Cours de psychologie

Neurobiologie

Psychologie et Neurobiologie

 

 

I. Bases biologiques de la psychologie.

 

 

1. Historique.

 

D’une simple hypothèse à la certitude sur la relation entre le cerveau et les fonctions mentales.

 

Ventre : lieu de pensées, de perception.

Cœur : on pense, triste, amoureux, les expressions « ça me fait mal au cœur », sur le plan cognitif « apprendre par cœur », pendant longtemps on pensait que le cœur était le système central de l’homme.

 

Pythagore : (autour de 600 av J.C) dit que l’encéphale est le centre de raisonnement.

 

Hippocrate : (466-377 av J.C) propose que l’encéphale est le centre de nos émotions et de notre conscience.

 

Platon : (420-377 av J.C) propose la localisation encéphalique de l’esprit.

 

Aristote : (384-322 av J.C) soutient l’idée de la localisation des émotions dans le cœur, l’encéphale ne jouant qu’un rôle de refroidissement du sang.

 

Galien : (139-201) défend l’idée d’un lieu étroit entre le psychisme et le fonctionnement encéphalique. Il propose un modèle de fonctionnement.

 

Andreas Vaslius : (1514-1564) ne s’oppose à Galien que sur le mode de fonctionnement encéphalique.

 

René Descartes : (1596-1650) propose l’idée selon laquelle les processus mentaux dérivent d’une petite région encéphalique appelée « glande pinéale ».

 

Franz Gall : (1758-1828) défend l’idée selon laquelle la taille d’une région donnée de l’encéphale, mesurée directement sur le crâne correspondait au niveau de compétence de l’individu (naissance de la phrénologie).

 

→ L’idée que les fonctions mentales sont au niveau de l’encéphale n’est pas fausse.

 

Paul Broca : (1824-1880) contribue énormément à la compréhension d’aphasie (qui est l’inhabilité de parler parce que la musculature des organes de paroles ne reçoit pas le signal du cerveau).

 

Carl Wernicke : (1848-1904) propose que la structure cérébrale responsable de la compréhension verbale est située dans le gyrus temporal supérieur.

 

Aujourd’hui, nous savons que le cerveau est le siège de la conscience, de l’intelligence des perceptions sensorielles, de la régulation de la motricité volontaire, de la communication (parole, écriture, lecture), de l’apprentissage, de la mémoire, de l’attention, du calcul, de la planification, de la créativité, du raisonnement, du jugement, de la volonté et de l’analyse. C’est également le siège de ce que chaque être humain est (la personnalité, le moi).

 

2. Systèmes nerveux :

 

Il est à la base de notre psychologie, sans lui il n’y a pas de psychologie. Sans comportement, il n’y a pas de système nerveux.

 

Système nerveux : est un système fort complexe qui tient sous sa dépendance toutes les fonctions de l’organisme. Il se compose de centres nerveux qui sont chargés de recevoir, d’intégrer et d’émettre des informations, et de voies nerveuses qui sont chargées de conduire ces informations.

 

Le système nerveux se situe partout dans l’organisme, à part dans les endroits considérés comme morts (cheveux, ongles).

 

Le système nerveux comprend 2 composants :

      - Le système nerveux central (SNC) (central par sa position et par sa fonction) :

                + L’encéphale.

                + La moelle épinière.

      - Le système nerveux périphérique (SNP) (en périphérie par rapport au SNC), constitué de nerfs de 2 sortes :

                + Nerfs crâniens (niveau tête).

                + Nerfs rachidiens ou spinaux (niveau moelle épinière).

 

La moelle épinière est située dans le canal rachidien qui résulte de la superposition des vertèbres de la colonne vertébrale.

L’encéphale (ou cerveau au sens large du terme) correspond à la région du SNC située dans la cavité de la boîte crânienne, avec ses parties visibles qui sont le cortex cérébral, le tronc cérébral et le cervelet).

