Cours de psychologie

Notions Clés

Psychopathologie de l’Enfant et de l’Adolescent – Notions Clés

 

Acte de parole : c'est rendre illusoirement un objet présent uniquement par la parole. Ca parle parce que ça manque. Chez l'être humain, la parole est sexuelle. Comme disait Lacan, nous sommes des « parlêtres ». La parole est en elle même sexuelle et elle obéit à quelque chose qui est régi par le stade oral.

Auto-érotisme : dans un premier temps, la pulsion se satisfait sur le corps propre, elle n'est pas dirigée vers d'autres corps. Cela s'inscrit dans le déroulement normal du développement de l'enfant. C'est sur ce besoin que la pulsion sexuelle va s'étayer.

Castration : la castration devient plutôt chez Dolto l'opérateur de symbolisation salutaire qui permet à l'enfant d'effectuer son chemin progressif d’« allant-devenant » sujet, en passant successivement d'une phase à une autre de sa vie pulsionnelle. La castration est la médiation permettant le franchissement symbolique qui vise à promouvoir le sujet sur la voie désirante. Consiste à donner les moyens à un enfant de faire la différence entre l'imaginaire et la réalité, celle autorisée par la loi. Dolto définit plusieurs types de castration.

Castration symbolique : les différents types de castration mis en évidence par Dolto, peuvent être dites symboliques dans la mesure où elles sont le fait des instances tutélaires parentales éducatives qui accompagnent et suscitent ce mouvement de franchissement et de dépassement pulsionnel chez l'enfant, dans la relation éminemment langagière que cela suppose.

Castration symboligène : les castrations symboliques mises en évidence par Dolto, sont aussi symboligènes pour autant qu'elles ouvrent l'accès du sujet au monde du symbole qui le constitue comme humain. Donc, différents types de castration symboligène :

- Castration ombilicale : à la naissance, c'est la toute première castration et la première mutation de l'image du corps. Pour elle, la césure ombilicale origine le schéma corporel dans les limites de l'enveloppe qui est la peau, coupée du placenta et des enveloppes incluses dans l'utérus. Cette image du corps, avant la coupure ombilicale, plus qu'archaïque est située originellement dans les rythmes, la chaleur, les sonorités, les perceptions fœtales, se voit modifiée par les variations brusques de ces perceptions, en particulier pour les pulsions passives et auditives. La castration ombilicale de l'enfant est associée à la castration imaginaire des parents. Ces derniers sont tenus d'accepter cet enfant de sexe donné, de lui choisir un prénom. Ce temps symboligène est sanctionné par l'inscription de l'enfant à l'état civil. Le fruit de la castration symboligène c'est le transfert de prévalence de la région ombilicale à la région orale. La castration ombilicale est la castration du fusionnel qui est alors symbolisé par la castration à deux, dont l'un, la mère, est tout à fait totale et l'autre, le bébé, a besoin d'un objet partiel.

- Castration orale : s'articule au sevrage et son fruit le plus manifeste c'est l'acquisition du langage. Il s'agit là du deuxième des grands renoncements typiques imposés à l'enfant. Elle signifie la privation, on se situe dans le réel. Elle symbolise, pour le bébé, la privation de ce qu'il considère du cannibalisme envers sa mère. Lorsqu'elle est correctement donnée, elle aboutit au plaisir et à la possibilité de parler, et donc à la découverte de nouveaux moyens de communication, dans des plaisirs différents et avec des objets dont l'incorporation n'est plus possible. Le piège de la castration orale, pour le nourrisson, c'est que le sevrage qui survient fatalement ne soit pas soutenu par une mère, elle même castrée dans son oralité, par une mère qui serait incapable de communiquer avec son enfant autrement qu'en lui donnant à manger. De cette castration, découle le premier tabou de la société humaine : le cannibalisme.

