche de Flankers combiné avec la tache d'orientation de l'attention avec indicage. Consiste à indiquer la direction d'une flèche en appuyant sur une touche. L'indice procure une information sur quand et où la flèche va apparaître. La cible est une flèche centrale qui implique une réponse droite ou gauche. Enfin la cible est entourée (flanquée) de flankers, c’est-à-dire des flèches allant dans le sens inverse de la flèche cible. Du point de vue des indices on aura plusieurs combinaisons possibles.

Autisme : aussi appelé TED ou TSA, c’est un trouble neuro-développemental. La diversité de tableaux d’autisme s’accroît au moment de l’adolescence et lors du passage à l’adulte. C’est à ce moment-là que peuvent apparaitre des symptômes psychopathologiques (phobiques, des troubles anxieux, des troubles obsessionnels compulsifs, et des troubles psychotiques notamment des idées de persécution, des perceptions anormales). Le diagnostic de l’autisme commence à être clair à l’âge de trois ans, mais avant il y a d’autres signes non spécifiques (absence de babillage a 12 mois, absence de gestes communicatifs, absence de mots à 16 mois, absence de phrases de 2 mots spontanés à 24mois).

Bissection de ligne : pour détecter et évaluer l’héminégligence. Le sujet doit tracer une marque de façon à obtenir 2 segments égaux de part et d’autre de sa marque, mais les sujets héminégligents tracent une ligne trop à droite.

Comportements pivots : tout ce qui permet au plan comportemental de mettre en place les apprentissages (processus cibles : imitation symbolique, attention conjointe…).

Dysharmonie psychotique : on ne peut pas parler de trouble psychotique de l’autisme qui est un trouble neuro-développemental. Les dysharmonies psychotiques décrivent le ralentissement du processus psychotique sur différents secteurs du développement.

- 3 grands domaines : émotionnel (trouble de régulation), social (troubles des comportements sociaux et interactions) et cognitif (trouble de la pensée, des conduites, mauvaise organisation du sentiment de soi et du rapport à la réalité.)

- D’autre part, les troubles sont plus tardifs (vers 3/4 ans). La symptomatologie est aussi très variable. Les manifestations cliniques se modifient au cours de l’évolution. L’évolution est aussi plus favorable que celle de l’autisme.

ECB : échelle de Catherine Bergego pour évaluer et détecter l’héminégligence. Comprend 10 items avec une possibilité de coter l’intensité du trouble en 5 points. Utilisation en hétéro-évaluation (le psychologue observe des actes de la vie quotidienne du patient), mais le patient peut aussi le passer en auto-évaluation.

Ecoute dichotique : par Donald Broadbent, épreuve qui consiste à envoyer simultanément à chaque oreille des messages de signification différente et à noter ceux qui sont les mieux perçus. Un casque maintient sur la tête du sujet deux écouteurs appliqués sur chacune des oreilles. Chaque écouteur est relié à une piste magnétophonique propre. On peut faire ainsi parvenir à chaque oreille, simultanément, des messages différents, cette rivalité permettant de rechercher s'il existe une prépondérance de l'une ou l'autre oreille pour le matériel présenté.

Ecriture idéographique : représentation graphique d’un mot ou d’une idée, renvoie au champ acoustique, concept abstrait.

Ecriture logographique : écriture par symboles. Ce n’est pas arbitraire, ça se veut signifiant, et on peut combiner plusieurs éléments. Comme l’écriture de l’Egypte antique. Par la logographie on développe la créativité du langage.

Ecriture pictographie : représentation graphique schématique ayant fonction de signes. Différent du néogramme qui renvoie à des notions abstraites.

Ecriture syllabique : l’image est simplifiée pour créer un son. Comme l’écriture chinoise.

Encodage : ensemble de processus qui perçoivent une nouvelle information ; peuvent être plus ou moins automatiques (n’exigent pas d’attention et s’effectuent sans contrôle volontaire) ou peuvent mobiliser un certain effort (exigent de l’attention).