 

Le SNC constitue des centres d’intégrations, pas que leur position, mais constitue les centres, qui analysent et interprètent les informations sensorielles afin de donner des commandes motrices basées sur l’expérience de l’individu, sur les réflexes ainsi que sur les conditions qui prévalent dans l’environnement externe.

 

Le SNP, qui est une sorte de lien entre le SNC et toutes les parties du corps, comprend :

       - Le système nerveux somatique : contrôle les actions volontaires (ex : décider de faire ou de ne pas faire, c’est volontaire, pas automatique). Le système nerveux somatique correspond au système nerveux moteur et sensitif. Il est responsable du maintien des attitudes, des mouvements volontaires et involontaires, mais également des sensations tactiles douloureuses et thermiques après réception des messages par l’intermédiaire des récepteurs situés dans la peau.

       - Le système nerveux végétatif  (SNV) : qui régit les organes (ex : cœur, foie, poumons, etc.) de façon automatique. Le système nerveux autonome (ou végétatif) (ex : personnes dans le coma mais qui continuent à respirer car le système nerveux autonome marche encore) permet de réguler les différentes fonctions automatiques de l’organisme (ex : digestion, respiration, etc.).

→ Les centres régulateurs du système nerveux végétatif sont situés dans la moelle épinière, le télencéphale, le diencéphale et le tronc cérébral.

 

Efférences autonomes ou végétatif : mouvements qui se font seuls, sans l’action de la volonté (muscle cardiaque, le muscle lisse (qui se situe au niveau de l’intestin), les glandes, etc.)

 

Efférences somatiques : fait référence aux muscles squelettiques. Ces muscles on peut les mettre en action grâce à la volonté. Cependant ces muscles peuvent être sollicités par les reflexes.

 

→ Qu’est ce que le système nerveux ?

→ Central : tête et moelle épinière.

 

Il y a 12 paires de nerfs crâniens, dont un qui sort du SNC c’est le nerf vague, et 31 paires de nerfs rachidiens.

 

Les informations fournies par les organes des sens sur l’environnement sont également transmises par les nerfs du système nerveux périphérique au SNC (système centripète sensoriel, nerfs sensitifs ou afférents ou centripètes qui transportent les informations au SNC) qui les analyse. En retour, il transmet des informations, par d’autres nerfs du SNP, aux muscles (système centrifuge moteur), pour permettre de réaliser un comportement (nerfs efférents ou moteurs ou centrifuges qui transmettent les informations au SNC au SNP).

Les nerfs qui se rattachent au tronc cérébral de l’encéphale sont appelés des nerfs crâniens alors que ceux qui se rattachent à la moelle épinière sont des nerfs rachidiens car ils émergent du canal rachidien.

 

Le SNV comprend le système nerveux parasympathique (ralentissement général des organes, stimulation du système digestif) et le système nerveux sympathique (ou orthosympathique, mise en état d’alerte de l’organisme et à la préparation à l’activité physique [dilatation des bronches, augmentation de la tension artérielle…] et intellectuelle.

→ Quand on est calme c’est parasympathique, il utilise l’acétylcholine comme neuromédiateur.

→ Quand l’organisme est en état d’alerte, c’est sympathique, il utilise la noradrénaline comme neuromédiateur..

 

Le stress est bon pour l’organisme : ça booste les capacités, améliore les performances. Trop de stress ça a l’effet contraire.

 

3. Cerveau humain :

 

Le cerveau chez l’adulte pèse entre 1400 et 1800 grammes, il renferme plus de 10 milliards de cellules nerveuses interconnectées entre elles (→ neurones). Il est le centre de contrôle de tout le corps.

 

Au niveau du cortex cérébral, il existe des zones spécialisées dans la motricité (aires motrices) et la réception des informations sensorielles (aires sensitives, visuelles, auditives).

