Cours de psychologie

Notions Clés

Psychologie Cognitive – Notions Clés

 

20 + 20 : (Glackman) présentation d’un stimulus auditif au sujet pour lequel il y a un traitement linguistique et verbal. On observe la première orientation oculaire après le stimulus.

Accès lexical : lorsqu'on active un mot, il y a forcément une représentation du mot qui s'active. L'étape entre la détection du signal, visuel ou auditif, qui correspond au mot, et l'étape où on représente le mot au niveau du réseau sémantique c'est l'accès lexical.

Aire de Broca : centre des images motrices des mots.

Alexies centrales : causées par le dysfonctionnement du système de la lecture. Renvoient au dysfonctionnement d'étapes plus tardives du traitement de l'information langagière. 3 catégories : dyslexie de surface (caractérisée par des difficultés dans le traitement de mots particuliers ou de mots inconsistants sur le plan orthographique. On constate que les mots réguliers ou les non-mots sont bien mieux lus que les mots irréguliers et les vrais mots. Altération de la voie lexicale de lecture), dyslexie profonde (la lecture des non-mots et des pseudo-mots est très difficile voire impossible, alors qu'ils continuent à lire les mots familiers en faisant des erreurs intrigantes. On retrouve aussi des erreurs visuelles et dérivationnelles) et dyslexie phonatoire.

Alexies périphériques : touchant les étapes de l'analyse visuelle. Les alexies périphériques sont dues à des lésions du système de traitement de l'information visuelle. Les patients cérébrolésés droits, avec une dyslexie de négligence, vont avoir des difficultés à traiter les parties gauches des phrases et des parties gauches des mots. De plus, les sujets vont avoir plus de facilité à traiter les non-mots que les mots.

Amorçage sémantique : type d’amorçage durant lequel le traitement d’un stimulus est facilité par le traitement antérieur d’un stimulus sémantiquement lié. 2 types : direct (préalablement un mot similaire), et indirect (préalablement par un mot apparenté).

Amygdale : dans l’étage 3 de l’organisation sous-corticale. Contrôle les émotions négatives.

Anatomoclinique : il s'agit de la mise en relation entre perturbations du langage et sièges des lésions (post-mortem).

Anomie : difficulté de produire le bon mot, le mot cible/voulu, dans un contexte particulier. On appelle ça aussi le manque du mot. Ce manque du mot est retrouvé chez tous les sujets aphasiques avec lésion de l'hémisphère gauche, chez les sujets atteints d'Alzheimer, etc. Mais ce manque de mot intervient aussi en dehors de toute pathologie, a partir du moment où il y a une surcharge cognitive. L'anomie peut être causée par : la perte de la représentation mentale du mot cible dans le lexique, la perte de l'accès à ces représentations.

Anosognosie : le patient n’est pas conscient de ses symptômes.

Anticipation : permet de dégager des ressources attentionnelles. On pourra donc traiter de façon plus approfondie, de manière anticipatoire, les événements qui pourraient être perçus ultérieurement. Elle permet aussi de préparer des réponses comportementales/motrices et de les planifier pour atteindre des buts.

Aphasie de Broca (motrice) : phrases non produites, ne peut plus organiser les phrases.

Aphasie de conduction : trouble de la répétition avec des capacités de compréhension et de production du langage plus ou moins préservées. Cela est du à une déconnexion entre les centres des images auditives et les centres des images motrices (faisceau arqué). La personne atteinte de ce type d'aphasie pourra comprendre ce qui lui est dit mais ne sera pas capable de répéter l'information. Cette aphasie est très rare. Les symptômes sont un discours fluent sans être exagéré, une compréhension assez correcte avec des erreurs de lecture à voix haute, des erreurs d'élocution et il y a conscience du trouble de la part des patients.

Aphasie de Wernicke (sensorielle) : difficulté dans la compréhension du message reçu. Le patient n’a pas de problèmes d'articulations mais des problèmes de compréhension du langage.

