Cours de psychologie

Notions clés

Analyse de contenu : « Technique de recherche pour la description systématique, objective et quantitative du contenu manifeste de la communication. » Berelson, 1952. C’est donc une science. « Instrument de documentation analytique sans fondements théoriques. » Henry et Moscovici, 1968. Ces analyses de contenu sont donc descriptives. Aujourd’hui les analyses de contenu sont utilisées (entre autre) pour valider des hypothèses. On fait aussi des analyses prédictives.

Analyse lexicale : on découpe le discours mot à mot, ou par groupes de mots qui forment des expressions. La langue est un système où tout ce tient. Un mot n'est pas innocent. Les mots se regroupent sur la base de relations. Ils vont s'associer pour des raisons très différentes.

Analyse prédictive : considéré comme un type d'exploration de données[], est un domaine de l'analyse statistique qui extrait l'information à partir des données pour prédire les tendances futures et les motifs de comportement. Le cœur de l'analyse prédictive se fonde sur la capture des relations entre les variables explicatives et les variables expliquées, ou prédites, issues des occurrences passées, et l'exploitation de ces relations pour prédire les résultats futurs[]. Il est important de noter, toutefois, que l'exactitude et l'utilité des résultats dépendent grandement du niveau de l'analyse des données et de la qualité des hypothèses.

Analyse thématique : une phrase ou un fragment de discours est une unité non réductible à la somme de ses parties. Le sens de ce tout est réparti sur l'ensemble de ses constituants.  On va devoir interpréter des bouts des phrases, des fragments.  Le thème a une valeur plus subjective que le mot : il est l'unité psychologique dans laquelle on perçoit un objet, un problème, une personne.

- Analyse thématique simple : découper le discours pour en dégager des thèmes qui structurent les propos tenus, et qui constituent des unités de signification pertinentes par rapport au sujet traité.

Attitude chronique : des opinions toutes faites, bien ancrées dans notre esprit.

Attitude construite : opinion pas encore forgées, très influençables par la formulation de la question, les réponses aux questions précédentes (effet de contexte). Influence de l'accessibilité de la réponse à la question précédente sur la réponse à la question suivante. 

Besoin de parler : c’est un besoin très fort chez l’être humain.

Biais de contraction de la réponse : tendance à favoriser le milieu de l'échelle, en évitant les extrêmes.  

Cadre et ambiance : un entretien peut durer jusqu’à 3 heures, il faut donc choisir un bon endroit et une bonne ambiance où mener l’entretien, aussi il faut savoir comment se placer (en face ou à côté). Tous ces paramètres peuvent influencer le discours du sujet.

Chromothérapie : médecine alternative qui utilise les lumières des couleurs pour équilibrer l’énergie vitale. Cette thérapie agit autant sur notre état physique, émotionnel, mental que spirituel.

Contrôle croisé : on considère simultanément les variables de contrôle. On contrôle donc la structure de l’échantillon suivant toutes les variables à la fois.

Contrôle marginal : on considère indépendamment la distribution de chacune des variables.

Désir d’influencer : nous avons tous l’envie de partager notre opinion, de convaincre d’autres personnes. En donnant donc l’impression d’acquiescer et d’écouter on va permettre à la personne d’aller plus loin.

Désirabilité sociale : consiste à poser des questions portant sur des attitudes ou des comportements trop désirables ou trop indésirables pour que les répondants y répondent franchement.

Durée : il faut savoir combien de temps il faut, globalement, pour obtenir ce dont on a besoin pour l’entretien. En fonction du sujet de l’entretien, la durée va varier.

Echantillon probabiliste : les plus précis, les plus représentatifs (c'est à dire que l'on peut généraliser les résultats obtenus à l'ensemble de la population parents selon un risque qui peut être calculé). Echantillon dans lequel chaque unité de la population a une probabilité connue et non nulle d'être tirée au sort. Il a la nécessité d'avoir une base de sondage (liste la plus exacte possible, sans omission ni répétition, de la population parente).

