Cours de psychologie

Neurobiologie - cours (suite 2)

c. Le lobe frontal :

 

Le lobe frontal se compose de plusieurs aires (dont les aires préfrontales, l’aire de Broca et les aires motrices) impliquées dans diverses fonctions (cognitives, émotionnelles et motrices).

Nous possédons 2 lobes frontaux.

Peut-on vivre sans ? Oui, mais mal.

 

Les aires préfrontales :

 

Elles se situent dans la partie antérieure du lobe frontal.

Chaque fonction a une zone bien spécifique.

Elles sont impliquées dans des tâches cognitives complexes comme :

                - La mémoire.

                - Le langage.

                - Le jugement.

                - La motivation.

                - Le contrôle de l’impulsivité.

                - Le comportement social.

                - La planification.

                - La prise des décisions.

Ces aires interviennent aussi dans plusieurs fonctions émotionnelles (en particulier, la régulation des affects et de l’humeur).

Quand ces régions sont perturbées, les affects et l’humeur sont aussi perturbés.

 

Lésions : Cas de Monsieur A :

Monsieur A est un homme qui a subi une intervention chirurgicale à l’âge de 39 ans dans le but de retirer une partie de son cortex frontal à cause d’une tumeur massive. Après son opération, A pouvait parler, comprendre des échanges verbaux; il avait conscience des gens, des objets et de l’organisation temporelle de son environnement. Il avait un niveau élevé de capacités intellectuelles (très bon aux échecs). Il était conscient de sa maladie. Cependant, sa personnalité avait subi un changement extraordinaire. Avant sa tumeur, il était modeste et réservé. Après la destruction de son cortex préfrontal, il se mit à se vanter de ses prouesses intellectuelles, physiques et sexuelles. Dans la conversation, il n’arrivait pas à adapter ce qui disait avec le contexte ou le cadre dans lequel il se trouvait. Il avait perdu aussi sa capacité à faire des plans pour le futur et son esprit d’initiative.

 

L’aire de Broca (aires 44 et 45 de Brodmann) :

 

Cette région est souvent définie comme étant une aire associative traitant les informations concernant la coordination des mouvements nécessaires au langage parlé.

Aires impliquées dans le langage, si abimées = incapacité de parler.

 

 

Lésions : les lésions touchant l’aire de Broca (44 et 45) produisent des difficultés de production du langage parlé (sans entraîner des difficultés de compréhension du langage parlé). C’est l’aphasie de BROCA ou aphasie non fluente. Le discours est non fluent et les productions sont caractérisées par des troubles articulatoires. La réduction du discours est variable selon les patients (le premier malade, étudié par le médecin Broca, produisait qu’une syllabe « tan »).

Un autre mode de l’aphasie de Broca est l’agrammatisme : des phrases très courtes de type télégraphique (mots grammaticaux omis et verbes à l’infinitif).

On note aussi des troubles du graphisme et des paragraphies (substitution ou ajouts d’une ou de plusieurs lettres).

Les troubles neurologiques associés : hémiplégie sensitivo-motrice droite.

 

Ex de propos tenus par un patient souffrant de l’aphasie de Broca :

   - Patient : Cendrillon…pauvre… euh, l’adopter… nettoyer le sol, euh, ranger…pauvre… euh, l’adopter …s-sœurs et mère.., bal. Bal, prince, euh, chaussure…

   - Médecin : Continuez.

   - Patient : Frotter et euh, laver et euh … nettoyer, euh, sœurs et mère, prince, non, prince, oui. (Rires). Euh, euh, chaussures, euh, bal minuit, finir.

   - Médecin : Comment ça finit?

   - Patient : Mariés.

 

L’aire motrice primaire (aire 4 de Brodmann) :

 

L’aire motrice principale ou aire motrice primaire : notion d’homonculus. C’est la limite du lobe frontal, plus loin on change de « territoire ». L’aire psychomotrice se situe devant l’aire motrice primaire.

Elle nous aide à nous guider.

Véritable « clavier » de commande assurant la contraction élémentaire de tous les muscles du corps.

 

 

L’aire prémotrice (aire 6 de Brodmann ou aire psychomotrice) :

 

L'aire psychomotrice (comme d'ailleurs l'aire psycho-sensitive) de l'un des hémisphères est prédominante : Il s'agit de l'hémisphère gauche chez les droitiers, de l'hémisphère droit chez les gauchers. Cette prédominance permet une meilleure coordination des mouvements symétriques, d'où l'intérêt de ne pas contrarier un gaucher.