Aphémie : (rebaptisée plus tard aphasie) désintégration phonétique. Perte de la parole sans paralysie des organes de l’articulation et sans destruction de l’intelligence 

Aporie : impasse logique.

Apprentissage associatif direct : correspond à l'apprentissage qu'a mis en œuvre Pavlov dans ses expériences sur les animaux. La force associative en mémoire serait proportionnelle aux cooccurrences entre concepts. Si on dérive les résultats obtenus par Pavlov, on considère que deux concepts sont coactifs si les mots sont lus dans un espace temporel proche. Plus cet espace temporel est réduit est plus la force d'association en mémoire sera augmentée.

Apprentissage par similarité sémantique : partage de caractéristiques communes associées à chaque concept, induisant des associations indirectes entre concepts

Apprentissage neuronal associatif : il y a deux groupes de neurones, pouvant coder pour deux mots plus ou moins associés. Ces deux groupes peuvent être actifs en même temps, permettant le traitement coactif des deux mots. Ils renforcent leurs connections synaptiques, renforçant ainsi leurs associations. On parle de PLT. Au final, la structure séquentielle verbale de notre environnement va se retrouver traduite dans un réseau d'associations. Lorsqu'on va comprendre du texte, ce réseau va s'activer séquentiellement.

Associationnisme : la pensée nait dans l'association entre éléments simples, sensations, et images produites par ces sensations. Deux aires sont impliquées dans cette théorie : aire des projections primaires (lieu où se combinent sensations et actions), aires associatives (centres d'images correspondant aux différentes sensations.

Asymétrie fonctionnelle : différence fonctionnelle entre deux parties opposées des hémisphères cérébraux. Cette asymétrie rend compte de différences comportementales.

Attention : prise de possession par l'esprit, sous une forme claire et vive, d'un objet ou d'une suite de pensées parmi plusieurs qui semblent possibles. Elle implique le retrait de certains objets afin de traiter plus efficacement les autres.

Attention endogène : réseau composé du cortex frontal dorsal bilatéral et du cortex intrapariétal. Lente, volontaire et dirigée par le sujet. Traite l’indice symbolique central. L’attention endogène intervient plus tardivement et peut être soutenue plus longtemps.

Attention exogène : jonction temporo-pariétal du cortex fronto-ventral de l’HD. On parle d'attention « court-circuit » puisqu'il suffit qu'elle s'active pour attirer l'attention du sujet, jusque là volontaire endogène, vers un indice plus périphérique. Rapide, automatique, souvent involontaire et guidée par les évènements extérieurs. Traite l’indice périphérique. L’attention exogène vers une localisation c’est rapide, précoce et limitée dans le temps.

Attention filtre : (effet « cocktail party ») consiste en la faculté que l'on a de faire abstraction d'un certain nombre d'informations qui nous parviennent et que l'on ne souhaite pas percevoir. L'attention est donc un filtre perceptif. On parle de sélection précoce ou tardive d’une information parmi des distracteurs. Le filtre s'établit en fonction du contexte, de la tâche, de la motivation.

Attention réservoir de ressources : les ressources attentionnelles sont limitées. Selon les spécificités de la tâche à exécuter, il faut allouer ces ressources en conséquence. De manière générale, les performances observées pour l'attention partagée sont moins bonnes que les performances dans le cas de performances en attention focalisée. Si ces ressources attentionnelles sont limitées, c'est parce que la charge cognitive et l’apprentissage jouent sur l’attention.

Auto-poïétique : processus dont le seul résultat consiste en une modification de lui-même. L’autopoïèse est la caractéristique des mécanismes biologiques.

Blindsight : vision aveugle, persistance d’une vision inconsciente chez les personnes dont les aires visuelles ont été lésées.

Boucle motrice : dans les ganglions de la base. C’est une suite de trois neurones. Elle est composée d'un neurone excitateur et de deux neurones inhibiteurs. La cible du neurone excitateur est le cortex moteur. La conséquence de cette excitation est en fait le déclenchement d'un geste.

