Cours de psychologie

Neurobiologie - notions clés

Neurobiologie – Notions Clés

 

Accident ischémique : déficit neurologique soudain d'origine vasculaire causé par un infarctus au niveau du cerveau. L'origine de l'infarctus (c'est-à-dire le mécanisme qui a conduit à l'obstruction du vaisseau sanguin) est du dans la plupart des cas à une des raisons suivantes : Thrombose (caillot de sang) apparaissant directement dans un vaisseau en amont du cerveau ; Embolie dans une petite artère. Il s'agit de matériel venant d'ailleurs et obstruant la petite artère, par exemple les morceaux de sang coagulé qui se sont détachés d'une artère en amont (va créer un bouchon et arrêter la circulation) ; Sténose dans une artère. Il s'agit d'une artère qui à un endroit s'est rétrécie par un phénomène mécanique (ex: compression, écrasement) ou par un changement de l'état de ses parois (épaississement, rigidification, contraction, dilatation, etc.).

Accident vasculaire hémorragique : rupture d’un vaisseau qui peut arriver après un accident ou pas.

Agnosie tactile : sensation du toucher, mais le patient est incapable d’identifier les objets par le toucher, obligé de regarder ce qu’on touche pour savoir ce que c’est.

Agnosie auditive : la lésion de l’aire secondaire entraîne une surdité verbale : le malade entend bien son interlocuteur, mais il ne le comprend pas.

Agnosie visuelle : la destruction des aires secondaires entraîne des difficultés de reconnaissance des objets : le sujet voit les objets, mais ne les reconnaît pas.

- Prosopagnosie : on ne reconnaît pas son propre visage, ni celui des autres.

Aires primaires : site final de l’intégration sensorielle → intégration active d’une multitude de messages afférents avant de répercuter leurs analyses. Quand l’information arrive (aires primaires sensorielles).

Aires motrices : d’où les informations partent.

Aire motrice principale ou aire motrice primaire : notion d’homonculus. C’est la limite du lobe frontal, plus loin on change de « territoire ». L’aire psychomotrice se situe devant l’aire motrice primaire. Elle nous aide à nous guider. Véritable « clavier » de commande assurant la contraction élémentaire de tous les muscles du corps.

Aire psycho-motrice permet une meilleure coordination des mouvements symétriques. La lésion ne s’accompagne pas de paralysie, mais les gestes du patient sont maladroits.

Aires sensorielles : aires cérébrales reliées aux fonctions des sensations. Elles sont limitées au lobe frontal ; les aires reliées à la conscience des sensations sont situées dans les lobes pariétal, temporal et occipital.

Aire somatosensorielle primaire : en relation avec l'aire visuelle, va guider le déroulement des opérations en signalant à chaque instant les changements dans l'environnement et la position des différents segments du corps dans l'espace.

Aires d'association : situées autour de toutes les aires primaires. Ces aires d'association ont la capacité essentiellement de permettre la coordination des fonctions de base. La perception et la compréhension des images et du son fait intervenir les aires d'association. D'autre part les aires d'association ou aire secondaires, situées au voisinage des précédentes traitent les informations qui sont fournies par celle-ci. Leur rôle est essentiel en ce qui concerne la reconnaissance des objets perçue par la voie sensorielle correspondante.

Aires de Brodmann : délimitations du cortex du cerveau humain définies par Korbinian Brodmann sur une base cytoarchitectonique. Cela signifie que les aires correspondent à l'organisation structurale apparente du cortex (nombre de couches, épaisseurs des couches, arborisation dendritique etc.); Ainsi, chaque région du cortex ayant la même organisation cellulaire a un numéro allant de 1 à 52. Brodmann a également relié chacune de ces 52 aires à une fonction propre.