Effet d'ambigüité : reconnaître un mot avec plusieurs significations est plus rapide qu'un mot qui n'en a pas. Le mot « pensée » active ses différentes significations qui renvoient des activités au mot.

Effet d’amorçage sémantique : facilitation de reconnaissance d’un stimulus si avant on a présenté un stimulus relié. 2 types : effet d’amorçage sémantique direct (le stimulus est précédé d’un stimulus directement relié à lui) et effet d’amorçage sémantique indirect (le stimulus est précédé d’un stimulus qui est relié à lui par un autre stimulus).

Effet d’unicité phonologique : nombre de phonème à partir duquel le mot devient unique dans la langue.

Effet de contexte : implique qu’un mot sera reconnu plus rapidement dans un contexte à la fois pragmatique et discursif (les mots environnant le discours).

Effet de fréquence : (le plus robuste) plus un mot est familier, plus on le reconnait. L’effet de l’âge de l’acquisition est également assez robuste, d’ailleurs les mots appris en premiers ont tendance à être également les mots les plus fréquents. Cela dit, l’effet de fréquence est un effet fort, même quand on neutralise l’effet de l’âge de l’acquisition. On parle de fréquence, familiarité, ceci dit, on distingue deux types de fréquence : la fréquence objective (calculée sur des larges corpus. L’idée est de bâtir des corpus les plus larges possible représentatif de l’environnement), et la fréquence subjective (on s’intéresse aux normes, à ce moment-là).

Effet de l’interaction entre la fréquence du mot et la fréquence des voisins phonologique : un mot de faible fréquence est reconnu plus lentement s’il possède des voisins plus fréquents que lui. En revanche, un mot de haute fréquence est reconnu d’autant plus rapidement quand ses voisins sont moins fréquents que lui.

Effet de position : renvoie à la position d’un phonème dans un mot. Cet effet implique qu’un phonème peut être reconnu plus rapidement selon sa position. On le reconnait plus rapidement lorsqu’il est placé dans un mot de façon tardive. Les processus ascendant et descendant, le fait que l’on a déjà reconnu le mot dans sa globalité permet la reconnaissance du phonème plus rapidement. Cela suppose également que les processus ascendant et descendant fonctionnent de façon simultanée, on suppose alors un haut degré d’activité entre les traitements lexicaux et les traitements pré-lexicaux.

Effet de synonyme : reconnaître un mot qui comporte des synonymes gênant comparé à un mot qui ne présente pas de synonyme. Modèle de MC Lelland et Rumelhart avec des activations entre le niveau sémantique et lexical et des inhibitions latérale au niveau lexical qui ralentissent le traitement du mot initial.

Effet du voisinage phonologique : un mot est voisin phonologique d’un autre mot quand on peut l’obtenir seulement en changeant un seul phonème. La définition première est celle de substitution. D’autres définitions sont plus élargies, et ainsi la substitution peut impliquer l’ajout ou la soustraction d’un nombre de phonème plus important. 

Epreuve de barrage : par Albert en 1973, pour évaluer et détecter l’héminégligence. On propose au patient de barrer les items de droite ou de gauche, et on comptabilise les items omis. Dans le cas le plus fréquent de l’héminégligence par lésion du lobe pariétal droit on a des omissions significativement plus fréquentes à gauche qu’à droite. Quand le trouble est sévère il y a un gradient, plus le patient avance dans la tâche, et plus il consomme de ressources, il se fatigue, et moindre est sa performance. Les tests de barrages sont aussi très sensibles et permettent une quantification du trouble. Toutefois c’est un peu éloigné des activités quotidiennes du sujet.

Ergonome : spécialiste des interfaces homme-machine (IHM) chargé d’adapter des outils informatiques aux capacités cognitives humaines. Il est capable d’évaluer des interfaces sur des critères qualitatifs et quantitatifs. Et il propose des recommandations qui dirigeront la conception ou la modification des produits informatiques.

Ergonomie : l’étude des interactions entre les êtres humains et les autres composants d’un système. On définit l’ergonomie comme une profession et comme une discipline scientifique. En tant que pratique professionnelle, l’ergonomie va appliquer des principes théoriques, données et méthodes en vue d’optimiser le bien-être des personnes et de performances globales des systèmes et des organisations.