 

Lésions : en avant de l’aire motrice primaire s’étend l’aire psychomotrice, dont la lésion ne s’accompagne pas de paralysie, mais les gestes du patient sont maladroits. C’est une forme d’apraxie gestuelle (maladresse dans les gestes).

 

d. Le lobe pariétal :

 

 

Le lobe pariétal joue un rôle clé dans les sensations tactiles, gustatives et olfactives. Il intervient aussi dans les processus de perception visuelle, ainsi que dans la coordination « œil – main ».

 

L’aire somatosensorielle primaire (aire 3 de Brodmann) :

 

L'aire somatosensorielle primaire, en relation avec l'aire visuelle, va guider le déroulement des opérations en signalant à chaque instant les changements dans l'environnement et la position des différents segments du corps dans l'espace.

 

Stimulation → sensations somatiques fantômes, la stimulation électrique mimant l’arrivée d’une information en provenance de la surface du corps (chaud, froid, douleurs internes ou externes, etc…).

Aire primaire = en avant.

 

L’aire somatosensorielle d’association (aire 5 de Brodmann ou aire psycho-tactile) :

 

Lésions : en arrière de l’aire sensitive primaire s’étendent les aires psycho-sensitives, dont la lésion n’altère pas la sensation du toucher, mais le patient est incapable d’identifier les objets par le toucher. C’est une forme d’agnosie tactile (obligé de regarder ce qu’on touche pour savoir ce que c’est).

 

Les lésions pariétales et les apraxies gestuelles : l’apraxie idéatoire et l’apraxie idéomotrice :

 

Apraxie idéatoire :

- Incapacité à réaliser une suite d’actions destinées à un but (ex : amener une cuillère à la bouche, allumer une bougie).

- L’apraxie idéatoire est toujours bilatérale et elle est liée à une atteinte bilatérale du cortex pariétal associatif gauche (carrefour temporo-pariéto-occipital et plus particulièrement l’aire 39).

- La personne n’arrive pas à faire quelque chose sans que ça soit une directive (ex : allume la bougie).

 

Apraxie idéomotrice : 

- Impossibilité d’effectuer un geste à la demande alors que le sujet peut le réaliser spontanément (ex : dire au revoir de la main).

- Contrairement à l’apraxie idéatoire, la perturbation affecte les gestes simples isolés ou des fragments d’une séquence gestuelle, mais le plan général de l’action est conservé.

- L’apraxie idéomotrice est habituellement bilatérale et elle est liée à une lésion du cortex pariétal associatif gauche (plus particulièrement l’aire 40).

 

Les lésions pariétales (le cortex pariétal postérieur) et l’héminégligence :

 

Toute une partie n’est pas visible.

Dans le cas des lésions du cortex pariétal postérieur, le patient néglige une partie de son corps ou du monde environnant. Il voit son monde que du côté droit (néglige toute l’autre partie, ex : mettre un pyjama sauf le côté gauche).

 

e. Le lobe temporal :

 

Le lobe temporal est fondamental pour diverses fonctions, dont l’olfaction, la gustation, l’audition, la musique, le langage, la perception visuelle, la mémoire, l’agressivité et le comportement sexuel.

 

Les régions temporales de la mémoire :

 

 

L’aire auditive primaire (aire 41 de Brodmann) :

 

Aire auditive se situe à la limite de l’aire temporale. Les voies de la sensibilité auditive aboutissent dans le lobe temporal (dans l’aire auditive primaire).

 

L’aire auditive d’association (aire 42 de Brodmann ou aire psycho-auditive) :

 

Lésions : au-dessous de l’aire auditive primaire s’étend l’aire secondaire, dont la lésion entraîne une surdité verbale : le malade entend bien son interlocuteur, mais il ne le comprend pas. C’est une forme d’agnosie auditive.

 

L’aire de Wernicke (partie postérieure de l’aire 22 de Brodmann) :

 

Aire de Wernicke : une partie du cerveau humain localisée à l'intersection du lobe temporal et du lobe pariétal, proche du cortex auditif primaire

Qu’on les entende ou qu’on les lise, les mots sont reconnus et correctement interprétés dans le « lexique mental » de l’aire de Wernicke. Elle travaille avec l’aire de Broca.

