Cours de psychologie

Notions clés

Psychologie Sociale – Notions Clés

 

Ancrage : assigne un sens aux informations objectivées en les intégrant au système des catégories que l’individu possède déjà (enracine la représentation dans notre vécu quotidien). Une fois l’objet ancré dans une catégorie sociale, il pourra servir des objectifs sociaux et de communication. Assure l’enracinement de la représentation avec les valeurs cognitives particulières qu’elle revêt. L’enracinement comporte 2 phases au cours desquelles on compare avec ce que l’on connaît déjà, et on range dans une catégorie déjà présente.

Appel à la peur : doit avoir des caractéristiques très spécifiques pour qu’on l’appelle ainsi et pour qu’il soit efficace. Doit être composée de menaces, et de recommandations efficaces mais aussi auto-efficaces sur le comportement des gens.

Appel vivide : montre des images qui sont susceptibles de choquer les gens, message concret, cru, vivace.

Argumentation explicite : annoncer directement l’information → message persuasif. Si on annonce directement au récepteur l’information qu’on veut lui transmettre le message sera plus persuasif que si l’argumentation est implicite.

Argumentation unilatérale : que des arguments qui vont dans le même sens → message persuasif. Si tous les arguments vont dans le même sens alors le message sera plus persuasif que si l’argumentation est bilatérale.

Attitude : posture physique, les chercheurs sont partis de cette définition avant d’y ajouter une idée de positions, postures théoriques par rapport à un objet, un événement, quelque chose de social. Une certaine manière de me comporter avec cet objet, en correspondance avec mes idées, les idées, comportements peuvent être différentes en fonction des circonstances. Pourquoi nos idées et actes sont parfois en décalage ? Au niveau d’une société : des prises de position idéologiques (ex : la politique : la droite et la gauche). Au niveau des groupes : des prises de positions particulières. Les idées d’une personne.

→ C’est un état interne à l’individu, ce n’est pas le stimulus qui va déclencher la réponse mais l’attitude de la personne qui va la déclencher. « Etat mental et neurophysiologique de la préparation à l’action, organisé par l’expérience et exerçant une influence directrice ou dynamique sur la réponse » (Allport, 1935).

Attribution : processus par lequel les gens expliquent pourquoi quelqu’un fait quelque chose.

Attribution causale : attribution à une cause. Comment font les gens pour expliquer ce qu’ils font et ce qui leur arrive ? Ils font des attributions de cause. Processus par lequel un individu infère (= tirer une cause de : relier un comportement effectue par une personne reliée à une cause) à cause d’un comportement observé. Selon Kelley, on se servirait de trois dimensions d’information pour analyser les causes des situations : différenciation, consensus, consistance. On va attribuer une cause interne ou externe en fonction du type et du nombre d’informations dont on va disposer pour analyser la situation.

- Attribution internes ou dispositionnelles : causes liées à la personnalité, aux dispositions internes à l’individu.

- Attributions externes ou situationnelles : causes liées au contexte, aux facteurs externes à l’individu, à la situation.

- Théorie des inférences correspondantes : (Jones) par inférence correspondante on entend la correspondance causale ou le lien causal entre un comportement donné et une intention. On répond à la question suivante : à quelle intention, et par extension, à quelle disposition correspond le comportement d’un individu ?  Deux précisions : il ne concerne que les attributions internes, au sens d’attributions de traits, attributions dispositionnelles ; valable uniquement pour les hétéro-attributions.

Autocensure : ceux qui ont envie de dévier s’autocensure, ils suivent l’avis du groupe. 

Biais acteur-observateur : (Jones et Nisbett, 1971) quand on observe la conduite des autres et qu’on tente d’expliquer ce qui leur arrive, on mobilise encore plus les causes internes que l’on ne les mobilise pour expliquer ses propres conduites. Tendance à faire des attributions dispositionelles pour les autres, mais à faire une attribution situationnelle pour soi. Saillance de la situation sur nos comportement donc attribution plutôt situationnelle.

Biais d’auto-complaisance : tendance à attribuer ses succès à des causes internes et ses échecs à des causes externes.

Biais de correspondance : (Jones & Harris, 1967)  tendance à surestimer les facteurs dispositionnelles. 