Aires préfrontales : Elles se situent dans la partie antérieure du lobe frontal. Chaque fonction a une zone bien spécifique. Elles sont impliquées dans des tâches cognitives complexes (mémoire, langage, jugement, motivation, contrôle de l’impulsivité, comportement social, planification, prise des décisions). Ces aires interviennent aussi dans plusieurs fonctions émotionnelles (en particulier, la régulation des affects et de l’humeur). Quand ces régions sont perturbées, les affects et l’humeur sont aussi perturbés.

Aire auditive : se situe à la limite de l’aire temporale. Les voies de la sensibilité auditive aboutissent dans le lobe temporal (dans l’aire auditive primaire).

Aire de Broca : cette région est souvent définie comme étant une aire associative traitant les informations concernant la coordination des mouvements nécessaires au langage parlé. Aires impliquées dans le langage, si abimées = incapacité de parler.

→ Aire de BROCA : dans le lobe frontal → expression du langage.

Aire de Wernicke : une partie du cerveau humain localisée à l'intersection du lobe temporal et du lobe pariétal, proche du cortex auditif primaire. Si abimées = difficulté de compréhension du langage.

→ Aire de WERNICKE : lobe temporal → compréhension du langage.

Aqueduc de Sylvius : canal dorso-médian situé dans le mésencéphale. Il est empli de liquide céphalo-rachidien et communique avec le troisième, en haut, et le quatrième ventricule cérébraux, en bas. Il est circonscrit par la substance grise péri-aqueducale.

Aphasie : inhabilité de parler parce que la musculature des organes de parole ne reçoit pas le signal du cerveau.

- Aphasie de BROCA ou aphasie non fluente : les lésions touchant l’aire de Broca (44 et 45) produisent des difficultés de production du langage parlé (sans entraîner des difficultés de compréhension du langage parlé). Le discours est non fluent et les productions sont caractérisées par des troubles articulatoires. La réduction du discours est variable selon les patients. Un autre mode de l’aphasie de Broca est l’agrammatisme : des phrases très courtes de type télégraphique (mots grammaticaux omis et verbes à l’infinitif). On note aussi des troubles du graphisme et des paragraphies (substitution ou ajouts d’une ou de plusieurs lettres).

- Aphasie de Wernicke ou aphasie fluente : les lésions touchant la partie postérieure de l’aire 22 produisent des difficultés dans la compréhension du langage (sans engendrer des problèmes d’articulation). Cette aphasie est caractérisée par : Un discours fluent, Une absence de trouble de l’articulation, Une production abondante et riche en néologisme, Une production de nombreuses paraphasies, Des troubles de la compréhension du langage parlé constituent la caractéristique majeure de cette aphasie. L’aphasie de Wernicke apparaît principalement chez les personnes âgées.

Apraxie gestuelle : maladresse dans les gestes.

- Apraxie idéatoire : Incapacité à réaliser une suite d’actions destinées à un but. L’apraxie idéatoire est toujours bilatérale et elle est liée à une atteinte bilatérale du cortex pariétal associatif gauche (carrefour temporo-pariéto-occipital et plus particulièrement l’aire 39). La personne n’arrive pas à faire quelque chose sans que ça soit une directive.

- Apraxie idéomotrice : Impossibilité d’effectuer un geste à la demande alors que le sujet peut le réaliser spontanément. Contrairement à l’apraxie idéatoire, la perturbation affecte les gestes simples isolés ou des fragments d’une séquence gestuelle, mais le plan général de l’action est conservé. L’apraxie idéomotrice est habituellement bilatérale et elle est liée à une lésion du cortex pariétal associatif gauche (plus particulièrement l’aire 40).

Ataxie : mouvements lents et imprécis.

 

Barrière hémato-encéphalique : barrière physiologique présente dans le cerveau entre la circulation sanguine et le système nerveux central (SNC). Elle sert à réguler le milieu dans le cerveau, en le séparant du sang. Les cellules endothéliales, qui sont reliées entre elles par des jonctions serrées et qui tapissent les capillaires du côté du flux sanguin sont les composants essentiels de cette barrière les capillaires les plus impénétrables de l’organisme). La barrière hémato-encéphalique protège le cerveau des agents pathogènes, des toxines et des hormones circulant dans le sang. Elle représente un filtre extrêmement sélectif, à travers lequel les aliments nécessaires au cerveau sont transmis, et les déchets sont éliminés.