- Castration anale : elle consiste dans l'apprentissage de la propreté, bien que pour Dolto, cet apprentissage en soit la conséquence et non la cause première. La castration anale comprend l'apprentissage de la maitrise musculaire et celui des modalités de « faire ». C'est à dire le « faire seul » qui renvoie à l'autonomie et le « faire aux autres » qui est l'interdit signifié à l'enfant de tout agir nuisible, d'où l'expression « tu me fais chier » : il s'agit de métaphores issues de l'interdit de ne pas faire aux autres ce qu'on ne voudrait pas qu'on nous fasse.

- Castration du stade du miroir : vient prolonger la castration anale et va confirmer pour l'enfant la différence et l'écart entre son corps à lui et le corps de sa mère : c'est l'épreuve du miroir. L'expérience du miroir, si elle est surmontée par l'enfant sans qu'il soit tombé dans le piège de se confondre avec, va fonctionner comme une castration symboligène. Cela est du au fait qu'elle va séparer l'enfant de son illusion d'être co-corporel jusqu'à la confusion avec sa mère. Cela va conférer une identité dans la continuité par la pérennité de son visage inchangeable. C'est en cela même que Dolto nous dit, qu'il ne s'agit pas dans le stade du miroir d'émergence du sujet mais de cristallisation, d'aboutissement complet du sujet.

- Castration génitale œdipienne : il s'agit de la dernière des castrations qui ponctuent le développement de l'enfant. Cette castration ouvre le désir génitalisé, d'abord à des réalisations sociales puis, plus tard, familiales, à partir de l'interdit de l'inceste. La castration œdipienne est la seule qui ne s'articule pas à un changement de source pulsionnelle. Elle est une valorisation de la zone érogène impliquée, sous réserve que l'objet ou que les choix d'objets ne soient pas incestueux.

Concept : se différencie de la notion, vague, abstraite. Le concept est quelque chose de précis. Ca ne généralise pas, mais il peut traverser toutes les situations sans être touché. Il s'agit de quelque chose de stable. Il existe différents concepts.

Corps : un reflet, un vécu anticipé (durant le stade du miroir).

Corps scopique : le corps du stade du miroir.

Détresse primitive : l’enfant naît prématuré, décalage entre le développement de ses différentes capacités sensorielles, immaturité du système nerveux, impuissance fondamentale du nourrisson qui entraîne une dépendance absolue à l’environnement qui peut être vécue par certains comme confortable, et par d’autres comme insupportable. Etat d’inachèvement et de dépendance physique, comme psychique, par rapport à l’adulte. Souffrance affective se signifiant dans un empêchement touchant le fonctionnement du corps.

Energie libidinale : l'amour et la haine sont les piles et faces de la pulsion.

Fonction symbolique : aptitude propre à l'être humain qui symbolise des symboles, et ce dès la naissance.

Grand Autre : (inconscient), c’est une sphère de représentations originaires et primaires auxquelles nous n'avons jamais accès mais qui irriguent notre façon d'être au monde. La façon dont s'est constitué le « grand Autre » va déterminer nos choix de vie. Ce qui guide nos choix c'est l'ignorance sur la raison qui nous pousse à les faire. C'est une instance de représentation inarticulable : c'est quelque chose qu'on ne connait pas mais qui nous fait agir d'une certaine façon. Le grand Autre est un ordre symbolique déterminant le sujet.

Image du corps : support psychique imaginaire du sentiment d'unité. Le sujet habite son corps via le fantasme. L'image du corps est à la fois constituée, constituante et se constituant. Elle est édifiée dans le rapport langagier à autrui. Cette image du corps constitue le moyen, le pont de communication interhumaine. Pur substrat relationnel. L’image du corps se modifie par le passage du besoin au désir et par la valeur qui prend le « petit autre ». Dolto décline ce concept en 4 types d'images qui vont venir s'intégrer l'une à l'autre :

