Cours de psychologie

Notions clés

Psychologie Clinique et Psychopathologie - Notions Clés

 

 

Aboulie : absence de volonté, de motivation.

Acte hétéro-agressif : il s’agit d’agresser l’autre.

Acte parricide : tuer ses parents.

Aimer : être capable de s’investir, de se projeter, d’avoir des relations affectueuses, amoureuses, sexuelles.

Ambivalence : vouloir et pas vouloir, plaisir et déplaisir, sans conscience de la contradiction.

Anamnésie : histoire du sujet, quand on lui demande de raconter sa vie. C’est un élément du diagnostic.

Anhédonie : incapacité à éprouver du plaisir.

Animisme : le fait de donner une âme aux objets.

Apathie : Etat psychologique d'indifférence affective et cognitive, d'inertie comportementale et d'abolition de la volonté. L'apathie est un symptôme présent dans de nombreuses pathologies telles que la schizophrénie ou certaines démences.

Asthénie : Etat de fatigue générale physique et psychique durable, relativement indépendant du repos, accompagné d'un affaiblissement de la volonté, de la concentration et du dynamisme psychomoteur.

Autisme : repli, perte du contact, de la réalité.

 

Biotype leptosome : grands et minces.

Biotype pycnique : plutôt petits et trapus.

 

Catalepsies : rigidité motrice, mouvement ralenti jusqu’à certaines positions immuables.

Catatonie : Il s'agit d'un trouble de l'activité motrice volontaire. Dans sa forme complète, elle regroupe 3 signes cliniques : le négativisme : résistance voire opposition aux sollicitations extérieures (par exemple, refus de la main tendue du clinicien), la catalepsie : persévération d'attitude imposée ou spontanée. Le patient reste dans une position inconfortable. Hyperkinésie et stéréotypie. Son observation est maintenant très rare en psychopathologie. Ce trouble psychomoteur fait partie des troubles de l'expression

Catécholamines : il y a un déficit de ces neurotransmetteurs.

Cénesthésiques : état latent chez chaque individu. C'est la conscience confuse des sensations émanent de la profondeur du corps. Nous pouvons bien, en effet, avoir une conscience obscure, sourde et pour ainsi dire latente de l'exercice de nos fonctions organiques comme, par exemple, les sensations qui provoquent et accompagnent les mouvements respiratoires. Bien qu'incessamment répétées, ces sensations passent inaperçues. La cénesthésie est donc l'ensemble de toutes les sensations, qui à un moment donné sont perçues par la conscience et qui en constituent le contenu à ce moment.

Chronique : qui dure dans le temps.

C.I.M : Classification Internationale des Maladies (classifications de l’Organisme Mondiale de la Sante). Elle classe toutes les maladies psychosomatiques et mentales.

Complexe d’Œdipe : concept central de la psychanalyse. Théorisé par Sigmund Freud dans sa première topique, il est défini comme le désir inconscient d'entretenir un rapport sexuel avec le parent du sexe opposé (inceste) et celui d'éliminer le parent rival du même sexe (parricide).

Communication paradoxale ou double contrainte : communication où les codes utilisés sont contradictoires.

 

Démence-précoce : perte des facultés mentales.

Dépersonnalisation : impression d’être étranger à soi-même, que son corps ne lui appartient pas ou bizarrement, il ne se sent pas lui-même, il se sent morcelé.

Déréalisation : une perte du sentiment de réalité vis-à-vis de l’extérieur.

Diagnostic : nom.

Diagnostique : adjectif. Imaginer les lignes de force selon lesquelles un cristal s’est brisé.

Discordance : disharmonie entre les comportements, ils ne sont pas accordés, par de cohérence entre les comportements, indépendants les uns des autres.

D.S.M : les maladies mentales sont classifiées dans un manuel diagnostique et statistiques des troubles mentaux.

Dysthymie : mélancolie atténuée.

 

Echo mimiques : le patient reproduit les mimiques comme dans un miroir.

Echolalies : qui répète les mots, les phrases.

Echopraxies : qui répète le mouvement.

Echo paradoxale : la voix dans sa tête dit avant l’individu ce qu’il avait l’intention de dire à voix haute.

Energie libidinale : énergie sexuelle.

