Cours de psychologie

Mémoire - cours

Psychologie Cognitive et Ergonomie Cognitive

 

Mémoire

 

 

Polycopié : http://www.unice.fr/LPEQ/pagesperso/therouanne/enseignement.htm

Lecture recommandée : Baddeley, A. (1993). La mémoire humaine : théorie et pratique. Grenoble : PUG.

Lecture conseillée : Lemaire, P. (1999). Psychologie cognitive (chapitres 2 et 3). Bruxelles : De Boeck.

 

 

I. Introduction :

 

 

Le comportement garde une importance, car le fonctionnement psychologique d’un individu n’est pas observable ! Le comportement n’est pas l’objet d’étude en soi mais il permet d’interpréter ce qui se passe.

 

Dans ce cours, nous n’allons pas étudier ce qui se passe au niveau biologique.

Il existe une relation entre neuroscience et psychologie → traitée par toutes les sciences cognitives.

 

L’apprentissage :

 

Les notions d’apprentissage et mémoire sont étroitement liées.

    - l’acquisition et modification des connaissances.

    - « Consiste à acquérir ou à modifier une représentation de l’environnement. Ce processus cognitif permet à un animal de modifier son expérience passée pour assimiler l’organisation de son environnement et les conséquences de ses propres actions et pour s’y accommoder » (Doré et Mercier, 1992).

→ Définition cognitiviste, qui est plus générale.

 

« Il y a apprentissage lorsqu’un organisme placé plusieurs fois dans la même situation modifie sa conduite de façon systématique et relativement durable » (Reuchlin, 1977).

→ Définition comportementaliste.

               

→ C’est quelque chose qui tient lieu de quelque chose d’autre (qui peut être externe) d’un individu (ex : un table).

 

Définition de DORE et MERCIER à l’apprentissage basé sur l’acquisition et la modification des représentations.

D’après la définition de REUCHLIN à il y a une modification systématique du comportement lorsque l’individu est place plusieurs fois dans une même situation.

 

Pas toutes les modifications des connaissances n’entrainent un changement de comportement.

 

→ Distinctions :

     - connaissances procédurales (résistent mieux à l’oubli, et sont moins sujettes à la dégénérescence du système due au vieillissement ou aux maladies) et connaissances déclaratives.

     - apprentissage implicite : apprentissage non intentionnel et non conscient, involontaire (parler → l’enfant est dans un environnement qui favorise cet apprentissage (avec d’autres enfants, les paroles) → on est « programmés »).

    - apprentissage explicite : apprentissage intentionnel et conscient, volontaire (langage écrit, + récent que le langage parlé).

Il y a une relation entre ces deux apprentissages : si l’individu a des difficultés dans le langage parlé → possibilité qu’il ait des difficultés dans le langage écrit (dyslexie).

    - apprentissage direct / par expérience directe : quand on est confronté directement au milieu (confrontation directe du milieu) (ex: en cours), lorsqu’on modifie nos connaissances et notre comportement suite à une confrontation directe et répétée.

(Habituation : baisse de l’intensité de la focalisation ?).

    - apprentissage  indirect / par expérience indirecte : modification de quelque chose de façon à ce qu’il soit plus adapté au comportement (ex : imitation, observation, échange social,…).

 

L’apprentissage a une grande valeur adaptative.

 

La mémoire :

 

→ Rétention et utilisation de la mémoire.

→ Ce qui se passe dans la boîte noire (Behaviorisme).

Mémoire procédurale = tout ce qui est du savoir faire.

→ Toute conservation du passé.

 

Intérêt porté sur la mémoire n’est pas récent à ca remonte de l’antiquité grecque :

    - PLATON considère que la source des connaissances est innée.

    - ARISTOTE concevait la mémoire comme la base de toutes les expériences passées.

Dans l’antiquité romaine la mémoire est étudiée uniquement dans un but pratique, de rappel plus simple.

Le Moyen Age, est une période où on se focalise plus sur les mathématiques, etc.

A la fin du 19ème siècle on commence à voir apparaitre des expériences sur la mémoire.

 

La représentation :

 

→ « Le comportement est causé par une activité interne mettant en jeu des réalités internes : les représentations » (Deshière et Baudet, 1992).

 

→ Représentation(s) :

      - la représentation est une activité qui consiste à intérioriser les éléments du réel, à produire des représentations.

      - les représentations sont des représentants mentaux servant à figurer le réel.

      - représentations types (sont des constructions cognitives relativement permanentes, stockées de façon durable, ce sont les connaissances en MLT) et représentations occurrentes (constructions cognitives circonstancielles, transitoire, qui disparaissent lorsqu’on n’en a plus besoin) (Le Ny, 1989).

→ Quelque chose d’interne qui tient lieu de quelque chose d’autre qui peut être externe d’un individu (ex : une table).

 

Exemples de théories béhavioristes : (Watson)

Loi de la fréquence : la force du lien S-R est fonction du nombre de fois où S et R ont été associés.

Loi de la contiguïté (Gutrie) : l’apprentissage résulte de la contiguïté temporelle entre un comportement et une situation.