- L’ergonomie poursuit deux objectifs : pour les personnes (améliorer la facilité d’utilisation, la sécurité, la satisfaction, le bien-être des personnes), et pour les organisations (améliorer l’efficacité, la qualité, la productivité des systèmes). Assez souvent ces 2 objectifs ne sont pas contradictoires, ils se rejoignent. De manière général, plus l’utilisateur est content, plus le produit va se vendre.

- L’ergonomie peut être découpée en trois grands domaines selon la nature même des interactions qui vont être étudiée : ergonomie physique (interactions physique. Porte son attention sur les caractéristiques de nature physique, les contraintes biologiques, physiologiques. C’est dans ce type d’ergonomie où on veut faire de la prévention pour des douleurs chronique), ergonomie cognitive (interactions en termes d’échange d’information. Se centre essentiellement sur l’activité cognitive des personnes, les activités mentales), ergonomie organisationnelle (se centre sur la composante sociale des interactions. Se rapproche de la psychologie du travail).

Espace visuelle : l’espace du point de vue psychologique concerne les propriétés spatiales des objets y compris le corps propres et les relations spatial qu’ils entretiennent.

Expertise : on s’intéresse au traitement d’information. 2 types d’expertise : l’expertise dans le domaine de connaissance concerné, et l’expertise dans le domaine de l’activité.

Extinction : trouble qui se manifeste lorsqu’il y a présence de plusieurs stimuli à gauche et droite en même temps dans le champ visuel du patient. Le patient rapporte uniquement ce qu’il voit dans son hémichamp droit. Alors qu’en condition de stimulation simple (1 côté à la x) le patient rapporte bien.

Hémi-inattention : déficit comme l’héminégligence mais plutôt de nature attentionnel.

Hémianesthésie : perte de la sensibilité de l’hémicorps.

Hémianopsie : perte de la vision, hémi-aveugle.

Héminégligence : syndrome clinique quasiment spécifique de l’atteinte unilatérale de l’hémisphère droit (la présence d’un comportement d’héminégligence par lésion gauche, touchant l’hémi-espace droit est observée seulement dans 4 à 5 % des cas).  Négligence du champ controlatéral à la lésion. Se traduit par une réponse absente ou diminuée face aux stimuli présentés dans la partie gauche de l'espace. Est un déficit supramodal qu'il n'est pas possible de rattacher à un déficit moteur ou sensoriel isolé, peut être mise en évidence dans toutes les modalités sensorielles, mais en général plus fréquente et plus sévère dans la modalité visuelle. Cela survient chez des personnes ayant une vision normale, et pourtant ces personnes se comportent comme si la moitié controlatérale à la lésion n’existe pas. Cela se manifeste dans toutes les activités de la vie quotidienne. Le trouble peut être sévère, mais il peut avoir une récupération plus ou moins lente, mais importante.

- Le réseau neuronal dont la lésion cause les symptômes comprend différentes régions cérébrales : lobes frontal et pariétal, thalamus. Le plus fréquemment c’est la jonction temporopariétale (lobule pariétal inférieur et gyrus supramarginal) qui est lésée. Un trouble de l'attention spatiale explique la plupart, mais non la totalité, des phénomènes cliniques de l’héminégligence spatiale unilatérale gauche.

- 3 tests : ECB, épreuve de barrage, bissection de lignes.

- On distingue 3 types : négligence extra-personnelle (trouble centré sur chaque objet considéré individuellement, dissociation entre l’espace proche peripersonnel et l’espace lointain, dyslexie de négligence), négligence représentationnelle (difficulté dans la représentation mentale de l’espace), et négligence personnelle et asomatognosie (négligence d’une partie de son corps, extinction).

Hémiparésie : paralysie d’un hémicorps.

Hypermédia : plusieurs médias en même temps organisés de la même façon qu’un hypertexte. Hypermédia +  hypertexte. Présentation combinée d'informations de nature différente (image et texte).

