Cours de psychologie

Notions clés

Abstraction sélective : consiste à se centrer dans un détail hors du contexte.

Activation perceptive : la perception entraine l’activation des neurones sensoriels. Cette activation parvient aux neurones codant les concepts.

Activation associative : les neurones activés codant un concept peuvent être associés à des neurones codant un autre concept. L’activation peut se propager via les associations.

→ L’activation perceptive permet l’activation d’un groupe de neurones ; l’activation associative active d’autres groupes.

Activité réverbérante : les neurones sont maintenus en activité après le départ du stimulus. Quand on perçoit un stimulus, un neurone s’active, ce qui signifie que tous les neurones de son groupe s’activent. Un neurone a sa propre information, mais il reçoit également les informations des autres neurones de son groupe.

Amorçage fronto-temporal : l’information part du module de recherche (frontal) et va vers la mémoire visuelle (temporal). Le but est de rechercher le prototype visuel de l’objet que l’on cherche à évoquer mentalement.

Amorçage temporo-occipital : l’information part de la mémoire visuelle et on va vers le buffer visuel. La conséquence est que le prototype est affiché dans le buffer visuel, dans la conscience.

Apprendre : consiste à modifier les comportements, capacités et attitudes en organisant les connaissances en mémoire (l’individu interagit avec son environnement dans lequel il va mettre en œuvre des comportements).

Apprentissage : apprentissage de nouveaux stimuli et comportements (permet adaptation à notre environnement). Adaptation à l’environnement changeant, à de nouveaux stimuli. L’apprentissage se limite à une adaptation à l’intensité des stimuli. L’apprentissage correspond souvent à une variation de la potentialisation des synapses.

Apprentissage latent : effets non immédiats mais dans le temps. Le comportement est appris, mais appliqué qu’en il y a récompense.

Apprentissage neuronal : l’apprentissage synaptique sous-tend et permet l’apprentissage cognitif : association par variation des poids synaptiques. Une fois les concepts appris, associations entre concepts différents (MLT). Activation entre concepts une fois association faite (MCT) : activation entre neurones.

Apprentissage par conditionnement opérant : l’individu n’est pas passif, mais il agit sur son environnement (modifie activement). C’est par cette action sur l’environnement qu’il y a un apprentissage de nouveaux comportements. Apprentissage de comportements complexes. L’élaboration de raisonnements complexes (enchaînement en MdT sans comportement actif à l’extérieur). S’il y a récompense, l’apprentissage est stimulé, et s’il y a punition ça diminue.

Apprentissage répondant : permet d’apprendre l’environnement, de comprendre la structure de l’environnement, les interrelations entre les objets et les récompenses/punitions. On apprend, on est passif comportementalement. On a des réponses automatiques, incontrôlables.

Répondant = apprentissage de concepts ; Opérant = enchaînement de raisonnements.

Apprentissage par habituation : quand un S génère de moins en moins de réponse comportementale. Lorsque la stimulation est répétée, le neurone moteur diminue progressivement sa réponse (comme si l’individu s’habitue au S). Adaptation aux S faibles non nocifs qui doivent être ignorés. Lien entre habituation comportement et dépression du poids de la synapse.

Apprentissage par sensibilisation : lorsque la stimulation est assez forte et répétée (quelque dizaine de fois), le neurone moteur augmente sa réponse, jusqu’à une réponse motrice maximale. Adaptation aux S forts potentiellement nocifs qui doivent engendrer des réponses comportementales amples et rapides.

Apprentissage vicariant : sous condition/imitation.

Approche psychodynamique (analytique) : regroupe des pratiques qui vont de la psychanalyse traditionnelle aux psychothérapies psychanalytiques longues ou brèves. La théorie générale sous-jacente à ces pratiques psychothérapiques est commune mais différentes variantes se sont progressivement distinguées. Elles se réfèrent plus spécifiquement à différents sous modèles, et s’appliquent à des troubles impliquant à des niveaux divers les événements actuels, l’histoire individuelle et familiale, et les conditions du développement.

- Psychanalyse : méthode d’investigation consistant dans la mise en évidence de la signification inconsciente des paroles, des actions, des productions imaginaires (rêves, fantasmes, délires) d’un sujet, méthode fondée sur les libres associations du sujet qui sont le garant de la validité de l’interprétation.

