Cours de psychologie

Notions clés

Acting-out : qui sert de dernier barrage à l’angoisse, jusqu’au suicide. C’est une sorte de sortie de scène du sujet pour éviter l’angoisse. L’acting-out s’adresse à quelqu’un, il peut donc être interprété, contrairement au passage à l’acte qui est autocentré.

Annulation : renvoie de façon encore plus évidente au rapport que le sujet obsessionnel entretien avec le plaisir, et notamment avec le plaisir de l’autre. On change de contexte théorique, même s’il s’agit de rendre compte du même phénomène et avec des théorisations qui ne sont pas forcément inconciliables. Il s’agit du fait de faire un acte puis dans un second temps de revenir sur cet acte pour l’annuler. Il y a un coté irrépressible, même si le sujet se donne de bonnes raisons pour justifier son comportement.

Autre divisé : ce n'est pas une séparation radicale entre bon et mauvais, ou entre présent et absent, on parle plutôt de point qu'on ne sait pas dans ce savoir, il y a un point d'absence dans ma présence.

Autre dualiste : certains sujets témoignent que l'Autre n'est pas divisé/barré mais il est soit tout bon soit tout mauvais, ou soit présent soit absent.

Caprice de la mère : la référence tierce, la raison pour laquelle la mère n'est pas là à cet instant et qu’elle est là à un autre, n'a pas été transmis à l'enfant ou du moins n'est pas effectif chez le sujet. L'enfant est soumis à la loi de la mère, comme si cet Autre maternel formait sa propre loi et est indépendante de l'enfant puisqu'elle n'introduit pas la référence tierce. L'enfant est assujetti à la loi de la mère. Ce qui n'est pas le désir, puisque la mère ne dit pas pourquoi elle est là ou pas là.

Castration maternelle : il s'agit de la castration de la fonction maternelle, pouvant être soutenue par d'autres personnes que la mère.

Complexe de castration : castration du sujet. Le complexe de castration va mettre en jeu le fait de ne pas avoir le phallus mais aussi les moyens de faire en sorte d'avoir ce phallus. Chez le garçon c'est soutenu par la peur de ne pas en avoir, et chez la fille c'est la nostalgie de ne plus l'avoir. Ce qu'on voit avec cette nouvelle dialectique, avoir ou ne pas avoir le phallus, c'est que ça permet d'ouvrir aux positions névrotiques.

Concept : s’identifie à l’identique pour produire du non-identique. C’est bien parce que le concept s’appuie sur l’impossible qu’il va élever la chose au non-identique, mais au semblable.

Déficience : il y a l’idée de déficit et l’idée vaporeuse du mental. Le mental renvoie lui-même à l’intelligence, qui est impossible à définir. Donc c’est un déficit de pensées (débilité, notion d’abord corporelle puis étendue au mental), et de pensées inconscientes, ce qui complexifie tout.

Eugénisme : bien-être, c’est une thèse du début du XXème siècle qui rassemble l’ensemble des méthodes et pratiques visant à intervenir sur le patrimoine génétique de l’espèce humaine dans le but de le faire tendre vers un idéal déterminé.

Fabrique de l’asymbolisation : consommation du manque et liquidation du désir puisqu’on met en place un objet qui viendrait se préfigurer comme objet du désir à la place de l’objet cause du désir. A pour conséquence des symptômes qui seront logés au-delà du corps, dans l’organisme. A la place de la vie va se mettre en place la survie, comme si le désir est en train d’involuer vers le besoin.

Fétiche : objet matériel, qui se nomme, et qui doit absolument être présent pour que le sujet pervers puisse accéder à sa jouissance. Sans cet objet, il est impossible d'accéder à la jouissance. Le sujet pervers est en quelque sorte prisonnier, soumis inconditionnellement à cet objet.

Formation réactionnelle : transformation en son contraire d’une motion pulsionnelle, qui est un des mécanismes de défense mis en place notamment dans la névrose et plus particulièrement dans la névrose obsessionnelle.

