Cours de psychologie

Neurobiologie des troubles mentaux - notions clés

Agranulocytose : baisse d’un type de globule blanc.

Akathisie : impossibilité de rester assis.

Akinésie : mouvements rares et lents.

Altérations anatomiques : on peut voir au niveau anatomique des altérations au niveau des structures. On ne s'intéresse qu'à un critère dans ce type d'altération, à savoir la dimension de la zone. Il peut s'agir aussi bien d'une diminution mais aussi d'une augmentation du volume.

Altérations chimiques : concernent les neurotransmetteurs, les neuro-hormones et les neuro-modulateurs.

Altérations fonctionnelles : il se peut qu'une structure dans le cerveau ne soit pas lésée, cependant il y a bien quelque chose qui relève d'une pathologie.

Approches invasives : stimulation cérébrale profonde (implantation d’électrodes délivrant des impulsions électriques à haute fréquence dans une région cérébrale cible. Ces électrodes sont connectées à un neurostimulateur placé dans la région pectorale. Indiquée pour les troubles obsessionnels compulsifs [TOC], le syndrome de Gilles de la Tourette, la dépression, les dyskinésies tardives et les addictions) et stimulation du nerf vague (ou pneumogastrique, le 10ème nerf crânien. On implante sous la peau au niveau de la poitrine un stimulateur fonctionnant avec pile, semblable à un pacemaker. Indiquée pour les dépressions).

Approches non invasives : impliquent la non-utilisation de méthodes chirurgicales. Le plus souvent il s’agit de traitements par stimulation cérébrale. La pathologie la plus traitée par ce type d’approche est la dépression majeure, qui peut parfois présenter des cas de résistance thérapeutique. 3 approches : électro-convulsivothérapie (électrochoc ou sismothérapie, référence dans le traitement des troubles de l’humeur et dans celui des troubles schizophréniques résistants), magnéto-convulsivothérapie (indiquée en cas de dépression majeure), et stimulation magnétique transcrânienne répétitive (activation indolore et atraumatique des structures cérébrales excitables superficielles, indiquée dans les cas de dépression, de schizophrénie, pour traiter les TOC ainsi que les troubles psycho-traumatiques).

Biomarqueur : caractéristique biologique mesurable liée à un processus normal ou non (le plus souvent une protéine). Essentiels pour définir les risques de base, déterminer les déclencheurs, diagnostiquer les maladies, gérer les thérapies, établir des pronostics, promouvoir la création de nouveaux médicaments. 3 types : biomarqueur prédictif (du risque de maladie mentale, doivent être recherchés en amont de l’apparition de la maladie), biomarqueur thérapeutique (établis pendant la maladie ou au tout début de la thérapie), et biomarqueur de la rechute (recherchés avant ou après la rémission). En cas de trouble psycho-traumatique, on ajoute les biomarqueurs pré-traumatique et post-traumatique.

Crise oculogyre : plafonnement du regard.

Endophénotype : sert à décrire la relation qui s’établit entre le gène et l’expression de protéines précises, au niveau biochimique, et finalement les processus pouvant être observés aux niveaux symptomatique et clinique.

Evitement : symptôme psycho-traumatique. Des situations qui rappellent l’événement. Il peut être cognitif ou comportemental. On a constaté que plus la personne va éviter et plus elle va glisser dans la maladie et inversement plus la personne va se confronter à ce qui fait symptôme et plus elle a des chances de sortir du PTSD. 2 types : évitement de type cognitif et de type émotionnel (efforts pour éviter les pensées, les sentiments ou les conversations associés au traumatisme), évitement de type comportemental (efforts pour éviter les activités, les endroits ou les gens qui éveillent des souvenirs du traumatisme). Ces tentatives désespérées d’échapper aux souvenirs traumatiques peuvent faire apparaître chez le sujet un sentiment d’aliénation, de détachement vis-à-vis des autres qui peut conduire à un véritable repli sur soi (sentiment de devenir étranger par rapport aux autres) : isolement social.

Hyperleucocytose : augmentation des globules blancs dans le sang.

Hyperprolactinémie : augmentation excessive de la prolactine dans le sang.

Neuro-hormones : molécules qui peuvent avoir soit une action locale ou agir sur des sites éloignés en empruntant la circulation sanguine.