Hypertexte : les hypertextes sont des systèmes composés de plusieurs pages/textes/nœuds reliés entre eux. Moyen de présentation non-linéaire. Système composé d'unités de texte reliées entre elles (quasi-totalité sont souvent aussi des hypermédias).

Hypokinésie directionnelle : possibilité de motricité mais sous utilisé.

Ictus amnésique idiopathique : trouble massif de la mémoire épisodique qui survient brutalement chez une personne en bonne santé et est totalement réversible. L’âge moyen de survenue de l’IAI est au-delà de 50 ans. Ictus, car survient brutalement. Le trouble est soudain mais aussi fugace (régresse spontanément) chez une personne en bonne santé. Idiopathique, car concernant les causes possibles au niveau cérébrales, il y a peu de certitudes. Chez la personne la structure et le fonctionnement cérébral sont préservés. Il n’y a pas de lésions fonctionnelles qui sont mises en évidence. Il y a une piste vasculaire pour expliquer l’IAI (terrains migraineux). On ne connaît pas l’étiologie de l’IAI. La personne a des troubles  antérograde et plus rare rétrograde. Toujours capable de raisonnement, le discours est intact et le comportement reste adapté. Les troubles régressent spontanément et ne laisse aucune séquelle à l’exception d’une amnésie lacunaire qui porte sur tout ou une partie de l’épisodique. Ce qui est préservé est la mémoire procédurale, la Mdt et la mémoire sémantique. Ce qui est perturbé est la mémoire épisodique. La personne forme des représentations mnésiques et est capable de retenir des connaissances sémantiques.

Inattention hémi-spatial : déficit comme l’héminégligence mais avec l’idée que l’on a une difficulté d’ordre attentionnel qui se traduit dans une difficulté à traiter l’espace.

Interface : c’est la partie de l’objet par lequel l’utilisateur agit.

Macro structure sémantique : texte plus global.

Mémoire : capacité à encoder, stocker et retrouver de l’information. La mémoire au sens stricte est un sous ensemble de la mémoire au sens large qui est constitué par l’ensemble des processus et système qui détermine la capacité de stocker, transformer et réactualiser les souvenirs singuliers et autobiographiques, qui se réfère au passé de l’individu.

- Plusieurs mémoires :

+ mémoire biologique ou phylogénétique : ensemble des processus et systèmes de conservation de toute réponse acquise et des activités par lequel un organisme modifie son comportement en fonction de son expérience.

+ mémoire à court terme : MCT, système mnésique de capacité limitée qui sous-tend la réalisation de tâches qui nécessitent le maintien en mémoire d’informations disponibles pour un traitement immédiat.

+ mémoire à long terme : MLT, permet d’acquérir des informations de façon durable et sa capacité est très importante).

- 5 principaux systèmes de mémoire :

+ mémoire procédurale : permet d’acquérir progressivement des habiletés avec l’entraînement qui comprend de nombreux essais, les stocker et les restituer sans faire référence à l’expérience antérieure. Mémoire plutôt automatique et à laquelle on accède difficilement de manière consciente et dont les opérations s’expriment dans l’activité du sujet. Cette mémoire repose sur la mise en jeu de structures sous corticales en particulier, le striatum et le cervelet.

+ mémoire perceptive : permet d’acquérir des habiletés perceptives, des connaissances relatives à la forme et à la structure des objets. Ne traite pas de la sémantique. Joue un rôle important dans l’identification des objets, des mots. Elle est impliquée dans l’expression inconsciente ou implicite de la mémoire. Les aires impliquées sont au niveau du cortex visuel : occipital (en particulier HD). Pour la modalité auditive on peut citer comme susbtrat le cortex auditif, en périphérie du gyrus de Heschl.

