Cours de psychologie

Méthode et entretien clinique - résumé

Double objectivation du corps (traiter l’humain comme un objet et le médecin lui même devient un objet) :

→ Objectivation du patient : réduire le patient à un diagnostic ou ne pas tenir compte de sa parole.

→ Objectivation du médecin lui-même : le corps du médecin devient un instrument de mesure (son contraire est la « subjectivation », ici on l’autorise à parler).

Psychologie clinique : étude approfondie de cas individuels, personne totale (Lagache, mais il reste influencé par un modèle médical) ; puis étude d’une personnalité singulière dans la totalité de sa situation et de son évolution, théorie de l’inconscient, de la parole, implication (Favez-Boutonier).

Mouvement a-théorique : détaché de toute théorie.

DSM (diagnostic and statistical manual of menthal disorders) élaboré par l’American psychatric association (APA) mis à jour régulièrement : les troubles sont classifié très distinctement les uns des autres, et donc comme il se veut a-théorique, le DSM ne pose pas de théorie globale du fonctionnement psychique ; réuni des définitions a-théoriques des troubles mentaux, volonté d’uniformisation de la clinique ; propose assez souvent la recherche des causes des maladies, l’étiologie ; mesurer, évaluer et quantifier les symptômes.

→ DSM, uniformisation du langage : Un mot = une chose → effets méthodologiques radicaux.

La psychanalyse propose une autre approche du symptôme, elle donne des outils de résistance.

Objectivation de la relation clinique et du langage : Quantification de la souffrance (codification : s → statistic).

 

Entretien et entrevue.

 

A chaque moment, l’entretien peut virer en :

→ Conversation : échange, relation asymétrique (personne ne peut se mettre à la place de l’autre), le psychologue prend la parole pour conduire l’entretien et non le patient.

→ Discussion : arguments, objections, attaques, convaincre, le clinicien est là pour entendre comment le patient vit avec ses difficultés, et non pour prendre du pouvoir sur lui.

→ Interrogatoire : notion d’obligation, l’obligation de venir à un entretien ne doit pas signifier obligation de répondre aux questions du clinicien.

→ Confession : point de vue moral, le clinicien n’a pas à se prononcer sur la moralité des faits et des pensées des patients, il ne faut pas que le patient se sente persécuté par le clinicien, le psychologue doit avoir en tête qu’il faut rester dans le champ de l’entretien.

3 méthodes de l’entretien :

→ Entretien directif : le psychologue a préalablement établi des questions, elles sont à poser systématiquement, appellent à des réponses courtes et générales. Le patient est cadré. Mais met de côté ce qui échappe au patient.

→ Entretien semi-directif : le patient peut parler spontanément mais des thèmes doivent être évoqués (se relèvent aux entretiens préliminaires). Le clinicien respecte le patient.

→ Entretien non directif : libre association (le patient dit tout ce qui lui passe par la tête, sans censure) et attention flottante (le clinicien écoute et essaie de tout mettre à plat).

 

Freud : la finesse d’une action manquée.

 

Le symptôme est l’expression d’un conflit psychique. Un symptôme est une satisfaction au-delà des souffrances (le symptôme d’une satisfaction). On essaie de se détacher du moi qui ne veut rien savoir de ces pulsions.

L’image de soi, ce n’est pas soi-même. Un patient ne se résume pas à ce qu’il croit être.

Le lapsus est une solution que trouve le conflit psychique.

Cadre : un entretien doit être cadré : règles fixées entre le psychologue et le patient (pas les mêmes règles pour tous), contenir la parole, les angoisses, le transfert.

Décalage : le patient parle, le clinicien écoute mais n’a pas à parler de lui en retour. Il s’agit bien d’éviter la fusion et la confusion en essayant d’éviter cette asymétrie → on creuse un écart avec l’autre ce qui fait qu’on ne donne pas tout.

Demande : analyse de la demande n’est possible qu’à une condition : ne pas y répondre. Répondre à la demande : nier que derrière cette demande il y en a une autre, ne pas laisser quelque chose d’autre apparaitre.

3 vexations : cosmologique (on n’est pas au centre de la terre), biologique (biologiquement on n’est pas à part), psychologique (on ne maîtrise pas tout).

Pulsions : pulsion du moi (permet sa survie), pulsions sexuelles (certains organes du corps ont d’autres fonctions).

Libido : force de la pulsion sexuelle ; Libido d’objets : attachement à quelque chose d’autre ; Libido du moi : narcissisme. Retirer la libido du moi va permettre d’aller vers les objets.



15/07/2012
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