- Thérapie psychanalytique : méthode psychothérapique fondée sur l’investigation consistant à mettre en évidence la signification inconsciente des paroles, des actions, de la résistance, du transfert et du désir ainsi que par une dynamique des processus identificatoires.

- Thérapie brève psychodynamique : (en moyenne 12 séances au rythme d’une séance par semaine) interventions thérapeutiques spécifiques concernant un « état » ou un « problème » spécifique pour obtenir la modification de cet état ou la résolution du problème.

- Thérapie interpersonnelle psychodynamique : (10 à 12 séances) l’accent est mis sur les expériences psychosociales et interpersonnelles du patient.

Approche systémique : champ interdisciplinaire relatif à l'étude d'objets dans leur complexité.

- Thérapies de couple et de famille psychodynamiques : centrées sur l’insight et/ou les expériences affectives, l’analyse de résistance, les mouvements inter-transférentiels, les processus inter-fantasmatique, l’accès aux processus inconscients. Elles débouchent fréquemment sur des perspectives intergénérationnelles ou multigénérationnelles.

- Thérapies de couple et de famille écosystémiques : centrées sur l’amélioration des communications dans l’ici et maintenant, sur des prescriptions paradoxales, des résistances, des symptômes et des tâches, tous nécessaires pour la prise en considération de l’écosystème. Elles peuvent prendre des formes structurales, stratégiques, narratives, centrées sur la solution.

- Thérapies de couple et de famille cognitivo-comportementales : centrées sur l’amélioration des conduites et des cognitions, l’évaluation et la suppression des symptômes, l’atténuation de l’expression des émotions critiques et hostiles, la gestion du stress, l’apprentissage des habiletés aux réactions sociales.

- Psycho-éducation familiale : centrée sur l’information à propos des troubles, des malades, des traitements et des attitudes adaptatives à adopter face aux perturbations liées à la maladie.

- Thérapies familiales humanistes : centrées sur les attentes et la personnalité des patients, leurs aptitudes à l’autonomisation et leur capacité à choisir de maintenir les symptômes ou de s’en dégager.

- Thérapies familiales éclectiques et intégratives : centrées sur l’ajustement des méthodes, des techniques et des théories en fonction des exigences des familles et des projets thérapeutiques.

- Thérapies familiales pour familles non volontaires : centrées sur l’apprentissage des contextes sociaux au sein desquels émerge la demande de soins ou l’injonction thérapeutique, la famille comme méta-thérapeute qui aide les thérapeutes.

- Thérapies multifamiliales comportementales et cognitives : centrées sur l’échange d’informations, sur l’entraide, le partage des problèmes et des moyens d’y faire face, le développement de la solidarité interfamiliale.

- Thérapies psychosociales psychodynamiques : centrées sur le psychodrame d’inspiration psychanalytique, les jeux de rôles, leur interprétation transférentielle.

- Thérapies psychosociales comportementales et cognitives : centrées sur l’apprentissage des habiletés sociales, de la réhabilitation socioprofessionnelle, de la gestion du stress.

Auto-connaissance : le sujet et l’objet de la connaissance se confondent.

Auto-connaissance d’un mouvement : la répétition présente d’un mouvement est guidée par la trace de ses répétitions passées.

Catégorie sémantique perceptive : dans le temporal médian, il y a catégorisation des neurones. Une carte qui donne certains neurones pour tel concept, d’autres neurones pour d’autres concepts.

Comportement : déplacement du corps dans l’espace. Pas seulement tout le corps, une partie suffit. Placement du corps dans l’espace. Le déplacement ou placement doit être intentionnel. Le mot intentionnel est nécessaire à la définition → Placement ou déplacement intentionnel de tout ou partie du corps dans l’espace.

Comportement opérant : implique un individu qui a un comportement qui modifie l’environnement. Acquisition de comportements rendue possible par les relations existant entre les stimulations du milieu et les réactions de l’organisme. Les principes du conditionnement opérant décrivent les relations entre le comportement et les conditions environnementales qui influencent le comportement.

Conditionnement antérograde : SN → SI.