+ mémoire sémantique : permet l’acquisition et la rétention de connaissances générales sur le monde. Construite au travers de l’expérience du langage. Permet de fournir au sujet le matériau nécessaire pour réaliser des opérations cognitives sur des aspects du monde qui ne peuvent être appréhendé par la perception immédiate, qui ne sont pas dans le présent cognitif du sujet. Cette mémoire joue un rôle central dans la vie cognitive du sujet. Elle est indispensable à l’utilisation du langage mais pour autant elle ne s’y réduit pas. Elle comprend aussi de nombreux autres aspects indépendants du langage, en autres : la connaissance des règles, des algorithmes, des symboles non linguistiques… Repose sur un réseau de neurones partagé avec la mémoire épisodique. On sait que les cortex temporaux et frontaux sont très impliqués.

+ mémoire de travail : MdT, système à capacité limitée qui permet le maintient temporaire et la manipulation d’information sous un format accessibles pour permettre à  l’individu de réaliser des tâches cognitives diverses. Parmi elles, on note des tâches de haut niveau : raisonnement, compréhension d’un discours, situation de résolution de problème. Pour Baddeley, dans la MdT il y a le calepin visuo-spatial et la boucle phonologique pour maintenir un grand nombre d’informations, et le buffer épisodique pour encoder dans la mémoire épisodique et dans la récupération. Les épicentres des réseaux neuronaux impliqués se trouvent dans le cortex frontal. On sait que pour la boucle phonologique, on peut dissocier 3 sous ensembles de réseaux neuronaux qui ont chacun un épicentre dans le cortex frontal et un autre dans le cortex pariétal.

+ mémoire épisodique : reçoit et stock des informations concernant des épisodes ou des événements temporellement datés ainsi que leurs relations spatio-temporelle. Cette mémoire nous permet de nous souvenir et de prendre conscience des évènements personnellement vécus situés dans leur contexte d’acquisition spatio-temporelle. A partir du moment où le sujet a pu stocker cela on parle de souvenir. Au delà de ça, on note que ces évènements impliquent une impression subjective de souvenirs. Elle rend possible la récupération consciente d’évènement personnellement vécus. En termes de substrat cérébraux, les lobes temporaux médians (faces internes) et l’hippocampe sont impliqués. Les travaux récents montrent une implication du cortex frontal.

- On peut également ajouter :

+ mémoire autobiographie : indispensable à l’identité, qui suis-je, on conçoit la mémoire autobiographique comme à très long terme et ayant plusieurs fonctions importantes (joue un rôle central dans la construction d’identité et dans son maintient. Cette mémoire qui est à l’origine du sentiment de continuité dans le temps, elle permet la poursuite des buts de vie, et elle forme et consolide les interactions au sein de la famille et les interactions sociales. Forts liens/proximité entre mémoire autobiographique et mémoire épisodique. Les travaux ont permis de distinguer deux composantes majeures de la mémoire autobiographique : il y a un aspect sémantique (stocke à long terme la connaissance qu’a un individu de son passé, connaissances générales sur soi et les proches) et un aspect épisodique (évènements personnels spécifiques situés dans un contexte spatiotemporel précis).

+ mémoire prospective : fait partie de la mémoire épisodique, permet de former et de rappeler des intentions. Il y a deux aspects : une composante rétrospective, voyage dans le passé, et une composante prospective, voyage dans le futur. 2 types de mémoires prospectives distinctes selon le mode de récupération de l’intention : soit la récupération de l’intention est basée sur un évènement [event-related], soit la récupération de l’intention est basée sur le temps [time-based].

Métaphores attentionnelles :

- filtre attentionnel : par Broadbent, l’attention constitue un filtre permettant de sélectionner certaines informations et d’interdire aux autres l’accès au système central de traitement dont la capacité est limitée.

- ressource et effort : par Kahneman, l’attention est un réservoir limité d’énergie mentale dans lequel nous puisons. Aspect intensif énergétique de l’attention sans souligner les aspects sélectifs et d’orientation.

- faisceau attention : par Posner, le faisceau se déplace dans le champ visuel pour y sélectionner les stimuli attentivement traités. D’autres auteurs suggèrent que la taille du faisceau est réglable et peut soit englober la totalité du champ perceptif [attention diffuse] ou soit se concentrer sur un point unique [attention concentrée].