Erotomane : maladie du groupe des psychoses, une monomanie construite autour de la conviction délirante que l'on est aimé par une personne. Elle est aussi appelée syndrome de Clérambault, d'après le psychiatre français Gaëtan Gatian de Clérambault qui en présenta la première analyse complète (in Les psychoses passionnelles) en 1921.

Etiologie : qui concerne l’origine des maladies mentales, des causes. 3 types d’étiologies : Conception dynamiste : psychanalyse → évolution de l’individu (enfant → adulte), Position organo-mécanissiste, Milieu social.

 

Fading mental : forme progressive du barrage, disparition progressive du discours, de la pensée, langage incompréhensif, reprise de la discussion de manière progressive (non systématique).

Formes mono-symptomatiques ou olygo-symptomatiques : crimes immotivés des schizophrènes.

Formes pseudo-névrotiques : différents types de névroses (phobique, obsessionnelles, émotionnelles, etc.) diagnostique structurel.

 

Hébéphrénie : Schizophrénie qui se révèle tôt (adolescence) de manière insidieuse (cachée). Se caractérise par l’hyperactivité, le manque de concentration, la confusion dans les idées et les discours, le manque de tact et l’excès de familiarité, le comportement inepte et l’indifférence des sentiments. Son pronostique est sévère car elle résiste  fortement aux neuroleptiques.

Héboïdophrénie : Forme rare et grave de schizophrénie. Troubles psychopathique (une grande impulsivité, agressivité), des difficultés avec le respect de la loi avec possibilité du passage à l’acte.

Hermétisme : trouver le sens caché des choses.

Hyperesthésie : sensibilité excessive pathologique aux excitations externes et physiques.

Hyperkinésies : décharges motrices, gestes violents, cris, courses brutales.

Hystérie : même famille qu’utérus (ablation d’utérus = hystérectomie). Hippocrate se représentait l’utérus comme un animal se baladant dans le corps de la femme et causait des problèmes là où il allait.

 

Incurie : négligence, absence de soin, laisser-aller.

Indifférence affective : pas de manifestation des sentiments.

Interprétation sauvage : interprétation qu’on fait à quelqu’un qui n’a rien demandé

 

Jumeaux hétérozygotes : issus d’œufs différents.

 

Manie : excités et qui attirent l’attention sur eux.

   Hypo-maniaque : légèrement maniaque, un peu en dessous de la manie

Maniérisme dans le langage : vocabulaire recherché voir décalé, « métaphorique ».

Mégalomanie : consiste en la surestimation de ses capacités, elle se traduit par un désir immodéré de puissance et un amour exclusif de soi. Elle peut être le signe d'un manque affectif. En psychologie, la mégalomanie est classée dans la famille des psychoses délirantes chroniques. On la nomme couramment folie des grandeurs.

Mélancolie : dépression extrême.

M.M.P.I : questionnaire de personnalité, Inventaire multi-phasique de personnalité du Minnesota. Cela évalue plusieurs aspects de la personnalité, comme la pathologie.

 

Négativisme : raidissement au contact d’autrui, difficulté à accepter le contact (surtout physique).

Neuroleptiques : médicaments utilisés pour soigner la schizophrénie : le plus connu : Haldol.

Neuromédiateurs : éléments chimiques dans le cerveau.

Névroses : Névrose phobique. Névrose obsessionnelle. Névrose hystérique (hystérie). Névrose angoisse (à part). Troubles corporels qui correspondent à des troubles d'angoisse psychique.

 

Objet : c’est, au sens psychanalytique, ce qui est visé par la pulsion. Ce par quoi la pulsion est sensée se satisfaire, il va être investi par la pulsion, le sujet attends que l’objet lui renvoi son investissement.

 

Parakinésies : gestes ou mimiques qui parasitent une expression normale du sujet.

Pathognomonique : typique à 100% (aucun symptôme n’est pathognomonique d’une maladie).

Patient : pathos = celui qui souffre.

Persévération : dans le discours des mots, des bouts de phrases qui reviennent tout le temps.

Perspectives dynamiques : (psychanalyse) donnent un sens à ces symptômes et les ramènent à un mode d’organisation psychique.

Perversions : conduites immorales ou amorales considérées comme maladives.

Phonation : production des phones ou sons propres à la langue parlée.

Positions athéoriques : voient les symptômes comme déficitaires.

Préoccupation corporel hypocondriaque : syndrome caractérisé par une peur et anxiété excessives et bouleversantes concernant la santé et le bon fonctionnement du corps d'un individu.