Conditionnement aversif : association d’un état désagréable et un comportement non désiré.

Conditionnement répondant : résultats d'un apprentissage dû à l'association entre des stimuli de l'environnement et les réactions automatiques de l'organisme (réflexes physiologiques). Association entre les stimuli corrélés temporellement.

Conditionnement rétrograde : SI → SN.

Conditionnement simultané : SI = SN.

Croyances centrales : situées au niveau le plus profond et on a à faire avec l’identité (traits de personnalité).

Croyances générales : schémas communs à plusieurs troubles (représente un niveau moins profond que les croyances centrales) (ex : notion de responsabilité, estime de soi).

Croyance spécifique : (niveau le plus superficiel) représente les schémas qui s’appliquent à une seule pathologie (ex : TOC, hypochondrie).

Cybernétique : Epistémologiquement : art de gouverner. Etude des mécanismes de contrôle et de communication dans les organisations.

Dépression à long terme (DLT) : diminution à long terme de la force synaptique.

Désensibilisation systématique : idée qu’un S anxiogène va progressivement enlever l’anxiété. C’est un contre conditionnement. Association d’un état agréable et relaxé en présence de S anxiogènes augmentant progressivement. On remplace la réponse de stress par une autre réponse

Desinhibition : observateur renforcé (= renforcement positif). Faire cesser une inhibition. Il n’y a plus de punition mais une récompense, un comportement jusqu’à présent bloqué mais être exécuté.

Discrimination : capacité à distinguer des stimuli proches/qui se ressemblent du SC, s’ils sont présentés sans le SI ou avec un autre SI.  

Effet d’exposition : se caractérise par une augmentation de la probabilité d'avoir un sentiment positif envers quelqu'un ou quelque chose par la simple exposition répétée à cette personne ou cet objet. En d'autres termes plus nous sommes exposés à un stimulus (personne, produit de consommation, lieu) et plus il est probable que nous l'aimions.

Epistémologie : théorie de la connaissance, étude de l’origine des connaissances et de l’organisation des connaissances.

ESPT (état de stress post-traumatique) : Le trouble de stress post-traumatique est une réaction psychologique consécutive à une situation durant laquelle l'intégrité physique et/ou psychologique du patient et/ou de son entourage a été menacée et/ou effectivement atteinte (notamment accident grave, mort violente, viol, agression, maladie grave, guerre, attentat). Les capacités d'adaptation (comment faire face) du sujet sont débordées. La réaction immédiate à l'événement aura été traduite par une peur intense, par un sentiment d'impuissance ou par un sentiment d'horreur.

Extinction de la réponse : si de façon répétée on présente le SC sans le SI. Apprend progressivement l’oubli d’association entre les 2 (pas un oubli total !). 

Facilitation : regarder, facilite la production du comportement.

Feedbacks : retour que l’on a sur nos comportements, qui peut-être évalué sous forme de récompense (positive ou négative) ou de punition, retour de l’environnement sur l’individu.

Généralisation : acquisition d’un SC qui se propage à d’autres s’ils sont proches. La RC décroit avec la perte de ressemblance entre SC. Reflète la généralisation de la réponse à des S proches/similaires.

Gestalt : organisation d’un ensemble d’éléments qui fait que le tout est supérieur à la somme des éléments, donc plus d’information dans le tout.

Glissement instinctif : tendance des animaux à revenir à des comportements instinctifs lorsque ceux qui sont appris interfèrent avec l’instinct.

Glutamate : transmetteur le plus important pour le fonctionnement normal du cerveau.

Grammaire générative : grammaire universelle. Il existe des principes grammaticaux qui sous-entendent le langage.

Habituation : baisse d’intensité d’une réponse provoquée par un stimulus suite à une présentation répétée de ce dernier.

Imagerie mentale : voir en l’absence de l’objet (plus tard, on repense à la tour Eiffel). Traitements descendants.

Imitation : mécanisme d’apprentissage, apprendre en observant autrui (sans comportement opérant par soi-même, apprendre sans forcément reproduire le comportement).

Imitation généralisée : le renforcement porte non seulement sur la reproduction imitative d’un comportement particulier, mais sur la classe plus globale d’imiter ou de reproduire, de façon générale, les comportements des autres.