A proximité de ces aires s’étendent des régions moins bien délimitées, ce sont les centres d’association psychique qui vont intégrer la sensation élémentaire (perception) et l’identifier (gnosie). Les régions profondes contrôlent la vie affective et la vie végétative.

 

Il est le mieux protéger de tous les organes, par plusieurs couches :

      - L’os.

      - La dure-mère.

      - L’arachnoïde.

      - La pie-mère.

      - L’encéphale.

Soit l’os puis les méninges.

 

 

L’encéphale est une région du SNC situé dans la cavité de la boite crânienne et les nerfs crâniens sont des nerfs rattachés directement à l’encéphale.

Il est physiquement protégé par les os du crâne, par les membranes (méninges) et un coussin aqueux (liquide céphalo-rachidien → LCR ou cérébro-spinal).

Il est composé du télencéphale, diencéphale, mésencéphale, métencéphale et du myélencéphale.

Il est protégé des substances nuisibles présentes dans le sang par la barrière hémato-encéphalique (le sang du cerveau).

La fonction hémato-encéphalique : les cellules endothéliales des capillaires cérébraux sont unies par des jonctions serrées (capillaires les plus imperméables de l’organisme), ça crée une barrière pour empêcher les substances nuisibles et les agents pathogènes de passer du sang au tissu cérébral.

Certaines substances traversent par des transports actifs : (qui apportent l’énergie) glucose, acides aminés essentiels.

D’autres traversent facilement : oxygène, dioxygène, l’alcool, anesthésiques.

D’autres encore traversent très lentement : urée, la plupart des ions.

Et d’autres ne traversent jamais : protéines et les antibiotiques.

 

Le tronc cérébral est composé du : mésencéphale, le pont (métencéphale) et le bulbe rachidien (myélencéphale).

 

Le LCR est fabriqué au niveau des plexus choroïdes. Il remplit les ventricules et s’écoule dans l’espace sous-arachnoïdien par des ouvertures au niveau du 4ème ventricule. Il est fabriqué 3 à 4 fois/jour, donc pour être éliminé il est réabsorbé par le sang au niveau des villosités arachnoïdiennes (Þ lieu où la LCR est réabsorbé). Il permet l’élimination des déchets rejetés par les cellules de l’encéphale.

 

 

Hydrocéphalie : Accumulation excessive de LCR à l’intérieur des cavités du cerveau.

Causes : méningite, hémorragie sous-arachnoïdienne, traumatisme crânien, tumeur cérébrale.

Symptômes : de tête, troubles visuels ou auditifs, déséquilibre à la marche, incontinence urinaire, déséquilibre hormonal, troubles mentaux.

Traitement : implantation dans les ventricules d’une dérivation par valve pour évacuer le LCR dans la veine cave supérieure ou la cavité abdominal.

 

Le cortex cérébral (écorce cérébrale) est subdivisé en 4 parties :

     - Lobe frontal.

     - Lobe pariétal.

     - Lobe temporal.

     - Lobe occipital.

 

Lobe occipital : les informations visuelles arrivent à lui.

Il y a les aires primaires visuelles et l’aire psycho-visuelle.

Toute lésion de l'aire visuelle entraîne une cécité partielle correspondant à une région définie du champ visuel. En avant de l'aire visuelle primaire s'étend l'aire psychovisuelle. La stimulation électrique d'un point de cette aire fait apparaître des hallucinations évoquant des objets ou même des scènes plus complexes. La destruction partielle de l'aire secondaire entraîne une agnosie visuelle : le sujet voit les objets, mais ne les reconnaît pas.

 

Lobe temporel : les informations auditives arrivent à lui.

La lésion au niveau des aires psycho-auditives n’altère pas la fonction auditive, la personne peut entendre mais ne comprend pas (ex : comme une langue étrangère).

 

Le lobe pariétal : les informations cutanées arrivent à lui.