Cervelet : dans l’étage 1 de l’organisation sous-corticale. Boucles de contrôle moteur.

Chronométrie mentale : permet l'étude des dynamiques temporelles des processus cognitifs activateurs et inhibiteurs entre représentations au sein du système. Le principe fondateur de cette méthode est que la rapidité d'un traitement effectué dépend de leur difficulté. Pour cela on utilise des indices comportementaux : temps de réponse, etc.

Communication : ensemble des conditions propres à un groupe, à une culture, qui permettent le traitement en expression ou en compréhension d'une idée ou d'une intention.

Connaissance : mélodie cognitive accompagnant le déroulement effectif ou intériorisé d'une imitation gestuelle du monde. Cela est possible par le fait que le cerveau est une structure organisée.

Cortex préfrontal : est impliqué dans les taches sémantiques : il a un rôle exécutif dans la sélection ou le recouvrement d'informations sémantiques, il y a une activité lors du traitement de contenu et du contexte, des représentations des séquences d'événements, une lésion du cortex préfrontal induit des déficits des traitements. En bref, le cortex préfrontal, reçoit une information qu'il interprète.

Cortex temporal : la représentation de l’information interprétée par le cortex préfrontal, se fait dans le cortex temporal. Il est impliqué dans : le traitement des relations sémantiques par rapport à l'absence de relation sémantique (c'est dans cette aire que sont codées les associations entre les mots, mais il n'y a pas, à cette étape là, de jugement de cohérence), le traitement sémantique (associations sémantiques entre concepts, permettant la propagation de l'information dans le réseau sémantique).

Couplage structurel : la structure cérébrale se couple à la structure de l’environnement par l’intermédiaire du corps en mouvements.

Cranioscopie : ensuite rebaptisée phrénologie. Anatomie et physiologie du système nerveux en général et du cerveau en particulier. Les bosses du crâne d’un être humain reflètent son caractère. Palper le crâne et faire le lien entre une faculté exceptionnelle et un relief ou creux osseux.

Craniotomie : on place des électrodes sur le cortex pendant que le patient répond à des taches cognitives. Cela permet d'identifier les aires qu'il faut absolument éviter de toucher pour ne pas causer des lésions provoquant des troubles du langage et de la compréhension.

Diaschisis : une blessure au cerveau peut créer des carences de comportement qui peut être suivie par une éventuelle reprise. Abolition plus ou moins temporaire de l'activité des neurones plus ou moins distants de l'aire lésée, mais possédant avec celle-ci des liens anatomiques et physiologiques directes ou indirectes. 2 types de diaschisis : neuronale (il y a d'abord propagation puis résorption du sang hémorragique, avec diminution de l'apport sanguin dans une région impliquant une dégénérescence des cellules dans le voisinage ou à distance), et fonctionnel (désorganisation du déroulement temporel des processus psychologiques).

Dissociation classique : (Shallice) « la tache I est réalisée au même niveau qu’avant le début de la maladie » et la tache II est « très inferieure et bien au-dessous de la moyenne ». Garthwaite et Gray complètent : la dissociation classique peut donc être employée lorsqu'un patient présente un déficit dans la tache x, obtient des scores dans les limites de la normale à la tache y, et s'il existe une différence significative entre les performances aux deux taches.

Dissociation forte : (Shallice) « aucune tache n’est réussie a un niveau normal, mais la tache I est beaucoup mieux réussie que la tache II ».

Dissociation simple : (paradigme de recherche de la dissociation) si un patient échoue dans une tâche A, associée à un processus a, et réussit dans une tâche B, associée à un processus b, alors il y a une dissociation entre processus fonctionnels et non fonctionnels.

Dissociation simple inverse : (paradigme de recherche de la dissociation) si un patient réussit dans une tâche A, associée à un processus a, et échoue dans une tâche B, associée à un processus b, alors il y a une dissociation entre processus fonctionnels et non fonctionnels.

