Cours de psychologie

Notions Clés

Neurobiologie – Notions Clés

 

ACTH (Adréno Cortico Tropic Hormone) : hormone de l’hypophyse. Lors de la peur, elle est activée par la CFH venant de l’hypothalamus, et va à son tour activer le cortisol des glandes surrénales.

Agonistes : molécule qui a les mêmes propriétés qu'une autre molécule et qui active certains récepteurs.

Amygdale : noyau situé dans le lobe temporal, en avant de l'hippocampe. Elle fait partie du système limbique et est impliquée dans la reconnaissance et l'évaluation de la valence émotionnelle des stimuli sensoriels, dans l'apprentissage associatif et dans les réponses comportementales et végétatives associées en particulier dans la peur et l'anxiété. L'amygdale ne peut pas associer la peur à un contexte tant qu'il n'y a pas de représentation de l'environnement par l'hippocampe. La baisse de GABA dans l'amygdale est un facteur facilitant le conditionnement de la peur. L'amygdale fonctionnerait comme un système d'alerte et serait également impliquée dans la détection du plaisir, s’active davantage pour l’érotisme que pour l’argent. Une lésion de l’amygdale provoque un trouble au niveau émotionnel. Si destruction bilatérale de l’amygdale, pas de peur. Commande l’hypothalamus.

Aire prélimbique du cortex frontal : active l’amygdale et le noyau périaqueducal ventral. Favorise le comportement de peur.

Aire tegmentale-ventrale (ATV) : impliquée pour le plaisir. Rassemble un groupe de neurones constitués de dopamine. Ce sont les neurones de cette région qui synthétisent la dopamine que leurs axones dirigent ensuite dans le noyau accumbens. Dans la conduite addictive, il faut que le noyau accumbens soit également activé pour créer la dépendance, sans cela l’ATV dépolarise.

Anédonie : individus qui ne ressentent pas de plaisir.

Antagoniste : molécule ayant le même lieu de fixation qu'une autre molécule et qui va bloquer sa recapture et donc son effet.

CFH (corticotropin Releasing Hormone) : neurotransmetteur de l’hypothalamus. Lors de la peur, il va à l’hypophyse pour activer l’ACTH.  

Circuit de Papez : l'expérience émotionnelle prendrait naissance dans le circuit hippocampo-hypothalamo-cingulo-hippocampique. La première étape de ce circuit se situe au niveau de l'hippocampe qui va projeter ensuite au niveau des corps mamillaires par le faisceau fornix. A partir de là, les voies mamillo-thalamiques projettent au niveau de la partie antérieure du thalamus. De cette dernière structure on poursuit vers le cortex cingulaire et enfin de nouveau vers l'hippocampe.

Conditionnement classique : conditionnement selon Pavlov. Il s'agit de l'association que l’on peut faire entre un stimulus neutre et la présentation d'un stimulus inconditionnel. On parle de stimulus neutre puisque, s'il est présenté seul avant conditionnement, il n'engage pas le type de réponse que l'on veut chez un sujet conditionné. Une fois qu'il sera conditionné, ce stimulus va acquérir les mêmes caractéristiques que le stimulus inconditionnel. Ce dernier va permettre la production d'une réponse conditionnelle. Une fois cette caractéristique acquise, le stimulus devient conditionné et induit la production d'une réponse conditionnée. Le stimulus conditionné devient alors un signal qui permet la prédiction d'un événement. Avec l'apprentissage, le stimulus conditionné va provoquer les mêmes réponses comportementales et émotionnelles que le stimulus inconditionné : on parle de conditionnement. Dans le conditionnement classique, on distingue : conditionnement classique unimodal (par exemple l'appariement d'un son à un choc, le test est en général effectué dans un autre contexte dans lequel l'animal a été conditionné), et conditionnement classique polymodal (implique l'appariement entre un contexte et un stimulus inconditionnel, le test est effectué dans le contexte de conditionnement, implique plusieurs modalités sensorielles).

Conditionnement opérant : implique un apprentissage par essais-erreurs. Le sujet expérimental apprend à faire un lien entre son comportement et un événement de l'environnement.

Cortex pré-frontal : impliqué surtout pour la joie. On en distingue 3 : cortex dorso-latéral, le cortex orbito-frontal (activation dans la partie antérieure pour l’argent, et inversement dans la partie postérieure pour l’érotisme) et le cortex ventro-médian (représentation des émotions négatives et positives).

Corticostérone : chez le rat, équivalent du cortisol chez l'homme, chez qui on parle de glycocorticoïdes).