Formes psychotiques : une partie des psychoses qu’on intègre dans le pôle des psychoses. Plusieurs formes : forme paranoïaque (importance de l’agressivité et des tendances projectives, le sujet a un caractère dur, renfermé et parfois il délire, l'organisation de la personnalité est dominée par les défenses caractérielles. Débute vers 3-4ans, relation à la mère ambivalente, père peu présent. Ils sont jaloux et trouvent que tout est injuste à leurs égards. Relation à l’autre sexe conflictuel. Orgueil, mépris, il est détenteur d’un savoir unique. Adaptation excellente, carrière spectaculaire, il peut nuit sans remords pour arriver à ses fins. 3 types de délires : bouffée délirante [aspect onirique avec des thèmes de persécution, de grandeur, mystique…], délires en réseau [rationalisation et persécution], délires en secteur [rationalisation avec des déductions possibles]. Avec l’âge, les traits de caractères s’accentuent et le délire est plus important bien que moins élaboré), forme distanciée (le psychotique donne une impression d'originalité, d'être un peu hors du monde. Vers 2-3ans premières manifestations polymorphes. L’enfant a une relation fusionnelle avec la mère dont il ne supporte pas d’être séparé. Le monde est perçu comme hostile et effrayant. Égocentrisme, influençabilité, différence, distance. Deux inflexions dans le caractère sont possibles, soit un personne faible, fragile qui a l'impression de vivre dans un monde qui ne lui appartient pas, et il a peur que les autres s'en aperçoivent, soit le caractère est mieux affirmé, la personne peut assumer des responsabilités et a moins besoin de distance protectrice. Les relations sont basées sur des modèles, et la sexualité est insatisfaisante. Les délires sont rares. Si l’entourage est solide le sujet peut rester adapté et stable, en cas de solitude et si le distancié perd ses appuis, il peut y avoir une aggravation progressive. Forme de psychose la plus simple, à imputer aux parents. Pour survivre, le psychotique utilise un faux-self névrotique. Il a une demande de la mère infinie. Défaut de symbolisation), forme histrionique (équivalent de l’hystérie névrotique mais puissance 4. La problématique sexuelle et amoureuse est très importante. Manifestation précoce dès 3ans. Relation à la mère fusionnelle et ambivalente qui entraine une demande toujours déçue. Egocentrisme, influençabilité, séduction, théâtralisme, préoccupations corporelles constantes, mauvais contrôle, pensée magique. L’histrionique est principalement centré sur lui-même. Vie chaotique avec beaucoup de changements. Sexualité non satisfaisante. Les crises et délires sont divers, poussés à l’extrême. A la longue, il peut y avoir désinsertion sociale et suicide. La sexuation a échoué, toujours besoin des soins maternels, bloqué au stade oral), inflexion anorexique (anorexie mentale, juste une inflexion du pôle psychotique, refus de s’alimenter mais n’admet pas qu’il y a un problème. Si l’anorexie s’installe, elle marque bien un aménagement caractériel de la psychose. Pulsions mortifères. Ce sujet mélange l'archaïque et l'œdipien. La nourriture se clive entre bonne et mauvaise. La mauvaise est synonyme de sexualité et à ce titre rejetée, la bonne est lisse, asexuée et ne concerne que quelques aliments), décompensations (bouffée délirante aiguë [arrive soudainement et guérit spontanément mais peut récidiver. Le délire a un aspect onirique, en général on trouve des thèmes de persécution, de grandeur, des thèmes mystiques], délires organisés [moins oniriques et plus construits, on voit le délire en réseau qui dure longtemps qui tourne autour du rationalisme et de l’interprétation et concerne l’affirmation de soi et les relations aux autres, le délire en secteur qui est totalement convaincant qui tourne autour de la rationalisation, de l’interprétation et de l’intuition qui concerne les délires de revendications et passionnels avec l’érotomanie]. Ces délires sont engendrés par un manque de la fonction symbolique. L'imaginaire s'emballe et ce qui d'habitude est uniquement imaginaire devient réel pour le sujet. Le thème renvoie lui à l'histoire du sujet et de sa psychogénèse), formes graves de l’enfance (la psychose apparaît très tôt, avant 3ans, d'une façon grave et entraînant un déficit. Evolution bloquée. Instabilité, inhibition, rituel, morcellement, fusion, repli sur soi. Une fois adulte, sans prise en charge, ces personnes seront placées en institution, auront des vies rétrécies, émaillées d'angoisses, des moments délirants et ne pourront pas être insérées socialement et professionnellement. Le sujet reste double, lui et sa mère, pas d’individuation.

Fou : celui qu’on ne comprend pas, aux comportements insensés, aux paroles remplacées par des monophrases ou délires.