 

Cellules endothéliales = fenestrations : permettent l’échange entre le cerveau et le sang.

 

 

Cerveau : l’organe de l’esprit (intelligence). Les capacités cérébrales peuvent être analysées en un nombre défini de facultés indépendantes. Ces facultés sont innées et chacune a son siège dans une région définie à la surface du cerveau. Siège de la conscience, de l’intelligence, des perceptions sensorielles, de la régulation de la motricité volontaire, de la communication (parole, écriture, lecture), de l’apprentissage, de la mémoire, de l’attention, du calcul, de la planification, de la créativité, du raisonnement, du jugement, de la volonté et de l’analyse. C’est également le siège de ce que chaque être humain est (la personnalité, le moi).

Division du cerveau :

- Lobe frontal : région du cerveau. Il est situé à l'avant des lobes pariétal et temporal. Intervient essentiellement dans la planification, le langage et le mouvement volontaire.

On subdivise le lobe frontal en trois grandes structures depuis le sillon central jusqu'au pôle frontal, la partie la plus antérieure du lobe frontal :

     - Le cortex moteur situé juste en avant du sillon central.

     - Le cortex prémoteur en avant du précédent.

     - Le cortex préfrontal qui regroupe toutes les autres régions du lobe frontal. La forme et la position des gyrus et sillons du cortex préfrontal n'ont que peu de rapport avec leur structure architectonique.

- Lobe pariétal (ou cortex pariétal) : région du cerveau. Il est situé en arrière du lobe frontal, au-dessus des lobes temporal et occipital. Joue un rôle important dans l'intégration des informations issues des différentes modalités sensorielles (vision, toucher, audition). Cette région du cerveau est notamment impliquée dans la perception de l'espace et dans l'attention et, plus particulièrement, le cortex pariétal supérieur est impliqué dans la voie dorsale du système visuel et dans le contrôle visuo-moteur des mouvements, notamment des saccades oculaires.

Les trois principales circonvolutions du lobe pariétal sont :

    - Le gyrus postcentral.

    - Le lobule pariétal supérieur.

    - Le lobule pariétal inférieur.

→ Ces deux derniers lobules forment ce qu'on appelle le cortex pariétal postérieur.

Une lésion (suite à un accident vasculaire cérébral par exemple) située dans le cortex pariétal peut avoir des conséquences frappantes sur le comportement. Ainsi, lorsque la lésion frappe le lobe pariétal dans l'hémisphère non-dominant, le malade peut souffrir d'héminégligence spatiale : il se comporte comme s'il « n'avait plus conscience » de toute une moitié de l'espace (en général controlatéral à la lésion).

- Lobe occipital : région du cerveau. Il est situé à l'arrière de la tête, à côté du lobe pariétal et du lobe temporal. Centre visuel. Il permet la reconnaissance des orientations et des contours des images en ce qui concerne les premiers traitements d'analyse visuelle.

Une lésion (suite à un accident vasculaire cérébral par exemple) située dans le cortex occipital peut entraîner une cécité au niveau du champ visuel du côté opposé à la lésion (Négligence spatiale unilatérale), ou des troubles de l'activité perceptive (agnosie visuelle).

- Lobe temporal : région du cerveau située derrière l'os temporal (l'os situé derrière les tempes), dans la partie latérale et inférieure du cerveau. Chez l'Homme, c'est une zone importante pour de nombreuses fonctions cognitives, dont notamment l'audition, le langage et la mémoire et la vision des formes complexes.

Les principales circonvolutions du lobe temporal sont :

     - Sur la face latérale, parallèles au sillon latéral de haut en bas on trouve :

            + Le gyrus temporal supérieur.