La lésion de l’aire psycho-sensitive se caractérise par l’incapacité à identifier des objets, cependant la personne ressent les objets.

 

En résumé, c’est : je vois mais je ne sais pas quoi, j’entends mais je ne sais pas quoi, je sens un objet mais je ne sais pas quoi.

 

Le lobe frontal : ce sont les aires motrices et psycho-motrice.

C’est un véritable clavier de commande assurant la contraction élémentaire de tous les muscles. L’étendue de chaque centre moteur dépend, non de la masse des muscles qu’il représente, mais de la précision des mouvements dont ces muscles sont capables : ainsi, la face est les mains occupent une fraction importante de l’aire motrice.

Que se passe-t-il quand l’aire psycho-motrice est détruite ? Le malade ne manifeste aucun symptôme de paralysie, cependant ses gestes sont maladroits et tous les mouvements complexes acquis lors d’un apprentissage sont oubliés (apaxie).

→ Une destruction importante du lobe frontal, en avant de l’aire psycho-motrice, se traduit par un déficit intellectuel et par des troubles du comportement.

Les lobes frontaux occupent le sommet dans la hiérarchie nerveuse.

 

 

La latéralisation.

Il y a 2 hémisphères :

       - L’hémisphère gauche : contrôle le côté droit, il fait notre langage parlé, notre raisonnement analytique, logique et séquentiel.

       - L’hémisphère droit : contrôle gauche du corps, intuition plus que logique, sensibilité musicale artistique.

 

→ Les 2 hémisphères communiquent entre eux par l’intermédiaire de fibres commissurales du corps calleux.

La matière blanche est composée  de fibres nerveuses.

La matière grise est un assemblage de corps cellulaires.

 

Matière blanche :

     - Fibres commissurales : qui relient l’hémisphère droit au gauche (et inversement).

     - Fibres d’association : qui forment une relation au sein d’un même hémisphère au niveau du télencéphale.

     - Fibres de projection (en 2 parties) : on quitte le télencéphale, qui fait la relation entre le télencéphale et les autres parties encéphalique.

 

Matière grise :

     - Les noyaux gris centraux seraient responsables de la régulation de certains mouvements (balancement des bras pendant la marche, rire, tonus musculaire).

     - Les noyaux gris centraux se trouvent dans le télencéphale.

     - Les noyaux gris centrés ce sont : les noyaux codés, les noyaux codés, et le putamen et le pallidum (globus pallidus).

 

Dans le télencéphale, on trouve aussi l’amygdala, du côté temporal.

 

Il y a le thalamus, qui se trouve dans le diencéphale.

 

Un système peut rassembler des structures de différentes parties encéphaliques.

  Ex : le système limbique.

Le système limbique rassemble aussi des structures télencéphalique (ex : amygdala) que des structures diencéphalique.

Le système limbique (notamment : amygdale, hippocampe, et des structures diencéphaliques) est impliqué dans les fonctions de mémoire et d’affectivité.

L’hippocampe fait aussi partie du télencéphale.

 

Au niveau diencéphalique, il y a le thalamus et l’hypothalamus :

Le thalamus est un grand centre de relais pour les influx sensitifs. Les informations sensorielles passent par le thalamus en 1er, il participe activement dans les mécanismes de la vigilance, la conscience, les émotions et la mémoire.

L’hypothalamus représente 1% du volume de l’encéphale mais sans lui on ne peut pas vivre. Il est le principal régulateur d’homéostasie, il est aussi le régulateur du SNV, de l’hypophyse, des émotions et des comportements fondamentaux (faim, soif, agressivité, sexe, etc.).

 

Le cerveau doit toujours rester éveiller, en activité.

 

La formation réticulaire :

Elle s’étend du bulbe à l’hypothalamus et comprend les 9/10 des neurones du tronc cérébral.

      - Régulation des mouvements des yeux et de la tête en réponse à des stimuli visuels et auditifs.