Conformisme (influence de la majorité) : on se conforme aux autres, ça nous apporte un certain confort, il nous conduit à produire une réponse à laquelle on n’adhère pas. Modification des croyances ou des comportements provenant d’une pression de groupe réelle ou imagée (Kiesler & Kiesler, 1969). 3 formes :

- Le suivisme : c’est celle qu’Asch a mis en évidence, Kelman l’a appelé ainsi. C’est centré sur la relation sociale. Conformisme utilitaire : refus du rejet, du conflit, besoin d’être accepté. Cette forme de conformisme apparait notamment lorsque la relation d’influence est foncée sur des relations de pouvoir dans lesquelles celui qui cherche à influencer est celui qui a les pouvoirs.

- L’identification : attractivité de la source, relation valorisante au groupe. Le groupe est en quelque sorte un modèle. Centrée ou due à l’attractivité du groupe. Recherche de maintient ou d’élaboration de relation avec le groupe attractif, « visible », etc.

- L’intériorisation : c’est l’adhésion véritable car il y a une correspondance des valeurs avec celles du modèle. Donc consistance entre les valeurs de la source et celles de la cible. On est à la limite du conformisme. Intégration des valeurs – adhésion, on souhaite s’intégrer, s’approprier les valeurs qui sont celles du groupe majoritaire. Nécessite une haute crédibilité.

Conformisme durable : transformation dans laquelle on trouve son compte (ex : les sectes extrêmes).

Consistance diachronique : définie par le maintien dans le temps et l’espace des réponses des membres de la minorité.

Consistance interindividuelle : un groupe d’individus reste toujours dans la même position, le même avis, ne change pas = degré de consistance du groupe. C'est pour cela que dans un groupe, il y a un leader qui donne le point de vue de tout le monde pour éviter les divergences.

Consistance intra-individuelle : un individu qui reste toujours dans la même position, il ne change pas d’avis.

Consistance synchronique : définie par l’unanimité des réponses données par les membres de la minorité = consensus qu’il y a autour de l’influence minoritaire, plus ce consensus est important plus l’influence minoritaire aura des chances d’aboutir.

Contre-argumentation : consiste à réfuter directement les arguments présentés.

Croyance en un monde juste : les personnes qui ont une forte croyance en un monde juste, on tendance à justifier et légitimé les inégalités en blâmant les victimes et en attribuant leurs échecs à des facteurs dispositionnelle car « dans un monde juste, les personnes méritent se qu’ils reçoivent ».
→ Blâme la victime même lorsque la cause de l’événement est situationnelle.

Croyance indiscutée : croyance qui pousse les membres à ne pas prendre en compte les conséquences (ils se sentent déchargés de la responsabilité) morales. Pression directe pour tous ceux qui partagent des points de vue différents, que la dissidence n’est pas tolérée (elle ne correspond pas à ce que l’on attend). 

Décrédibilisation de la source : consiste à diminuer la confiance ou l’expertise octroyée à la source.

Désirabilité sociale : biais qui consiste à vouloir se présenter sous un jour favorable à ses interlocuteurs. Ce mécanisme psychologique peut s'exercer de façon implicite, sans qu'on en ait conscience, ou au contraire être le résultat d'une volonté consciente de manipuler son image aux yeux des autres.

Dissonance cognitive : l'individu en présence de cognitions (« connaissances, opinions ou croyances sur l’environnement, sur soi ou sur son propre comportement »[]) incompatibles entre elles, il éprouve un état de tension désagréable : c'est l'état de « dissonance cognitive ». Dès lors, cet individu mettra en œuvre des stratégies inconscientes visant à restaurer un équilibre cognitif. Ces stratégies sont appelées « modes de réduction de la dissonance cognitive ». L'une des stratégies pour réduire la dissonance cognitive consiste à modifier ses croyances, attitudes et connaissance pour les accorder avec la nouvelle cognition ; elle est appelée « processus de rationalisation ».

→ Heider en 1946 développe la théorie de consistance cognitive. Le manque de cohérence dérange a partir du moment où on en a conscience, dans ces cas la on est dans des cas de d’inconsistance cognitive et on va essayer de rétablir cette cohérence. Peu de temps après Festinger (dans les années ’50) définit le concept de dissonance cognitive qui correspond à un mal-être psychologique important que l’on doit rééquilibrer pour aller mieux. La seule façon que l’individu a pour supprimer cette dissonance c’est de trouver une justification externe. De plus le changement d’un comportement peut changer aussi l’attitude/cognition. A présent, pour changer la façon de penser des gens il suffit de leur faire produire un acte dans une certaine situation. Les gens n’ont pas conscience que par l’acte qui leur est demandé de produire va changer la façon dont ils perçoivent l’acte. C’est de la manipulation puisque les gens n’en ont pas conscience, et qu’ils vont produire des comportements dont ils n’ont pas conscience ou un changement d’attitude. Pour cela il ne faut pas qu’il y ait de justification externe car cela ne provoquerait pas de modification sur le plan cognitif.