- zoom : par Eriksen, complète le faisceau de Posner, ici le faisceau peut soit être un pinceau fin concentrant une grande quantité de ressources attentionnelles sur un endroit limité aboutissant à une focalisation intense et autorisant une grande sélectivité, soit être de forme plus large, plus diffuse, distribuant sur une grande surface la même quantité de ressources, dès lors moins concentrées.

- fenêtre attentionnelle : par Reeves, c’est l’empan visuel.

- glue : par Trisman et Gelade, l’attention joue un rôle de glue assemblant les différentes caractéristiques en un objet. Notre attention peut être capturée par des évènements saillants à cause du contenu qui a une valeur adaptative importante.

- rehaussement : par Laberge, image d’une rivière qui coule avec différents courants qui sont représentés par différentes couleurs. Puis, un des courants s’élargit jusqu’à occuper toute la rivière. Voilà ce qui se passe quand l’esprit est occupé par une pensée, quand quelque chose occupe tout l’espace mental.

Mobilisation ascendante de l’attention (bottom-up) : l’attention peut être capturée brutalement par la survenue d’un évènement dans l’environnement, processus automatique.

Mobilisation descendante de l’attention (top-down) : rechercher des objectifs, élaborer un plan et mobiliser des ressources pour le mettre en action, processus contrôlé.

Modèle Trace (1986) : modèle computo-symbolique classique. C’est un modèle interactif supposant des mécanismes ascendant et descendant. Le phonème activé va envoyer de l’activité vers suc, et suc va envoyer des activations vers les phonèmes. Parallèlement, les phonèmes non utilisés sont inhibés. C’est aussi un modèle connexionniste, malgré le fait qu’il n’y ait aucune plausibilité biologique. Ces unités de traitements s’activent de façon plus ou moins facile en fonction de leur fréquence. Il est capable aussi de rendre compte de phénomènes plus sensibles, notamment les effets de positions et de contexte expliqués par les effets descendants. Ce modèle est aussi capable de rendre compte de l’interaction (cf.suc et sac).

Morphème : plus petit élément significatif, qui donne une combinaison de sens.

Mots homonymiques : plusieurs interprétations non reliées entre elles.

Mots polysémiques : plusieurs interprétations reliés plus ou moins entre elles.

Multimédia : présente de l'information avec différents médias sous différentes formes en même temps.

Noèse : différents états de consciences associés à chacun des sous systèmes de mémoire, le fait de penser. En 3 niveaux :

- 1er niveau : mémoire anoétique, absence de prise de conscience.

- 2ème niveau : mémoire noétique, niveau de conscience qui permet d’avoir une conduite introspective sur le monde ; qui permet de prendre conscience du monde.

- 3ème niveau : mémoire autonoétique, permet au sujet de prendre conscience de sa propre identité et de son inscription dans le temps, c’est ce niveau de conscience et cette mémoire qui nous permet de naviguer dans le temps et de se projeter dans l’avenir.

Paradigme : on se pose une question et on interroge la réalité.

Pragmatique du langage : étude cognitive, sociale et culturelle du langage et de la communication. Se donne pour objectif de répondre à la question : comment définir et étudier l’utilisation du langage en contexte de communication ?

Pragmatisme : philosophie tournée vers le monde réel, on prend en compte la situation.

Proposition : au sens sémantique, est la plus petite unité d’informations où on peut dire que la réponse est vraie ou fausse. Arguments organisés autour d’un prédicat. C’est la plus petite unité d’information sur laquelle on peut se prononcer sur la valeur de vérité. Elle est composée d’un prédicat et de un ou plusieurs arguments.

Récupération : renvoie à plusieurs mécanismes. L’une peut être implicite (le sujet ne se rend pas compte de ce qu’il utilise) ou plus explicite et délibérée (on peut récupérer de l’information de manière automatique, situation dans laquelle on est confronté à un indice qui génère de manière irrépressible la récupération de l’information ; et on a des modes de récupérations plus stratégiques, où l’individu génère des indices lui permettant d’accéder à l’information souhaitée).