      - Centre de régulation de la respiration et du rythme cardiaque et de la pression artérielle.

      - Régulation de l’état de conscience et de réveil.

      - Régulation des activités telles que le vomissement, le hoquet, la déglutition, la salivation, la toux et l’éternuement.

      - Maladie de Parkinson : détérioration de certains neurones du tronc cérébral ; hyperactivité des noyaux basaux due au manque de dopamine causant les symptômes de la maladie : tremblement, démarche lente, perte d’expression du visage.

 

Le cervelet se trouve dans le métencéphale.

Il coordonne des mouvements complexes.

Maintien de l’équilibre.

Agit  sur les centres moteurs du cortex.

Des lésions du cervelet causent la perte de l’harmonie et la coordination des mouvements (ataxie : mouvements lents et imprécis), des troubles de l’équilibre et du langage, tremblement des membres.

 

4. Les cellules nerveuses :

 

Il y a 2 catégories de cellules qui constituent le système nerveux :

     - Les cellules gliales.

     - Les neurones.

 

Cellues gliales :

 

Les astrocytes :

     - L’astrocyte est en contac avec un neurone et des vaisseaux sanguins/capillaire. Elle recouvre entièrement le vaisseau sanguin.

     - Les neurones ne supportent pas le sang. Le neurone en contact avec du sang va exciter un gène pour se tuer : d’où le fait qu’une hémorragie crânienne tue : les astrocytes prennent donc les nutriments nécessaires a la survie du neurone dans le sang et les transmettent aux neurones.

     - Dans la mesure où tout ce qui vit produit un déchet, les astrocytes récupèrent les déchets des neurones.

 

Les microglies :

     - Macrophage : mangent ce qui est mort dans le cerveau pour pas le laisser trainer.

 

Neurones :

 

C’est dans le corps cellulaire que se fait l’organisation du neurone, et on trouve les organites où la vie de la cellule se fait.

 

Toutes les cellules du corps (sauf certaines cellules du système nerveux) se renouvellent tous les 7 ans. Dans ces cas la comme dans le cas de la mort de l’individu, il y a l’activation du gène de la mort qui permet la synthèse d’une protéine qui cause la mort de la cellule.

 

Structure d’un neurone :

      - Corps cellulaire : avec noyau et autres organites.

      - Axone terminé par une arborisation terminale.

      - Dendrites = arborisation dendritique.

 

Les neurones sont les cellules de base du système nerveux, elles se distinguent des autres cellules par 3 choses :

      - Leur forme et leur longueur (jusqu’à un mètre dans certains cas, ex : la jambe).

      - Leur capacité de se dépolariser et ça engendrent un influx nerveux qui peut se propager très rapidement vers toutes les régions du corps.

      - Leur contact à des contacts d’autres neurones (jusqu’à près de 100 000 dans certaines régions du cerveau humain) créant ainsi un réseau hautement complexe d’échange d’information qui est à la base de fonctions comme la pensée, les émotions, la conscience et la mémoire.

 

Leur forme et leur longueur :

Un neurone comprend un corps cellulaire et des prolongements neuronaux.

Le corps cellulaire renferme le noyau et le cytoplasme.

Le cytoplasme est le siège d’une grande activité métabolique afin de fabriquer les substances nécessaires au fonctionnement neuronal.

On trouve dans le cytoplasme tous les organites cellulaires, et en particuliers la présence du réticulum endoplasmique, rugueux appelé corps de Nissi.

 

Les corps cellulaires forment la substance grise caractéristique de certaines régions du SNC (ex : écorce cérébrale et les noyaux gris centraux).

 

On trouve 2 types de prolongements assurant les fonctions de réception et d’émission :

      - Les dendrites : prolongement autour du corps cellulaire (structure réceptrice du neurone).

      - L’axone : prolongement unique, qui peut se ramifier à son extrémité. Cette ramification constitue l’arborisation terminale.