Effet autocinétique : point lumineux qui bouge, expérience de Shérif.

Effet de simple exposition : fonctionne aussi à l’affect = exposition répété et inconsciente d’un stimulus quelconque va augmenter l’attirance vis a vis du stimulus = crée des attitudes plus positif ou négatif vis à vis du stimulus = on passe par le déconditionnement pour nous changer notre avis/nos affects = les sources affectives sont les plus puissantes car passent avant le cognitif = l’effet d’exposition = le plus puissant.

Erreur fondamentale d’attribution : (Ross) tendance générale à surestimer l’importance des facteurs personnels ou dispositionnels et sous-estimer les facteurs externes ou environnementaux (situationnels) pour expliquer ce qui nous arrive. L’erreur fondamentale d’attribution est un biais de jugement de l’information.

Ethnocentrisme : plus le groupe est éloigné, plus on va avoir des jugements négatifs sur lui et des jugements plus positif de notre groupe → Favoriser son groupe et défavoriser les autres. Biais pro-endogroupe, phénomène par lequel les membres d’un groupe favorisent leurs semblables au sein d’un groupe d’appartenance.

Exposition sélective à l’information : consiste à sélectionner certains arguments du message et en rejeter d’autres.

Exposition subliminale : exposition sous le seuil de la perception consciente, cela s’imprime dans l’esprit.

Heuristiques : connaissances simplifiées.

Identité sociale : ce qui caractérise et définit un groupe.

Influence : c’est le mouvement qui amène des individus, qui sont des êtres sociaux, et des groupes, à fabriquer, maintenir, diffuser et modifier (faire évoluer) leur façon de penser et leur actes. Tout cela bien sûr lors d’interactions sociales directes, en face à face ou symboliques.

Influence informative : forme d’influence basée sur la prise en compte des réponses des autres à titre informatif. L’objectif de l’individu est de donner une réponse exacte. Il est influencé par les autres suite à un conflit cognitif. La satisfaction d’un individu est liée à sa réussite personnelle dans la tâche sans que sa réponse mette en cause la réussite des autres ou l’existence du groupe. Chacun désire donner la meilleure réponse possible, de sorte que lorsqu’un individu tend à se conformer à la réponse des autres, c’est parce qu’il considère ces réponses comme des informations supplémentaires qui peuvent lui permettre de s’approcher de plus près de la vérité. Influence contenue dans le message explicite. Une source a besoin d’attributs qui lui donnent du pouvoir (à la source). Deux types de pouvoir : Pouvoir de référence (l’attrait que peut exercer cette source qui donne lieu à un phénomène d’identification), Pouvoir d’expertise (l’attribut que possède la source constitue sa crédibilité qui donne lieu à un phénomène d’intériorisation).

Influence réciproque : les personnes s’influencent les unes les autres.

Influence normative : dans un groupe, les membres tendent à rechercher l'approbation des pairs et cherchent à éviter leur désapprobation. Pour parvenir à ce résultat, ils se conforment aux normes du groupe pour prévenir les conflits et éviter d'être rejetés de ce groupe. Interdépendance entre les participants telle que la réussite de chacun est liée à la réussite de tous et inversement, et que d’autre part, les satisfactions liées à l’appartenance au groupe sont au moins aussi importantes pour l’individu, sinon plus, que la satisfaction liée intrinsèquement à la tâche. Influence indépendante du contenu du message, elle renvoie au système de valeur. Pour faire respecter ces normes deux types de pouvoir : la coercition et la récompense. Face à ces types de pouvoir, les réponses comportementales = la complaisance.

Influence sociale : influence exercée par un individu ou un groupe sur chacun de ses membres dont le résultat est d'imposer des normes dominantes en matière d'attitude et de comportement. Procédés par lesquels la réelle ou supposée présence d’une personne ou d’un groupe aboutit au changement d’attitude ou de comportement d’autres personnes.