- L'échantillonnage aléatoire simple : Constitution d'une base de sondage. Numérotation des unités de la base. Choix du taux de sondage. Tirage aléatoire (sans remise) de n numéros.

- L'échantillonnage stratifié : Dans la base de sondage, diviser la population en strates (catégories homogènes/caractéristiques) en fonction de l'objectif de l'enquête. Tirer aléatoirement un échantillon dans chaque strate en fonction d'un taux de sondage (proportionnel à la taille de la population parente).

- L'échantillonnage par grappes : On ne dispose pas de la liste des personnes mais de celle de groupements de personnes (=grappes / aréoles pour les zones géographiques). Tirage aléatoire d'un nombre n de grappes (taux de sondage). Interrogation de toutes les personnes des grappes tirées au sort.

- L'échantillonnage à plusieurs degrés : Consiste à partir d'un échantillonnage par grappes pour arriver à obtenir une liste des individus composant la population. Constitution d'un premier niveau de grappes = unités primaires (UP) et tirer aléatoirement n grappes selon un taux de sondage. Pour chaque UP tirées, on fait la liste des individus de notre population parente et on tire un nombre n aléatoirement en fonction du taux de sondage.

Echantillon non probabiliste : il s'agit de méthodes pour lesquelles le choix des unités n'est pas fait selon un tirage aléatoire (pas de base de sondage). On ne connait donc pas la probabilité qu'a chaque unité d'appartenir à l'échantillon. Il faut par contre connaître la répartition de la population parente selon certaines variables. Les possibilités de généralisation des résultats sont plus limitées (pour obtenir la même validité, il suffit de 360 personnes en échantillonnage aléatoire contre 4320 en échantillonnage par quota)

- L'échantillonnage par quota : Il consiste à construire un échantillon dont la structure est identique à celle de la population parente pour certaines variables. Les variables qui sont les plus susceptibles d'affecter les résultats de l'enquête (variables de contrôle). La méthode est la même que pour l'échantillonnage stratifié, à l'exception que l'on ne possède pas de liste de noms. On projette d'interroger des personnes appartenant aux quotas mais sans savoir où ils sont. Interrogation sur le terrain, dans des lieux représentatifs. Il est nécessaire de contrôler la structure de l’échantillon, deux méthodes sont possibles : le contrôle marginal et le contrôle croisé.

- L'échantillonnage sur place : Il s'agit d'une variété d'échantillonnage par quotas que l'on applique lorsque la population parente se caractérise par les lieux où elle se trouve. En plus de la détermination des variables de contrôle classique, il faut également échantillonner les lieux et les moments où l'on interroge les personnes.

Echantillon autre :

- Les panels : Il s’agit d’un échantillon de sujets (tiré selon une méthode probabiliste) observés à plusieurs reprises. Particulièrement adapté à l’étude de phénomènes en mouvement. Problème de la mortalité et de l’évolution de l’échantillon.

- Les échantillons mixtes : Il s’agit d’un échantillon pour lequel une partie de la population est choisie selon un principe probabiliste (on dispose d’une base de sondage pour cette population) et une autre partie selon un principe empirique.

Ecoute ou neutralité bienveillante : c’est le rôle de l’enquêteur. Il faut faire attention à ce que le sujet ne dévie pas le sujet, il faut réussir à lui faire garder la ligne et en même temps il faut être présent pour l’aider à parler.

Effets d’acquiescement et de positivité : traduit le fait que les gens favorisent en priorité les réponses positives. Si le sujet a le choix entre Oui et Non, il sera plus tenté de répondre Oui. Pour palier à ce biais, il faut essayer de formuler la question pour qu'il soit aussi facile de répondre par l'affirmative que par la négative.

Effet de primauté : tendance à choisir en priorité parmi les premières propositions données. Intervient essentiellement quand la passation est à l'écrit.

Effet de récence : privilégier les dernières réponses proposées. Intervient essentiellement quand la passation est à l'oral.

→ Pour éliminer les effets de primauté et de récence : il faut changer de type de passation, une passation sur l'autre.