Hainamoration : la haine fait partie intégrante de l’amour. Il y a ambivalence entre le bien et le mal, comme il y a ambivalence entre l’amour et la haine.

Histrionisme : action de donner à voir quelque chose, du coté du spectaculaire. Il implique aussi la tendance à assez rapidement érotiser la relation et à créer des rapprochements des distances. Mais ce n'est pas seulement se donner à voir et du patient, ça parle aussi de celui à qui s'adresse cette comédie.

Identification à un symptôme : l'idée est de repérer chez un petit autre, quelqu'un dans l'entourage, une problématique du désir. Cette idée d'identification hystérique c'est qu'il y a une création de lien d'identification avec cet autre car il indique clairement sa problématique de désir.

Infans : celui qui ne parle pas.

Isolation : il s’agit d’une façon de contrôler la libre association. Dans ces cas là on a à faire à des entretiens très réfléchis dans lesquels le patient ne se laisse pas aller à l’association. Cependant, l’idée du psychologue c’est de permettre d’instaurer un régime de parole différent, où le Moi cède un peu, arrête de vouloir tout contrôler, pour laisser parler le sujet et les signifiants imprévus, non anticipables par la réflexion. Il faut lâcher l’emprise de la réflexion. Là où le névrosé obsessionnel pense la parole comme une concentration, la rencontre avec un psychologue clinicien c’est plutôt penser la parole comme un relâchement de la concentration.

Jouissance de l’être : qualifie la jouissance féminine, inclue et dépasse la notion de phallus. Sa particularité est qu’elle est illimitée. La jouissance féminine est quelque chose qui échappe à ce qui a été théorisé du discours, de la logique phallique.

Jouissance hors corps : n’est pas rattachée au corps mis à part via l’organe sexuel, le phallus. Elle va chercher un objet extérieur au corps.

Jouissance sexuelle : celle qui est permise à l’être humain, est en fait une limitation de la jouissance en générale. Elle limite le sujet dans sa jouissance dans la mesure où elle dépend du signifiant, elle est inscrite, permise, par le fait qu’elle soit dans la parole. C’est parce que le sujet est inscrit dans le langage qu’il peut être soumis à cette jouissance sexuelle, phallique.

Lien social : chaque discours représente un type de lien social avec une structure du discours qui est en fait la structure du sujet et donc la manière que ce dernier a choisi pour être dans le monde. Le lien social ce n’est donc pas le sociétal mais c’est un lien qui fonctionne et dysfonctionne. Type de lien à l’autre qui est de l’ordre du lien. S’inscrit dans le symbolique et le discours. Fonctionne du côté de l’ignorance. Suppose que nous soyons manquants. Frustration, fabrique des semblables, on se situe dans le malaise.

Métaphore paternelle : différente du complexe d'Œdipe, la substitution du désir de la mère à un signifiant.

Objets complexes des autistes : construction délirante d’un objet valable que pour un autiste. Par cet objet, le rapport à autrui est médiatisé. En se baladant avec cet objet, l’autiste peut établir le lien social à partir du moment où ce dernier est basé sur cet objet. C’est la construction d’un autre de synthèse.

Obsession : un désir n'est pas assumé et revient en faisant irruption à la pensée. Dans la névrose obsessionnelle, l'obsession est ici l'irruption dans la pensée d'un sentiment ou d'une idée dont le sujet reconnait deux points : d'une part, ce sentiment et cette idée est en désaccord avec sa pensée consciente et d'autre part le sujet reconnait quand même que cette irruption provient de sa propre activité psychique. 3 types : idéative (ce qui assiège c'est une espèce de rumination mentale. Cette rumination peut être concrète, par la répétition de mots, ou abstraite, par la rumination d'idées desquelles le sujet ne peut pas se défaire. La mise en acte devient problématique), phobique (le fait d'être assailli par la crainte spécifique de quelque chose. Toutes les mesures de précautions mises en place par le patient ne permettent pas de rationnaliser cette crainte. Dans l'idée de l'obsession phobique on retrouve souvent les thématiques de la maladie, de la contamination, de la souillure. Il y a quelque chose qui ne respecte plus certaines limites imaginaires dans lesquelles le patient évolue. La limite entre le dedans et le dehors est une limite moïque, nécessaire mais non réelle), impulsive (ce qui assiège ici c'est la crainte de commettre un acte, souvent immoral et parfois criminel, ou alors cela concerne la crainte de commettre un acte absurde. Le symptôme est avant tout une formation de compromis. C’est dans un moment où le sujet doit s’effacer que le symptôme apparaît).