Innovation (influence de la minorité) : influence qu’a un individu ou une minorité de personnes sur une majorité. Une source non dominante (peu attractive, peu crédible, numériquement faible…), lorsqu’elle défend un point de vue déviant, peut exercer une influence. Contrairement au conformisme, c’est la minorité qui réussit à imposer son point de vue. Ceci engendre des comportements nouveaux ou modifie ceux qui étaient déjà en place. Afin de se faire entendre, la minorité doit passer outre la « déviance » qui lui est prêtée pour son refus de se conformer aux normes et de suivre la majorité[]. Même si la minorité ne rassemble pas de nouveaux partisans, elle permet de casser l’avis majoritaire et de laisser les membres du groupe exprimer un avis qu’ils n’auraient peut-être pas osé avancer avant cela. Influence latente et à long terme. Plusieurs éléments sont favorables à l’émergence d’une innovation :

- La constance : elle se veut aussi bien « interne » (ou intra-individuelle : la personne semble convaincue de ce qu'elle affirme) que « sociale » (ou inter-individuelle : le groupe minoritaire adopte une position ferme et valide). Une minorité unie, cohérente et constante est beaucoup plus efficace face à la majorité. Consistance synchronique : définie par l’unanimité des réponses données par les membres de la minorité = consensus qu’il y a autour de l’influence minoritaire, plus ce consensus est important plus l’influence minoritaire aura des chances d’aboutir. Consistance diachronique : définie par le maintien dans le temps et l’espace des réponses des membres de la minorité.

- La confiance : avoir confiance en soi ou, en tout cas, en donner l’impression est beaucoup plus convaincant. Une minorité confiante est plus efficace face à la majorité.

- Les personnes qui quittent la position de la majorité pour se rallier à celle de la minorité sont encore plus influentes que celles qui ont initié le mouvement d’innovation. De plus, une fois qu’un individu rejoint l’avis de la minorité, les autres suivent relativement vite. On peut parler d’une sorte d’effet « boule de neige ».

- Ce qui aide à l’innovation est que l’avis minoritaire devient le centre de la discussion, ce qui permet d’exposer plus d’arguments. La minorité peut alors avoir plus d’une occasion d’exposer son point de vue, ce qui augmente ses chances de convaincre.

Jugement dichomatique : fait de points de vue divergents en faveur de la majorité. L’effet principal observé est la réduction de l’écart entre la position de la minorité et de la majorité, tel que c’est la majorité qui modifie sa position vers la minorité.

Justification externe : rationalisation qui lui permet de justifier son comportement. Cette rationalisation empêche un changement cognitif suite au changement de comportement.

Leurre : une première demande mensongère qui nous pousse à prendre une décision sur des critères qui sont faux, puis on nous propose quand même de réaliser notre achat.

Minorité : source non dominante (peu attractive, peu crédible, numériquement faible, etc.) lorsqu’elle défend un point de vue déviant, peut exercer une influence.

Normalisation : processus par lequel les normes s’acquièrent. Une norme sociale réfère à une règle de conduite dans une société ou un groupe social.

Normes : système de concessions réciproques qui permet d’éviter les conflits et de diminuer l’incertitude.

Norme collective/commune : est créée par la convergence des sujets vers un point de référence et un écart commun de variation. N’apparaît pas comme la moyenne des normes individuelles. C’est bien une construction commune à laquelle chacun a participé. Cette norme correspond au poids de chacun.

Norme d’internalité : conduit, dans les cultures occidentales, à juger plus favorablement les individus qui font des attributions internes par rapport à ceux qui font des attributions externes. L’erreur fondamentale d’attribution serait la conséquence de cette norme.

Norme individuelle : est créée à partir d’un point de référence et d’un écart de variation (une moyenne et un écart-type).

Normes sociales : manières socialement déterminées, partagées et acceptées, de ressentir, percevoir, penser, juger et agir. Elles sont un facteur d’intégration mais une fois que ces normes sont acquises, elles sont intériorisées, on fait avec, elles vont de soi. Ces normes sont plus ou moins arbitraires et on a plus ou moins de marge de manœuvre vis-à-vis d’elles.

Obéissance et la soumission à l'autorité : comportement réalisé sous la pression d’une figure d’autorité.