 

Lésions : les lésions touchant la partie postérieure de l’aire 22 produisent des difficultés dans la compréhension du langage (sans engendrer des problèmes d’articulation). C’est l’aphasie de Wernicke ou aphasie fluente :

                - Cette aphasie est caractérisée par :

                               + Un discours fluent,

                               + Une absence de trouble de l’articulation,

                               + Une production abondante et riche en néologisme,

                               + Une production de nombreuses paraphasies,

                               + Des troubles de la compréhension du langage parlé constituent la caractéristique majeure de cette aphasie.

                - Les troubles neurologiques associés sont moins apparents que dans l’aphasie de Broca.

                - L’aphasie de Wernicke apparaît principalement chez les personnes âgées.

 

Ex de réponse d’un patient souffrant de l’aphasie de Wernicke :

- Médecin : Pouvez-vous me dire si ça va aujourd’hui et si vous avez encore des douleurs ?

- Patient : Oui, je peux vous dire que j’ai des douleurs. Non autrement… je crois que l’on devrait commencer par le début et par le haut. Donc, par rapport à avant, je voudrais d’abord dire en ce qui concerne le premier début d’abord quand je suis arrivé, c’était tout évidemment décidé… euh…différent… aujourd’hui mieux qu’avant, ne veux pas en discuter.

 

Aire de BROCA : dans le lobe frontal → expression du langage.

Aire de WERNICKE : lobe temporal → compréhension du langage.

 

f. Le lobe occipital :

 

Le lobe occipital est la partie corticale qui reçoit et intègre les informations visuelles.

Unique lobe qui n’assure qu’une seule fonction : la fonction visuelle.

 

L’aire visuelle primaire (aire 17 de Brodmann) :

 

Les voies de la sensibilité visuelle aboutissent dans le lobe occipital (dans l’aire visuelle primaire).

 

Les aires visuelles d’association (aires 18 et 19 de Brodmann ou aire psycho-visuelle) :

 

Lésions : en avant de l’aire visuelle primaire s’étendent les aires secondaires, dont la destruction entraîne des difficultés de reconnaissance des objets : le sujet voit les objets, mais ne les reconnaît pas. C’est une forme d’agnosie visuelle.

Il y a une forme d’agnosie particulière, celle où on ne reconnaît pas son propre visage, ni celui des autres : prosopagnosie.

 

► Tous les lobes sont dans le télencéphale.

 

2. Divisions fonctionnelles sous-corticales :

 

a. Le striatum et le système limbique :

 

Striatum : responsable de la régulation certains mouvements (ex : balancement des bras pendant la marche, rire, tonus musculaire…). Rôle dans la mémoire des habitudes (ex : vélo). Composé du noyau caudé, du putamen et du globus pallidus. Il se trouve dans le télencéphale.

Système limbique : fait partie des structures sous corticales, il se trouve dans le télencéphale (hippocampe et amygdales) et le diencéphale (hypothalamus et thalamus). Impliqué dans les fonctions de mémoire et d’affectivité. → Fonctions émotionnelles.

 

 

 

 

Dans le télencéphale :

                - Cortex cérébral.

                - Striatum.

 

b. Le thalamus et l’hypothalamus :

  

Thalamus : centre de relais pour les influx sensitifs. Il participe activement dans les mécanismes de la vigilance, la conscience, les émotions et la mémoire.

L’hypothalamus gère toutes les fonctions vitales de notre corps. Il joue un rôle important dans le rôle de tous les organes.

 

Diencéphale :

 

 

 

 

L’hypothalamus intervient dans :

                - Le contrôle de tous les organes végétatifs par le SNA (para et sympa).

                - Les émotions.

                - La régulation de la température.

                - La régulation de l’appétit.

                - La régulation de la soif.

                - Les processus de l’horloge interne.

                - Le contrôle du système hormonal.

Il est donc le principal régulateur de l’homéostasie (maintenance de l'ensemble des paramètres physico-chimiques de l'organisme qui doivent rester relativement).

Il occupe 1% de notre cerveau : si absent = mort !

 

Deux parties qui jouent/indépendantes l’une de l’autre : une qui dit « j’ai faim » et l’autre « stop » (satiété = j’en ai assez), dans ce cas, la fonction de la faim est automatique, la faim est tout le temps présente.

C’est sa structure qui joue les rôles clés dans la vie végétative ++ (froid/chaud, etc.).