            + Le gyrus temporal moyen.

            + Le gyrus temporal inférieur.

     - Sur la face ventrale et interne :

            + Le gyrus fusiforme (ou occipito-temporal) latéral.

            + Le gyrus parahippocampique.

     - Par ailleurs, on distingue différentes sous-régions au sein du lobe temporal :

            + Le pôle temporal : la partie la plus antérieur du lobe temporal située en position ventrale par rapport à l'opercule frontal.

            + Le lobe temporal médian : la partie la plus interne du lobe temporal qui inclut les régions limbiques et paralimbiques que sont l'amygdale, l'hippocampe et les cortex adjacents.

            + Le cortex inférotemporal : la partie ventrale du lobe temporal qui est en continuité avec le lobe occipital au niveau du gyrus fusiforme (qui devient alors le gyrus occipital dans son segment postérieur).

- Cervelet : structure de l'encéphale qui joue un rôle important dans le contrôle moteur. Il est également impliqué, dans une moindre mesure, dans certaines fonctions cognitives, telles que l'attention, le langage et la régulation des réactions de peur et de plaisir. Le cervelet n'est pas à l'origine du mouvement, il contribue à la coordination et la synchronisation des gestes, et à la précision des mouvements. Il est également nécessaire dans différents types d'apprentissages moteurs. Du fait de ces fonctions d'ajustement, des dommages au cervelet ne provoquent pas la paralysie, mais des troubles dans la précision des mouvements, dans l'équilibre, la posture et l'apprentissage moteur. Anatomiquement, le cervelet apparaît comme une structure isolée, située sous les hémisphères cérébraux et derrière le tronc cérébral.

- Tronc cérébral : situé dans la fosse postérieure du crâne, sous le cerveau, en avant du cervelet et au-dessus de la moelle épinière. C'est également le lieu d'émergence de dix des douze paires de nerfs crâniens.

Le tronc cérébral est oblique en haut et en avant, et se compose de haut en bas :

     - Du mésencéphale (pédoncule cérébral + Tegmentum + Tectum).

     - Du pont de Varole, ou protubérance annulaire.

     - Du bulbe rachidien ou moelle allongée.

Une partie des faces postérieures du bulbe et du pont constitue le plancher du quatrième ventricule. Le tronc cérébral est responsable de plusieurs fonctions dont la régulation de la respiration et du rythme cardiaque, la localisation des sons, etc. C'est également un centre de passage des voies motrices et sensitives, ainsi qu'un centre de contrôle de la douleur.

Commissurale : association d’un même hémisphère.

Constitution interne : comment c’est à l’intérieur.

Corps calleux : fait partie de la matière blanche. C’est une commissure (moyen d’union entre deux parties) transversale du cerveau. Il interconnecte les deux hémisphères cérébraux. C'est la plus importante commissure du cerveau car elle relie les quatre lobes du cerveau entre eux (lobes frontaux, temporaux, pariétaux et occipitaux gauches et droits). Le corps calleux assure donc le transfert d'informations entre les deux hémisphères et ainsi leur coordination.

 

Electroencéphalogramme (EEG) : C’est en 1920, en Allemagne, que le psychiatre Hans Berger a mis au point cette technique. L’EEG a révélé la présence de décharges électriques dans le cerveau. On s’aperçoit que les ondes recueillies sont différentes. L’activité de ces ondes est différente et spécifique à chaque région  Enregistrement de l’activité électrique des neurones à la surface du cortex. Chaque électrode enregistre l’activité simultanée de millions de neurones. L’EEG a également permis de localiser les sites de décharges épileptiques qui provoquent les crises. Il existe plusieurs types d’épilepsies, l’EEG permet de déterminer avec précision de quel type d’épilepsie il s’agit. On retrouve aussi deux autres méthodes : l’électrocorticogramme (ECoG) et l’électromagnétogramme (EMG) (Ce sont des techniques qui permettent de montrer les déficits des patients. Pour l’électrocorticogramme il faut que le cortex soit exposé, car l’électrode se pose directement sur le cortex).