Distance lexicale : distance qui se situe entre un mot et un autre dans un même corpus.

Double dissociation : (paradigme de recherche de la dissociation) dissociation simple associée à la dissociation inverse.

Duplication : il existerait des représentations mentales de l'objet à l'intérieur du cerveau.

Dyslexies acquises : conséquences d'une lésion cérébrale survenue chez un adulte qui maitrisait antérieurement le langage écrit.

Effet d'amorçage sémantique (ou « prime effect ») : différence de temps de réponse pour traiter la cible en fonction de son association avec l'amorçage.

Enacter : répéter mentalement les gestes représentant les objets. Pas de représentation.

Espace : construction qui émerge de l’ensemble des interactions possibles avec l’ensemble des objets possibles.

Eveil émotionnel : une émotion va avoir un effet qui va se répercuter sur les performances et les cognitions. L'éveil émotionnel dépend de notre état : il est fort si on est très stressé ou nul si on est endormie.

Faculté générale du langage : ce qui permet d'établir une relation constante entre une idée et un signe.

Faisceau attentionnel : à l’instar d’un faisceau lumineux, le focus attentionnel est déplacé, élargi ou resserré selon la tâche. Cela permet de cibler de manière plus ou moins précise l'objet visé. Traitement des stimuli soumis à ce faisceau feront l'objet d'un traitement approfondi, au détriment des autres stimuli.

Fiction explicative : facteur explicatif dont on postule l’existence mais que personne n’a jamais observé.

Force associative : associations entre populations neuronales codant pour les concepts. Elle est acquise selon la règle de Hebb, elle n'est pas innée et on voit que les connaissances conceptuelles, même très abstraites, sont apprises par des règles similaires au conditionnement pavlovien.

Grey Scale Task : (Mattingley et al.) on présente des planches au sujet présentant deux rectangles avec un dégradé allant du noir au blanc et on demande au sujet de désigner le rectangle le plus sombre. Elle a été publiée en 2004 avec pour objectif de mettre au point une tache papier crayon qui permette de déterminer au niveau d'un groupe s'il y a un biais vers l'espace gauche. Etant entendu que notre hémisphère droit est spécialisé dans le traitement de l'espace, il devrait y avoir une préférence pour le traitement de ce qui est présenté dans l'hémi-champ droit.

Héminégligence : trouble qui consiste à ne pas traiter, négliger, ce qui se trouve dans un des champs visuels correspondant à la lésion au niveau pariétal.

Hypercinésie : les mouvements du corps ou phonatoires sont brusques et hors contexte en cas de lésion du striatum.

Hypocinésie : les mouvements sont ralentis en cas de lésion dans la substance noire.

Hypothalamus : dans l’étage 2 de l’organisation sous-corticale. Contrôle le système nerveux autonome et maintient l’équilibre de l’organisme (homéostasie).

Hippocampe : dans l’étage 3 de l’organisation sous-corticale. Contrôle l’apprentissage.

Illusion de Titchener : deux cercles de même taille, entourés par des cercles de tailles différentes (tous plus petits pour l'un et tous plus grands pour l'autre) sont perçus comme étant de taille différentes. C’est un effet de contraste.

Langage : ensemble de règles propres à un groupe, à une culture, permettant le traitement et le partage d'un message verbal.

Localisationnisme : théorie de la localisation des fonctions mentales supérieures dans le cerveau.

Lobe cingulaire : dans la face interne du cortex, entourant l'hippocampe. Participe à la mise en jeu au cours de situations entrainant le plaisir (avec le septum, circuit de la récompense).

Lobe frontal : partie avant du cerveau, contrôle l’action. 3 structures : cortex préfrontal (planification, décision, initiative), cortex prémoteur (coordination motrice) et cortex moteur (contrôle de l’exécution effective du geste).

Lobe occipital : partie arrière du cerveau, contrôle la vision.