→ Gère toutes nos fonctions vitales.

 

c. Le tronc cérébral :

 

Métencéphales = pont et cervelet → or le cervelet ne fait pas partie du tronc cérébral, composé du pont, du bulbe et du mésencéphale (= bulbe).

Fait partie des structures sous corticales.

 

Tronc cérébral : situé dans la fosse postérieure du crâne, sous le cerveau, en avant du cervelet et au-dessus de la moelle épinière. C'est également le lieu d'émergence de dix des douze paires de nerfs crâniens.

Le tronc cérébral est oblique en haut et en avant, et se compose de haut en bas :

   - Du mésencéphale (pédoncule cérébral + Tegmentum + Tectum).

   - Du pont de Varole, ou protubérance annulaire.

   - Du bulbe rachidien ou moelle allongée.

Une partie des faces postérieures du bulbe et du pont constitue le plancher du quatrième ventricule. Le tronc cérébral est responsable de plusieurs fonctions dont la régulation de la respiration et du rythme cardiaque, la localisation des sons, etc. C'est également un centre de passage des voies motrices et sensitives, ainsi qu'un centre de contrôle de la douleur.

 

 

 

Tronc cérébral : mésencéphale + pont (métencéphale) + myélencéphale (bulbe rachidien) ++ cervelet.

 

La formation réticulée :

 

Elle s’étend du tronc cérébral (bulbe + pont + mésencéphale) à l’hypothalamus et comprend le 9/10 des neurones du tronc cérébral.

Elle intervient dans la régulation :

                - De la respiration et du rythme cardiaque et de la pression artérielle.

                - De l’état de conscience et de réveil.

                - Des mouvements des yeux et de la tête en réponse à des stimuli visuels et auditifs.

                - Des activités telles que le vomissement, le hoquet, la déglutition, la salivation, la toux et l’éternuement.

Sans cortex, pas de conscience.

 

d. Le cervelet :

 

Le cervelet intervient dans :

- Gestion de l’équilibre, coordination des mouvements complexes.

- Contrôle des centres moteurs du cortex.

 

 

Les lésions du cervelet causent la perte de l’harmonie et la coordination des mouvements (ataxie : mouvements lents et imprécis), des troubles de l’équilibre et du langage, tremblements des membres.

 

3. Electrophysiologie du fonctionnement cérébral :

 

a. L’électroencéphalogramme :

 

Découverte intéressante et qui n’est toujours pas démodée vu qu’on continue à l’utiliser et à l’étudier.

C’est en 1920, en Allemagne, que le psychiatre Hans Berger a mis au point la technique de l’électroencéphalogramme (EEG).

L’EEG a révélé la présence de décharges électriques dans le cerveau.

 

 

Technique de l’EEG :

- On s’aperçoit que les ondes recueillies sont différentes.

- L’activité de ces ondes est différente et spécifique à chaque région

- Enregistrement de l’activité électrique des neurones à la surface du cortex.

- Chaque électrode enregistre l’activité simultanée de millions de neurones.

 

 

 

 

Epilepsie :

 

L’EEG a également permis de localiser les sites de décharges épileptiques qui provoquent les crises.

Les épilepsies :

   - Il existe plusieurs types d’épilepsies.

   - L’EEG permet de déterminer avec précision de quel type d’épilepsie il s’agit.

 

 

b. L’électrocorticogramme (ECoG) et l’électromagnétogramme (EMG) :

 

On retrouve aussi deux autres méthodes : l’électrocorticogramme (ECoG) et l’électromagnétogramme (EMG). 

- Pour l’électrocorticogramme il faut que le cortex soit exposé, car l’électrode se pose directement sur le cortex.

 

 

c. Les potentiels évoqués :

 

Correspond à une activité du cerveau à la suite d’une stimulation bien spécifique (visuelle, etc.). On peut aussi les recueillir à la sortie des informations.

Ces potentiels sont recueillis par l’EEG. L’EEG capte l’activité d’un plus grand nombre de cellules, alors les potentiels évoqués captent un plus petit nombre de cellules. Ils apparaissent suite à un S. Il leur faut une S. L’EEG permet d’enregistrer l’activité du cerveau de façon globale.