Encéphale : centre du raisonnement (Pythagore). Centre des émotions et de la conscience (Hippocrate). Centre de l’esprit (Platon). Rôle de refroidissement du sang (Aristote). Centre du psychisme (Galien). Idée d’un fluide céphalorachidien (Andreas Vesalius). Centre des processus mentaux (Descartes). Centre des compétences (Gall).

→ Ensemble des trois structures nerveuses incluses dans le crâne (cerveau, cervelet et tronc cérébral). C'est le principal constituant du système nerveux central, dont la moëlle épinière, le nerf optique et la rétine font également partis.

Espace sous-arachnoïdien : entre l’arachnoïde et la pie-mère, rempli de liquide céphalorachidien.

 

Fibres d’association : relient deux parties d’un même hémisphère et d’une même région (télencéphale) encéphalique. Ex : capsules internes, externes et extrêmes. Lorsque l’on passe d’un hémisphère au même hémisphère.

Fibres commissurales : relient deux parties de chaque hémisphère d’une même région (télencéphale). Ex : corps calleux et la commissure antérieure (relient les deux parties encéphaliques de la même région). Quand je change d’hémisphère.

Fibres de projection : relient deux parties de deux régions distinctes (télencéphales, mésencéphale, etc.) quelque soit l’hémisphère.

Formation réticulée : Elle s’étend du tronc cérébral (bulbe + pont + mésencéphale) à l’hypothalamus et comprend le 9/10 des neurones du tronc cérébral. Elle intervient dans la régulation : De la respiration et du rythme cardiaque et de la pression artérielle, De l’état de conscience et de réveil, Des mouvements des yeux et de la tête en réponse à des stimuli visuels et auditifs, Des activités telles que le vomissement, le hoquet, la déglutition, la salivation, la toux et l’éternuement. Sans cortex, pas de conscience.

 

Gyrus (ou circonvolution cérébrale) : ensemble de replis sinueux du cortex cérébral, délimités par des sillons plus profonds ou constants, qui marquent la surface du cerveau. Gyrus = monts → bombé.

 

Héminégligence : Toute une partie n’est pas visible. Dans le cas des lésions du cortex pariétal postérieur, le patient néglige une partie de son corps ou du monde environnant. Il voit son monde que du côté droit (néglige toute l’autre partie).

Hémisphère gauche : Contrôle côté droit du corps. Langage parlé. Pensée analytique, logique, séquentiel.

Hémisphère droit : Contrôle côté gauche du corps. Relations spatiales. Attention. Intuition plus que logique. Sensibilité musicale, artistique.

Homéostasie : capacité que peut avoir un système quelconque à conserver son équilibre de fonctionnement en dépit des contraintes qui lui sont extérieures. Selon Walter Bradford Cannon, « l’homéostasie est l’équilibre dynamique qui nous maintient en vie. » L'homéostasie est la maintenance de l'ensemble des paramètres physico-chimiques de l'organisme qui doivent rester relativement constants (glycémie, température, taux de sel dans le sang, etc.).

Hydrocéphalie : anomalie neurologique sévère, définie par l'augmentation du volume des espaces contenant le liquide céphalo-rachidien (LCR) : ventricules cérébraux et espace sous-arachnoïdien. Cette dilatation peut être due à une hypersécrétion de LCR, un défaut de résorption, ou une obstruction mécanique des voies de circulation.

Hypothalamus : gère toutes les fonctions vitales de notre corps. Il joue un rôle important dans le rôle de tous les organes. L’hypothalamus intervient dans : Le contrôle de tous les organes végétatifs par le SNA (para et sympa), Les émotions, La régulation de la température, La régulation de l’appétit, La régulation de la soif, Les processus de l’horloge interne, Le contrôle du système hormonal. Il est donc le principal régulateur de l’homéostasie. Il occupe 1% de notre cerveau : si absent = mort !