Dépotentialisation : c'est le simple fait de perdre la potentialisation. En laboratoire on peut l'obtenir appliquant une stimulation à basse fréquence, qui fait passer d'un certain niveau à un niveau inférieur après la stimulation.

Dépression à long terme (DLT) : réduction durable de l’efficacité de la transmission synaptique qui fait suite à certains types de stimulation. Si trop faible, accroissement faible de la quantité de Ca2+ donc DLT.

Emotion : e-, variante de ex et qui signifie hors de ; et movere qui signifie mouvement. 3 composantes : composante comportementale, réflex ; composante physiologique, engageant également le corps ; composante cognitive, engageant également le psychisme. Une émotion peut être définie comme un ensemble de réactions complexes engageant à la fois le corps, par l'expression, et le psychisme, avec l'expérience. L'expérience relève de ce qui est personnel, peut ne pas s'observer, alors que l'expression est ce que les autres vont percevoir. Ces réactions incluent des changements physiologiques, un état mental subjectif, et une impulsion à agir. 2 formes d’émotions : émotions primaires (il s'agit de quelque chose d'inné, et non de conditionné. Il y a six émotions primaires qu'on retrouve dans tous les groupes sociaux : colère [perception d'une situation comme dévalorisante ou menaçante pour soi ou pour les siens, à l'encontre des idées, des croyances et de ses valeurs], dégout [perception de quelque chose de déplaisant, littéralement ou métaphoriquement], joie [perception associée à la satisfaction], peur [perception d'une menace à sa sécurité ou à celle des autres et à son identité], surprise [perception d'une situation inattendue ou à laquelle on s'attendait le moins], tristesse [perception d'une perte importante, jugée définitive]), et émotions secondaires (on peut aussi parler d'émotions sociales. Celles ci sont mises en place par rapport aux expériences sociales. On retrouve : envie [sentiment de désirer ce qu'un autre possède], jalousie [sentiment ressenti à la vue des avantages d'autrui ou la crainte douloureuse d'une éventuelle infidélité], culpabilité [sentiment d'avoir transgressé un code moral qui a été accepté comme une partie de ses propres valeurs], honte [sentiment d'humiliation éprouvé à la suite d'une action ou d'une attitude répréhensible ou malhonnête], fierté [sentiment d'arrogance ou appréciation positive de soi ou autrui ou de choses pouvant aller jusqu'à l'exagération et auto-sentiment de supériorité]). Il existe aussi d'autres formes d'état émotionnel : anxiété (perception d'une menace, parfois irréelle), dépression (sentiment de désespoir, non pathologique), soulagement (sentiment résultant à la cessation d'une frustration), espoir (état d'attente confiante), bonheur (état heureux).

Endocytose : lorsqu’un élément est retiré, les récepteurs ne sont plus fixés. Comme les récepteurs non-NMDA, sans le phosphore ils ne sont plus accrochés à la membrane.

Extinction : la réponse conditionnelle (RC) peut diminuer et disparaître lorsque le stimulus conditionnel (SC) est présenté trop souvent sans le stimulus inconditionnel (SI). Attention, ce n’est pas la disparition du condition, mais de la réponse du conditionnement.

Freezing : incapacité à initier un mouvement ou arrêt temporaire du mouvement en cours.

GABA : neurotransmetteur. Joue un rôle dans la projection reliant le noyau accumbens au pallidum ventral pour le phénomène de rechute. La baisse de GABA dans l'amygdale est un facteur facilitant le conditionnement de la peur.

Glucocorticoïdes : c’est le cortisol libéré par les glandes surrénales. Lors de la peur, il est libéré par l’ACTH. 

Hippocampe : dans le lobe temporal. Substrat responsable de la réponse conditionnée contextuelle. Son rôle est donc relatif à la mémoire : il faut qu'il y ait une association en mémoire entre contexte et le sentiment de peur. Si l’hippocampe est lésé, la réponse conditionnée n’est plus possible, on revient à une réponse innée. L’hippocampe fait une représentation de l’environnement pour que l’amygdale puisse associer ce contexte à une peur.

Hypothalamus : du grec hypo signifiant dessous et thalamos signifiant cavité, est une structure du système nerveux central (SNC) faisant partie, avec le thalamus, du diencéphale. L'hypothalamus est impliqué dans la commande du système nerveux végétatif et du système endocrinien. Ces deux systèmes sont activés au cours des états émotionnels. L'hypothalamus est donc un substrat clé de l'expression émotionnelle. Lors de la peur, quand la dopamine augmente dans le cortex préfrontal, l’hypothalamus reçoit l’information et libère la CFH qui va à l’hypophyse pour libérer l’ACTH, qui à son tour va aux glandes surrénales pour libérer le cortisol.