Influx nerveux : mouvement qui se propage le long de l’axone du neurone. Véhicule l’information d’un module à l’autre. Sa destination est un autre neurone dit neurone cible. Le lieu de contact est la synapse.

Inhibition : modèle puni (on va diminuer le comportement à imiter, on ne veut pas être puni).

Instinct : apprentissage génétique.

Instinct et apprentissage : apprentissage neuronal/synaptique des variations d’intensité des stimuli (repose sur les synapses). Moduler des comportements en fonction de l’intensité des stimuli.

Intelligence artificielle : activité qui consiste à concevoir des machines dotées de capacités intellectuelles comparables à celles des être humains (humain intelligent car mémoire, calcul…). Discipline évoluée de l’informatique.

Interface cerveau-ordinateur : capacité à manipuler un ordinateur simplement par notre activité cérébrale sans qu’il soit nécessaire de bouger. C’est la numérisation de l’activité cérébrale qui est corrélée à la simulation mentale d’un comportement. Numérisation qui sert de signal pour déclencher une commande sur un ordinateur.

Inférence arbitraire : erreur logique qui consiste à tirer une conclusion sans preuve.

Introspection : décrire soi même ses propres états mentaux.

Linguistique : science qui a pour objet les langues (systèmes de signes verbaux) et les langages (communication par ces signes).

Loi des effets : les comportements instrumentaux récompensés sont répétés, tandis que ceux qui sont punis ne le sont pas. 

Marquage synaptique : conséquence du passage de l’influx nerveux dans la synapse. Le passage dans la synapse laisse une trace. Ce principe a été énoncé par HEBB, chercheur canadien : la loi le HEBB résume cette trace laissée par l’influx nerveux.

Maximalisation - minimalisation : attribution d’une plus grande valeur au fait négatif, et de la plus petite au fait positif.

Mémoire de travail (MdT) : capacité de garder une information nouvelle présente à l’esprit pendant quelques temps.

Mode de renforcement : détermine la motivation (= persévérance à reproduire un comportement en absence de récompense).

- Mode continu/systématique : renforcement d’un CO de façon systématique (à chaque fois). Génère l’acquisition des comportements peu motivés (pas de récompense → comportements peu soutenus). Il va cependant y avoir une régression très rapide à partir du moment où il n’y a plus de récompense. La motivation est calculée à partir du nombre de fois où on attend la récompense de manière différée. Persistance à mettre en œuvre un comportement opérant même en absence de renforcement = motivation.

- Mode à passage progressif : persévérance. Le plus efficace. Fonctionnement systématique à un fonctionnement irrégulier. Renforcement diminuant progressivement en fréquence.

- Mode à proportion fixe : renforcement d’un CO après un nombre fixe de fois (pour augmenter ses récompenses → augmente la fréquence de ses comportements). Proportion va définir la quantité de renforcement.

- Mode à proportion variable : persévérant même en l’absence de récompense. Renforcement en moyenne constant, mais, en quantités variables et imprévisibles. L’individu va mettre en œuvre un comportement opérant sans savoir quelle quantité de renforcement il va avoir. Comportement très soutenu, déclenche les comportements additifs.

- Intervalle fixe : renforcement du 1er Co survenant après une certaine durée fixe. Moments de renforcements apparaissent toujours aux mêmes intervalles. Le comportement opérant augmente très peu après le renforcement, mais quand le moment du renforcement approche, la fréquence du comportement augmente. Sur le long terme ce mode est celui qui génère le moins de motivation.

Modelage : apprentissage progressif de séquences de comportements.

Modèles cognitivistes : description des calculs qui se font sur des symboles numériques. Pas de corps !

Modèle d’identification : les personnes qui nous ressemblent le plus.

Modèle heureux : les personnes récompensées (renforcement).

Modèle pertinent : les personnes impliquées dans des comportements pertinents pour l’observateur.

Modèle remarquable : les personnes associées à des SC (stimuli conditionnés) positifs. Mais si trop remarquable, on ne s’identifie pas.

Modèle symbolique : une « image » d’une vraie personne ou d’un personnage fictif.

Modèle verbal : instructions ou descriptions écrites ou orales des interactions entre un modèle et son environnement.