 

Imagerie morphologique : donne des structures et permet de dire quelle partie est détruite. Principe de l’IRM (Il faut orienter toutes les molécules d’eau dans le même sens. Technologie qui n’utilise pas de substances radioactives, technologie basée sur une propriété des noyaux des atomes : si le noyau contient un nombre impair de particules, il fonctionne comme un aimant. Pour cela, on applique un champ magnétique, cela va provoquer l’alignement des atomes H dans le même sens. Lorsqu’on arrête le champ, l’orientation des molécules revient à la position de départ. Cela va créer un mouvement. Si on alterne les champs magnétiques, cela fait passer les atomes en état de résonance. Cette méthode nous permet de savoir dans quelles parties du cerveau il y a le plus d’H, donc le plus d’eau, donc quels tissus sont morts et lequel ne le sont pas. Cette technique ne mesure pas l’activité électrique du cerveau, elle permet de mesurer l’activité du cerveau). 2 avantages : On n’a plus besoin d’attendre que le patient soit décédé pour savoir ce qui est détruit. Permet de faire des coupes (transversales, horizontales, etc.) dans tous les plans de l’espace. Elle permet de bien différencier les tissus « anormaux » de la substance normale. Elle permet de montrer comment les structures sont altérées.

Lorsqu’elles sont en activité → c’est qu’elles sont fonctionnelles.

Imagerie fonctionnelle : montre le cerveau en fonctionnement. Lorsque le cerveau est impliqué dans une tache cognitive, la zone qui travaille le plus va consommer le plus d’oxygène. Il va y avoir un phénomène de dilatation des vaisseaux sanguins. On injecte une substance radioactive dans le sang, qui se fixe sur l’oxygène. La zone du cerveau qui va émettre le plus de positon est la zone qui va être la plus active. On parle de tomographie par émission de positon. Ce qui correspond à l’électrophysiologie : on recueil l’activité électrique des neurones. Dans le cas de la tomographie, on recueil aussi l’activité électrique des neurones. La différence entre ces deux cas est que dans le premier cas on recueil l’activité électrique réelle, dans le deuxièmes cas on suppose l’activité électrique puisqu’on passe par une méthode qui mesure la quantité d’oxygène dans le cerveau.

- L’imagerie cérébrale (dite aussi neuro-imagerie) : désigne l’ensemble des techniques issues de l’imagerie médicale qui permettent d’observer le cerveau, en particulier lorsqu’un individu exécute une tâche cognitive. Elle permet de savoir quelle zone est lésée. Plusieurs techniques existent : Tomographie par Emission de Positons (TEP) (Les fonctions cognitives modifient localement la circulation sanguine cérébrale. Quand le cerveau est impliqué dans les fonctions cognitives, il consomme beaucoup de sang. On introduit de la radioactivité pour suivre le mouvement). SPECT (On mesure les récepteurs, permet de montrer s’ils sont en baisse ou pas, et non plus l’activité). IRMF. Plus une zone du cerveau travaille, plus elle pompe le sang du corps afin d’avoir des nutriments, des glucoses, etc.

 

Jonction serrée : au niveau du cerveau, il n’y a pratiquement plus de passage.

 

Liquide céphalo-rachidien (LCR) : liquide biologique transparent (150 ml) dans lequel baignent le cerveau et la moelle épinière. Il est contenu dans les méninges, plus précisément entre la pie-mère (qui recouvre le système nerveux central) et l'arachnoïde (qui tapisse le versant interne de la dure-mère). C'est également le liquide qui circule dans les quatre ventricules cérébraux, à l'intérieur du cerveau, et dans le canal central de la moelle épinière. S’écoule dans l’espace sous-arachnoïdien par des ouvertures au niveau du 4ème ventricule. Le LCR absorbe et amortit les mouvements ou les chocs qui risqueraient d'endommager le cerveau. Il est également le liquide dans lequel sont évacuées les molécules et les « déchets » provenant du cerveau et joue également un rôle de protection immunologique. Sa composition est ainsi supposée refléter l'état physiopathologique du cerveau (inflammation, infection, présence de molécules pharmacologiques, etc.). Totalement renouvelé 3-4 fois par jour.