Relation associative : des concepts qui apparaissent souvent ensemble.

Relation sémantique : on retrouve souvent ensemble les mêmes mots, comme pour les synonymes.

Représentation : par l’approche cognitive, la représentation est l’image interne. La représentation mentale est synonyme de connaissance, ce qui cause une rupture avec le Béhaviorisme. La représentation est centrale en cognitive, mais difficile à aborder. 2 types : représentations types (constructions relativement permanentes, qui dépendent peu de la situation, et qui sont stockées en MLT. C’est la connaissance), représentations occurrentes (constructions circonstancielles faites à des fins spécifiques, dans une situation donnée, et pour satisfaire certaines exigences. C’est contenu dans la MdT, c’est fugace et disparaît une fois la tâche terminée).

Schéma : structure organisée autour de connaissances. A un rôle dans la perception de la compréhension.

Scripts : type de schéma décrivant une succession d’évènements et de situations. Définit par un schéma temporel.

Signification idiosyncrasique : les mots ne sont pas acquis comme des unités arbitraires, en représentations mentales, les mots restent donc très contextualisés et dépendant des sensations du moment et peuvent acquérir une toute autre signification pour l’enfant.

Stockage : renvoie à des mécanismes qu’il convient de distinguer. On en suppose certains passifs, dont la durée de rétention est brève ; et d’autres mécanismes plus actifs qui se font par la mise en œuvre de mécanismes plus complexes. Dans ce cadre, l’information peut être retenue plus longtemps, même si elle peut être remaniée. Dans ce cas on parle de consolidation. Quand on s’intéresse à la consolidation on a à faire à des échelles de temps très longues, qui sont celles de l’empan de vie.

Syndromes amnésiques permanents : syndrome bi-hippocampique  (épileptique sévère et exérèse des deux parties internes de l’hippocampe ce qui a endommagé grandement la mémoire, incapable à former de nouveaux souvenirs), syndrome de Korsakoff (carence en vitamine B1 chez alcooliques ou personnes dénutries), trouble mnésique d’origine frontale (TC, troubles de la mémoire épisodique et de la MDT), amnésie développementale (syndrome amnésique chez l’enfant, lésions cérébrales périnatales, tumeur cérébrale).

Syndromes amnésiques transitoires : ictus amnésique idiopathique, syndromes amnésiques transitoires symptomatiques (consécutifs à un évènement identifié, on ne met pas en évidence des altérations structurelles ou fonctionnelles).

Syndrome d’Asperger : (par Lorna Wing en 1981). Les symptômes sont : manque d’empathie, interaction unilatérale, naïve, inappropriée, incapacité ou capacité restreinte d’établir des relations amicales, langage répétitif, pédant, faiblesse de la communication non verbale, préoccupation intense pour certains sujets, maladresse et mauvaise utilisation des mouvements, attitudes bizarres.

Système autonoétique : implique une prise de conscience de l’objet et du sujet propre en tant qu’il perçoit l’objet.

Systèmes de représentations perceptives (PRS) : un qui traite spécifiquement de la forme visuelle des mots, un autre qui traite de la forme auditive des mots.

Tâche : ce qui est à faire. La tâche est définie le but à atteindre, c’est-à-dire l’état final souhaité. Mais la tâche définit aussi les conditions, les moyens et les contraintes pour atteindre ce but. Ça c’est commun à toutes les tâches. 2 tâches : tâche prescrite (tâche telle qu’elle est définie par le patron d’organisation, telle qu’elle est prescrite, c’est à dire but, moyen, contrainte, mais telle qui est définit par l’organisation.  On va également distinguer la tâche telle qu’elle est définie par l’employé (but, moyen et contrainte). Il se peut donc que l’employé par expertise redéfinisse le but, le moyen et les contraintes. Et donc il y a eu un écart de la tâche prescrite et de la tâche effective souvent en lien avec l’expertise, et parfois même cette variation peut affecter l’état final souhaité. Dans ce qui est attendu, prescrit par l’organisation, il y a des choses qui ont été exprimé de façon explicite ou implicite. Il se peut que certaines caractéristiques de la tâche au niveau des contraintes, buts et moyens soient implicites [tâche attendue] ou explicite [tâche affichée]) et tâche effective (but et contraintes que se donne la personne).

