Cours de psychologie

Mémoire - notions clés

Psychologie Cognitive et Ergonomie Cognitive – Mémoire – Notions Clés

 

Amnésie rétrograde : pas de souvenir des évènements survenus avant l'atteinte.

Amnésie antérograde : pas de souvenir des évènements survenus après l'atteinte.

Apprentissage : modification de la connaissance.

Apprentissage direct / par expérience directe : quand on est confronté directement au milieu (confrontation directe du milieu) (ex: en cours), lorsqu’on modifie nos connaissances et notre comportement suite à une confrontation directe et répétée.

Apprentissage  indirect / par expérience indirecte : modification de quelque chose de façon à ce qu’il soit plus adapté au comportement (ex : imitation, observation, échange social,…).

Apprentissage implicite : apprentissage non intentionnel et non conscient, involontaire (parler → l’enfant est dans un environnement qui favorise cet apprentissage (avec d’autres enfants, les paroles) → on est « programmés »). Activité du sujet lors de la phase d’étude.

Apprentissage explicite : apprentissage intentionnel et conscient, volontaire (langage écrit, + récent que le langage parlé).

Apprentissage massé : Méthode d'apprentissage intensif dans laquelle les exercices à réaliser sont présentés successivement, avec un intervalle de temps le plus réduit possible entre chacun d'entre eux.
Nonobstant la fatigue induite par cette méthode, celle-ci donne déjà des résultats inférieurs à ceux obtenus lors d'un apprentissage distribué, dans lequel des intervalles de repos sont prévus entre chaque exercice.

Approche structuraliste : plusieurs systèmes : la mémoire est un ensemble de systèmes relativement indépendants, chacun reposant sur des structures cérébrales en partie différente (Eustache). « Quoi ? » « Où ?» (Que se passe-t-il ? Où ça se passe ?). Pour elle, la MLT est constituée de systèmes distincts qui reposent sur des zones cérébrales bien spécifiques/différentes.

Approche fonctionnaliste : un seul système : il convient de préciser le fonctionnement de ce système unique, « comment ? ».

Attention sélective : beaucoup d’informations viennent en Mémoire Sensorielle mais la capacité de traitement des informations en MCT, est limitée. C’est pourquoi certaines informations seront sélectionnées (sinon saturation). Ces informations seront traitées en MCT. → Correspond aux traitements d’une source d’information spécifique en ignorant les informations non pertinentes.

Attention partagée (ou divisée) : Correspond à la capacité de traiter différentes sources d’informations et/ou de réaliser 2 tâches en même temps.

 

Capacité cognitive : quantité maximale de ressources disponibles chez un individu.

Cécité in-attentionnelle : Il s’agit d’une cécité psychologique. Désigne l'incapacité à remarquer un nouvel objet, totalement visible mais inattendu, imprévisible, en raison de l'engagement de l'attention dans une tâche, dans un autre objet, etc.

La cécité au changement désigne le fait de ne pas s'apercevoir d'importants changements dans une scène que l'on regarde. Pour que ce phénomène puisse avoir lieu, il faut que le changement s'opère lors d'une saccade visuelle ou lors d'un bref changement de plan (dans le cas d'une vidéo).

Différence : Le phénomène de cécité au changement se base sur notre incapacité à mémoriser tous les aspects d'une scène (tous les objets, un par un, ainsi que leurs caractéristiques). Pour qu'il y ait détection d'un changement, il faut que l'individu repère une différence entre l'image qu'il voit à l'instant et l'image gardée en mémoire (avant la saccade visuelle ou le changement de plan). Le phénomène de cécité in-attentionnelle ne se base pas sur une défaillance de mémoire et ne nécessite pas d'interruption de la perception (saccade ou changement de plan) : il peut avoir lieu avec un plan continu sur l'ensemble de la scène (dans le cas d'une vidéo). Le processus responsable de ce phénomène est différent : parce que notre attention est focalisée sur un aspect de la scène ou parce qu'on réalise une certaine tâche, tout changement IMPREVISIBLE, n'ayant aucun rapport avec la scène ou la tâche, ne sera pas analysé par le cerveau. Des études ont montré que l'objet introduit était parfois "vu" (regard posé dessus), mais qu'à la fin de l'expérience, les personnes interrogées disaient ne pas l'avoir aperçu.

Deux théories explicatives font débat :

- la cécité in-attentionnelle par amnésie in-attentionnelle : les personnes l'ont vu "consciemment" (exemple dans l'expérience de Simons & Chabris : ils ont vu "un gorille" à un moment donné) mais ont oublié l'avoir vu car ils étaient concentrés sur la tâche et ne l'ont donc pas mémorisé.