Neuroimagerie : permet non seulement de révéler des zones portant des lésions, mais également des changements de volume (atrophie). La quantification de l’atrophie peut être réalisée via la mesure du volume de structures de substance grise ou encore la mesure de l’épaisseur de portions du cortex. On peut ainsi obtenir des mesures volumétriques globales (cerveau, ventricules), mais aussi des lobes (atrophie lobaire) et des structures (hippocampes, amygdales, gyri). La volumétrie d’une structure peut se faire soit de façon manuelle, en traçant les contours de la structure, soit avec la méthode automatique de segmentation. Les deux techniques souvent utilisées en neuroimagerie sont l’IRMf et la SPECT.

Neuro-modulateurs : molécules qui ont pour rôle de moduler la libération des neurotransmetteurs ou la sensibilité des récepteurs des récepteurs. Les neuro-modulateurs exercent leur action soit au niveau présynaptique (libération du neurotransmetteur), soit au niveau postsynaptique (en modifiant l’excitabilité de l’élément postsynaptique).

Neurotransmetteurs : appelés également neuromédiateurs, sont généralement libérés par les neurones présynatiques pour agir sur les neurones postsynaptiques. Ils contribuent au transfert ou au blocage du transfert de l’influx nerveux entre neurones. Ils sont dits excitateurs dans le premier cas et inhibiteurs dans le second cas.

Pharmacocinétique : examen du devenir du médicament dans l’organisme.

Phase de stress aigu : augmentation de l’anxiété, augmentation de réponse de sursaut, augmentation des réponses physiologiques.

Phase prodromique : période d'une maladie pendant laquelle un ensemble de symptômes avant-coureurs, généralement bénins, annoncent la survenue de la phase principale de cette maladie. On distingue la phase prodromale précoce et tardive.

Physiologie : fonctionnement normal d'un organe ou de l'organisme.

Physiopathologie : fonctionnement anormal d’un organe ou de l’organisme. Dès que la physiologie présente des anomalies on parle de physiopathologie.

Polymorphisme génétique : toute variation de séquence génomique entraînant l’existence d’au moins 2 formes différentes de la séquence dans la population. Types de polymorphismes : substitution d’un nucléotide, insertion/délétion, polymorphisme de répétition.

Polyurie-polydipsie : augmentation de la quantité d’eau bue par jour et augmentation de la quantité d’urines émise par jour.

Prepulse inhibition : inhibition par préstimulation.

Prévention primaire : ensemble des moyens mis en œuvre pour empêcher l’apparition d’un trouble, d’une pathologie ou d’un symptôme.

Prévention secondaire : prise en charge du problème au tout début de l’apparition du trouble, qui peut ainsi être enrayé.

Prévention tertiaire : il s’agit de prévenir la déchéance sociale et somatique des sujets déjà installés.

Psychoanaleptique : stimule l’activité cérébrale. Les psychoanaleptiques sont divisés en sous-classes : antidépresseurs (stimule le cerveau pour le rendre plus actif, notamment au niveau du cortex préfrontal. 5 catégories : les tricycliques ou imipraminiques et apparentés [1ère génération, possèdent trop d’effets secondaires, les tricycliques vont augmenter le taux de noradrénaline, de sérotonine et de dopamine en inhibant la recapture de ces médiateurs], les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine [ISRS, 2ème génération], les inhibiteurs de la monoamine oxydase [IMAO, augmentent le taux de noradrénaline et de sérotonine en inhibant leur catabolisme, bloquent la dégradation de ces neurotransmetteurs, ce sont des anti-MAO, c’est à dire qu’ils vont inhiber le MAO, enzyme responsable de la dégradation de la sérotonine et de la noradrénaline, qui vont ainsi devenir plus disponibles], les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline [IRSNA, inhibent la recapture de la sérotonine, ce qui permet d’éviter les effets secondaires de type cholinergiques], et les autres antidépresseurs), stimulants de la vigilance (amphétamines, atténuent la sensation de fatigue et diminuent le besoin de sommeil, donnent un sentiment de vigilance et d’euphorie, accroissent la faculté de concentration et la capacité de travail, font disparaître la sensation de faim, augmentent la confiance en soi. On ne constate cependant pas d’amélioration objective des capacités mentales et de la créativité, même si le consommateur peut en avoir l’impression du fait qu’il ne ressent pas la fatigue, qu’il se sent désinhibé, qu’il perd son sens critique et constate une amélioration de ses performances physiques et une plus grande endurance. 3 types d’amphétamines : amphétamines [proprement dites], anorexigènes [à structure amphétaminique], psychostimulants [à structure plus complexe mais aux propriétés voisines]), et autres stimulants (non abordé car on ne les utilise pas dans la thérapie).