Modèle vivant : une vraie personne.

Mouvement cognitif global : continuum des états globaux d’activation cérébrale corrélé aux répétitions du geste sur l’objet.

Nature analogique : représentation qui conserve une ressemblance avec ce qu’elle représente.

Nature digitale : Représentation créée à partir d’une numérisation du réel et qui donne un code numérique représentant l’image réelle. Représentation digitale est un codage numérique du réel.

Neurone : automate à seuil déterminé par une fonction logique.

Neurone canonique : neurone qui s’active lorsqu’on perçoit un objet ou qu’on s’imagine mentalement cet objet.

Neurone miroir : est un neurone canonique : qui répond lors de l’exécution du geste et aussi lors de la simple observation. Cependant les neurones canoniques s’activent lorsqu’on observe un geste tandis que les neurones miroir s’activent lorsqu’on perçoit un geste.

Noyau dynamique : trace cérébrale laissée par les répétitions passée d’un mouvement cognitif global.

Objet : « ce qui fait obstacle au déplacement vers l’avant » (Lorenz). L’objet n’existe que lorsqu’il arrête un mouvement.

Observateur passif : l’observateur n’a pas de comportement opérant, mais il apprend quand même, par simple observation.

Opérations cognitives : processus cognitifs, le traitement de l'information en lui-même.

Perception visuelle : voir en présence de l’objet (ex : face à la tour Eiffel, on la voit). Traitements ascendants.

Personnalisation : surestimation des relations entre les événements défavorables et l’individu. Il s’attribuera la responsabilité des faits négatifs et pas des faits positifs.

Poids synaptique : varie localement, il a une fonction locale, transmettre un message d’un neurone pré-synaptique à un neurone post-synaptique

Potentialisation à long terme (PLT) : accroissement durable de la force synaptique.

Prédisposition génétique : les organismes sont préparés à développer certaines associations conditionnées. Tendance à privilégier certains S par rapport à d’autres (R1 génétiques) et à apprendre certains comportements plutôt que d’autres (les instincts).

Produits cognitifs : résultats conscients ou préconscients de la manipulation de l'information. On les appelle des pensées automatiques sur ces pensées là qu'on travaille en thérapie cognitive.

Pronation : geste du poignet qui va d’une position les paumes vers le haut vers une position de repos avec les paumes vers le bas. Elle est plus rapide que la supination.

Propositions cognitives : représentent le contenu de l'information retenu. Ces propositions peuvent être assimilées au schéma.

Psychologie cognitive : c’est une étape de la psychologie expérimentale qui est née à la fin du XIXe siècle. Environ de 1900 à 1950, la psychologie expérimentale a eu une trêve à cause du béhaviorisme. La psychologie cognitive arrive après, donc de 1950 à nos jours.

- Cybernétique (1946 à 1956) : les conférences Macy (1 par an). Etape de gestation de la psychologie cognitive. Hésitations théoriques.

- Cognitivisme (de 1956 à fin 70th) : Naissance de l’orthodoxie (hégémonie de la métaphore informatique, le cerveau fonctionne comme un ordinateur).

- Connexionnisme (à partir du début des années 80 à nos jours [des chercheurs y travaillent toujours]) : incarnation des modèles de fonctionnement dans le cerveau. Implémentation cérébrale des modèles du fonctionnement cérébral. Les modèles sont localisés avec précision dans le cerveau).

- Enaction (à partir de la fin des années 80) (terme de Varela et Maturana) : « La connaissance n’est pas dans le fruit mais dans l’acte de le cueillir » St Bernard. Je ne connais pas le fruit, je ne connais que moi en train d’agir sur l’objet. Pas de représentation mentale d’objet, toute connaissance est assimilable à des comportements intériorisés qui imitent l’objet du monde. On connaît l’objet indirectement. Comportement intériorisé imitant l’objet → Donc, corporéité de la connaissance, pas de connaissance sans corps, et gestualité de la connaissance, corps qui bouge.

Psychothérapie : interaction entre un psychologue thérapeute entraîné et une personne souffrant de difficultés psychologiques.

