Cours de psychologie

Mémoire - TD

I. TD 1 de mémoire.

 

 

On trouve utile de distinguer l’apprentissage (modification de la connaissance) de la mémoire (retenir des informations).

Ces 2 là sont liées mais on les distingue schématiquement.

 

Le domaine de l’apprentissage a donné des définitions qui ont le point commun du concept de modification.

Elles vont mettre l’accent soit sur les modifications du comportement soit sur les connaissances.

 

Reuchlin (1977) est un béhavioriste donc sa définition mettra l’accent sur les modifications du comportement.

→ Apprentissage quand un organisme vivant est placé plusieurs fois dans une même situation, et modifie sa conduite de façon systématique et relativement durable.

→ Modification de l’environnement (comportement).

 

Doré et Mercier (1992), cognitivistes donc accent sur les modifications de connaissances.

→ Un apprentissage consiste à un organisme vivant, l’utilisation de l’expérience passée pour assimiler l’organisation de son environnement, et d’anticiper les conséquences de ses actions (automatiques). Et s’accommoder au mieux à son environnement.

→ Traitement opéré sur des représentations mentales.

 

Cela permet d’envisager tous les apprentissages dans le sens où cela ne modifie pas forcément le comportement. Pour savoir s’il y a eu ou non un apprentissage on est obligé de contrôler.

 

Avec les apprentissages, il y a surtout une modification du comportement.

 

Les chercheurs ont cherché une théorie générale. Mais il y a différents types d’apprentissage (ex : en milieu scolaire et en conditionnement). Il y a aussi les apprentissages implicites (Þ absence de volonté d’effectuer un tel apprentissage et le fait que l’on n’ait pas conscience de réaliser cet apprentissage : non conscient et non intentionnel) et explicites (Þ à l’inverse, conscient et intentionnel).

 

 

II. TD 2 : Attention et mémoire.

 

 

1. Lien entre la mémoire et l’attention :

 

Pourquoi parle-t-on d’attention avec la mémoire ?

→ Parce que sans attention il n’y a pas de mémoire.

 

2. La mémoire :

 

 

Echoïque : message auditif.

 

b. L’approche du traitement parallèle réparti :

 

Tâche A :

C’est orange.

Ça pousse sous la terre.

C’est un légume.

Les lapins en raffolent.

  

Tâche B :

Son nom commence avec la lettre c.

Il vit dans les basses-cours.

Il a une couleur typiquement jaune.

Il émet un « grognement ».

 

Johson Laird.

La mémoire est flexible et fonctionne en parallèle, ce qui lui permet d’être efficace même avec des inputs externes erronés.

Le stockage en mémoire est adressable par ses contenus.

Certains indices sont plus efficaces que d’autres pour retrouver une information en mémoire.

 

 

 

Les concepts sont calibrés : le calibrage définit le degré d’activation.

 

Etude de Rundus (1971) :

Tâche : les participants doivent rappeler 20 mots d’une liste.

Procédure : chaque mort est présenté un à un, toutes les 5 secondes.

VD :

    - Nombre de répétition par mot pendant l’apprentissage.

    - Probabilité de rappel pour chaque mot.

 

 

Connexionnisme : théorie cognitive, basée sur les modèles informatique ou modèle de réseau de neurones formels, inspiré de traitement des cellules du cerveau. Le traitement des données est réalisé par un réseau de micro-unité qui traite en parallèle de façon simultanée.

 

3. L’attention :

 

a. Définition :

 

→ « L’attention peut référer à une forme (particulière) de concentration sur une tâche mentale qui consiste à sélectionner certains types de stimuli perceptifs et d’exclure ceux qui peuvent interférer dans les processus de traitement ». Shapiro (1994).

 

→ La plupart du temps, l’attention fait référence à la gestion du traitement de l’information (Energie mentale).

 

→ L’attention se manifeste toujours par un bénéfice dans la conduite (plus grande rapidité des traitements et précision des réponses).