Effet pygmalion : les hypothèses du chercheur pourraient influencer les réponses du sujet.

Empathie : notion complexe désignant le mécanisme par lequel un individu peut « comprendre » les sentiments et les émotions d'un autre individu voire, dans un sens plus général, ses états mentaux non-émotionnels, comme ses croyances (il est alors plus spécifiquement question d'« empathie cognitive »).

Enquête : interrogation verbale d'un certain nombre d'individus visant à recueillir des données quantitatives en vue d'une généralisation.

- Pré-enquête : elle permet de faire le lien entre les constructions théoriques et les faits observables. Elle est constituée d'observations sur le terrain/d'entretiens. Elle fournit des informations pour améliorer la forme et le fond du questionnaire final. Elle permet parfois une reformulation des hypothèses. Elle se termine par l'élaboration/passation/analyse d'un pré-questionnaire. Ce questionnaire peut encore être modifié si des items ne correspondent pas à l’enquête.

- Enquête définitive : une collecte systématique des données. Un échantillonnage approprié. Un test de validité et de fidélité du questionnaire. Le traitement des données une fois que les questions non utiles sont supprimées du questionnaire.

Entretien : situation d'échange conversationnel dans laquelle un interlocuteur, enquêteur ou clinicien, extrait une information d'un enquêté ou d'un patient, information initialement inscrite dans la biographie de l'autre.

Entretien directif : cela sous-entend que l’enquêteur a une très bonne maitrise du sujet, il va donc établir à l’avance toutes les questions qu’il va poser au sujet. La frontière avec un questionnaire avec des questions ouvertes est très mince : le sujet doit répondre avec ses propres mots à des questions bien précises (parfois même ordonnées).

Entretien semi-directif : si on connait déjà la nature des informations que l’on a besoin, on peut donner, en plus du thème initial, des sous-thèmes. On appelle cela un schéma ou une grille d’entretien (qui sert aussi lors de l’analyse des réponses obtenues). Si la personne ne traite pas un des sous-thèmes, on peut lui poser la question. Cependant elle garde sa liberté de parole. L'analyse des réponses se fait à partir de la grille d'entretien.

Entretien non-directif : on donne un thème de départ, puis on laisse la personne parler. Elle a toute liberté dans la discussion. On n’a plus le droit par la suite de poser d’autres questions, on a cependant le droit de limiter les dégâts si la personne s’éloigne trop du sujet en utilisant les relances. Cet entretien est sensé durer une vingtaine de minutes. L’analyse des réponses prend beaucoup de temps : il faut tout d’abord retranscrire l’intégralité du discours. Aussi si on laisse parler librement la personne c’est parce qu’on s’intéresse aussi à la façon dont elle dit les choses. Cet entretien s’insert dans la démarche de pré-enquête qui sert à la préparation des questionnaires. C'est aussi le cadre de la clinique.

Langage : ce que l'on va dire à la personne est appelé le langage de l'aide de l'accompagnement et de l'encouragement. Il faut que les discours et les relances soient aussi neutres que possible, tout en restant dans le thème général.  

Mécanismes de défense, Freud :

- Fuite : soit on refuse de répondre, soit le mensonge ou l’approximation.

- Rationalisation : la personne donne un avis ou un sentiment réel, mais se sont obligé de le justifier et donc va donner une explication (qui peut être totalement fausse).

- Projection : au lieu de dire ce qu’on pense, au lieu de donner son attitude personnelle, on donne notre propre avis au travers d’autres personnes.

- Identification : à partir de l’idée que se fait l’interlocuteur de l’enquêteur, il va se conformer à cette image, se faire une opinion et lui attribuer des idées (qui ne sont pas forcément exactes).

- Refoulement : tout ce qui semble à la personne impossible à dire, ou inacceptable.

Méthode d'inventaire : Quantitatif (comptage individu par individu, comptage du nombre de fois où le mot a été utilisé), Qualitatif (on s’intéresse au sens des choses), Comparatif (on compare 2 réalités).