- Image de base = Schéma corporel : corps réel, matériel et objectivable. C'est le corps de la biologie, de la physiologie et de l'expérience immédiate. Le schéma corporel se structure dans l'apprentissage et l'expérience. Ce schéma et en quelque sorte notre vivre charnel au contact du monde physique. L’image de base est ce qui permet à l'enfant d'être ou de se sentir, ou de se ressentir dans une mêmeté d'être (se sentir cohésif). C'est à dire qu'il se situe dans une continuité narcissique spatio-temporelle qui demeure et s'étoffe depuis sa naissance. Du point de vue pulsionnel, l'image de base est le lieu électif des pulsions de mort. C'est le lieu où les pulsions de mort libèrent la pacification, le lieu du sommeil véritablement réparateur, végétatif, non troublé par le désir et dans lequel les pulsions de mort peuvent, sans danger, être pleinement acceptées par le sujet. L'altération de cette image de base s'accompagne de surgissements menaçant la vie même. Ce qui apparait c'est un état phobique, moyen spécifique de défense contre un danger ressenti comme persécutif.

- Image fonctionnelle : sujet en position de désir et en mouvement. Image sthénique d'un sujet qui vise à l'accomplissement de son désir. C'est celle de l'individu en relation avec le monde environnant, qui soutient les expériences sensori-motrices de l'enfant.

- Image érogène : organisée autour des zones érogènes. L'image érogène est celle qui soutient le corps engagé dans la quête du complément, de ce qui va le compléter, de ce qui va lui donner satisfaction. C'est le lieu où se focalisent plaisir ou déplaisir érotique dans la relation à l'autre. C'est cette image qui permet au sujet de ne pas être enfermé dans l'enveloppe de son corps. C'est-à-dire, elle permet au sujet de rencontrer l'autre par son corps.

- Image dynamique : Dolto complète cet ensemble par une notion plus abstraite, l'image dynamique qui recouvre les trois autres images et qui représente la dynamique des désirs eux-mêmes. L'image dynamique est à rapprocher du projet, du désir d'être et de persévérer. Elle va nouer les trois autres images. Cette image n'a pas de représentation qui lui soit propre. Elle est tension d'intention. Sa représentation serait le mot désir, conjugué comme un verbe actif, participant et présent au sujet. En fait, l'image dynamique exprime en chacun de nous le droit de désirer, c'est-à-dire, un sujet en désirance.

Je : se met en place par la reconnaissance des autres. Le « Je » se fait à partir du Moi par rapport aux autres. Le « Je » est social, il n'a rien de consistant. Je suis « Je » par rapport à toi. Le « Je » chez Lacan est un « Je » d'opposition : Je m'oppose à toi. La présence de l'autre, le « Je » de l'autre, me renvoie à ma capacité de dire « Je ».

Jugement : se déroule en deux temps : Jugement d'attribution (l'enfant va « prononcer qu'une propriété est ou n'est pas à une chose ». Il va consentir à dire que cette représentation de l'objet existe dans la réalité. Il attribue une qualité à l'objet. Pour que ça fonctionne, il faut que ça projette par introjection et expulsion), et Jugement d'existence (le Moi, plaisir initial, qui a accueilli une chose perçue, doit être capable de « retrouver dans la perception quelque chose de présent dans le Moi comme représentation ». L'enfant doit être capable de retrouver l'objet par la représentation en rapport avec la première perception. L'enjeu est de se convaincre qu'il [l'objet] est encore présent, par la représentation. C'est à partir de ce mécanisme là que nait la différence entre l'intérieur et l'extérieur, entre le subjectif et l'objectif, puisqu'il y a enfin un rapport à l'objet).

Lalangue : langue indéchiffrable qui est la première trace laissée par le refoulement originel. C'est une langue singulière issue de la rencontre corps-enfant et corps-mère, c'est la langue maternelle, qui est du coté de l'autre. Il s’agit d’une langue que le petit enfant n’apprend pas, qui lui est transmise par sa mère ou les personnes qui lui ont donné ses premiers soins et il en porte l’empreinte de façon singulière. Ce premier rapport à la langue est lié à la jouissance plutôt qu’au sens, ce n’est pas une langue de la communication mais une langue des affects. Toute notre vie, on essaye de traduire la parole sans y réussir. Ce sont des traces constitutives du sujet, elles laissent des traces et déterminent le reste de notre vie (déterminisme). Ces traces ne sont pas la fabrication ou l'effet de l'autre sur nous, elles sont issues d'une co-fabrication issue de la relation sujet-monde. Le sujet revendique inconsciemment ce au quoi il n'a plus accès.