Lobe temporal gauche : pour la mémoire, utilisé pour les mots.

Lobe frontal : planification, organisation, anticipation, zone initiatrice. Composé de plusieurs aires (dont les aires préfrontales, l’aire de Broca et les aires motrices) impliquées dans diverses fonctions (cognitives, émotionnelles et motrices). Nous possédons 2 lobes frontaux. Peut-on vivre sans ? Oui, mais mal.

Lobe pariétal : joue un rôle clé dans les sensations tactiles, gustatives et olfactives. Il intervient aussi dans les processus de perception visuelle, ainsi que dans la coordination « œil – main ».

Lobe occipital : la partie corticale qui reçoit et intègre les informations visuelles. Unique lobe qui n’assure qu’une seule fonction : la fonction visuelle.

 

Matière grise : partie des tissus du système nerveux central. Neurone = composé de corps cellulaires (avec les corps de NissL) et de prolongements. Matière à peu prés transparente. En assemblant plusieurs corps cellulaires (ex : cortex cérébral et les noyaux gros centraux), on atteint une couleur foncée qui tend vers le gris, ce qui donne le nom à la matière grise.

Matière blanche : composée des prolongements des neurones. La myéline qui recouvre les axones donne une couleur blanchâtre qui donne le nom à la matière blanche.

Méninges : membranes qui enveloppent le système nerveux central (SNC) : encéphale et moelle épinière, la portion intracrânienne des nerfs crâniens et les racines des nerfs spinaux. De la surface vers la profondeur, on distingue la dure-mère (tapisse la surface interne du crâne), l'arachnoïde (tapisse la face interne de la dure-mère) et la pie-mère (épouse étroitement les replis du cerveau). Dans les méninges se trouve le liquide cérébro-spinal, qui amortit les chocs lors des mouvements. Au niveau de l'arachnoïde se trouve le liquide céphalo-rachidien.

Morphologie externe : comment c’est à l’extérieur.

 

NIRS : Dans cette technique on utilise une lumière proche de l’IRM. On bombarde le cerveau de cette lumière. Elle traverse le cerveau et elle est récupérée de l’autre coté par des capteurs. L’intensité de cette lumière est fonction de la quantité d’oxygène dans les zones qu’elle traverse.

 

Plexus choroïdes : amas de vaisseaux sanguins capillaires poreux [fenestrés], une région des ventricules du cerveau qui produit du LCR (liquide céphalorachidien).

Phrénologie : idée selon laquelle la taille d’une région donnée de l’encéphale, mesurée directement sur le crâne, correspondait au niveau de compétence de l’individu. Une bosse = une capacité.

Polygone de Willis : système de suppléance vasculaire, permettant au cerveau de recevoir du sang nutritif même si une des artères du cou est lésée ou bouchée.

Potentiel évoqué : Correspond à une activité du cerveau à la suite d’une stimulation bien spécifique (visuelle, etc.). On peut aussi les recueillir à la sortie des informations. Ces potentiels sont recueillis par l’EEG. L’EEG capte l’activité d’un plus grand nombre de cellules, alors les potentiels évoqués captent un plus petit nombre de cellules. Ils apparaissent suite à un S. Il leur faut une S. L’EEG permet d’enregistrer l’activité du cerveau de façon globale. Les potentiels évoqués (toujours évoqués par quelque chose) reflètent l’activité de la masse neuronale qui génère des champs électriques sur le scalp, dans une certaine relation temporelle avec la stimulation ou l’exécution d’un mouvement. S’il n’y avait pas de potentiels évoqués, l’activité serait plate car il n’y a pas de mouvement. → De façon plus localisée (mais concerne toujours un ensemble de neurones).