Tâche de décision lexicale : le sujet doit choisir si oui ou non la suite de lettres constitue un mot. Ce qui intéresse est le temps de décision, la vitesse dont le sujet traite les informations. Il ne s'agit pas de se prononcer sur la signification d'un mot mais de le reconnaître dans le sens de savoir s'il existe ou pas.

Tâche de Flankers : consiste à identifier des distracteurs dans une suite de stimuli.

Tâche de Peterson : on présente une faible quantité de matériel, 3 consonnes présentées sur une fiche et on mesure la rétention de ce matériel après un court délai comportant une tache interférente qui empêcherait la répétition mentale.

TEMPau : permet l’évaluation de la mémoire autobiographique; ils précisent la nature de la représentation mnésique chez le patient.  On pose des questions visant à établir si le patient a un souvenir précis sur une date, le contexte temporel et/ou sur les lieux. On essaie de lui faire produire des choses qui sont véritablement épisodiques. Les patients peuvent peu restituer des détails qui signent l’épisodicité du souvenir, tout se passe comme si, au travers de multiples répétitions, une connaissance s’est construite (processus de sémantisation). Cela permet en cas de déficit de la mémoire épisodique, que les patients peuvent produire des choses qui ressemblent aux souvenirs épisodiques. Avec la sémantisation on passe du très particulier à quelque chose d’un peu générique.

Temps de réaction : temps qui s’écoule entre le stimulus et la réponse, qui s’utilise lors de situation simple sur le plan cognitif, comme par exemple la tâche de perception.

Temps de réponse : s’utilise que les processus sont plus élaborés, comme par exemple pour la tâche de jugement.

Texte : ensemble d’informations linguistiques.

Théories fonctionnelles de la mémoire : acceptent l’hypothèse qu’il existe différents systèmes de mémoire. Ces théories dominent.

Théories structurales de la mémoire : envisagent que ce que certains considèrent comme renvoyant à des systèmes différents renvoient en fait à des tâches différentes. La mémoire serait unitaire.

Trouble de spectre autistique (TSA) : renvoie à une hétérogénéité très importante, des éléments de la triade autistiques apparaissent, mais à des degrés variables.

Trouble envahissant du développement (TED) : dans les années 70-80, nouvelle conception neurobiologique de l’autisme. Regroupe l’autisme, le syndrome d’Asperger.

Utilisabilité : degré selon lequel le produit peut être utilisé par des utilisateurs identifiés pour atteindre des buts définis, avec une efficacité, efficience et satisfaction et ce dans un contexte d’utilisation spécifié. L’utilisabilité se définit toujours par rapport aux personnes, à la situation et au but atteint. 3 critères : l’efficacité va correspondre à l’atteinte du but (l’atteinte du but n’est pas toujours vérifiable) ; l’efficience va être la quantité de ressources mobilisés pour réaliser la tâche (souvent temps de réalisations pour effectuer la tâche qui sera utiliser comme indice, mais il faut entendre qu’il y a une quantité de ressource cognitive derrière) ; enfin la satisfaction est une évaluation subjective de l’interaction par l’utilisateur.

Validité d'un test : on s'assure que le test mesure bien ce qu'il est censé mesurer ; on confronte le nouvel outil à d'autres validés et qui ont fait leur preuve. Capacité à détecter les personnes qui ont un trouble. On considère qu'un test à une valeur diagnostique suffisante s'il permet à la fois de détecter les troubles d'intérêt sans faire trop de fausses détection (faux positifs) ; compromis entre un manque et un faux positif.

Zone fovéale : 1/2° dans le visuel à D/G du point de fixation du sujet.

Zone parafovéale : jusqu'à 5° dans le visuel autour du point de fixation.

Zone périphérique : s'étend au delà de 5° de la fovéa.



08/03/2015
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