 

Exemple de fonctionnement du système nerveux :

 

Le stimulus sensoriel et le champ récepteur :

     - La simulation sensorielle est de nature physique ou chimique.

 

La réception et la transduction sensorielle :

      - Les récepteurs sont variés ;

              + Différentes tailles.

              + Différentes formes.

      - On peut les classer en 3 catégories :

              + Ceux qui captent ce qui se passe en dehors du corps : extérocepteurs.

              + Ceux qui captent les informations qui se passent à l’intérieur du corps : intérocepteurs.

              + Récepteurs kinesthésiques : se situent au niveau des articulations, en relation avec les mouvements de notre corps.

      - Transduction = transformation du message physique/chimique en message nerveux.

      - Il y a des ions Na+ et des ions Cl- dans le cytoplasme et le liquide qui se situe autour de la cellule. La concentration de ces ions est plus importante dans le milieu extracellulaire que dans le cytoplasme.

      - On remarque que les – dominent à l’intérieur de la cellule, tandis que les + dominent en dehors. Au niveau de la membrane il y alors une couche de ces ions prédominants qui se forme à l’intérieur et à l’extérieur de la cellule.

      - On considère le repos comme étant une période où les cellules ne reçoivent aucune stimulation physique ou chimique.

      - Lorsqu’on donne un coup sur un doigt, ce qui est physique devient nerveux.

      - Dépolarisation = en quittant la polarisation on dépolarise.

      - Le premier signal nerveux après la stimulation est le potentiel de récepteur.

      - Pourquoi les ions + rentrent et pas les - = à cause de la concentration.

      - Diffusion d’après le gradient de concentration qui va du milieu le plus concentré à celui le moins concentré : donc les Na+ vont rentrer, et il va y en avoir moins à l’extérieur de la cellule, donc les Cl- vont être dominants.

      - Propagation décrémentielle = l’amplitude du message diminue et le message meurt avant d’avoir atteint le système nerveux.

      - Graduable en amplitude = plus on est proche de la source, plus l’amplitude du message est grande : l’amplitude du message varie selon différentes variables (distance, importance qu’on accorde à celui qui parle, etc.).

      - Image subliminale = image vue par les yeux mais pas prise en compte par la conscience, qui n’atteint pas l’individu : ces images diffusés très rapidement sont tuées avant d’atteindre la conscience.

      - Le stimulus physico-chimique provoque l’ouverture des canaux sodiques, permettant le passage d’ions sodiques.

Stimulus : Stimulation (ex : déformation de la peau) : Ouverture de canaux sodiques (Na+) : Na+ rentre selon son gradient de concentration : Dépolarisation (potentiel de récepteur).

      - Exemples :

              + La distance entre la rétine et l’encéphale est trop grande : aucun potentiel de récepteur n’arrive jusqu'à l’encéphale.

              + Cependant nous voyons et nous sentons. Comment est-ce possible puisque le signal meurt ? Il faut transformer ce signal en un autre signal. Cette transformation se fait au début du neurone : sur le site de genèse du potentiel d’action.

              + Différence en potentiel de récepteur (PR) et le potentiel d’action (PA) :

                      . Le PR phénomène bioélectrique lent :

                             - Propagation décrémentielle.

                             - Graduable en amplitude.

                             - Sommable.

                      . Le PA phénomène bioélectrique rapide :

                             - Ca se renouvelle de proche en proche donc la propagation n’est pas décrémentielle.

                             - L’amplitude est constante.

     - Pour que le PR arrive au système nerveux central, il doit se transformer en PA. Comment le PR devient un PA?

            - Le but du PR est de ne pas mourir avant d’avoir atteint le PA.

     - Sommable : 2 signales peuvent s’additionner.

 

« Leur capacité de se dépolariser et d’engendrer un influx nerveux »

Après avoir pris un bout de neurone, on étudie la concentration des ions.