Objectivation : rend compte de comment un individu va s’approprier les informations qui circulent, celles auxquelles il s’intéresse. Les mots qui circulent dans une société ont une valeur abstraite. L’objectivation consiste donc à transformer ces éléments abstraits en éléments concrets et ayant un sens et une utilité. Processus qui comporte 3 phases au cours desquelles s’élaborent les RS, une construction sélective, une schématisation structurante (céation d’un noyau figuratif qui a du sens pour celui qui le créé. La décontextualisation se produit lorsqu’on simplifie et qu’on extrait des informations de leur contexte : il y a forcément une perte d’informations) et une naturalisation (à partir des informations contenues dans le noyau, il faut les organiser pour que les informations soient utilisables).

Objet : représentation qu’on construit (évènement, groupe) pour quelqu’un (individu ou groupe).

Paradigme : c’est construire quelque chose sur un mode expérimental et aller plus profondément dans un domaine particulier. C’est le modèle cadre, la structure, le squelette. Il va permettre de fabriquer des théories. Il y a toujours à la base d’un paradigme, un phénomène social qui pose question. Quand on veut mettre en place un paradigme, le premier mouvement va consister à monter un ensemble d’expérimentations. Ce mouvement est connecté sur un modèle social. On met en évidence des effets et on tente de les expliquer. Ensuite on va tester ces tentatives d’explication une par une en créant de nouvelles expérimentations et ainsi mettre en évidence de nouveaux effets. Un véritable paradigme est achevé quand une réalité est cernée dans sa globalité. En bref, le paradigme, c’est simplifier et décomposer pour avancer.

Paradigme de normalisation : consiste à pousser les personnes à respecter une ou des normes sociales.

Paradigme de l’innovation : une source non dominante (a priori peu attractive, peu crédible, numériquement faible), lorsqu’elle défend un point de vue déviant (différent), peut exercer une influence. Minorité qui a un impact sur la majorité.

Paradigme de la soumission forcée : paradigme mis en place dans les années ’50, qui consiste à amener le sujet à produire un comportement qu’il n’aurait pas eu en temps normal. On joue sur la récompense attribuée ou la punition afin de provoquer par le biais du comportement un changement d’attitude. Il s’agit de l’étude du changement d’attitude d’un point de vue cognitiviste. Cette théorie permet d’expliquer le changement d’attitude en se référant à la notion de réduction de la dissonance et au processus de rationalisation (= ajuster après coup des attitudes et des opinions en fonction des comportements que l’on vient de produire)

Paradigme du conformisme : c’est la majorité qui tente d’imposer sa vision des choses à une minorité.

Perception de soi : sorte d'autoperception. Pour comprendre ce que nous ressentons, on utilise nos émotions mais aussi l'expérience des autres. Si je me sens mal à l'aise face à cet objet, c'est peut être que je l'aime pas. On construits donc nos attitudes en fonction de nos comportements mais aussi ceux des autres.

Persuasion : une tentative consciente de la part d'un individu ou d'un groupe pour modifier les attitudes, croyances ou comportements d'autres individus ou groupes par la transmission d'un certain message.

Pied dans la porte : après avoir fait une première requête qui sera, dans certains cas, annulée on en fait une seconde qui sera acceptée dans la mesure où on s’est déjà engagé. Il faut que les deux requêtes soient en rapport visible l’une par rapport à l’autre.

Polarisation : un groupe a tendance quand ils sont entre eux, à se déplacer vers les extrêmes, les radicaux. Si on a des groupes d’extrêmes ensembles, pas de consensus mais radicalisation. Tendance à l’extrémisassion en consensus, qui va être maintenue ou des fois atténuée en post-consensus (norme collective). Les individus ont un point de vue individuel, ensuite répondent collectivement puis répondent à nouveau seul et leur réponse est proche de la norme collective, parfois même à l’opposé de leur point de vue de base.

Polarisation de groupe : renforcement produit par le groupe des tendances préexistantes des membres. En d’autres termes, les décisions que les individus prennent seuls par rapport à une situation sont  moins extrêmes et risquées que celles qu'ils prennent après en avoir discuté en groupe. Situation de groupe à laquelle la discussion aboutit à une extrêmisassions des choix, d’opinions du groupe dans le sens des opinions ou des choix initiés. Ce qui sous-entend que les personnes en tant qu’être individuel, sont déchargées puisqu’elles sont en groupe. C’est une pression directe pour tous ceux qui ont des opinions différentes, ce qui fait comprendre qu’il y a une dissidence par rapport à ce qui est entendu.