Psycholeptique : médicaments ralentissant l’activité cérébrale, ils ont une activité inhibitrice. Les psycholeptiques sont divisés en sous-classes : Hypnotiques (somnifères, sont classés en 4 catégories de molécules : benzodiazépines [on distingue benzodiazépines hypnotiques [élimination rapide] des benzodiazépines anxiolytiques [élimination lente]], médicaments apparentés aux benzodiazépines, antihistaminiques H1, et molécules diverses, extraites de plantes. Toutes ces catégories moléculaires ont un point commun : leur mode d’action. Ces molécules agissent essentiellement par l’intermédiaire du GABA, qui exerce un effet inhibiteur sur le cerveau. Les hypnotiques renforcent l’effet de GABA), Tranquillisants ou anxiolytiques (médicaments utilisés contre l’anxiété, l’hyperémotivité, et les situations de stress. Ils comprennent plusieurs catégories de molécules : benzodiazépines [les plus utilisés, ils se fixent au niveau des récepteurs spécifiques du GABA [acide gamma-aminobutyrique], ce qui explique les propriétés myorelaxantes et anticonvulsivantes de ces médicaments. Les effets anxiolytiques et hypnotiques des benzodiazépines dépendent plutôt d’une action sur les catécholamines et la sérotonine], carbamates, pipérazines, molécules diverses. Ces différentes catégories de molécules possèdent des propriétés communes : anxiolyse, relaxation musculaire, action anticonvulsivante), Neuroleptiques (antagonistes D2, ce qui veut dire que les neuroleptiques vont occuper les récepteurs D2 naturellement. 4 types : neuroleptiques sédatifs [contre l’angoisse et l’agitation psychotique ou maniaque], neuroleptiques anti productifs [contre le délire et les hallucinations des états paranoïdes], neuroleptiques anti déficitaires [contre l’apragmatisme, le déficit intellectuel et le retrait affectif], et antipsychotiques dit atypiques [contre les symptômes positifs, négatifs voire affectifs de la schizophrénie]. L’action antagoniste des neuroleptiques s’exerce par l’intermédiaire de 4 voies dopaminergiques, avec pour conséquence leurs effets thérapeutiques, mais aussi indésirables : voie nigrostriée, voie mésolimbique, voie mésocorticale et voies tubéro-infundibulaires), et Régulateurs de l’humeur (ou thymorégulateurs, pour la bipolarité, augmentent le BDNF (brain-derived neurotrophic factor) et la protéine Bcl-2 (B-cell lymphoma-2) qui sont des facteurs neuro-protecteurs qui diminuent en cas de troubles de l’humeur).

Psychose : dénomination générale utilisée pour décrire l’état d’une personne qui ne vit plus la même réalité que celles qui l’entourent. Elle peut par exemple se sentir poursuivie ou menacée sans raison concrète, avoir l’impression que ses pensées sont influencées de l’extérieur, ou voir ou entendre des choses qui n’existent pas en réalité (hallucinations). Beaucoup de personnes ayant fait l’expérience de psychoses disent que cet état ressemble à un rêve. Le psychotique est une personne qui connait une dégradation de la relation avec la réalité. Des épisodes à caractéristiques psychotiques se rencontrent dans différentes maladies : borderline, dépression, manie, schizophrénie. 3 types de psychose : paranoïde, désorganisée et agitée, dépressive.

Psychotrope : médicaments, pour les troubles mentaux, contenant des molécules qui interagissent avec des récepteurs au niveau du cerveau. Ce sont toutes les molécules interagissant au niveau du cerveau. On en distingue trois en particulier : les psycholeptiques, les psychoanaleptiques et enfin les psychodysleptiques.

Récepteurs dopaminergique : récepteurs très importants du SNC, fonctionnent avec la dopamine. 5 récepteurs : D1 (dans tout le cerveau, au niveau postsynaptique, facilite la stimulation de D2, joue un rôle dans la motricité et la MdT, pas de preuve pour leur contribution aux neuroleptiques), D2 (dans le striatum et le noyau accumbens, au niveau des corps cellulaires et pré et postsynaptique), D3 (dans les régions recevant des afférences des noyaux accumbens et de la strie terminale, intervient dans les interactions fonctionnelles entre D1 et D2), D4 (dans les aires limbiques et striatales, pas d’efficacité antipsychotique), et D5 (dans les régions limbiques, rôle pas clair). Ils sont couplés en 2 familles : famille des D1 (comprenant les D1 et les D5, qui sont couplés positivement à l’adénylate-cyclase et qui aboutissent à la production d’AMPc) et famille des D2 (comprenant les D2, D3 et D4, qui sont couplés négativement à l’adénylate-cyclase et qui diminuent la production d’AMPc).