 

Les neurones sont des cellules excitables, pour les exciter on les stimule avec de l’électricité.

 

Le message transmissible à distance.

La genèse du PA et la transmission axonale :

- Il y a des canaux ioniques qui sont sensibles à la dépolarisation : ils s’ouvrent lorsqu’il y a dépolarisation.

- Etape 1 : La stimulation va provoquer l’ouverture d’un certain nombre de canaux. Cela va entrainer une dépolarisation. Or autour il y a des canaux sensibles à la dépolarisation, et ils vont s’ouvrir. Cela va augmenter la dépolarisation.

- Etape 2 : tous les canaux sont verrouillés, même ceux qui sont sensible à la dépolarisation ne s’ouvrent plus. La dépolarisation est donc fixée. Le système étant verrouillé, on obtient une amplitude finie.

- Il n’y a que la partie qui reçoit le stimulus qui va présenter une différence au niveau de la membrane.

- Pour que le PR devienne PA, il faut que le PR parvienne au site de genèse du PA avec une amplitude liminaire ou supraliminaire (= il faut que l’amplitude de PR atteigne le seuil, ou le dépasse). Si l’amplitude est infraliminaire (= inférieure au seuil) il n’y aura pas de PA.

- La sensibilité des canaux à la dépolarisation est très forte au niveau du site de genèse du PA.

 

Le codage numérique.

La durée :

- La durée de la décharge est la même que celle de la stimulation dans le cas de neurones toniques.

- Dans le cas de neurones phasiques, le temps de la stimulation correspond au temps entre la première décharge et la seconde décharge.

- Un neurone à activité spontanée ou silencieux peut être un neurone phasique ou tonique.

L’intensité.

La qualité de la stimulation :

- Le cerveau serait incapable de différencier différentes odeurs si un seul neurone les différencie.

- Pour permettre la reconnaissance de différents gouts, le cerveau va w avec plusieurs neurones, car chaque neurone à une fréquence de décharge différente en fonction des différents gouts proposés.

- Chaque gout a son propre codage, différent de tous les autres.

 

 

Les ions doivent aller à l’intérieur et donc doivent traverser la mémoire. Notre corps a du liquide à l’intérieur, du liquide physiologique.

Avec le flux électrique, les portes vont s’ouvrir et les ions vont y passer. Chaque canal a son type d’ion spécifique.

La stimulation a provoqué une ouverture des canaux.

 

Le potentiel de repos a une valeur négative : ex : -65 mV.

→ Dépolarisation : ex : -50 mV puis -30 mV puis 0 mV puis 30 mV.

 

Car il y a de plus en plus d’ions positifs à qui entrent à l’intérieur, il sera de moins en moins négatif, alors on peut avoir une inversion de polarité. Le milieu intérieur en ions positifs va s’enrichir et le milieu extérieur va s’appauvrir.

L’influx nerveux se déplace, la dépolarisation se transmet de parties en parties, l’ancienne partie retrouve sa polarisation.

 

 

Les ions vont dans 2 directions :

      - vers l’arborisation terminale.

      - vers le noyau.

Le retour en arrière ne se fait pas, l’influx nerveux reste dans la même direction.

 

Ce qui cause la dépolarisation c’est la stimulation (pour la 1ère ouverture : électriquement). Dans la nature, c’est aussi la stimulation (ex : le bruit → arrive aux oreilles, aux tympans, et).
Et la conséquence est l‘ouverture ou la fermeture des canaux sodiques.

 

Il existe des axones « nus » (sans gaine de myéline).
La majorité des axones sont protégés par la gaine de myéline, elle n’est pas continue, elle empêche la transmission d’informations, du coup l’électricité fait des bonds et va de nœud de Ranvier (région non myélinisée) en nœud de Ranvier.

La fonction de la myéline est d’augmenter la vitesse de transmission de l’influx nerveux, de transmettre l’information rapidement.