Pratiques sociales : c’est l’ensemble de conduites finalisées par tous les groupes sociaux. «  Ce sont des systèmes complexes d’actions, socialement investis (tous les membres du groupe) et soumis à des enjeux (particuliers) socialement (relations à l’intérieur du groupe) et historiquement (histoire du groupe, qui a un passé et éventuellement un avenir) déterminés ».

Prise de décision collective : cas particulier  d’une situation de groupe, avec pour but de prendre une décision unanime. 

Renforcement d’attitudes : consiste à générer des pensées allant dans le sens de son attitude initiale sans réfuter directement les arguments.

Représentation : projection, fabrication qui nous donne une conception d’un fragment de réalité.

Représentations mentales : contenues idéiques qui nous permettent de nous figurer les objets auxquels nous pensons.

Représentations sociales : aujourd’hui, la psychologie officielle identifie un objet d’étude qu’on appelle RS. Elément psychologique culturellement construit qui permet à tous les représentants d’un groupe d’avoir accès au référent de ce groupe et de comprendre l’environnement. C’est le fait d’avoir certaines visions du monde environnant mais une vision qui n’est pas pareil du monde entier. → En simplifier, tout le monde n’a pas la même vision sur les choses.

Sociologie : les dynamiques des sociétés. Etude des représentations qui traversent une société qu’on a appelé des « représentations collectives ». Ce sont les institutions sociales qui les produisent (modèles économiques, modèles sociaux, règles qui régissent les rapports entre les personnes – politesse). L’individu les acquiert par l’éducation. C’est le mouvement des éléments que construit la société et qu’elle va imposer à l’individu. Branche des sciences humaines qui cherche à comprendre et à expliquer l'impact de la dimension sociale sur les représentations (façons de penser) et comportements (façons d'agir) humains.

Système central : éléments qui définissent vraiment l’objet pour les personnes, donnent la signification. Eléments partagés par tous. Donne son sens et sa cohérence à la RS. Il est Stable et rigide. Il est Consensuel. Le noyau est certes central mais il est difficile à faire changer.

Système périphérique : comporte des éléments variables d’un individu à l’autre. Ces éléments sont de moyenne ou faible importance. Ils sont sensibles à la réalité extérieure. Le système périphérique permet l’adaptation de la RS à la nouveauté. Le système périphérique permet le filtrage de la réalité, d’accepter les changements et donc protège le système central.

Théorie de l’engagement : ensemble des conséquences d'un acte sur le comportement et les attitudes. L'engagement peut être considéré comme une forme radicale de dissonance cognitive. Le processus d'engagement peut se poursuivre dans un engrenage souvent mis en évidence dans le cadre des recherches sur la prise de décision dans les organisations. Dans tous les cas, c'est la situation qui détermine le comportement et non pas les attitudes ou la personnalité des participants à l'expérience. Ces derniers peuvent cependant rationaliser ou justifier ce comportement en l'attribuant à leurs opinions ou à leur volonté. La notion d'engagement peut donc former une explication du changement d'attitude qui prend le contrepied des approches de persuasion puisque les attitudes deviennent une conséquence du comportement et non l'inverse.

→ Théorie de l’engagement et manipulation: l’influence agit directement sur le comportement pour modifier ou renforcer les attitudes. Techniques (amorçage, pied dans la porte, porte au nez…etc).

Théorie de l’inoculation : (McGuire, 1960) = capacité d’un discours bilatéral à prémunir un individu contre des attaques ultérieures de son attitude. La persuasion est donc plus difficile à mettre en place naturellement puisqu’il y a toujours des arguments pour et contre. On résiste mieux à la persuasion avec des messages bilatéraux. Processus cognitif fondé sur la stimulation de l’activité de contre-argumentation de l’information proposée par un message persuasif.

Transformation « brutale » : (jamais observée par les chercheurs) Mutation qui concerne directement les éléments qui forment le cœur des représentations. Peut se produire du jour au lendemain.

Transformation « progressive » : il s’agit d’une transformation qui se fait à partir de pratiques existantes qui ne sont pas contradictoires avec la représentation sociale mais qui était très très rares. La transformation progressive consiste à augmenter la fréquence de ces pratiques rares. Il n’y a aucune contradiction. Petit à petit ces pratiques vont se matérialiser dans la périphérie : elle va intégrer des éléments nouveaux liés à ces pratiques.