 

b. Types d’attention :

 

L’attention sélective (ou focalisée) :

→ Correspond aux traitements d’une source d’information spécifique en ignorant les informations non pertinentes.

 

L’attention partagée (ou divisée) :

→ Correspond à la capacité de traiter différentes sources d’informations et/ou de réaliser 2 tâches en même temps.

 

Les facteurs favorables à l’attention : 

→ L’intérêt, la motivation, la vigilance, la concentration, la volonté, le plaisir, l’environnement…

Les facteurs défavorables à l’attention : 

→ La fatigue, la distraction, l’émotivité, le désintérêt…

 

4. Les théories de l’attention :

 

a. Broadbent (1958) :

 

 

b. Concept énergétique de l’attention (Kahneman, 1973) :

 

Notion d’effort mentale : composante intensive et volontaire de l’attention. 

Modèle des ressources attentionnelles :

→ Capacité limitée.

→ Détermine la qualité, l’efficacité ou la profondeur des traitements cognitifs.

 

5. La théorie de la charge cognitive (Sweller, 1998) :

 

La charge cognitive correspond à la quantité des efforts mentaux investis pour réaliser une tâche Þ performance – bonne.

La charge cognitive intrinsèque : difficile de faire plusieurs choses en même temps.

→ Correspond à l’interaction entre les caractéristiques de la tâche et les caractéristiques de l’apprenant.

 

La charge cognitive extrinsèque : dépend de l’environnement.

→ Correspond à la charge induite par le format de présentation des informations.

 

Application : Conception (Chandler & Sweller, 1996) :

Sujets : Experts et novices dans les phénomènes climatologiques.

Tâche : apprendre le phénomène de naissance des orages.

Procédure :

   - Format unique (texte ou schémas).

   - Format séparé (texte et schémas séparés).

   - Format intégré (texte + schémas ensemble).

Résultats :

   - Pour les novices : Le format intégré permet d’obtenir de meilleures performances que le format séparé.

   - Pour les experts : Les formats uniques (texte ou schémas) sont + performants → effets d’inversion de l’expertise.

 

 

III. TD 3.

 

 

1. Expérience :

 

Présentation d’une vidéo ou on voit deux équipes de 3 joueurs se faisant des passes de basket, la consigne est de compter le nombre de passes entre l’équipe avec des t-shirts blancs.

A la fin de la vidéo on pose différentes questions : combien de passes ? Le nombre exacte est 14, on supprime ceux qui ont une réponde autre que 1 correcte (peut être du à un problème d’attention à personne hyperactive = personne avec des difficultés pour focaliser son attention sur une tache unique), ainsi que ceux qui connaissent déjà l’expérience. 

On continue avec les questions suivantes : avez-vous vu quelque chose d’anormal ? Avez-vous vu quelqu’un d’autre ? Avez-vous vu une femme avec un parapluie ? Avez-vous vue un gorille ? Et à la fin de ces questions on revisionne la vidéo.

 

Simons, D.J., & CHABRIS, C.F (1999) Gorillas in our midst: Sustained inattentional blindness for dynamic events. Perception, 28, 1059-1074.

VD = comportement.

VI manipulée par les auteurs pour voir s’il y a un effet sur la VD à VI1 = femme en couleur avec un parapluie et gorille noir, VI2 = opacité de la vidéo.

 

D’autres facteurs manipulés :

- T2 : tache (facile, difficile).

- C2 : couleur de l’équipe à observer (blanc, noir).

- V2 : style de la vidéo (transparente, opaque).

- E2 : événement inattendu (femme, gorille).

- S<T2*C2*V2*E2> = plan de l’expérience. Dans un plan d’expérience on peut définir deux relations différentes : l’emboitement (lorsque toutes les modalités d’un facteur sont combinées avec toutes les modalités de l’autre facteur) et le croisement (lorsque chaque modalité du premier facteur n’est combiné avec une seule modalité du second facteur).