Moyens de communication : c’est ce qui permet d’améliorer les contacts lors de l’entretien, il faut pré-penser quelques petits paramètres pour faire en sorte que tout se passe au mieux pendant l’échange. Il y a différents moyens :  

Question à échelle : permet de mesurer l'intensité d'une attitude à l'égard d'un stimulus, grâce à des échelles.

Question fermée : question d’un questionnaire pour laquelle la personne interrogée se voit proposée un choix parmi des réponses préétablies. La question fermée peut être à choix unique ou choix multiple.

Question ouverte : type de question appelant des réponses libres.  

Raccourci cognitif : on se construit des systèmes de représentation à l’aide d’un certain nombre de codes. On prend un raccourci, on va plus vite, mais on peut oublier une information vitale et ne pas dire réellement ses propres pensées.

Reflexe de politesse : une fois qu’on a accepté de répondre à un entretien, on a beaucoup de difficultés à éconduire la personne.

Reformulation : elle sert à relancer le discours, ca permet de donner le sentiment qu’on est attentifs à ses dires. Rogers (1945) propose un certain nombre de techniques pour la reformulation. Pour lui le langage de l’entretien, une fois passé l’évocation du thème de départ, est composé uniquement de reformulations.

- Clarification : elle sert à bien fixer les choses, on reprend pour mieux comprendre → « si je comprends bien, … », « si je résume, … », etc.

- Echo ou miroir : technique du perroquet, on reprend le(s) dernier(s) mot(s) ou la dernière phrase prononcée par le sujet. Cette technique peut provoquer une déviation du discours pour qu’il revienne à celui initial, qui nous intéresse.

- Interprétation : on reprend ce qu’a dit la personne juste avant mais on ajoute une interprétation → « si j’ai bien compris, vous venez de me dire que … est-ce que ce que vous me dites peut être interprété de la sorte … ? ». On va donc plus loin que l’idée générale de la personne. Il s’agit en quelque sorte d’une provocation pour relancer le discours : la personne répondra oui ou non dans la mesure ou c’est elle qui contrôle le discours. La personne va acquiescer ou refuser l'interprétation, mais cela fait avancer les choses.

- Reflet : touche aux impressions et aux sentiments, et donc c’est quelque chose qui n’a pas été formulé → « vous craignez que … », « vous semblez très insatisfaits de … ». Il est très difficile à manipuler, mais il sert à faire dire à la personne des choses qu’il n’est pas sur de vouloir/pouvoir dire.

- Recentrage : peut se faire à tout moment, et cela permet de revenir au thème de départ, à éviter les déviations.

- Informations complémentaire : cela consiste à demander plus de précisions sur des choses qui ont déjà été dites sans le demander directement, volontairement on fait comme si on n’avait pas tout à fait compris ce qui a été dit → « je crois que pour moi ce n’est pas tout à fait clair … »

- Précisions : cela consiste à demander clairement plus de précisions.

Silences : Vide ou gênés (ou parce qu’on a plus rien à dire : c’est dans ces cas là qu’il faut faire des relances. Il faut qu’il y en ait mais ils ne doivent pas durer plus de quelques secondes), plein (c’est les instants où le sujet repense à un évènement, et ces silences là il ne faut jamais les interrompre).

Stratégies courtes : reconstruction de la mémoire :

- Décomposition : intervient surtout quand on demande aux gens des fréquences. Les gens se réfèrent aux derniers évènements dont ils se rappellent.

- Théories subjectives : les gens pour juger de la fréquence des évènements utilisent la facilité de rappel. Au mieux ils s'en souviennent, au plus ils jugent l'évènement fréquent. Au moins ils s'en souviennent, au moins ils l'ont fait selon eux. Mais il est prouvé que ce n'est pas vrai ! La fréquence d'un événement n'a rien à voir avec le rappel facile ou pas !

Technique du détecteur de mensonge : consiste à demander la preuve de ce que les gens affirment quand les gens l'affirment.

Tri à plat : il s’agit du dépouillement des questions une à une.

Tri croisé : consiste à croiser deux ou plusieurs questions selon leur lien.



18/01/2013
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