Lobe pariétal : partie supérieure du cerveau, contrôle la localisation et l’attention spatiale.

Logogènes : unités activées lorsque les mots sont détectés par le système visuel. Un logogène correspondrait alors à l’ensemble des informations associées à une représentation lexicale, comme sa structure phonétique, mais aussi ses caractéristiques syntaxiques et sémantiques. Ces unités seraient activées lorsque la somme des activations venant de diverses sources d'informations dépasserait un seuil spécifique à chacune d’entre elles. La valeur de ce seuil varierait selon la fréquence des mots : plus le mot présente une fréquence d’occurrence élevée dans la langue, plus son seuil d’activation est bas. De plus, une fois sélectionné, le niveau d’activation du logogène va décroître lentement, ce qui permet d’expliquer la réduction du temps nécessaire pour reconnaître un mot déjà vu et traité.

Loi de Hebb : le passage d'un influx nerveux laisse une trace au niveau de la synapse. Hebb affirme que « l'activation répétée ou persistante d'une cellule B par une autre cellule A augmente la facilité avec laquelle cette activation se reproduira dans le futur ». Voici ce que donne la loi une fois globalisée par l’énaction : « l'activation répétée ou persistance d'un pattern global B par un pattern global A augmente la facilité avec laquelle une activation se reproduira dans le futur ».

LSA : Analyse Sémantique Latente, permet de calculer les proximités entre des mots et leurs forces d'association.

MEC (Protocole Montréal d’Evaluation de la Communication : premier outil en langue française à évaluer les quatre dimensions de la communication relatives à l’hémisphère droit et à permettre la description des habiletés et déficits des individus cérébrolésés droits (CLD) dans un milieu de réadaptation.

Métaphore computationnelle : métaphore informatique selon laquelle le cerveau fonctionnerait comme un système de traitement de l'information. Penser correspondrait à faire des calculs à partir de symboles. Ces derniers sont des tenant-lieux, des représentants, des objets du monde. Cadre théorique de la connaissance par représentation.

Métaphore oscillatoire : le cerveau est ici comparé à un piano. L'idée générale est que quand les mains du pianiste se déplacent sur le clavier, une mélodie accompagne les gestes du pianiste. Appliquée à l'Homme, on détermine que lorsque le corps se déplace sur le monde environnant, une conscience accompagne les mouvements du corps. Toute connaissance serait donc comparable à une « mélodie cognitive » qui accompagne les gestes du sujet sur le « clavier du monde ».

Modèle Geschwind-Wernicke : la compréhension d'un mot entendu nécessite le passage par plusieurs étapes et structures.

Mot-amorce activateur : les deux mots sont reliés, la présentation du mot-amorce activateur va activer le mot-cible qui y est relié au niveau du réseau sémantique. Le temps de réponse sera significativement plus court que dans le cas où le mot-amorce est neutre.

Mot-amorce inhibiteur : quand les deux mots ne sont pas reliés, il y une inhibition de la cible par rapport à la condition neutre. Ce mot-amorce inhibiteur a bien un effet d'interférence avec la production/compréhension du mot-cible. Le temps de réponse est significativement plus long que dans le cas où le mot-amorce est neutre.

Mot-amorce neutre : le temps de réponse sera déterminé, quelque soit le mot-amorce présenté.

Mouvement cérébral : continuum des états globaux d’activation accompagnant les répétitions du geste sur l’objet (geste manuel, oculaire ou phonatoire).

Neuropsycholinguistique : courant qui élabore des théories du traitement de l'information chez le sujet sain à partir de l'analyse des troubles aphasiques.