 

Les potentiels évoqués (toujours évoqués par quelque chose) reflètent l’activité de la masse neuronale qui génère des champs électriques sur le scalp, dans une certaine relation temporelle avec la stimulation ou l’exécution d’un mouvement. S’il n’y avait pas de potentiels évoqués, l’activité serait plate car il n’y a pas de mouvement.

→ De façon plus localisée (mais concerne toujours un ensemble de neurones).

 

Avant, pendant et après l’exposition à un stimulus ou un mouvement, on enregistre l’activité électrique comme différences de potentiel entre des paires d’électrodes.

 

 

Qui peut faire la différence entre un regard dévié ou pas.

Permet d’aborder les cas pathologiques.

On peut enregistrer de façon unitaire (un neurone à chaque fois).

Les électrodes sont directement placées sur le cerveau enregistrements des potentiels d’action.

→ Ici, l’enfant est capable de discriminer les visages.

 

d. L’enregistrement des potentiels d’action cérébraux :

  

Données qui permettent de recueillir l’activité électrique du cerveau.

Ces enregistrements globaux se font de manière non invasive, tandis que les enregistrements unitaires se font de manière invasive puisqu’il faut ouvrir la boite crânienne pour accéder à un neurone unique.

Deux types d’approches physiologiques :

  - Globales.

  - Unitaire.

 

Objectif : inhibitions (exemple de la maladie de Parkinson, on peut implanter ces électrodes inhibitrices, des générateurs qui déclenchent l’inhibition lors d’une crise. Il est possible de faire recours à la chirurgie).

 

Localisation des électrodes dans le noyau sous-thalamique (STN) par neuroimagerie.

 

 

4. Imagerie du fonctionnement cérébral :

 

Il existe deux types d’imagerie :

                -  Morphologique : donne des structures et permet de dire quelle partie est détruite.

                - Fonctionnelle : montre le cerveau en fonctionnement.

 

a. L’imagerie morphologique :

  

Dans le cerveau il n’y a pas de vide. Tout espace est rempli, même quand les tissus sont morts (ces tissus contiennes plus d’eau que les autres).

 

Principe de l’IRM :

- Il faut orienter toutes les molécules d’eau dans le même sens.            

- Technologie qui n’utilise pas de substances radioactives, technologie basée sur une propriété des noyaux des atomes : si le noyau contient un nombre impair de particules, il fonctionne comme un aimant.

- Pour cela, on applique un champ magnétique, cela va provoquer l’alignement des atomes H dans le même sens.

- Lorsqu’on arrête le champ, l’orientation des molécules revient à la position de départ. Cela va créer un mouvement. Si on alterne les champs magnétiques, cela fait passer les atomes en état de résonance.

- Cette méthode nous permet de savoir dans quelles parties du cerveau il y a le plus d’H, donc le plus d’eau, donc quels tissus sont morts et lequel ne le sont pas.

Cette technique ne mesure pas l’activité électrique du cerveau, elle permet de mesurer l’activité du cerveau

 

2 avantages :

                - On n’a plus besoin d’attendre que le patient soit décédé pour savoir ce qui est détruit.

                - Permet de faire des coupes (transversales, horizontales, etc.) dans tous les plans de l’espace. Elle permet de bien différencier les tissus « anormaux » de la substance normale. Elle permet de montrer comment les structures sont altérées.

Lorsqu’elles sont en activité → c’est qu’elles sont fonctionnelles.

 

 

Champ → toutes les molécules s’activent → 2ème champ (plus faible) → crée un mouvement → résonnance (temps où les molécules ne font rien) → stop → retour au mouvement initial.

 

Plus une zone libère de l’énergie et plus il y aura de l’eau.

 

b. L’imagerie fonctionnelle :

  

Lorsque le cerveau est impliqué dans une tache cognitive, la zone qui travaille le plus va consommer le plus d’oxygène. Il va y avoir un phénomène de dilatation des vaisseaux sanguins.

Comment mesurer la quantité de sang utilisée ?

On injecte une substance radioactive dans le sang, qui se fixe sur l’oxygène. La zone du cerveau qui va émettre le plus de positon est la zone qui va être la plus active. On parle de tomographie par émission de positon.

Pourquoi ne classons-nous pas ca dans les techniques physiologiques ?

Ce qui correspond à l’électrophysiologie : on recueil l’activité électrique des neurones. Dans le cas de la tomographie, on recueil aussi l’activité électrique des neurones. La différence entre ces deux cas est que dans le premier cas on recueil l’activité électrique réelle, dans le deuxièmes cas on suppose l’activité électrique puisqu’on passe par une méthode qui mesure la quantité d’oxygène dans le cerveau.