 

La probabilité de détecter un événement inattendu va dépendre du degré d’appariement entre les propriétés perceptives de cet événement et celles des stimuli sur lesquels il faut prêter attention (gorille noir sera mieux détecté si on observe l’équipe noir, plutôt que la blanche).

  

L’expérience montre un phénomène qui est appelé cécité in-attentionnelle. Il s’agit d’une cécité psychologique.

 

2. L’expérimentation :

 

Expérimentation et non un test : la différence est que dans le test il y a une dimension de diagnostique, on s’intéresse à quelqu’un en particulier, souvent dans le cadre de l’expérimentation clinique. L’expérimentation est pour essayer d’en savoir plus sur le fonctionnement de l’être humain, par la manipulation de variables on va chercher des réponses au comportement/fonctionnement humain.

  

Expérimentation à validité externe est une expérience artificielle qui est généralisable à un fonctionnement naturel = validité écologique.

 

Expérimentation est une situation artificielle, on crée une situation qui est provoquée pour mieux tester les hypothèses de nature causale.

 

3. Métaphore de l’attention :

 

Métaphore spatiale à attention conçue comme un filtre :

    - Hypothèse 1 : sélection précoce sur la base de caractéristiques physiques du stimulus :

        + Filtres sélectifs.

        + Filtres atténuateurs.

    - Hypothèse 2 : sélection tardive, une fois toutes les caractéristiques traitées (y compris les propriétés sémantiques et l’importance du stimulus par rapport à la tache) :

        + Ecoute dichotique :

              . Message primaire : Patrick discute avec sa maitresse.

              . Message secondaire : hôtel ou école.

              . Maitresse est un mot ambigüe (= qui a plusieurs sens).

              . Le message primaire est parfois répété en remplaçant le mot ambigu avec un mot qui correspond au message secondaire.

              . Le message secondaire est souvent oublié, cependant il a été perçu puisqu’il influence la répétition du message primaire.

 

Métaphore énergétique à attention conçue comme un ensemble de ressources attentionnelles en quantité limité et de processus et de mécanismes gérant ces ressources (KAHNEMAN, 1973 ; LADAVAS & BERTI, 1995).

  

4. Détection du changement :

 

Un changement dans l’environnement est toujours accompagné par un signal du changement, qui va attirer l’attention vers ce qui va changer. S’il est trop faible (changement de manière très progressive, ou s’il se fait au moment ou l’on effectue une tache intermédiaire), on ne perçoit pas le changement.

C’est étudié à travers des dispositifs expérimentaux.

 

Seuil de perception consciente.

 

 

IV. TD 4.

 

 

Mémoire adaptative (repérage de toilettes).

Mémoire prospective (préparation d’un itinéraire pour se rendre à un entretien d’embauche) → on sait qu’on ne connait pas donc on va prévoir.

Les machines aussi ont une mémoire (ordinateurs) : capacités de mémorisation, schématisation de mécanismes neuronaux.

Permet l’apprentissage, de s’adapter à son environnement.

Répond à des stimuli internes et externes.

 

Processus permettant de mémoriser les événements qui se passent autour de nous ou les stimuli :

- Encodage = acquisition de données. La durée de l’encodage dépend des caractéristiques du matériel à encoder, mais aussi de la quantité d’informations fournies et inconnues. Elle dépend aussi des capacités mnésiques, de l’environnement, de nos buts et de notre motivation.

- Stockage : durée variable. Elle n’est pas la même en MLT qu’en MCT. Dépend de la trace mnésique qu’on fait (d’autant plus visible que la trace est profonde). La trace mnésique est constituée au moment où on encode l’information mais dépend aussi de la répétition.

- Récupération ou activation : moment ou on va rappeler un souvenir. Si l’encodage s’est bien passé, et si on a la capacité de récupération, la récupération est possible. Passe de l’état passif à l’état actif → stockage inconscient à révocation d’un souvenir.

 

1. Schéma en boîte :

 

 
On perd des informations car :

    - Nos organes des sens sont limitant dans le nombre d’informations que notre organisme peut percevoir.