Psychanalyse : hypothèse de l’inconscient.

Psychopathologie : étude des souffrances psychiques.

Psychoses : Psychose schizophrénie. Psychoses délirantes (paranoïa, psychose hallucinatoire chronique, paraphrénie). Psychose maniaco-dépressive.

 

Quérulents : gens qui cherchent querelle.

 

Rationalisme morbide : vouloir tout expliquer par un seul événement.

Rorschach : test des taches d’encre.

 

Schizoïdie : l’humeur renfermée devient isolement, l’inhibition et l’impulsivité aboutissent à un isolement/exclusion social.

Schizophrène : qui est formé de 2 mots : schizein (couper) et phren (l’âme). Processus dissociatif qui consiste à une disharmonie de cohésion entre les différentes composantes du psychisme.

Schizophrénie anxieuse (ou dysthymique) : Forme où le malade est très agité, très anxieux. Agitation qui exprime leurs idées délirantes, noires, leurs détresses. Le malade est perturbé par ses idées délirantes.

Schizophrénie avec prédominance de symptômes « négatifs » : Forme de schizophrénie où il y a peu de symptômes, une forme atténuée. Après un ou deux épisodes aigus (c’es-à-dire avec symptômes « positifs »), ce sont ensuite, avec peu ou pas de symptômes « positifs », l’indifférence, la froideur, la dissociation, le repli sur soi, l’absence de volonté et de motivation (aboulie) et l’indécision, le comportement excentrique, la confusion des pensées, la pauvreté du discours et leur incohérence, l’anhédonie (incapacité à éprouver du plaisir), l’apathie et la passivité qui semblent passer à l’avant-plan.

Schizophrénie catatonique : Dissociation au niveau moteur. Le malade reste prostré, figé, immobile, dans un coin, arrête toute communication avec l’extérieur, ne réagit pas aux tentatives entreprises pour l’en sortir. Les efforts faits par les proches pour sortir le malade de ses attitudes ou positions bizarrement figées (paralysie « cireuse ») peuvent leur donner l’impression que leur malade est comme « paralysé ». Cet état peut être entrecoupé par des épisodes d’activité physique excessive et désordonnée. Présence médicale.

Schizophrénie paranoïde : La plus courante des schizophrénies et la moins grave, la moins handicapante. Se caractérise par la prédominance des idées délirantes de persécution, le délire interprétatif, les convictions d’être l’objet d’un complot ou de se trouver au centre d’une intrigue malveillante, la surestimation de soi (les idées de « grandeurs », voire de « mission planétaire »), l’anxiété, l’envie ou la jalousie, un esprit contestataire, revendicateur et belliqueux.

Schizothymie : thyme : thymie = humeur. Caractère d'un individu qui a tendance à se replier sur lui-même et à éprouver des difficultés à établir un contact avec son environnement.

Sémiologie (séméiologie) : étude des maladies à travers les symptômes.

Symptôme : signe qui dit qu’il y a quelque chose qui fonctionne anormalement, ça dit quelque chose, comme un mot est un signe.

  Parler des symptômes : (du grec sym = ensemble et ptoma = tombe, pas de notion de cause à effet, ca va ensemble) qui se manifestent à l’ occasion de ces pathologies.

Symptôme de dysmorphophobie  : quand on voit un corps déformé.

Syndrome : (du grec sym = ensemble et drome = marcher) : ensemble de symptômes qui sont reliés les uns aux autres, et qui parfois sont influencés les uns par les autres.

Syndrome d’automatisme mental : décrit par De Clérambault, qui se traduit par un triple automatisme : Automatisme idéo-verbal (hallucination auditive, entend des voix). Automatisme moteur (le sujet va avoir l’impression qu’on lui impose un certain mouvement, en particulier par le biais de la phonation (on parle à travers moi, on m’oblige à dire certaines choses, etc.). L’automatisme psycho-moteur → on l’oblige à dire ou à faire certaines choses). Automatisme sensoriel (hallucination au niveau des sens, l’automatisme visuel c’est quand le malade voit les voix). Le sujet à l’impression de ne pas maîtriser sa pensée, ses actes, ses sensations. Il peut y avoir un écho de la pensée (surtout dans les hallucinations auditives).Il y a une faiblesse du sur-moi, ils peuvent devenir dangereux.