Organisation prégénitale : temps intermédiaire caractérisé par le fait qu’au moment du refus, la libido revient sur ce type de modalité pulsionnelle. Ce n’est pas encore l’autre en entier comme objet d’amour, les pulsions s’adressent à l’autre mais sous leur forme partialisée.

Passage par l'acte : à distinguer du passage à l’acte. L’adolescent tente de sortir de sa confusion psychique par des actes qui viendraient se faire limites psychiques et physiques. Le passage par l'acte viendrait prendre en compte l'acte comme fonction intégrative à cette mutation mais non pas exclusive puisqu'elle est concomitante à d'autres enjeux en cours durant ce moment qu'est l'adolescence. L'acte commis par l'adolescent va permettre de rassembler tous les fragments psychiques dont il est constitué, ceux-ci vont par la suite être mis en travail un par un pour être réintégrer à nouveau.

Pathologies limites : processus de l’adolescence, les adolescents vont chercher la limite dans leur corps puisqu'elle n'est plus à l'extérieur. Le sujet verse dans le trop plein : tout à coup il n'a plus aucune capacité à se représenter les choses, il ne lui reste donc plus que le corps comme possibilité d'évacuation. Plus l'angoisse qui le prend est grande et plus le sujet va se faire mal, puisqu'il préfère la douleur à l'angoisse.

Père donateur : c'est un père qui assure la jouissance de la mère. Autrement dit, quand on parle de père qui fait jouir la mère, ce qui apparait ce n'est pas juste le père tyrannique, mais un père désirant, qui met la mère en place de l'objet de son désir. Donc c'est quand même un père manquant (pas le désir). Ce père donateur est ce qu'on appelle quelques fois le père réel, celui qui est désirant auprès de l'enfant mais aussi auprès de la mère.

Père frustrateur : adresse un message symboliquement à l'enfant. L'idée est que ce message frustre l'enfant de la mère, et de la mère dont il a besoin lui comme objet réel. Là, ce père frustrateur, intervient en disant que cette « femme n'est pas à toi, elle est pour moi ». C'est un père symbolique intervenant en position d'ayant droit.

Père privateur : message adressé à la mère imaginairement pour la priver du phallus. La mère est manquante car le père privateur lui a pris ce qui lui manque, c'est lui qui l'a. Or si dans un premier temps elle s'est identifiée au phallus, alors on peut dire logiquement que ce père là prive la mère de son enfant. Ce père là est nécessaire, puisqu'il permet à l'enfant et à l'adulte qu'il va devenir de travailler le message sur la mère.

Phallus : c'est ce qui permet à la mère de spécifier à l'enfant qu'elle n'est pas toute à lui, qu'elle n'est pas toute mère et qu'il y a quelque chose ailleurs que dans l'enfant et que dans la mère. Ce quelque chose vient ainsi rendre compte du fait qu'elle soit parfois présente et parfois absente. Cet ailleurs est quelque chose qui manque à l'enfant et c'est pour cela que l'enfant ne suffit pas. Justement, l'enfant est amené à se demander ce que ces allées et venues signifient, ce que ça veut dire. On note le phallus de deux façons : PHI (Φ, c'est le phallus imaginaire, l'objet après lequel cours la mère) et Phi (φ, je vais être ce qui lui manque, il s'imagine pouvoir être tout ce qui manque à l'autre).

Phases sexuelles de l’adolescence : 3 phases : sexualisation primaire (cette phase correspond à la relation primitive de l’infans et à la satisfaction que ce dernier peut trouver dans le corps à corps), désexualisation secondaire (cette phase correspond à la période de l’enfance, ou ce dernier est confronté à différentes formes d’interdit de la jouissance et connait ainsi une « civilisation du plaisir ». Il s’agir dont d’un détachement quant aux expériences de contact premier vécu pendant la toute petite enfance), et resexualisation (elle est provoqué par l’orgasme qui pousse justement l’adolescent à retrouver cette expérience première du corps à corps à travers l’acte sexuel).

Poinçon : quelque chose vient historiser, expliquer, tenter de mettre en mots le rapport au manque.