 

L’imagerie cérébrale (dite aussi neuro-imagerie) désigne l’ensemble des techniques issues de l’imagerie médicale qui permettent d’observer le cerveau, en particulier lorsqu’un individu exécute une tâche cognitive.

  

Elle permet de savoir quelle zone est lésée.

Plusieurs techniques existent :

                - Tomographie par Emission de Positons (TEP).

                - SPECT.

                - IRMF.

Plus une zone du cerveau travaille, plus elle pompe le sang du corps afin d’avoir des nutriments, des glucoses, etc.

 

Tomographie par émission de positons (TEP).

 

Première technique d’imagerie cérébrale fonctionnelle (1970) : TEP.

Principe du TEP : Les fonctions cognitives modifient localement la circulation sanguine cérébrale. Quand le cerveau est impliqué dans les fonctions cognitives, il consomme beaucoup de sang. 

On introduit de la radioactivité pour suivre le mouvement :

                - 1 : Le patient reçoit de la radioactivité.

                - 2 : Dégradation dans son corps, etc → suivre le schéma.

 

 

 

 

c. Le NIRS:

 

Dans cette technique on utilise une lumière proche de l’IRM.

On bombarde le cerveau de cette lumière. Elle traverse le cerveau et elle est récupérée de l’autre coté par des capteurs. L’intensité de cette lumière est fonction de la quantité d’oxygène dans les zones qu’elle traverse.

 

Expérience :

- On demande à un sujet contrôle de répéter des mots. Les données reçues par les capteurs de la lumière, montrent l’activation de certaines zones.

- Dans les cas ou le cortex cérébral ne fonctionne pas bien, il n’y a pas de différence entre les données reçues dans le cas ou on ne demande rien au sujet, et dans le cas ou on lui demande de répéter des mots.

 

 

 

III. Complément de cours.

 

 

1. Questions QCM :

 

La substance grise caractéristique de certaines régions du cerveau :

A : Est formée par des corps cellulaires des neurones.

B : Dérive de la couleur donnée par les axones de neurones traversant le corps calleux.

C : Dérive de la couleur donnée par les corps de NISSL des neurones.

Bonnes réponses : A et C.

 

Le lobe frontal se compose de plusieurs aires impliquées dans différentes fonctions, dont les fonctions : 

A : Motrices.

B : Emotionnelles.

C : Cognitives.

Bonnes réponses : A, B et C.

 

Une apraxie gestuelle (c’est-à-dire des difficultés à réaliser correctement un geste) :

A : S’observe uniquement dans le cas d’une lésion de l’aire psychomotrice.

B : S’observe uniquement dans le cas de lésions pariétales.

C : Peut être idéatoire ou idéomotrice.

Bonne réponse : C.

Quand on parle d’apraxie gestuelle, on peut se situer dans plusieurs lobes : frontal ou pariétal. Les aphasies se situent uniquement dans un seul lobe.

 

Les ondes α (alpha) ont pour régions de proéminence les aires occipitales et pariétales. Elles sont enregistrées lorsque le sujet est :

A : Endormir profondément.

B : En vigilance réduite.

C : Eveillé, détendu avec les yeux fermés.

Bonne réponse : C.

Si je prends une onde, je dois savoir les régions de proéminence et je dois aussi savoir les conditions dans lesquelles le sujet doit être pour que je puisse recueillir ces ondes.

 

L’imagerie fonctionnelle :

A : Permet de distinguer les pensées négatives des pensées positives d’un sujet.

B : Permet de distinguer les zones activées au cours d’une épreuve comme voir passivement des mots, écouter des mots, prononcer des mots.

C : Est inadaptée pour effectuer le marquage des récepteurs comme par exemple les récepteurs dopaminergiques chez les parkinsoniens.

Bonnes réponses : A et B.

C’est les bonnes réponses car elles traitent du fonctionnement, de l’activation du cerveau donc elles sont distinguables par imagerie fonctionnelle. La réponse C est fausse car il n’y a pas de fonctionnement.

 

Les fibres commissurales relient :

A : Deux régions télencéphaliques du même hémisphère.

B : Deux régions télencéphaliques, chacune située dans chaque hémisphère.