Métaplasticité : changement dans la capacité d’induire une plasticité synaptique subséquente. Plasticité de la plasticité.

Noyau accumbens : impliqué pour le plaisir. L'auto-stimulation de l'ATV augmente la quantité de dopamine dans le noyau accumbens. Son fonctionnement repose principalement sur deux neurotransmetteurs essentiels : la dopamine, qui favorise l’envie et le désir, et la sérotonine, dont l'effet traduit plutôt la satiété et l'inhibition. Si lésion le conditionnement n’opère plus. Dans le conditionnement, il a un rôle associatif permettant de relier le plaisir au contexte. Dans la conduite addictive, il faut que l’ATV soit également activé pour créer la dépendance, il faut un désapprentissage du comportement addictif que pour le noyau accumbens retrouve son niveau normal.

Noyau périaqueducal : commande freezing. Le cortex donne l’ordre à ce noyau d’immobiliser les muscles squelettiques qui transmet à son tour à la moelle épinière.

Peur : émotion qui existe pour des raisons de survie aussi bien de l'individu que de l'espèce. Elle a un aspect positif et négatif. Dans chaque traumatisme psychique on retrouve cette notion de peur, à laquelle est souvent associée la mort. S'il n'y a pas mort, il y a risques de mort, blessures graves ou risques de blessures graves. La peur est associée à une menace, à un danger pour soi ou pour autrui.

Plasticité synaptique : propriété que les connexions entre les neurones, appelées synapses, ont de changer en force en fonction de l'usage qui en est fait

Potentialisation à long terme (PLT) : augmentation durable de l’efficacité synaptique à la suite d’une stimulation à haute fréquence d’une voie excitatrice. Dure dans le temps.

PPSE : potentiel post-synaptique excitateur. Changement de valeur du potentiel du neurone postsynaptique.

Protéines kinases : protéines qui augmentent les récepteurs non-NMDA.

Récepteur NMDA : activé par le glutamate, et augmente la concentration d’ions Ca2+.

Récepteur non-NMDA : si les protéines kinases sont libérés, augmentation de ces récepteurs, et donc dépolarisation. Si au contraire il y a phosphorylation des protéines, ces récepteurs ne reçoivent plus le phosphore et donc se détachent de la membrane, ce qui diminue la dépolarisation.

Récupération spontanée : une réponse conditionnelle (RC) réapparaît après une période d’extinction. Ce qui prouve que le conditionnement est acquis à vie.

Réinstallation : le sujet qui subit le stimulus inconditionné dans une autre situation, dans un autre contexte ou plus généralement sans qu'il soit associé au stimulus conditionné, va remettre en place les mêmes réponses conditionnées d'avant l'extinction.

Renouvellement : on ne peut pas parler de recouvrement spontané puisqu'il y a nécessairement un changement dans la situation de l'individu qui induit le retour des réponses conditionnées.

Striatum ventral : impliqué pour le plaisir, s’active uniquement par des stimuli positifs (pas chez les dépressifs).

Système dopaminergique : impliqué pour la récompense, le plaisir.

Technique de micro-dialyse : consiste à envoyer dans le cerveau du liquide céphalorachidien artificiel et à retirer le liquide céphalorachidien naturellement présent dans le cerveau. Il faut faire attention à faire correspondre la quantité de liquide retirée à la quantité de liquide injectée. Le liquide prélevé dans le cerveau est analysé pour obtenir des informations concernant les variations de la concentration de neurotransmetteurs.

Théorie de Cannon et Bard (1929) : selon cette théorie, « l'expérience émotionnelle peut avoir lieu indépendamment de l'expression émotionnelle ». Par exemple, certains individus manifestent pour des raisons diverses, pathologiques ou culturelles, une très faible expression émotionnelle, cependant ces individus ressentent les émotions. Cette théorie est en désaccord avec la théorie précédente.

Théorie de James et Langes (1887) : selon cette théorie, « le sentiment émotionnel traduit la réponse aux modifications physiologiques intervenant dans le corps ». Pour les auteurs de cette théorie, les émotions en tant qu'expérience dépendent des réponses physiologiques (expressions). Le stimulus entraine des réponses physiologiques, entrainant à leur tour l'expérience émotionnelle (sentiment).

Théorie de Schachter (1975) : d'après lui, « un état émotionnel résulterait de l'interaction entre une activation physiologique et une interprétation cognitive ».

Voie perforante : les aires sensorielles secondaires envoient des informations complexes au cortex entorhinal qui va les rassembler pour les transmettre à l’hippocampe.



21/05/2014
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