- la cécité in-attentionnelle par agnosie in-attentionnelle : les personnes ont vu quelque chose de nouveau mais l'information n'a pas été traitée par le cerveau (dans un stade précoce de traitement de l'information, l'objet n'ayant pas été identifié comme étant cohérant avec la scène, il n'a pas été identifié précisément, et donc pas mémorisé).

Charge cognitive (ou effort mental) : charge imposée par la tâche et l’environnement, expertise du sujet, stratégie adaptée par le sujet. Efforts mentaux pour réaliser une tâche.

Charge cognitive intrinsèque : difficile de faire plusieurs choses en même temps. → Correspond à l’interaction entre les caractéristiques de la tâche et les caractéristiques de l’apprenant.

Charge cognitive extrinsèque : dépend de l’environnement. → Correspond à la charge induite par le format de présentation des informations.

Connaissances procédurales : spécifient les structures de contrôle directement utilisables dans la réalisation de l'action. Elles renvoient aux capacités perceptivo-cognitives et perceptivo-motrices. Elles ne sont pas ou très difficilement communicables; elles reposent sur des systèmes d'association plus ou moins complexes entre des stimuli, des comportements et des états mentaux. Elles sont fortement automatisées. Les connaissances procédurales sont plus dynamiques que les procédures déclaratives. Elles sont plus proches de l'action concrète (résistent mieux à l’oubli, et sont moins sujettes à la dégénérescence du système due au vieillissement ou aux maladies).

Connaissances déclaratives : portent sur des propriétés et des relations qui requièrent un travail approfondi de mise en œuvre pour se traduire en termes d'action concrète. Elles sont descriptives et indépendantes des usages et assez éloignées de l'action concrète.

Connexionnisme : théorie cognitive, basée sur les modèles informatique ou modèle de réseau de neurones formels, inspiré de traitement des cellules du cerveau. Le traitement des données est réalisé par un réseau de micro-unité qui traite en parallèle de façon simultanée.

Conscience automatique : capacité très aboutie chez l’homme de se projeter dans le temps, de se rappeler des choses qui sont arrivées, de se projeter dans le futur et imaginer des évènements qui pourraient se passer.

 

Ecoute dichotique : sélection précoce, capacité d’intégrer les sons entendus par les deux oreilles.

Effet de position sérielle : effet de la position d’un mot dans une série sur sa probabilité de rappel en fonction de l’intervalle (0 vs 30 sec) séparant la fin de l’étude et le test de rappel libre : effet de primauté et effet de récence.

Effet de primauté : items présentés en premier les mieux rappelés/retenus (MLT car répétition mentale, or, si répétition → MLT).

Effet de récence : items présentés en dernier, mieux rappelés/retenus (MCT).

Encodage : acquisition de données. La durée de l’encodage dépend des caractéristiques du matériel à encoder, mais aussi de la quantité d’informations fournies et inconnues. Elle dépend aussi des capacités mnésiques, de l’environnement, de nos buts et de notre motivation.

Expérimentation : est pour essayer d’en savoir plus sur le fonctionnement de l’être humain, par la manipulation de variables on va chercher des réponses au comportement/fonctionnement humain.

Expérimentation à validité externe : est une expérience artificielle qui est généralisable à un fonctionnement naturel = validité écologique. Expérimentation est une situation artificielle, on crée une situation qui est provoquée pour mieux tester les hypothèses de nature causale.

 

Habituation : baisse progressive de la réaction du stimulus.

 

Imagerie cérébrale : Permet d’enregistrer l’activité électrique du cerveau.

Interférence proactive : les premiers trigrammes perturbent l’apprentissage de nouveaux, l’ancien gêne le nouveau (ex : lapsus avec le nom du petit ami alors qu’il « a la même fonction que l’ancien » ou l’appeler par son frère etc.).

Interférence rétroactive : le nouveau gêne l’ancien (ex : numéro de téléphone).

 

Loi de la fréquence : la force du lien S-R est fonction du nombre de fois où S et R ont été associés.

Loi de la contiguïté (Gutrie) : l’apprentissage résulte de la contiguïté temporelle entre un comportement et une situation.

 

Mémoire : récupération non conscient (retenir des informations).

Mémoire déclarative : « savoir que » : éléments verbalisables, contenus facilement verbalisables (ex : savoir que Jacques Chirac était Président).

Mémoire procédurale : tout ce qui est du savoir faire : savoir comment, contenus difficilement verbalisables (ex : jouer un instrument de musique). Résiste mieux à l’amnésie.

→ Avec la pratique et l’expertise, on peut passer d’une connaissance déclarative à une connaissance procédurale.

Mémoire échoïque : la mémoire sensorielle auditive.

Mémoire iconique : la mémoire sensorielle visuelle.