C : Une région télencéphalque avec une région située en dehors du télencéphale.

Trois types de fibres. Sur ces questions on joue sur deux choses : l’hémisphère (on change ou on reste dans le même hémisphère ?) et région encéphaliques (on change ou on reste dans la même région ?). Avec les fibres commissurales on change d’hémisphère, avec les fibres de projection on change de région encéphalique.

Bonne réponse : B.

 

Les méninges :

A : Font partie du système de protection du cerveau.

B : Comprennent la dure-mère, l’arachnoïde et la pie-mère.

C : Se trouvent entre l’os crânien et la surface cérébrale.

Bonnes réponses : A, B et C.

 

Le liquide céphalo-rachidien est produit pas :

A : Les villosités arachnoïdiennes.

B : Les plexus choroïdes.

C : L’espace sous-arachnoïdien.

Bonne réponse : B

Il se trouve au niveau des méninges. Il se situe précisément entre l’arachnoïde et la pie-mère.

 

L’aphasie de BROCA se caractérise par des difficultés :

A : De compréhension du langage parlé.

B : De production du langage parlé.

C : D’articulation.

Bonne réponse : B.

Quand on parle d’aphasie, on parle du langage parle : donc de la production et de la compréhension du langage parlé. L’aire de BROCA se situe dans le lobe frontal, tandis que l’aire de WERNICKE se situe dans le lobe temporal. Dans le lobe frontal il y a des aires motrices, hors produire du langage donc parler est un acte moteur. Donc l’aphasie de BROCA correspond à une difficulté de production du langage parlé.

 

Le tronc cérébral comprend :

A : Le mésencéphale, le métencéphale et le myélencéphale.

B : Le mésencéphale, le pont et le myélencéphale.

C : Le mésencéphale, le pont et le bulbe rachidien.

Bonnes réponses : B et C.

Le myélencéphale il y a uniquement le bulbe rachidien. Le métencéphale n’est pas uniquement composé du pont (qui fait parti du tronc cérébral), mais aussi du cervelet (qui lui ne fait pas partie du tronc cérébral). Donc il ne fait pas parti du tronc cérébral.

 

Les fibres commissurales comprennent :

A : Les corps de NISSL.

B : Les corps cellulaires.

C : Le corps calleux.

Bonne réponse : C.

Les corps de NISSL font parti des corps cellulaires.

 

L’amygdale et l’hippocampe font partie des :

A : Structure télencéphaliques.

B : Structures impliquées dans les fonctions de mémoire et d’affectivité.

C : Structure du système limbique.

Bonnes réponses : A, B et C.

Font parti des structure corticales. Toutes les structures corticales font partie des structures télencéphaliques.

 

Le cervelet :

A : Est impliqué dans la coordination des mouvements complexes.

B : Se trouve dans le tronc cérébral.

C : Fait partie des structures métencéphaliques.

Bonne réponse : A et C.

 

L’enregistrement :

A : Des potentiels d’action peuvent être non invasifs (c’est-à-dire ne nécessitant pas obligatoirement une chirurgie).

B : De l’électroencéphalogramme peut concerner une dizaine de neurones.

C : Des potentiels évoqués peut s’obtenir, depuis le scalp, lors de l’exécution d’un mouvement ou d’une stimulation sensorielle.

Bonne réponse : C.

 

La présence d’hydrogène en abondance dans une partie du cerveau permet de déceler la présence de lésions ou de tumeurs avec :

A : L’imagerie fonctionnelle.

B : L’imagerie morphologique.

C : La technique de tomographie par émission de positons.

Bonne réponse : B.

Attention au mot hydrogène. La seule imagerie dans laquelle intervient le H c’est l’IRM : imagerie par résonnance magnétique = le H rentre en résonnance quand on lui présente un champ magnétique. La technique de tomographie par émission de positons, c’est par l’oxygène.

 

2. A savoir (entre-autre et surtout) :

 

Les 5 parties du cerveau.

Les fibres.

Les protections du cerveau.

Le liquide céphalorachidien se trouve a l’intérieur (ventricules) et à l’extérieur (espace sous arachnoïdien).

Tactile = somatosensorielle = sensitive → aire somatosensorielle = aire primaire tactile.

IRM est une imagerie uniquement morphologique !

Les trois approches d’imagerie :

- Un ou plusieurs neurones ?

- Invasif ou non invasif ?



19/07/2012
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