Neuropsychologie : science des relations entre les maladies mentales et le cerveau. Discipline qui étudie les liens entre le fonctionnement du cerveau et le comportement. Elle permet de comprendre les perturbations présentées par des patients et de les prendre en charge, tout en apportant des données essentielles pour modéliser le fonctionnement cognitif chez le sujet sain. Discipline-frontière entre neurologie dont elle est issue et psychologie, qui traite des fonctions cognitives, du comportement et des émotions dans leurs rapports avec les structures cérébrales. Avec comme postulat de base : langage oral et écrit, calcul, mémoire, praxies, gnosies, fonctions attentionnelles et exécutives… Peuvent être mis en relation avec l’anatomie, la physiologie et le fonctionnement du cerveau.

Neuropsychologie du langage : étude du langage en lien avec l'étude et le fonctionnement du cerveau. Il y a donc un premier aspect qui consiste à essayer de comprendre le langage à l'aide de la structure cérébrale. Les neuropsychologues du langage proposent des modèles du fonctionnement normal. Un deuxième pan concerne les troubles liés à la fonction du langage lorsque le patient a subi une lésion cérébrale. Cette partie comprend le diagnostic et les prises en charge des pathologies du langage.

Neuropsychologie expérimentale : constitution d'échantillons représentatifs de patients avec des lésions significatives unilatérales. A chaque groupe seront présentées des épreuves standardisées avec comparaison à des groupes de sujets normaux (témoins appariés). Les groupes sont constitués en fonction de l'âge, du sexe, etc. La fréquence et la gravité des troubles sont mesurées selon différents critères. On commence à utiliser des statistiques pour établir dans quelles mesures le trouble que l'on étudie est associé à une latéralité lésionnelle, voire associé à une localisation intra-hémisphérique. Mais aussi pour déterminer dans quelle mesure le trouble observé s'associe à d'autres troubles des fonctions cognitives. Les statistiques permettent aussi de déterminer dans quelles mesures ces conclusions peuvent être généralisées à la population parente.

Nœud du monde : définition de l'inobservable à partir de l'étude de l'observable. Il y a trois niveaux d'organisation à ce nœud : comportements, activité cérébrale, conscience. Il s'agit là d'expliquer la conscience, inobservable, à partir de l'explication de phénomènes observables tels que l'activité cérébrale et les comportements. Cela consiste à défaire le nœud du monde.

Note : ce qui accompagne une vibration consécutive à un contact.

Noyaux de la base : dans l’étage 3 de l’organisation sous-corticale. Contrôle de la motricité.

Noyau dynamique : trace laissée dans le cerveau (marquage synaptique) par les répétitions antérieures de mouvements cérébraux passés analogues. On parle aussi de ravines cérébrales.

Paragraphie sémantique : substitution d’un mot par un autre.

Paralexies : erreurs de lecture.

Parole : mise en jeu d'organes d'émission et de réception nécessaires à l'expression de la faculté générale du langage.

Patients split-brain : patients qui ont subi une section du corps calleux. Cette pratique était employée, à une époque, dans des cas d'épilepsies trop invalidantes. On observait une amélioration considérable des troubles épileptiques mais aussi des conséquences lourdes : tout se passe comme si la conscience était dédoublée.

Perception : les activations sensorielles (tactiles, auditives et visuelles) sont intégrées dans le mouvement cognitif global accompagnant l’imitation gestuelle de l’objet (respectivement manuelle, phonatoire et oculaire).

Piège de la régression à l'infini : par Edelman, une suite interminable de frontières spatiales s’emboîtant les unes dans les autres à l’intérieur du cerveau, entre d’un côté ce qui connaît et de l’autre côté, ce qui est connu, inévitable conséquence logique d’une conception spatiale de la frontière cognitive.

Prosopagnosie : perturbation de la reconnaissance des visages.

Représentation sémantique : réseau de mots connectés entre eux. Par l'activation d'un de ces mots on va activer l'ensemble de propriétés qui sont associées à ce mot. Différents réseaux sémantiques peuvent être connectés entre eux.

Sens : représentation, anticipation de l'environnement. Acquis par l'expérience individuelle. L'attribution du sens repose sur l'activation de connaissances sur ces événements. Donner du sens à un mot va dépendre des connaissances préalables qu'on a déjà sur ce mot.

