Cours de psychologie

Notions clés

Analyse interne : traitement a posteriori en fonction des réponses à la manipulation.

Biais d’auto-sélection : les gens choisissent leur catégorie pour l’expérience, cela aboutit à un échantillon biaisé de la population étudiée.

BLI (Biais Linguistique Intergroupe) : biais verbal quasi automatique, tendance des gens quand ils expliquent un évènement positif arrivé à leur groupe, à utiliser des termes généraux, abstraits, et quand ils expliquent un évènement négatif arrivé à leur groupe ils utilisent des termes concrets. Pour dire qu’un évènement positif est régulier dans son groupe, et non un évènement négatif qui n’est que passager. En revanche, quand il s’agit d’expliquer un évènement arrivé à un autre groupe, la tendance s’inverse.

Contrôle par constance : on maintient constante une modalité de la VC, on contrôle l’effet en l’empêchant d’agir.

Contrôle par appariement : on répartit les sujets dans les conditions selon une variation systématique :

- Appariement par blocs : pour chaque condition on répartit également.

- Appariement des participants : plusieurs modalités, répartition selon la modalité.

- Appariement par homogénéisation : comme participant, sauf que ça se fait au fur et à mesure, par moyenne et écart-type.

Corrélation : indice statistique qui met en rapport des données, rapport entre 2 variables. Corrélation positive tend vers +1. Une corrélation forte ne veut pas dire causalité, cette corrélation veut dire 3 choses : X peut causer Y ; Y peut causer X ; Z, une 3ème variable non prise en compte, cause X et Y.

Echelle d’intervalles : égalité des écarts entre catégories.

Echelle de rapports : le point de départ est 0, un point objectif, permettant de tester les rapports d’égalité entre les catégories).

Echelle nominale : répartir des observations dans des catégories.

Echelle ordinale : ordonner des catégories.

Effet additif : chaque VI a une action séparée, elles ne rentrent pas en interaction.

Effet d’interaction : l’action d’une VI est différente selon les modalités d’une autre VI.

Effet de compensation : on juge des personnes ou groupes, tendance que l’on a quand on juge, quand on favorise on pense par un autre point.

Effet de demande : les sujets veulent servir le chercheur, se rendre utiles, et ils sont à l’affût des indices qui leur confirment qu’ils font bien.

Effet de primauté : l’impression globale est plus déterminée par les premières informations reçues que par les suivantes.

Effets de surjustification : concernent l’étude de la motivation. Une conduite attribuée à des facteurs externes produira une attribution externe. Par contre, effectuer la même tâche pour une récompense minime conduit à supposer que l’intérêt est intrinsèque à la tâche. Une récompense minime conduit donc à un intérêt élevé pour la tâche et une récompense importante diminue l’intérêt supposé pour la tâche.

Etude d’impact : les sujets participent aux évènements présentés auxquels ils doivent réagir, ces évènements sont souvent importants.

Etude de jugement : les sujets sont des observateurs passifs, ils doivent reconnaître, classifier, rappeler, ou évaluer les stimuli.

Effet Hawthorne : décrit la situation dans laquelle les résultats d'une expérience ne sont pas dus aux facteurs expérimentaux mais au fait que les sujets ont conscience de participer à une expérience dans laquelle ils sont testés, ce qui se traduit généralement par une plus grande motivation. Pour éliminer cet effet, il faudrait compenser en donnant par exemple un élément neutre au groupe témoin.

Effet principal : une seule variable, on se concentre dessus.

Expérimentation : permet de tester, en terme de causalité, l’effet (l’impact) d’une ou plusieurs variable(s) indépendante(s) (VI) sur une ou plusieurs mesure(s) ou variable(s) dépendante(s) (VD). 

Mesure comportementoïde : plus près des comportements que des déclarations.

Paradigme des tâches indépendantes : on fait passer un premier test à un groupe de personnes, et on leur demande, puisqu’ils sont là, s’ils sont d’accord pour en passer un second. Ce paradigme consiste à demander aux sujets de participer à deux tâches successives. On les informe que les deux recherches n’ont aucun lien entre elles alors qu’en réalité, la réalisation de la première tâche est censée avoir un impact sur les réponses que vont donner les sujets dans la seconde tâche. On s’assure généralement au moment du débriefing que les sujets n’ont pas été clairvoyants de l’hypothèse qui relie les deux tâches.