- L’enregistrement des potentiels d’action cérébraux : Données qui permettent de recueillir l’activité électrique du cerveau. Ces enregistrements globaux se font de manière non invasive, tandis que les enregistrements unitaires se font de manière invasive puisqu’il faut ouvrir la boite crânienne pour accéder à un neurone unique. Deux types d’approches physiologiques : - Globales - Unitaire.

 

Sillon : dépression linéaire de la surface du cortex. Les dépressions les plus importantes sont aussi appelées des scissures. Les sillons qui apparaissent les premiers lors du développement embryonnaire formeront les sillons primaires ou scissures. Ils sont faciles à identifier chez tous les individus et servent à définir les frontières entre les lobes cérébraux (lobes frontal/pariétal, frontal/temporal etc.). La scissure interhémisphérique est la première à apparaître puis viennent la scissure de Sylvius (à partir de la 10e semaine de gestation) et la scissure de Rolando (vers la 20e semaine). Sillons = vallées → fissures.

Striatum : responsable de la régulation certains mouvements (ex : balancement des bras pendant la marche, rire, tonus musculaire…). Rôle dans la mémoire des habitudes (ex : vélo). Composé du noyau caudé, du putamen et du globus pallidus. Il se trouve dans le télencéphale.

Système carotidien : distribue le sang au niveau de la tête : cerveau et face.

Système nerveux central : encéphale (cerveau [télencéphale]), diencéphale (thalamus, hypothalamus, épithalamus), tronc cérébral (mésencéphale, pont, bulbe rachidien), cervelet, moelle épinière.

Système nerveux périphérique : nerfs (crâniens, spinaux, sensitif, moteur), ganglions, plexus. Hiérarchie fonctionnelle ; système nerveux somatique, système nerveux autonome (sympathique, parasympathique, entérique).

Système limbique : fait partie des structures sous corticales, il se trouve dans le télencéphale (hippocampe et amygdales) et le diencéphale (hypothalamus et thalamus). Impliqué dans les fonctions de mémoire et d’affectivité. → Fonctions émotionnelles.

 

Thalamus : centre de relais pour les influx sensitifs. Il participe activement dans les mécanismes de la vigilance, la conscience, les émotions et la mémoire.

Trous de Monro : permettent le passage du liquide céphalorachidien entre les ventricules latéraux et le troisième ventricule.

Tube neural : système nerveux primitif des embryons. Il se forme par invagination de la plaque neurale en une gouttière, puis par convergence et fusion de ses bords. Du côté de l'extrémité antérieure, il se dilate en 3 puis 5 vésicules pour former l'encéphale. Le reste du tube neural est à l'origine de la moelle épinière. La cavité du tube neural est à l'origine du canal de l'épendyme et des ventricules qui contiennent le liquide céphalo-rachidien.

Se divise en 3, puis en 5 vésicules :

                - Prosencéphale :

                               + Télencéphale.

                               + Diencéphale.

                - Mésencéphale.

                - Rhombencéphale :

                               + Métencéphale.

                               + Myélencéphale.

 

Vésicules du cerveau : télencéphale (couramment le cerveau, ensemble constitué par les hémisphères cérébraux [cortex cérébral, substance blanche et structures sous-corticales]), diencéphale (ensembles de substance grise de forme ovoïde constitués des thalamus, hypothalamus, épithalamus et sous-thalamus), mésencéphale (région du tronc cérébral reliée au cerveau), métencéphale (région de l’encéphale [partie du système nerveux central]), myélencéphale (partie inférieure du tronc cérébral, prolonge la moelle épinière et se situe en avant du cervelet).

VFT : épreuve de fluence verbale.

 

WRT : épreuve de répétition de mots.



22/07/2012
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