Singleton : mots qui ne reviennent qu'une seule fois parmi un échantillon. Il s'agit des réponses propres à un sujet et ont un pourcentage de présentation et une amorce très faibles.

SOA (Stimulus Onset Asynchrony) : on peut faire varier le temps qui se déroule entre la présentation du mot amorce et du mot cible. On présente un premier mot, qui aura un onset (un instant pendant lequel il apparait à l'écran). Dès cet instant, il va pouvoir déclencher les processus d'inhibition ou d'activation que l'on souhaite mesurer. On enregistre l'effet de l'onset du mot cible sur les processus que l'on souhaite observer.

Somatotopie cérébrale : carte des aires cérébrales, pour faire part d'une correspondance entre, d'un côté, les positions relatives d’aires cérébrales entre elles et, d’un autre côté, les positions relatives des parties du corps entre elles.

Step associatif : détermine l'étendue des connaissances associées à un concept et susceptibles d'être activées pour contribuer au sens du concept.

Structure : organisation mobile, autonome et fermée sur elle-même d'un ensemble fini d'éléments.

Syndrome de désinhibition : difficultés à inhiber le geste d'utilisation lié à l’objet visuellement perçu. Il est associé à des dysfonctionnements liés aux boucles motrices.

Système de valeur : système de neurones diffusant de longues ramifications dans l'ensemble du système nerveux central. Origine spécifique située bien souvent dans un noyau du tronc cérébral. Chacun de ces systèmes de valeur est caractérisé par un neurotransmetteur qui lui est propre. Il existe de nombreux systèmes de valeur. On en distingue quatre, chacun d'entre eux caractérisé par un noyau et un neurotransmetteur spécifique.

Système nerveux autonome : contrôlé par l’hypothalamus. On distingue les systèmes sympathique et parasympathique (aux fonctions parfois antagonistes). Les systèmes sympathiques et parasympathiques sont impliqués, par exemple, dans l'accélération ou ralentissement cardiaque, inhibition ou stimulation de la salivation, la dilatation ou contraction les pupilles, la stimulation de l’éjaculation et de l’érection, etc.

Système thalamo-cortical : composé d'un ensemble d’aires corticales et d'aires thalamiques. Ces aires ont deux propriétés. D'une part, elles sont spécialisées fonctionnellement et, d'autre part, elles sont reliées par des connexions réciproques. Ces dernières sont très nombreuses et complexes. Comporte 5 aires : connexions corticales sensorielles (partie postérieure du lobe occipital, notamment le cortex visuel primaire V1 qui permet la perception du mouvement, et l’aire spécialisée dans la perception des couleurs), connexions corticales motrices (aires qui sont spécialisées dans des gestes manuels bien définis), connexions inter-hémisphériques (corps calleux contient des connexions qui relient des aires spécialisées semblables dans les deux hémisphères), connexions thalamo-corticales (relient le thalamus aux aires sensorielles primaires), et connexions thalamiques (noyau réticulé, relient les noyaux du thalamus [noyaux sensoriels, visuels, kinesthésiques, auditifs et moteurs]).

Tachiostocopie : présentation de stimuli visuels très rapides

Tendance à la dissociation : (Shallice) la tache I est de façon significative mieux réalisée que la tache II mais les « niveaux de performances ne sont pas qualitativement dissemblables ».

Test des visages : pour chaque paire de visage, on demande au participant lequel est le plus agréable, le plus avenant. On s'est arrangés pour que le visage ait une hémi-face plutôt souriante à gauche ou plutôt souriante à droite.

Thalamus : dans l’étage 2 de l’organisation sous-corticale. Carrefour des entrées sensorielles (notamment visuelles, auditives et cutanées) et relais sur les boucles de contrôle de la motricité.

Tronc cérébral : dans l’étage 1 de l’organisation sous-corticale. Contrôle des activités rythmiques (cardiaque, respiratoire…).



10/05/2014
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