Mémoire sensations : éveil d’un sens qui va faire remonter un souvenir. C’est un processus non contrôlable.

Mémoire explicite : impliquée dans les tâches de mesure du souvenir conscient : rappel et reconnaissance. Sollicitée par des tâches de rappels conscients des souvenirs (ex : tâche de rappel et de reconnaissance).

Mémoire implicite : impliquée dans les tâches montrant l’influence d’un évènement antérieur : complètement de mots (qui peut montrer l’influence d’un événement antérieur) et amorçage par répétition et décision lexicale. Montre l’influence d’un évènement antérieur sans requérir d’un évènement inconsciente. Activité du sujet lors de la phase de test montrant l’influence d’un événement antérieur.

Mémoire sémantique : mémoire des concepts : « l’apprentissage implicite est un apprentissage non conscient et non intentionnel ». Ex : « je sais qu’une vache a quatre pattes ». Stocke des connaissances sémantiques sur ce que l’on sait sur le monde. Mais aussi apprentissage du langage. Connaissances sans contexte. Connaissances très organisées. Elles sont fonction de la culture et de la société.

Mémoire épisodique : mémoire des événements. Ex : « j’ai compris à quoi servent les tests d’empans mnésiques lors d’une séance de TD de première année avec Elsa Léone ». Très reliée au contexte : capables de le dater, de savoir l’émotion à ce moment, etc. Réorganisation des souvenirs.

Mémoire autobiographique : une partie épisodique (ce qui ce passe pour nous-mêmes).

MdT (mémoire de travail) : est un système servant à retenir temporairement les informations, à les manipuler pour une gamme importante de tâches cognitives. Maintien l’information pendant la réalisation d’une activité cognitive complexe (ex : rappeler une séquence de mots dans l’ordre, la présentation de chaque mot étant précédé d’une opération à résoudre : 6x7 = 44 → Vrai ou faux ?) → Stockage + traitement.

M.C.T (mémoire à court terme) : maintien et restitution de l’information (ex : rappeler une séquence de mots dans l’ordre) → maintenir + traiter.

M.L.T : correspond au stockage d'information qui a pu bénéficier d'une révision mentale et qui a fait l'objet de traitement approfondi. Le registre à long terme semble avoir une capacité de stockage illimité, avec des limitations sélectives sur la récupération des informations.

Métaphore spatiale : attention conçue comme un filtre.

Métaphore énergétique : attention conçue comme un ensemble de ressources attentionnelles en quantité limité et de processus et de mécanismes gérant ces ressources

 

Phénomène de persistance rétinienne : après la disparition de la source, on continue à voir la source même si elle a disparu.

Plan d’expérience : on peut définir deux relations différentes : l’emboitement (lorsque toutes les modalités d’un facteur sont combinées avec toutes les modalités de l’autre facteur) et le croisement (lorsque chaque modalité du premier facteur n’est combiné avec une seule modalité du second facteur).

 

Recherche fondamentale : pour le savoir.

Recherche orientée : c’est de la recherche fondamentale on dispose des connaissances que des organismes qui vont nous financer.

Récupération ou activation : moment ou on va rappeler un souvenir. Si l’encodage s’est bien passé, et si on a la capacité de récupération, la récupération est possible. Passe de l’état passif à l’état actif → stockage inconscient à révocation d’un souvenir.

Répétition : va d’une part, maintenir l’information en MDT et augmenter les chances qu’elle soit bien organisée en MLT.

La représentation : activité d’intériorisation des éléments du réel.

Les représentations : représentants mentaux des éléments du réel.

Répression explicite : rejet hors du champ de la conscience (volontaire de notre part de ne pas y penser consciemment, et donc baisse de stimulation) → on va moins le répéter car on va le mettre de côté, et donc on va l’oublier plus rapidement.

Ressources cognitives : quantité d’énergie mentale disponible à un moment donné chez un individu particulier.

 

Stockage : durée variable. Elle n’est pas la même en MLT qu’en MCT. Dépend de la trace mnésique qu’on fait (d’autant plus visible que la trace est profonde). La trace mnésique est constituée au moment où on encode l’information mais dépend aussi de la répétition.

 

Test : il y a une dimension de diagnostique, on s’intéresse à quelqu’un en particulier, souvent dans le cadre de l’expérimentation clinique.

Trace mnésique : empreinte laissée dans le cerveau par une information.

Trigramme : série de trois éléments que ce soient des lettres ou des mots. Dès que le trigramme est présenté à une personne, et dans le délai qui sépare la présentation du rappel, il est demandé à cette personne de compter à rebours à partir d'un nombre donné.

 

Variable confondue : quelque chose qui varie en même temps que ma VI.



08/07/2012
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