    - Traité au niveau cortical dans les aires primitives.

    - Informations réassociées dans les zones secondaires.

    - Mémoire limité en quantité et dans le temps (moment où on présente l’information et le moment où on demande de rappeler l’information).

 

Différents types de mémoire sensorielle :

    - Iconique (visuelle).

    - Echoïque (auditive).

    - Sensations : éveil d’un sens qui va faire remonter un souvenir. C’est un processus non contrôlable.

 

Il n’y a pas de tests neuropsychologiques spécifiques pour tester la mémoire sensorielle.

 

L’altération de nos organes des sens peut avoir un impacte auquel on n’attend pas :

   - Une perte d’olfaction peut entrainer un déficit dans le gout. Cela peut entrainer une perte d’appétit et ainsi de suite.
   - Si en plus il y a un problème de reconnaissance visuelle (maladie d’Alzheimer), il n’y a même plus conscience du besoin de s’alimenter.

 

 

MDT : empan mnésique → focalise son attention sur quelque chose de particulier. C’est la ou on sélectionne l’information :

    - Capacité 7±2 items.

    - Stockage plus actif.

    - L’altération de la mémoire de travail.

    - Altérée chez les enfants hyperactifs, dans les cas des traumatismes crâniens frontaux et chez les patients dépressifs qui arrivent souvent à la saturation du registre sensoriel.

 

MCT : l’info qu’on a à un moment donné a la conscience, peut venir des stimuli de l’extérieur ou de l’intérieur :

    - Capacité 7±2 items (= choses qu’on peut regrouper) → regroupement de façon intuitive.

    - Différentes façons de mémoriser ou augmentation artificielle : répétition mentale, moyens mémo-techniques, etc.

    - Stockage passif.

    - Empans verbaux ou empans spatiaux.

 

Dans les deux mémoires on parle de connaissances conscientes.

Attention soutenue → stimulée par le test Nback.

Attention divisée → on demande à quelqu’un de faire une double tache.

 

 

Permet de stocker les informations de manière durable. C’est parce qu’on les a encodées qu’elles sont stockées.

On peut récupérer l’information qui est en MLT plus ou moins facilement.

Organisation multimodale des informations.

 

2. Schéma paralléliste :

 

 

Mémoire sémantique :

    - Stocke des connaissances sémantiques sur ce que l’on sait sur le monde. Mais aussi apprentissage du langage. Connaissances sans contexte.

    - Connaissances très organisées.

    - Elles sont fonction de la culture et de la société.

    - Test de dénomination fait avec des images en noir et blanc. Pour des patients atteints de maladies neuro-dégénératives il va perdre les attribues spécifiques aux images montrées. A un stade avancé cela peut générer des troubles du comportement uniquement car il ne peut pas reconnaitre l’objet ou l’image qu’on lui présente.

    - Test de fluence → richesse du lexique.

 

Mémoire épisodique :

    - Très reliée au contexte : capables de le dater, de savoir l’émotion à ce moment, etc.

    - Réorganisation des souvenirs.

    - Gradient d’oublie : les informations récentes sont oubliées en premier.

    - Tests qui s’appuient sur l’autobiographie.

    - Test d’apprentissage de liste de mots : on génère un épisode en utilisant toutes les techniques qu’il veut, on vérifie par rappel immédiat pour être sur que le circuit a été fait entre MCT et MLT. En faisant plusieurs rappels d’affilé on vérifie qu’il y a un apprentissage. On refait un rappel plus tard. On fait aussi un rappel libre et un rappel avec indice. On détermine ainsi si c’est un trouble de stockage, d’encodage ou de récupération.

    - Cas de traumatismes : problème de récupération (2/16 en rappel libre, normalisation (16/16) en rappel avec indice).

    - Cas d’Alzheimer : problème d’encodage et de stockage, et donc de récupération (2/16 en rappel libre et 3/6 en rappel avec indice.



08/07/2012
0 Poster un commentaire

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 1514 autres membres