Libido : énergie sexuelle.

Matrice identitaire : source des pulsions.

Moi : Moi Corps qui est traumatisé : le corps est le Moi et le Moi est le corps, ces deux entités ne font qu'un. Il est à la fois conscient, préconscient et inconscient. Il n'apparaît que progressivement, d'abord sous la forme d'un « pré-moi » au stade du début de la vie, puis il s'organise et se dégage du narcissisme en même temps que l'objet libidinal. Son rôle initial est d'établir un système défensif et adaptatif entre la réalité externe et les exigences pulsionnelles.

Narcissisme fondamental : dimension du narcissisme où le désir de vivre vient rencontrer les fonctions végétatives et physiologiques indispensables à la survie, se contruit dès la naissance.

Neutralité bienveillante : pour ne pas interpréter, juger. On doit entendre les mots que comme des mots (dans leur sonorité). On ne doit pas mettre d'image ou de sens ou quoi que ce soit. On est neutre car on dépouille le mot de toute signification, on ne garde que les sonorités. Mais c'est un exercice impossible.

Névrose : phobie : déporte la haine/peur de castration sur un objet extérieur, angoisse transformée et localisée sur un objet ; on évite donc l’objet pour ne pas angoisser ; le surmoi (gendarme intérieur, héritier du complexe d’Oedipe) concerne aussi le lien aux autres (règles pour éviter l’anarchie) ; fonctionne dans l’hystérie (insatisfaction ; somatisation, séparation entre la représentation [qui est refoulée] et l’affect [se convertit sur le moi pour donner des symptômes]) comme dans la névrose obsessionnelle (surmoi hyperpuissant qui vampirise le sujet et le pousse dans une lutte incessante pour éviter l’angoisse [rituel, toc…], séparation entre le signifiant et l'affect, l'affect va passer d'une idée obsédante à une autre). Dans la névrose, le surmoi joue un rôle parce que le sujet est coupable.

Nœud borroméen : réalité psychique, structure du sujet, c'est l'intrication de trois fonctions : le réel, le symbolique et l’imaginaire, nommé RSI.

Normosé : sujet pris dans une névrose normale, car il est pris d'un désir qu'il ne pourra jamais atteindre.

Objet a (objet petit a) : désigne l'objet correspondant au désir, ne pouvant être désigné par aucun objet réel. Les objets, cause du désir : le sein (stade oral), le caca (stade anal), le phallus (stade phallique), la voix et le regard. Ces objets sont à tout jamais perdus, lors de la relation avec la mère. Ils orientent nos choix (amoureux, professionnels...).

Pervers : reste suspendu dans un moment œdipien « je sais bien mais quand même ». Le pervers va mettre sa loi à la place de la loi de castration. C'est le déni, le défi et le désaveu. Ce qui caractérise la perversion c'est l'absence de culpabilité. La relation au pervers est une relation à un objet jetable, destruction de l’objet pour des serials killer. Le pervers choisit ses objets de jouissance et pas inversement. Il n’y a pratiquement pas de surmoi. On a à faire à un sujet qui s'en fiche de tout ce qui tourne autour de lui, ce sont des sujets hyper narcissiques.

Petit autre : c'est l'altérité, les semblables. Lorsqu'on est dans le rapport avec le « petit autre » c'est via le « grand Autre ». Et inversement. Image prise pour autrui. Sert à valider, authentifier...ce que nous sommes.

Premier temps de l'intelligence : lorsque le bébé regarde l’environnement, il le regarde aussi bien en vrai que reflété, cet environnement existe dans les deux mondes (réel et virtuel). Sa mimique et sa jubilation attestent d'une reconnaissance de son image dans le miroir. Il va alors éprouver, ludiquement, la relation de ses mouvements avec son image et l'environnement pour reflet. C'est à partir de là qu'il faut comprendre le stade du miroir comme une identification imaginaire chez un sujet quand il assume une image.