Reviviscence : symptôme psycho-traumatique. Revivre mentalement l’événement en question. On parle de souvenirs répétitifs et envahissants de l’évènement, rêves répétitifs concernant l’évènement, flash-back, ou de mémoires intrusives. Les souvenirs répétitifs peuvent être associés à une impression soudaine « comme si » l’évènement traumatique allait se reproduire, incluant le sentiment de revivre l’évènement, des illusions, des hallucinations, et des épisodes dissociatifs. Sentiment intense de détresse psychique lors de l’exposition à des indices internes ou externes évoquant ou ressemblant à un aspect de l’évènement traumatique. Réactivité physiologique lors de l’exposition à des indices internes ou externes pouvant évoquer ou ressembler à un aspect de l’évènement traumatique.

Stepping : marche, comme si on monte des escaliers.

Sur-activation physiologique : symptôme psycho-traumatique. Difficultés d’endormissement ou sommeil interrompu, irritabilité, agressivité ou accès de colère, difficultés de concentration, hypervigilance et réaction de sursaut exagérée.

Syndrome sérotoninergique : excès de stimulation du sous-type 5HT1A et 5HT2A. Cela se traduit par des mouvements répétitifs de mâchonnement et léchage plus myoclonies, hyper-réflexie, clonus oculaire, fièvre… Les manifestations neuromusculaires sont les plus fréquentes (50%), puis l’altération mentale (40%), alors que la dystonie neurovégétative est plus rare avec des diarrhées au premier plan.

Tasikinésie : déambulation forcée.

Troubles anxieux : trouble panique avec ou sans agoraphobie (peur de la foule), trouble de l’anxiété généralisé, phobie sociale (peur des autres), phobies spécifiques, trouble obsessionnel compulsif, et syndrome de stress post-traumatique.

Troubles de l’alimentation : boulimie (frénésie alimentaire incontrôlable), anorexie mentale (peur morbide de prendre du poids), et hyperphagie boulimique.

Troubles de la personnalité : trouble de la personnalité paranoïaque, trouble de la personnalité antisociale, trouble de la personnalité narcissique (très haute opinion de soi-même), trouble de la personnalité évitante, trouble borderline, trouble de la personnalité dépendante (crainte irrationnelle de l’abandon), et trouble histrionique (comportement théâtral).

Troubles dépressifs et de l’humeur : troubles dépressifs (sentiments de désespoir, de tristesse, morosité, pensées morbides), et troubles bipolaires (alternance entre euphorie ou manie, et dépression).

Troubles développementaux : trouble de déficit de l’attention/hyperactivité, trouble de l’apprentissage, trouble autistique, retard mental.

Troubles dissociatifs : trouble de dépersonnalisation, amnésie dissociative (oubli ciblé ou généralisé), et fugue dissociative (départ inexpliqué).

Troubles du comportement sexuel : trouble de l’identité sexuelle, paraphilie.

Troubles liés à une substance : trouble lié aux tranquillisants, trouble lié aux stimulants, trouble lié aux opiacés, trouble lié aux hallucinogènes.

Troubles psycho-traumatiques : issus d’événements traumatogènes, et donc potentiellement traumatique. Un événement traumatogène devient traumatique à partir du moment où il provoque le trouble de stress post-traumatique (PTSD).

Troubles psychotiques : schizophrénie, trouble schizophréniforme (apparition passagère des symptômes de la schizophrénie), trouble schizo-affectif (schizophrénie et trouble de l’humeur).

Troubles somatoformes : symptômes somatiques non expliqués par une pathologie organique. Avec : hypocondrie (peur de contracter une maladie ; plainte de symptômes mal définis, comme douleur et fatigue), et trouble somatisation (liste interminable de plaintes somatiques qu’aucun examen physique ne permet d’accréditer).

Volumétrie : technique utilisée pour quantifier le volume des structures dans le cerveau. L'outil utilisé pour cette procédure c'est la neuro-imagerie. Cela permet de constater des diminutions du volume de l'hippocampe, notamment dans les cas de dépression et de schizophrénie.



20/12/2014
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