Polarités : repères fondés sur la concordance entre les approches complémentaires qui fondent le domaine de la psychopathologie psychanalytique. L’idée de pôles implique une souplesse plus importante que si on parle de structure. Il y a donc le pole de la psychose, celui de la perversion, voire de l’état limite, et enfin celui de la névrose. Le pole est défini d’un point de vue clinique (tableau clinique réalisé par la description des symptômes, des traits de caractères, de modalités relationnelles...), structural (Ca, Moi et Surmoi), et psychogénétique (phases de développement psychiques qui débutent par l’oralité, puis l’analité et enfin la génitalité).

Pot au noir : passage de l’adolescence, zone de migration au caractère incertain, passage obligé où l’évolution physiologique irrémédiable se conjugue avec des fluctuations psychoaffectives chaotiques et imprévisibles.

Premier temps de l'Oedipe : pour plaire à la mère, il faut et il suffit d'être le phallus. Etre ce qui manque à la mère c'est avant tout repérer qu'elle est manquante. Autrement dit, il y a un temps ou l'enfant s'identifie au phallus. C'est là un temps nécessaire de l'Oedipe.

Projection : motion pulsionnelle que je rejette et que j’attribue à l’autre. Si non projetée, ça provoque des effets sur le plan imaginaire.

Psychoses processuelles : psychose à l’extérieur du pôle psychotique. Plusieurs formes : schizophrénie (teinte sévère et chronique associant de manière variable dissociation, autisme et expérience paranoïde. Elle débute, le plus souvent à la fin de l’adolescence chez le jeune adulte, elle procède par poussées à l’âge adulte et s’améliore après 55 ans. Le début de la maladie est marqué souvent par une bouffée délirante aiguë qui présente cependant des signes atypiques, pas de trouble de l’humeur, le délire est marqué par le sentiment d’étrangeté. Les sujets peuvent avoir des passages à l’acte impulsifs et inhabituels. 3 syndromes principaux : dissociation [perte d’homogénéité de la personnalité, ambivalence schizophrénique], autisme [le sujet se replie sur lui et n’éprouve plus aucun plaisir à aller vers les autres. L’attitude autistique peut être entrecoupée d’actes impulsifs], expérience paranoïde [mélange de délire défensif et d’hallucinations]. Il peut y avoir une perte des capacités intellectuelles et une évolution déficitaire. C’est un incompris notamment par l’entourage familial, les passages à l’acte et le manque d’autonomie nécessitent une prise en charge importante, ces sujets peuvent ne pas être capables de subvenir à leurs besoins élémentaires. Les formes cliniques : hébéphrénie [c’est lorsque la dissociation et le repli autistique dominent. Dans ces cas il y a un aspect déficitaire majeur, une accentuation de l’autisme avec des conséquences graves notamment au niveau psychomoteur], schizophrénie paranoïde [en l’absence de trouble autistique, et avec une expérience paranoïde importante associée au syndrome de dissociation. On peut parler d’une forme productive et cette forme à un meilleur pronostic et est davantage accessible aux traitements], et schizophrénie dysthimique [une association entre schizophrénie et trouble de l’humeur est possible]. La psychogenèse reste incertaine. Il est par contre admis par la plupart des auteurs que cette pathologie quelle que  soit  son origine produit toujours une désorganisation massive de la structure psychique et une régression massive au moment des poussées. Les grandes fonctions ne sont plus assurées, les instances sont défaillantes et n’assurent plus leur rôle. Le moi ne fonctionne plus correctement ce qui engendre un dysfonctionnement dans les fonctions réalitaire et symbolique. Le surmoi se manifeste de manière archaïque, imprévisible et mortifère), maladie maniaco-dépressive (apparition autour de 21ans. La clinique de cette pathologie comporte donc deux temps un premier qui est un accès mélancolique [de la durée moyenne de 6 mois, dépression de forte intensité. La tristesse est fixe, intense, permanente. Ralentissement intellectuel. Le sujet est la plupart du temps inactif, prostré, il ne porte ni intérêt ni amour à quiconque. Le sujet se fait des reproches sans arrêt et se sent coupable et donc méritant ce qui lui arrive. Le délire de ce sujet est pauvre, peu construit et les thématiques sont fixes. Le désir et la recherche de la mort sont constants] suivi d’un autre qui est un épisode maniaque [de la durée moyenne de 2 mois, le sujet est en proie à l’excitation psychique et physique. Accélération intellectuelle. Sur le plan somatique on constate une vivacité générale et une diminution de besoin de sommeil. Souvent ces sujets ont des idées de grandeur qui deviennent délirantes. Le sujet s’agite violemment devient agressif]. On peut distinguer des formes bipolaires où on alterne les deux phases, ainsi qu’une forme unipolaire avec un seul type d’accès. L’apparition d’une période de crise n’est pas forcement en lien avec l’environnement ou aux difficultés que le sujet rencontre dans sa vie), troubles hallucinatoires et délirants (forme hallucinatoire chronique [psychose non admise par les anglo-saxons. Débute vers 35 ans, souvent soudainement par des hallucinations massives, après un période de doute et de perplexité le sujet accepte son état, les phénomènes sont acceptés et le délire se construit de manière très riche. Les hallucinations sont la base de la maladie, elles sont principalement mentales mais peuvent être aussi auditives, elles peuvent également être olfactives gustatives ainsi que cinesthésiques. Le délire prend la forme d’une rationalisation secondaire aux hallucinations, il y a des idées de persécution et d’influence. L’évolution se fait par poussées avec une tendance à la diminution si bien que le sujet peut ne plus y prêter attention] et forme fantastique [assez rare. Le délire a un caractère luxuriant, riche et extraordinaire. On peut la retrouver chez l’adulte jeune ou d’âge moyen. Cela peut ressembler cliniquement à la schizophrénie paranoïde mais sans le repli autistique et la dissociation. L’imaginaire chez ces sujets est hyper actif cela produit un délire riche abondant avec des thématiques diverses. L’adaptation sociale reste possible, il n y a pas de déficience mentale, l’évolution de la maladie mène vers un délire chronique irréversible]).

