Cours de psychologie

Notions Clés

Méthodologie Expérimentale – Notions Clés

 

Biais de désidérabilité sociale : le sujet va produire des comportements en fonction d'une attente qu'il pense fondée. Pour éviter cela, soit on met en place une passation en double aveugle (ni les expérimentateurs ni les sujets ne connaissent l'hypothèse de l'expérimentation), soit on trompe le sujet sur le vrai but de l’expérience.

Contre-balancement : ce qui génère des variables confondues. Il propose les différents ordres de présentation et de passation des taches de l'expérimentation.

Démarche causale : isoler une cause objectivement et qui est à l’origine du phénomène observé.

Démarche comparative : faire varier, de façon systématique, la cause en plusieurs niveaux (au moins 2). La logique de comparaison doit permettre de déterminer l’intervention de la cause isolée.

Echelle d'intervalles : ensemble d'observables représentés par des nombres, des valeurs continues. C'est la caractéristique métrique qui différencie ce type de variable des variables ordinales numériques. Les valeurs de ce type de variable constituent un ordre total avec une distance empiriquement constante entre les modalités. En d’autres termes, deux intervalles de cette variable renvoient toujours à la même quantité lorsque cette distance est égale. Par exemple, la différence entre 5 et 6 est de 1, cette distance est équivalente à la distance qui sépare 19 de 20 ... Toutefois, le zéro n’a pas ici une « vraie valeur » ; son origine est arbitraire.

Échelle nominale : ensemble d'observables identifiés de simples catégories non hiérarchisées, par des étiquettes « nominales ». Cet ensemble d’observables ne suit aucun ordre. Propriétés : anti-réflexivité, anti-symétrie, transitivité. Ce type d'échelle permet le calcul de pourcentages, de fréquences, du mode.

Echelle ordinale : ensemble d'observables qui suit un ordre total ; ordre qui n’implique rien quant à la distance entre les différentes réponses. Deux types d’échelles ordinales, nominales et numériques, dont les conséquences en termes de traitement peuvent être différentes : échelles ordinales nominales (non numériques, échelles composées de catégories hiérarchisées selon un ordre, mais l’écart entre les catégories classées n’est pas connu), échelles ordinales numériques (ou variables discrètes, les valeurs sont des valeurs isolées, des nombres entiers qui suivent un ordre). Traitements statistiques descriptifs : quantiles, quartiles, médiane, classements ordonnés, calcul d'effectifs cumulés, et certains traitements non paramétriques.

Echelles de rapports : regroupent toutes les propriétés des échelles d'intervalles et dont le zéro n’est pas un zéro arbitraire.

Effet de l’interaction : il peut y avoir plusieurs VI dans une même expérimentation (pour une seule VD par exemple). On examine alors l’effet principal de l’une et l’effet principal de l’autre des VI indépendamment l’une de l’autre. On examine également l’effet dit d’interaction c’est-à-dire l’effet d’action de deux variables indépendantes (ou plus) l’une sur l’autre (sur la VD étudiée). On parle d’effet d’interaction lorsque l’effet d’un facteur sur la VD est différent en fonction des modalités d’un autre facteur. L’effet d’interaction est décomposé en effets simples.

Effet principal : effet d’une et une seule variable indépendante sur une variable dépendante. En d’autres termes, on compare les données associées à chacune des conditions expérimentales d’une seule variable indépendante.

Effet simple : il s’agit de l’effet d’une VI (sur la VD) sous l’une des modalités d’une autre VI. Il peut également s’agir de la décomposition en comparaison deux à deux d’un effet principal d’une VI comprenant plus de deux modalités.

Fidélité : confiance avec laquelle le résultat peut être reproduit. Cela permet la réplication de l'expérience et généralisation des résultats à une population.

Groupe contrôle : sorte de groupe de référence, témoin que l'on compare à la situation expérimentale. Il n'est pas soumis à un traitement spécifique en rapport avec la manipulation expérimentale, il participe à l'augmentation de la validité interne de l'étude mais n'est pas indispensable.