 

 

 

La myéline forme la substance blanche caractéristique de certaines zones du SNC.

 

 

Si la gaine de Myéline s’abîme :
Sclérose en plaques → transmission qui se fait plus lentement, pas d’évolution type pour cette maladie.

 

 

Chaque patient présente un ensemble distinct de symptômes qui peuvent varier d’une période à l’autre et donc la gravité et la durée peuvent également changer.

 

La sclérose en plaques est une maladie aux facettes très variables et dont les symptômes dépendent des zones du système nerveux central qui ont été affectées.

 

Les systèmes les plus souvent affectés sont la vision, la coordination, la force physique, la sensation, la parole, le contrôle de la vessie, la sexualité et les fonctions cognitives. Il n'existe pas de sclérose en plaques type. Bien que plusieurs symptômes soient communs à de nombreuses personnes, personne ne les aura tous.

 

Troubles de la vue : vision floue; vision double; névrite optique; mouvements oculaires involontaires; perte totale de la vue (rarement).

 

Problèmes d'équilibre et de coordination: perte d'équilibre; tremblements; marche instable (ataxie); vertiges; maladresse d'un membre; manque de coordination.

 

Faiblesse physique : cette faiblesse affecte plus particulièrement les jambes et la marche.

 

Sensations altérées : picotements; engourdissements (paresthésie), ou sensations de brûlure dans une partie du corps.

 

Anomalies de la parole : ralentissement de la parole; empâtement des mots prononcés; modification du rythme de la parole.

 

La transmission synaptique

→ Une fois qu’il est généré, que devient-il ? Quel est le devenu du flux nerveux ?

L’arborisation terminale se termine, à son tour, par des petits renflements appelés boutons terminaux ou terminaisons axonales.

Les boutons terminaux sont responsables de la fonction émettrice des neurones : grâce aux vésicules qu’ils renferment contenant des substances médiatrices appelées neurotransmetteurs.
Ces substances permettront à l’influx de passer à un autre neurone suite à l’exocytose.

 

Quand il y a un contact de la peau avec quelque chose, le récepteur se déforme.

 

 

La conséquence est l’ouverture des canaux iodiques. Ce qui va générer une dépolarisation qui va se propager le long de l’axone et on arrive au niveau de l’arborisation terminale.

 

 

L’influx nerveux arrive et libère le NT dans la fente synaptique, c’est la conséquence de la dépolarisation.

L’influx nerveux provoque l’exocytose (→ libération du NT).

 

 

 

 

 

 

 

 

Création des potentiels posts-synaptiques (PPS) : (au niveau du SNP)

                    Influx nerveux

                            ↓

                      Exocytose

                            ↓

         Potentiel post-synaptique (PPS)

 

NT + récepteur post-synaptique → PPS

 

Le PPS est le changement de valeur du potentiel de repos (en mV).

→ De plus en plus négatif Þ dépolarisation (excitation), ex : de -65mV à -80mV.

→ De moins en moins négatif (voir aller en positif) → hyperpolarisation (inhibition donc inverse de l’action), ex : de -65mV à -40mV.

 

Modification du potentiel de membrane post-synaptique qui se fait :

       - Soit directement (récepteurs ionotropiques).

       - Soit indirectement (récepteurs métabotropiques).

 

 

Il y a 2 types de PPS : excitateur → PPSE et inhibiteur → PPSI.

 

- Pour qu’il y ait libération de neurotransmetteurs il faut qu’il y ait un PPSE.

- Le PPSE est le seul à se transformer en PA, contrairement aux PPSI

- Le PPSE est sommable, graduable en amplitude et a une propagation décrémentielle.

- Les PPSI et les PPSE sont considérés comme des messages lents.

 

Au niveau du système nerveux central :

- Les PPSE sont infraliminaires.

- Interviennent donc :

       - La sommation spatiale.

       - La sommation temporelle.



25/05/2012
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