Punition : tout stimulus présenté après un comportement et qui va diminuer la probabilité de répétition de ce comportement. Tout évènement qui va aboutir à une augmentation de la négativité de l’environnement (pas un oubli, mais une inhibition).

- Punition négative : l’évènement punisseur est une présentation d’un stimulus négatif dont la valence sera négative.

- Punition positive : l’évènement punisseur est un arrêt d’un stimulus positif.

Réapprentissage comportementale : on apprend au patient à adopter un autre comportement face à la situation anxiogène. On conditionne avec l’accord du patient, on remplace un comportement habituel non désiré (posant problème) par un autre choisi par le patient. Basé sur l’apprentissage par conditionnement classique.

Récupération spontanée : quand il y a extinction, si on refait SI + SC, la RC revient immédiatement. Donc, il n’y a pas d’oubli de ce qui a été appris, ça réactive.

RED : réponse électrodermale. Elle représente les changements des propriétés électriques de la peau humaine, qui se produisent lors des interactions entre l’environnement et les états psychologiques d’un individu. Une émotion induit une RED quelques secondes après le stimulus.

Renforcement : lié au fait de donner une récompense à un individu et de ne pas donner de punition ; par des SI (stimuli inconditionnels) et SC (stimuli conditionnels). Procédé qui augmente la probabilité qu’un comportement soit répété. Il faut que la représentation mentale du comportement soit active au moment où on reçoit la récompense.

- Renforcement positif : l’évènement renforceur est une présentation d’un stimulus positif.

- Renforcement négatif : l’évènement renforceur est un arrêt d’un stimulus négatif. Ce n’est pas une punition !

Renforceurs primaires (R1) : valence intrinsèque innée. Ce sont des SI déclenchant directement des RI. Les renforceurs primaires sont innés, pré-câblés génétiquement. Il faut qu’il y ait avant des objets qui ont des valences dans l’environnement. Leur valence dépend de ce que nous avons appris.

Renforceurs secondaires (R2) : ce sont des SC prédisant directement ou interne, des SI déclenchant des RI. Les renforceurs secondaires sont appris par conditionnement pavlovien : les SC (R1) prédisent des SI (R2), par conditionnement pavlovien, il y a déclenchement d’une RC : Les R2 = SC ; et les R1 = SI. Le comportement initial est renforcé par R1 et progressivement il devient conditionné.

Réseau sémantique : association de représentations. Relie des concepts en MLT. 

Scripts : sont des représentations de connaissances en mémoire et de connaissances de comportement, notamment de séquences comportementales apprises par conditionnement opérant : représentation de connaissances comportementales.

Sensibilisation : consiste à stimuler fortement le neurone pré synaptique qui transmet une partie de l’activité au neurone moteur → neurone pré : fortement actif, neurone post moins actif → coactivité moyennement forte entre les deux  neurones. Baisse du seuil absolu de déclenchement d’une réponse en conséquence de la présentation répétée d’un stimulus ou par la présentation d’un autre stimulus.

Stimulus : événement du milieu externe ou interne d’un organisme susceptible d’être capté par ses récepteurs et d’entrainer une réaction.

Supination : geste inverse de la pronation, geste du poignet qui va de la position de repos à une position des mains avec les paumes vers le haut.

Surgénéralisation : un incident négatif est étendu à toutes les situations possibles.

Thérapie cognitivo-comportementale (TCC) : thérapie intégrée qui combine la thérapie cognitive (modification des pensées auto-dépressives) et la thérapie comportementale (modification des comportements).

- Thérapie cognitive : thérapie fondée sur la modification des schémas cognitifs et du traitement de l’information. Elle constitue une extension du modèle comportementale dans la mesure où elle prend en compte les cognitions (les pensées et images mentales), on va travailler les pensées, les cognitions, la mémoire… Elle est orientée vers les troubles actuels toujours structurés dans le temps, mais elle est centrée sur la prise de conscience et la modification des pensées dysfonctionnelles et inadaptées. Permet le réapprentissage de nouvelles façons de penser et agir permettant d’atteindre des buts désirés.