Pulsion scopique : ou scopophilie, plaisir de regarder, il s’agit d’une pulsion sexuelle indépendante des zones érogènes où l’individu s’empare de l’autre comme objet de plaisir qu’il soumet à son regard contrôlant.

Ravage : traitement impossible du corps comme réel, c’est à dire une subjectivation impossible de ce corps. Cet impossible traitement du corps de jouissance se double d’une attente passionnée, d’un savoir, venant de la mère et qui est destiné à donner une subsistance à la femme. On peut parler de ravage pour une fille chaque fois que quelque chose du lien maternel resurgit et met en échec sa féminité, c’est-à-dire lorsque la relation archaïque à la mère, qui a subi un refoulement intense, sans pour autant avoir succombé sous l’effet de la métaphore paternelle, fait retour de manière insistante et assujettit la fille à cette dépendance primitive qui exclut sa féminité. C’est un ratage de la féminité.

Répétition hystérique : le sacrifice de l'hystérique pour l'autre (être l’objet pour réparer et permettre la jouissance de l’autre) induit le passage dans une zone de revendication et la plupart du temps la place de l'Autre est intenable est celui-ci est remplacé par un autre.

Réseau : de l’ordre de la technique. Le réseau fonctionne du coté de quelque chose qui évacue la loi de la castration. Discours sertis de vérités. Le réseau propose de combler nos manques. Produit des masses, on est dans le dégoût.

Squelette vide : l’analyste fait le mort, dans une position discrète permettant au sujet de « soulever le couvercle de son tombeau, et risque un œil avant de risquer un doigt ».

Sujet de l’inconscient : n’a pas de substance, il n’est pas matériel, il apparaît à travers les formations de l’inconscient qui vont le révéler.

Symptôme de conversion : intensification de la signification érogène. Cette intensification signifie que la conversion hystérique nous adresse une jouissance qui se manifeste par un manque au niveau du corps. Le propre de l'hystérique c'est que cette jouissance qui passe par le manque permet en fait de jouir du fait de se priver. On ne constate pas de lésions organiques dans la conversion hystérique. La forme même de la conversion peut être traduite en différentes significations, elle est donc sensible à l'interprétation signifiante. Le symptôme hystérique a une fonction, celle de maintenir le manque dans le corps.