Hypothèses : proposition provisoirement admise le temps d’être soumise au contrôle de l’expérimentation, réponse anticipée au problème soulevé, projet de solution, réponse conditionnelle, prédiction. Une hypothèse exprime l’existence d’une relation potentielle entre deux ou plusieurs ordres de faits. L’hypothèse énonce un projet de solution à la question posée. Ce n’est en aucun cas une question. L’hypothèse est formulée en termes affirmatifs et propose une anticipation de la réponse. 2 types : hypothèse théorique (affirmation, une suggestion de réponse à la question théorique que pose la recherche. C'est une réponse conditionnelle qui se formule de la manière suivante : « si tel mécanisme existe et intervient, tel effet devrait être observé ». Les processus psychologiques doivent clairement apparaître dans la formulation de l'hypothèse théorique. Cette hypothèse résulte de l’articulation théorique en rapport avec le problème traité) et hypothèse opérationnelle (traduit l'hypothèse théorique en des termes observables, voire mesurables. Il s'agit de la prédiction des résultats pour chacune des modalités de la VI, sorte de réponse anticipée fournie par l’expérimentateur. Dans la formulation de ce type d'hypothèse, sont nécessairement notées la ou les VI ainsi que la ou les VD).

Méthodes de contrôle : 3 sortes : par variation systématique ou répartition équivalente (suppose que l'on connaisse en amont toutes les variables confondues ou tous les facteurs susceptibles d'intervenir sur la VD. On répartit les sujets de manière systématique dans chacune des situations expérimentales et l'échantillonnage est équivalent d'une condition à une autre sur les caractères identifiés), par action aléatoire ou randomisation (on mise sur le hasard. Les sujets sont fortuitement placés dans une condition ou dans une autre. C'est une méthode facile à mettre en place, mais elle est couteuse au niveau du grand nombre d'effectif. De plus il se pose un problème déontologique car on ne prend pas en compte certaines caractéristiques), et le contrôle par constance (on bloque, retient une modalité de la VI qui serait susceptible d'intervenir. La variable confondue n'est plus une VI contrôlée. De plus il n'y a pas prise en compte des risques possibles de l'interaction entre les modalités de chacune des VI).

Méthode expérimentale : méthode dont le but est la mise à l’épreuve d’une hypothèse (ou réponse anticipée au problème étudié) aux faits empiriques. On parle de passage des concepts aux faits. Cette démarche dite hypothético-déductive permet ainsi de rompre avec les intuitions. L’ambition avec cette démarche est la réplication et la généralisation des faits. Le principe de base de cette méthode consiste à attribuer à tout effet une cause ou une combinaison de causes. Concrètement, le point de départ de la démarche expérimentale est une question précise sur la régularité d’un phénomène ; question qui demande à être théoriquement et empiriquement traitée. Après une recherche bibliographique approfondie qui donne lieu à la formulation d’une hypothèse théorique, l’opérationnalisation de cette hypothèse permet sa mise à l’épreuve des faits.

Opérationnalisation : consiste à reproduire une situation semblable, comparable à celle dans laquelle le phénomène étudié est observé de sorte à recueillir des données observables ou mesurables. Ces données vont permettre d’établir le rôle de la cause identifiée sur l’effet étudié. Cette méthode consiste alors à faire varier et à contrôler de façon systématique cette cause (ou VI). La variation concerne certains éléments d'une situation ou certaines caractéristiques personnelles des sujets eux-mêmes, et l’objectif est de provoquer un phénomène, d'observer et de mesurer les conséquences de cette variation sur les réponses du sujet.

Plan : ensemble organisé de facteurs. Pour réaliser une étude expérimentale puis l’analyse statistique de ses données, il faut construire et définir cet ensemble organisé. Le plan est déterminé par les VI intra et intersujets. On parle de plans factoriels lorsque tous les FE sont croisés entre eux de façon systématique ; en d’autres termes, toutes les modalités des facteurs expérimentaux sont croisées de manière exhaustive entre elles. 2 types : plan factoriel intrasujet (pour ce type de plan, la mesure de la variable est dite croisée ou appareillée. Cela signifie que tous les sujets passent toutes les modalités de la VI, c'est à dire qu'ils passent toutes les conditions expérimentales liées au facteur intrasujet. La relation de croisement est symbolisée par le signe *), plan factoriel intersujet (pour ce type de plan, on parle de VI emboitée et les groupes expérimentaux sont indépendants les uns des autres. Dans cette condition, ils ne passent qu'une seule condition expérimentale liée au facteur intersujet. La relation d'emboîtement est symbolisée par le signe < >).