- Thérapie comportementale : thérapie fondée sur les principes du conditionnement et de l’apprentissage social. Elle essaye de changer de manière directe les émotions négatives ou les comportements mal adaptés. Il s'agit de l'apprentissage d'un langage nouveau par les diverses techniques qui aboutissent à la restructuration cognitive et aux changements comportementaux. Le but est d'aider les patients à changer certains éléments de leur comportement. Dans un 1er temps, elle est issue du béhaviorisme. Ce modèle repose sur le postulat que le comportement humain normal ou pathologique ait essentiellement appris, et il est appris sur les mécanismes basés sur le comportement classique et présent. Les comportements se fixent en fonction des renforcements externes, ainsi les symptômes sont considérés comme des habitudes acquises par des mécanismes de conditionnement, autrement dit par l'association de ces événements. Elle vise un comportement qui pose un problème actuel (trouble actuel) sur le moment même, pas sur le passé. Elle est structurée dans le temps, la procédure est bien définie pour l'intervention. Elle consiste en un « désapprentissage » des symptômes et comportements pathologiques accompagné d'un apprentissage de relaxation. Le 1er reproche qui a été fait à cette thérapie c'est qu'elle ignorait les entrées et les sorties du système, elle ignorait des pensées et des mécanismes qui soutiennent le comportement.

- Thérapie cognitivo-comportementale : thérapie fondée sur les théories de l’apprentissage et la modification des schémas cognitifs.

- Thérapie EMDR (Eye movement desensitization and reprocessing) : thérapie de désensibilisation par les mouvements oculaires et le retraitement de l’information.

- Thérapie cognitivo-comportementale de groupe ou de couple : la plupart des TCC peuvent être pratiquées en individuel, en groupe ou en couple selon les indications et les cas particuliers.

- Thérapie familiale cognitivo-comportementale : elle est surtout utilisée dans l’approche familiale psycho-éducationnelle des psychotiques dans une perspective de réhabilitation psychosociale et dans le traitement de certains troubles de l’enfant et de l’adolescent, notamment l’autisme et les troubles externalisés (hyperactivité, troubles des conduites).

Traitements ascendants ou bottom-up : de la partie postérieure du cerveau à la partie antérieure, c’est-à-dire depuis le lobe occipital vers le lobe frontal (l’information monte).

Traitement descendant ou top-down ou amorçage : de la partie antérieure du cerveau vers la partie postérieure, c’est-à-dire depuis le lobe frontal vers le lobe occipital (l’information descend).

Transduction/perception : traduction neuronale des vibrations du milieu externe par des récepteurs corporels, sélectionnée par l’imitation gestuelle de l’objet et intégrée dans le mouvement cognitif global.

Trouble mental : syndrome clinique, comportemental et/ou psychique survenant chez un individu et qui est associé avec un sentiment de détresse, de douleur, d’incapacité, cliniquement observable. Ce syndrome peut être un événement culturel comme un deuil. Quelque soit son étiologie ce syndrome est la conséquence d’un dysfonctionnement biologique, psychologique ou comportemental de l’individu. Ce syndrome exclu les conflits entre individus ou entre individu et organisation sociale.

Variables (de l’apprentissage pavlovien) :

- La première est le stimulus neutre (SN), stimulus qui ne déclenche, de prime abord, aucun réflexe, aucune réponse ou qui ne déclenche pas la réponse souhaitée.

- La deuxième est le stimulus inconditionnel (SI) (ou stimulus inconditionné), un stimulus qui déclenche une réponse (inconditionnelle) de manière réflexe, sans apprentissage nécessaire.

- La troisième est la réponse inconditionnelle (RI) (ou réponse inconditionnée), réponse déclenchée par un stimulus (inconditionnel) de manière réflexe, sans apprentissage nécessaire. Elle peut se manifester sous forme d’émotion ou de réflexe.

- Après le conditionnement, la quatrième variante est le stimulus conditionnel (SC) (ou stimulus conditionné), un stimulus initialement neutre qui finit par déclencher une réponse conditionnelle (RC) lorsqu'il a été associé à un stimulus inconditionnel (SI).

- La cinquième et dernière variante est la réponse conditionnelle (ou réponse conditionnée), une réponse déclenchée par un stimulus conditionnel lorsqu'il a été associé à un stimulus inconditionnel (ainsi donc que la réponse inconditionnelle). Ainsi il change les perceptions.



12/01/2013
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