Syndromes bipolaires : accès mélancolique (syndrome dépressif classique mais d’une intensité supérieure. Le sujet vit avec un état de tristesse aigue, il se vit de manière péjorative, il se sent inutile, faible et stupide. Il ne porte pas d’intérêt au monde et aux autres car il a l’impression que tout est sans intérêt et que de toute manière il ne mérite pas les autres et les choses intéressantes de la vie.  La tristesse est fixe, intense, permanente. Chez ces sujets, il y a un ralentissement intellectuel mais pas de trouble de la mémoire, sur le plan somatique on trouve une asthénie, une altération de l’appétit, le sommeil est perturbé, une aménorrhée. Le sujet est la plupart du temps inactif, prostré, il ne porte ni intérêt ni amour à quiconque. Il peut y avoir du rationalisme poussé à l’extrême avec ruminations mentales autour de thématiques précises du type ruine, indignité, incurabilité et inutilité. Le sujet se fait des reproches sans arrêt et se sent coupable et donc méritant ce qui lui arrive. Le délire de ce sujet est pauvre, peu construit et les thématiques sont fixes, le délire a tendance à s’étendre à l’entourage, on peut retrouver un syndrome de persécution, les thématiques du délire peuvent varier en fonction du milieu socioculturel. Le désir et la recherche de la mort sont constants. Le suicide est souvent envisagé et souvent appliqué s’il n’y a pas de prise en charge. Il peut y avoir des « suicides altruistes » le mélancolique entraîne dans la mort sa famille pour lui éviter les souffrances de la vie), et accès maniaque (le sujet est en proie à l’excitation psychique et physique. Il y a un vécu d’allégresse démesurée, d’euphorie. Le sujet se valorise outre mesure il se sent tout puissant, il a un sentiment de supériorité. Le monde paraît plein de promesses il est surinvesti, il y a une accélération intellectuelle et la mémoire est accentuée. Sur le plan somatique on constate une vivacité générale et une diminution de besoin de sommeil. Souvent ces sujet ont des idées de grandeur qui deviennent délirantes, ces sujets deviennent ludiques en toute circonstance ce qui leur fait perdre toute efficacité par dispersion et irréalisme. Le maniaque peut se montrer ironique, caustique et parfois agressif, il peut commettre des actes délictueux. Porte à son maximum l’excitation devient de la fureur maniaque, le sujet s’agite violemment devient agressif hurle jour et nuit).

Syndrome schizophrénique : 3 syndromes principaux : dissociation (perte d’homogénéité de la personnalité. Il y a une sorte de discordance, qui s’installe dans tous les domaines et rend les relations sociales compliquées pour ces sujets. Le sujet n’est pas cohérent, il parait inadapté, bizarre, mal distancié [ambivalence schizophrénique]. Le langage peut être touché avec une déliaison entre signifiant et signifié, le sujet peut perdre le sens commun de mots ou en créer des nouveaux à lui seul accessible), autisme (le fait de se couper du monde, le sujet se replie sur lui et n’éprouve plus aucun plaisir à aller vers les autres. C’est un sujet qui n’agit plus sur le monde et ne veut pas que le monde agisse sur lui, le monde lui apparait inintéressant voire nocif. Il peut être enfermé dans un silence agressif, un refus de tout contact gestuel et visuel. L’attitude autistique peut être entrecoupée d’actes impulsifs), et l’expérience paranoïde (elle est presque toujours présente chez ces sujets, le sujet a la sensation d’être étranger à lui-même, la situation lui paraît bizarre, parfois il y a associé une dépersonnalisation ainsi que des hallucinations auditives et visuelles et impression d’être influencé par quelque chose d’extérieur).

Temps 1 de l'Oedipe (T1) : à partir du moment où la signification phallique est mise en place, il s'agit du cours duquel l'enfant n'est autre qu'un pervers polymorphe. C'est le passage obligatoire, tout enfant passe par là à partir du moment où le phallus est en jeu. Temps propice à la perversion.

Temps 2 de l’Œdipe (T2) : l’enfant ne s’identifie plus au phallus mais se demande pourquoi la mère est manquante. Temps propice à la névrose. Une instance va ici faire son entrée et devenir plus claire : l'enfant va faire surgir deux figures, qui sont deux figures paternelles (père privateur et père frustrateur). Ce qui va être en jeu ici pour déloger l'enfant de cette position imaginaire de phallus va nécessiter deux messages : un à l'intention de la mère et un à l'intention de l'enfant.

Temps 3 de l’Œdipe (T3) : les deux figures paternelles se transforment en père donateur et père

Transfert : vient de transport et c’est la clé de voûte de la psychanalyse, ce qui se transporte entre deux êtres en présence et qui les modifie. Transfert-contre-transfert, ce « contre » placé au milieu est à la fois du côté de l’accompagnement (contre-transfert accompagne le transfert) et du côté de l’opposition.



04/01/2015
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