Première identification à soi : met en place l'ébauche du moi. Pour Lacan, notre première identification se fait à nous-mêmes, et à notre reflet. C'est donc le narcissisme.

Principe dynamique : les traces langagières restent toujours agissantes, ce n'est pas parce que c'est refoulé que ça n'a pas d'effet sur nous. Les blessures narcissiques sont des traces dynamiques : elles n'ont pas perdu de leur force depuis leur apparition, à la faveur de certains évènements elles peuvent se réveiller, et rester actives. Ces blessures nous renvoient à l'instant T de la sortie/entrée dans l'œdipe. Tout cela reste agissant. Si c'est refoulé pathologiquement, un élément déclencheur, peut entrainer des pathologies ou des caractéristiques personnelles. Elles réussissent à se déployer dans la vie du sujet d'une manière ou d'une autre, en donnant les symptômes. Donc, le principe dynamique considère une personnalité en mouvement, et s'occupe de la dimension conflictuelle du psychisme humain (intra- et inter-psychique). Energie qui perdure tout au long de la vie et à la faveur d’une rencontre se réveille.

Principe économique : la circulation de l'énergie libidinale, sa source est le corps qui vise un objet pour sa satisfaction. Les processus psychiques consistent en la circulation, répartition d'une énergie quantifiable et susceptible d'augmentation et de diminution.

Psychotique abstraction. Dans la psychose, le surmoi à un rôle d'adaptabilité et non de vampirisation du sujet.

Pulsion : concept limite entre le psychisme et le somatique. La pulsion est de l'ordre de la culture (dualité nature-culture). Dans la pulsion il y a la source (le corps biologique), le but (satisfaction) et l'objet (ce que vise la pulsion). C'est le fruit de la libido, énergie sexuelle. Rencontre avec l'objet perdu.

Racisme : le « grand Autre » n’est plus celui qui irrigue, mais celui qui persécute le sujet. A tel point qu'on projette cette haine, que j'ignore mais qui m'habite, vers d'autres qui ne nous paraissent pas des semblables.

Refoulement : mode de défense privilégié contre les pulsions. Le refoulement est l'opération par laquelle le sujet repousse et maintient à distance du conscient des représentations considérées comme désagréables, car inconciliables avec le Moi. Ce qu'on refoule c'est la représentation liée de mots.

- Refoulement originel : auquel on ne peut pas accéder, fonde l’inconscient.

- Refoulement primaire : on peut y avoir accès, il s'agit des souvenirs écrans.

- Refoulement secondaire : c'est le refoulement de tous les jours.

Rêve : condense en lui un ensemble d’éléments. Les rêves ne sont pas des images interprétables mais des signifiants. Des traces sonores refoulées peuvent revenir sous des formes déguisées. Le cauchemar, nous réveille car il approche trop le désir.

Signifiant verbal : mot chargé d'un affect.

Stade du miroir : (Lacan) se situe entre 6 et 18 mois, c'est le moment où l'enfant va se reconnaitre dans l'image qu'il projette, formateur de la fonction sujet, du « je ». Trois étapes : l'enfant réagit comme si l'image projetée était une réalité de l'image de l'autre, l'enfant cessera de traiter cette image comme un objet réel, l'enfant va ensuite reconnaitre cet autre comme étant sa propre image. C'est avec la présence de l'autre que va se reconnaitre le sujet. Le stade du miroir manifesterait la prise de conscience rassurante de l'unité corporelle et la jubilation de l'enfant au plaisir qu'il a de contempler l'image de son unité, à un moment où il ne maîtrise pas encore physiologiquement cette unité. Ce vécu du morcellement corporel, et le décalage que provoque cette image spéculaire entière, permettent l'identification de l'enfant à sa propre image, identification qui n'est qu'une anticipation imaginaire aliénante. Désaliénation à la mère et aliénation à sa propre image. Le stade du miroir est une tentative d'élaboration d'une théorie qui rend compte de la mise en place de la première ébauche du moi. Le stade du miroir est l'avènement du narcissisme. Identification imaginaire chez un sujet quand il assume une image. La mère va poser un nom sur cette image. C'est une expérience qui se reproduit. C'est l'expérience sociale qui atteste que c'est bien lui. L'enfant ne se reconnait que parce que son image est validée par la rencontre de l'autre : on a donc besoin du « petit autre » pour nous identifier, et ce tout au long de la vie.