Perte différentielle : c’est une perte des sujets. Quand l’expérience est longue, les sujets peuvent se lasser, ne veulent plus continuer. La différence avec une simple perte des sujets, c’est que ça touche plus un groupe qu’un autre, principalement le groupe témoin.

Plan expérimental : lorsque toutes les VI qui composent le plan d'expérience sont provoquées, donc lorsque l’on a un contrôle maximal sur les sources de variation.

- Plan factoriel : dans un contexte naturel un comportement, un état mental ou un processus mental, est rarement le produit d’une seule cause, mais plutôt celui de la combinaison, de l’interaction de plusieurs causes ou facteurs ou variables. Le chercheur se doit donc de tenir compte de ces éventuelles interactions dans son expérience. On parle alors de plans factoriels, qui sont destinés à mettre en évidence d’une part les effets respectifs de chaque VI sur la VD,  on parle alors d’effets simples ou d’effets principaux, et d’autre part leurs éventuelles combinaisons en fonction des différentes valeurs ou modalités des VI,  on parle alors d’effet d’interaction. Un plan factoriel permet donc de représenter et de tester toutes les combinaisons possibles entre les différentes modalités des VI. Un plan factoriel étant caractérisé par la présence d’au moins deux VI, il peut se décliner selon trois formes en fonction du type des groupes de mesures. Un plan factoriel peut donc être à groupes indépendants (composé uniquement de groupes de mesures indépendants), à groupes appariés (ou à mesures répétées), ou encore mixte (lorsque le plan combine des groupes indépendants et des mesures répétées). Le principe du plan factoriel consiste à associer toutes les modalités d’un facteur aux autres modalités des autres facteurs. Chacune de ces associations définit une condition expérimentale avec un certain effectif de sujets ou participants. Autrement dit, le plan factoriel permet de constituer autant de conditions expérimentales qu’il y a de combinaison possible entre toutes les modalités des VI.

Plan quasi-expérimental : plusieurs groupes et une VI étiquette, lorsque le plan comporte au moins une VI de type invoqué (sur laquelle on ne dispose que d’un contrôle limité).

Proxies : indicateurs objectifs du comportement.

Randomisation : répartition au hasard visant à réduire ou supprimer l’interférence de variables autres que celles qui sont étudiées.

Réalisme commun : renvoie à la mesure dans laquelle les évènements de la recherche peuvent intervenir dans la vie quotidienne. Proximité entre situation étudiée et situation quotidienne.

Réalisme expérimental : renvoie au caractère impliquant de la situation expérimentale. Les sujets sont impliqués dans l’expérience.

Réalisme psychologique : renvoie à la mesure dans laquelle les processus psychologiques impliqués dans l’expérience sont similaires à ceux de la vie quotidienne.

Régression statistique : quand il y a plusieurs mesures, au fur et à mesure les résultats régressent vers la moyenne. Ce n’est pas problématique sauf si les mesures précédentes avaient des scores élevés. Donc, il y a un risque d’observer un effet non désiré.

Réplication systématique : on ne fait varier qu’un facteur à la fois d’une étude sur l’autre, tout en conservant la condition originale en condition contrôle. 

Validité de construit : renvoie à l’identification correcte de la nature des VI et VD ainsi que de la nature du lien les unissant. Ne remet pas en cause la causalité. Critique sur l’interprétation des variables.

Validité externe : renvoie à la mesure dans laquelle une relation causale peut être généralisée à d’autres personnes et d’autres situations.

Validité interne : renvoie à la confiance avec laquelle on peut tirer des conclusions sur la causalité des phénomènes.

Variable inter-sujet (non appareillée) : les sujets sont assignés aléatoirement à des modalités différentes de la VI.

Variable intra-sujet (appareillée) : tous les sujets reçoivent toutes les modalités de la VI.

Variable manipulée : les modalités sont crées par le chercheur.

Variable invoquée ou étiquette : variable préexistante à l’étude (caractéristique naturelle, observée), caractéristique du sujet, le chercheur ne peut inférer directement dessus.



18/04/2013
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