Transformation «  résistante » : elle est résistante parce que les pratiques et les idées qui viennent se confronter à la représentation sont en contradiction avec cette dernière. Cela signifie que pendant un certain temps il va y avoir une résistance à ces pratiques. Comme ces pratiques sont irréversibles et répétées, la représentation va se transformer. On peut donc luter pendant un certain temps mais pas indéfiniment : la représentation fini par changer. Il s’agit d’une sorte d’attaque contre la périphérie de la représentation. On voit apparaitre dans la périphérie des schèmes qui vont se regrouper : la périphérie va lutter en phagocytant les schèmes étranges et va donner lieu à des raisonnements contradictoires. Les schèmes étranges sont composés d’un élément normal contenu dans le système périphérique va s’associer à un élément étranger. Vont apparaitre deux autres éléments : celui qui pointe la contradiction et celui qui explique la contradiction, qui rationnalise.

Trivialisation : minimiser l’importance des choses (soit de ce qu’on pense, attitude, soit du comportement qu’on a réalisé).

Typologie : sorte de catalogue avec un ensemble de rubrique, et le principe est de caser les individus dans une des rubriques → des profils type. Sert à mesurer la conformité des personnes à certaines attitudes sociales. Une typologie n’a pour vertu que de proposer des catégories ou styles de personnes étant bien entendu qu’il s’agit de quelque chose de théorique, il n’y a pas de correspondance parfaite entre une personne et une case.

- Typologie fonctionnaliste : mesurer les différentes façons dont l’adulte s’adapte à la société, aux valeurs, normes. Merton détermine 5 grands types d’attitude sociale : Conformisme (va être en accord avec les buts que lui propose la société et moyens aussi. Apprécié par la société), Innovation (mode de fonctionnement qui sont intégré, l’individu qu’on va ranger dans cette case, c’est un individu qui va respecter les grandes valeurs et de la société, mais pour atteindre ces buts peut utiliser des moyens inhabituels. Apprécié par la société), Ritualisme (profil inverse de l’innovation, une attitude qui consiste à ne pas s’intéresser aux buts que propose la société, il ne va pas aller contre, mais ne vas pas les accepter. Les moyens sont scrupuleusement respectés. Ne fait pas progresser la société), Retrait (quelqu’un de très replié sur lui ; les aspirations de la société ne l’intéressent pas, n’est pas capable de respecter les normes de la société, ne sert à rien pour la société), Rebelle (la société ne lui donne pas de quoi faire. Coté négatif, peut être dangereux pour la société. C’est par là que passe les changements).

- Typologie des valeurs fondamentales : portraits-types, on recherche des types de personnalité ou tempéraments. L’idée c’est de déterminer les valeurs fondamentales auxquelles un individu va adhérer : fondamentalement quelles sont les valeurs les plus importantes pour un individu. On utilise donc pour recueillir des mesures : les tests, des questionnaires et des histoires de vie. Ensuite on va placer les individus dans des cases qui correspondent aux réponses fournies. On est vraiment dans des portraits larges, nous allons faire nos choix, nos apprentissages vont nous amener à certaines valeurs, donc cela reste des portraits-type et très théoriques. Allport et Vernon distinguent 6 portraits : Théorique (l’expérimentaliste : volonté rationnelle et critique, va faire fonctionner sa raison, toujours chercher pourquoi et va avoir besoin de démonstrations), Pratique (quelqu’un qui valorise l’aspect prosaïque des choses, comment ça marche ? A quoi cela va me servir immédiatement ? Aspects d’immédiateté et de praticité, intéressé par l’efficacité), Politique (quelqu’un qui exerce ou recherche le pouvoir, l’influence sur les autres. L’ambition a une valence positive dans ce portrait), Esthétique (un type de personnalité qui a plutôt le souci de l’harmonie, de la beauté, le bien être, la paix qui est recherchée), Social (l’humaniste par excellence, le bien être de tous, tourné sur les autres), Religieux ([à entendre au sens large] place de l’homme dans le monde, dans le cosmos, ce n’est pas un religieux et pratiquant comme on l’imagine). 

Validation sociale : consiste à prendre pour exemple des individus ayant la même attitude que soi.



27/04/2013
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