Structure : organisation de l'ensemble des propriétés dont dispose un sujet, propriétés qui sont autant d'éléments qu'il conjuguera (inconsciemment) de manière singulière, originale, de telle sorte que la mobilité d'un élément entrainera nécessairement la modification de l'ensemble. Classiquement la structure de sujet se distingue en trois structures principales :

- La structure névrotique : caractérisée par la question du refoulement et de la négation.

- La structure psychotique : caractérisée par la forclusion du nom du père.

- La structure perverse : caractérisée globalement par le déni, le défi et le désaveu.

Sujet : différent de l'individu. Il s'agit d'une entité, non désignable et localisable en dehors d'une situation. C'est pour cela qu'on l'appelle le sujet de l'inconscient. C'est quelque chose qu'on ne peut pas attraper. On peut rééduquer le sujet.

Sujet de l'inconscient : se balade entre deux signifiants qui le représentent en retour, représentation de signifiants. Ce sujet ne connait pas le temps, la logique, la mort. Quelque chose lié à l’éternité.

Surmoi : désigne la structure morale (conception du bien et du mal) et judiciaire (capacité de récompense ou de punition) de notre psychisme. Il est l'héritier du complexe d'Œdipe. Il répercute les codes de notre culture sous la catégorie de « ce qu'il convient de faire ». Il s'agit d'une instance souvent sévère et cruelle, surtout formée d'injonctions qui contraignent l'individu. C’est un gendarme. Lorsque l'enfant sort de la castration il est coupable du meurtre et de l'inceste dans le fantasme. Le surmoi est là pour veiller à ce que cela ne se reproduise pas, il est là pour nous contrôler. Dans la névrose, le surmoi joue un rôle parce que le sujet est coupable. Dans la psychose, le surmoi à un rôle d'adaptabilité et non de vampirisation du sujet. Chez le pervers il n’y a pratiquement pas de surmoi.

Symbolique : est singulière à chaque sujet.

Symbolisme : consensus, c'est une interprétation toute prête, le symbolisme relève presque de règles dans le social.

Symptôme : ce qui permet au sujet de tenir. Il s'agit d'une fiction que l'on doit comprendre, déconstruire par des fictions théoriques et conceptuelles pour essayer de s'approcher au plus proche de son fonctionnement.

Topique : vient de topos qui signifie lieux, donc l’appareil psychique est caractérisé par l’existence de plusieurs lieux psychiques. Ce sont des théories sur des lieux psychiques, toutes les parties du corps érotisé. Il va distinguer deux topiques :

- La 1ère topique : le Conscient, le Préconscient et l'Inconscient (1914-1915). L'hypothèse de l'inconscient, qui doit être vérifiée à chaque rencontre, se construit avec le refoulement et la négation. L'inconscient ne connait pas le temps, la mort et la contradiction, il se constitue dans le fantasme de l'éternité. L'inconscient, le préconscient et le conscient sont des lieux. Le rêve n'existe pas, mais le récit du rêve (différent du rêve) existe. Il s'agit de deux choses différentes. Le récit du fait n'est pas le fait. Ce qui fait l'humain c'est l'oubli. Quand on met le rêve en mots, et par conséquent qu'il devient conscient, on l'oublie. Ces trois lieux montrent bien que le psychisme est déjà lui-même du au conflit. Cette topique vise à décrire l’origine des forces en présence dans l’appareil psychique. Le concept d’inconscient se rattache à cette première topique freudienne

- La 2ème topique : le Moi, le Ça et le Surmoi (1921), vise à décrire la nature de la relation de leurs forces.

 



14/01/2014
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