Validité : confiance avec laquelle le résultat obtenu montre effectivement ce qui est prétendu. C'est interprétation et non une extrapolation ou une inférence des résultats.

Variable confondue : VI qui n’a pas été identifiée et n’a pas été contrôlée, prise en compte. Deux variables indépendantes sont dites confondues si les modalités de l’une recoupent systématiquement les modalités de l’autre, sans jamais être croisées.

Variable contrôle : variable secondaire, source de variation réelle de la VD, elle est connue du chercheur, et il s'agit de la source qu’il souhaite dissocier de la VI. Son objectif : parmi l’ensemble des sources de variation de la VD, il existe des variables connues de l’expérimentateur, variables qu’il décide de contrôler (VC) pour éviter, pour s’assurer que l’effet d’une source de variation (VC) sur une VD ne sera pas confondu avec l’effet de la VI.

Variable dépendante (VD) : indicateur de la conduite de l’individu et de ses processus psychologiques. La variable dépendante appartient à une échelle de mesure. Les variables dépendantes sont des indicateurs de la réponse du sujet et plus généralement de ses processus psychologiques. Il s'agit de la réponse fournie par le sujet ou de l'une des caractéristiques de sa réponse. La réponse dépend du sujet lui-même et de la situation définie par l'expérimentateur. La VD varie donc en fonction de la situation (ou manipulation) et des valeurs prises par son échelle de mesures.

Variable indépendante : source de variation introduite par l’expérimentateur comme cause de l’effet attendu. Cause potentielle du phénomène étudié. Afin d’en tester l’effet effectif sur la réponse du sujet (ou VD), la démarche expérimentale, démarche comparative, suppose la variation systématique de cette cause en plusieurs niveaux (au moins deux). Elle prend ainsi plusieurs valeurs. Ces valeurs s'appellent des modalités ou niveaux du facteur. Concrètement, la VI comprend nécessairement au moins deux modalités. La VI, caractéristique du sujet ou de la situation, est fixée par l'expérimentateur. Elle est dite indépendante parce que « contrôlée » par l'expérimentateur. 8 types : VI principale (VI à partir de laquelle l'expérimentateur formule des hypothèses), VI secondaire (VI à partir de laquelle l'expérimentateur ne formule pas d'hypothèses particulières, mais dont il sait ou dont il suppose qu'elle a une influence sur le phénomène étudié), VI systématique (ou VI Modèle I, VI que l'expérimentateur fait varier systématiquement suivant un nombre n de modalités qu'il choisit lui-même parmi l'ensemble des possibles), VI aléatoire (ou VI Modèle II, VI pour laquelle les modalités ont été choisies au hasard, et sont considérées comme les représentants d'une certaine distribution), VI invoquée (VI qui permet à l'expérimentateur de repérer les conditions expérimentales sans qu'il puisse affecter arbitrairement les sujets dans les groupes expérimentaux de son choix, les sujets étant affublés de leur étiquette avant l'expérimentation. L'expérimentateur répartit ici les sujets en fonction de leurs caractéristiques idiosyncrasiques et/ou de celles de la situation), VI provoquée (VI manipulée par l'expérimentateur. Il peut affecter arbitrairement les sujets dans n’importe quelles conditions expérimentales), VI intrasujet (VI pour laquelle les sujets entretiennent une relation de croisement avec toutes les modalités de la VI. Tous les sujets passent dans chacune des conditions expérimentales correspondant à chacune des modalités de la VI), VI intersujet (VI pour laquelle les sujets entretiennent une relation d'emboîtement avec les modalités de la VI. Les sujets sont placés dans une et une seule condition expérimentale.



16/05/2014
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