 

T.A.T : test projectif, Tematic Aperception Test (pour les adultes, pour les enfants c’est le T.A.T : Children Aperception Test).

Test projectif : on présente un matériel peu structuré (ex : une tache d’encre) et le sujet doit le structurer.

Théorie organogénique dynamiste : associer le coté dynamique (enfance du patient, son passé) et le coté organique puisque le psychisme se construit grâce a l’organique. L’idée est que le système nerveux (qui est support de l’appareil psychique) se développe d’une manière hiérarchique.

Théories systémistes : l’individu est pris dans un système. Ce n’est pas l’individu qui est malade, mais le système qui dit qu’un individu est malade.

Travailler : être capable d’établir des relations sociales ou de s’adapter.

Troubles organique, biologique, somatique : ces théories considèrent que la maladie mentale est réactive au milieu.

 


 

BATESON et l’école de « Palo-Ato » : sont des gens qui pensent que certaines maladies mentales sont troublées par la communication comme la communication paradoxale ou double contrainte. Il dit qu’il y a un mode de communication l’injonction paradoxale ou doubl-bound(bind) : deux situation : soit on se dévalorise soit même, soit on devient agressif soit envers soi, soit envers les autres.

BLEULER : Eugen Bleuler, né à Zollikon (canton de Zurich, en Suisse) le 30 avril 1857 et mort dans la même ville le 15 juillet 1939, est un psychiatre suisse. Il est connu pour avoir inventé et introduit dans le vocabulaire psychiatrique les termes de schizophrénie et d'autisme.

DE CLERAMBAULT : Il a notamment observé de nombreux cas d'érotomanie (psychose, caractérisée par un délire passionnel également appelé syndrome de Clérambault), pathologie qu'il a décrite en détail. Il a également défini l'automatisme mental, dont il a fait une description remarquable et il était en faveur d'une théorie mécaniciste des maladies mentales. Il a également étudié les intoxications par l'alcool, l'éther et le chloral.

EY : Henry Ey, né le 10 août 1900 à Banyuls-dels-Aspres et mort le 8 novembre 1977 à Banyuls-dels-Aspres, est un psychiatre français, connu pour avoir sorti la psychiatrie de son organisation statique en affirmant le primat de la hiérarchie des fonctions sur l'organisation. Il fonde ainsi la psychiatrie dynamique, en rapprochant les théories de Freud et de Bleuler de la neurologie que Hughlings Jacksons avait dépouillée de ses présupposés mécaniques. La synthèse théorique d'Henri Ey constitue l'approche organo-dynamique (1936) qui formera toute une génération de la psychiatrie française. Ceci, à travers la revue « l'évolution psychiatrique », qu'il dirige dès 1945, l'association mondiale de psychiatrie, qu'il fonde en 1950, et les fameux colloques de Bonneval qu'il organise en réunissant la fine fleur des psychiatres, des psychanalystes, des neurologues et de philosophes, de toutes tendances.

KRAEPELIN : Emil Kraepelin (né en 1856 à Neustrelitz, en Allemagne – mort en 1926) est un psychiatre allemand considéré comme le fondateur de la psychiatrie scientifique moderne. Élève de Bernhard von Gudden et de Wilhelm Wundt, fondateur de la psychologie expérimentale, Kraepelin s’est efforcé, tout au long de sa carrière, de créer une classification des maladies mentales fondée sur des critères cliniques objectifs.

PINEL : reconnaît les fous comme des malades. Philippe Pinel (20 avril 1745 à Jonquières (Tarn) - 25 octobre 1826 à Paris) est un aliéniste français. Il fut pour l'abolition des chaînes qui liaient les malades mentaux et, plus généralement, pour l'humanisation de leur traitement. Il travailla notamment à l'hôpital Bicêtre. On lui doit la première classification des maladies mentales. Il a exercé une grande influence sur la psychiatrie et le traitement des aliénés en Europe et aux États-Unis. Après la Révolution Française, le docteur Pinel bouleverse le regard sur les fous (ou "aliénés") en affirmant qu'ils peuvent être compris et soignés. Il préconise un traitement moral qui anticipe nos psychothérapies modernes

WALLON : développementale, et enfants atteints d’arriération mentale.



24/05/2012
1 Poster un commentaire

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 1520 autres membres