 

Plan du cours :

 

1. Le modèle classique de la mémoire :

                1.1. La conception dualiste de la mémoire.

                1.2. Arguments en faveur de la distinction MCT / MLT :

                          - Stockage temporaire de certaines informations.

                          - Effets de récence et de primauté.

                          - Double dissociation neuropsychologique.

2. Stockage temporaire de l'information :

                2.1. Les mémoires sensorielles :

                         - Mémoire sensorielle visuelle.

                         - Mémoire sensorielle auditive.

                         - Devenir des informations en mémoires sensorielles : l’attention sélective.

                2.2. La Mémoire à court-terme :

                         - Capacité de la mémoire à court-terme (Miller, 1956 ; Cowan, 2001).

                         - La répétition.

                         - L'oubli en mémoire à court-terme.

                         - Le codage des informations.

                2.3. La mémoire de travail :

                         - Vers la mémoire de travail.

                         - Caractéristiques de la mémoire de travail.

                         - Le modèle de Baddeley (1986, 2003).

                         - Conceptions récentes de la mémoire de travail.

                         - Charge cognitive (cf. également cours Introduction à l'ergonomie cognitive).

3. La mémoire à long-terme

                3.1. Relations entre mémoire de travail et mémoire à long terme :

                        - L'expertise.

                        - Mémoire de travail à long-terme (Ericsson et Kintsch, 1995).

                3.2. Encodage en MLT :

                        - La répétition.

                        - Niveaux de traitement.

                        - Principe de spécificité d'encodage.

                        - Effet d'espacement.

                        - Modes représentationnels et encodage.

                3.3. Souvenir et oubli :

                        - Disponibilité et accessibilité.

                        - L'oubli en MLT.

                        - Précision des souvenirs.

                3.4. Plusieurs mémoires à long-terme ?

                        - Approches fonctionnaliste et structuraliste.

                        - Mémoires explicite et implicite.

                        - Mémoires déclarative et procédurale.

                        - Mémoires sémantique et épisodique.

                        - Synthèse.

3) Représentation

Apprentissage

Mémoire

Représentation

→ 3 termes importants ++

 

Ex : acquisition des mots

ð      Comment on modifie ces acquisitions ?

ð      Comment sont représentées les connaissances des mots ?

Ex : pirate => Johnny Depp/bateau

                Relation sémantique (même fonction)

                Relation associative

 

 

II. Le modèle classique de la mémoire :

 

 

Expérience Ebbinghaus : apprentissage de plusieurs syllabes et leur restitution.

 

Mémoire primaire.

Mémoire secondaire.

Certaines informations ne sont pas retenues longtemps (ex : numéro de téléphone).

 

1. Le modèle dualiste de la mémoire :

 

Représentation schématique du modèle dualiste de la mémoire.

(En partie d’après Atkinson & Shiffrin, 1968)

 

 

La plupart des informations vont être supprimées, juste certaines vont être sélectionnées.

 

Différence entre les mémoires au niveau du stockage (+ durée etc.).

Différence entre les mémoires.

Dans cette expérience deux types de taches (prescrite et immédiate).

 

2. Distinction entre MCT et MLT :

 

On distingue la MLT de la MCT car :

    - On sait qu’il y a des informations qu’on garde et d’autres qu’on oublie.

    - D’un point de vue expérimental, on a mis en évidence leur différence grâce à l’effet de position sérielle à effet de primauté et de récence.

    - Donnée observationnelles : patient H.M. à après opération, il y a une atteinte sélective de ses capacités de mémoire.

Double dissociation.

 

 

Effet de primauté : items présentés en premier les mieux rappelés/retenus (MLT car répétition mentale, or, si répétition → MLT).

Effet de récence : items présentés en dernier, mieux rappelés/retenus (MCT).

 

Empan mnésique = 7 items.

 

Exemple double dissociation, 2 simples dissociations qui sont opposées :

 

Simple dissociation : patient ayant subi une atteinte sélective, qui va présenter des capacités mais aussi des incapacités en termes de réalisation de tâche.

Double dissociation.

 

 

→ durée de stockage des informations.

Effet de position sérielle = effet de la position d’un mot dans une série sur sa probabilité de rappel en fonction de l’intervalle (0 vs 30 sec) séparant la fin de l’étude et le test de rappel libre :

                - effet de primauté.

                - effet de récence.

→ MS = RIS = Mémoire à très court terme = mémoire tampon (mémoire disponible mais de manière très brève), permet d’éviter que les informations disparaissent immédiatement. Il y a plusieurs mémoires sensorielles, notamment :

                - la mémoire sensorielle visuelle = mémoire iconique.

                - la mémoire sensorielle auditive = mémoire échoïque.

→ données neuropsychologiques : double dissociation :

                - H.M → effet de récence (Milner, 1956).

                - K.F → effet de primauté (Shallice et Warrington, 1970).

 

 

III. Stockage temporaire de l’information.

 

 

1. Les mémoires sensorielles :

 

a. Visuelle :

 

Expérience (Sperling, 1963) :

 

 

1) Le sujet avait pour consigne de rappeler le plus de lettres possibles → 33% du contenu rappelé, soit 4 ou 5 lettres rappelées.

2) Le sujet doit rappeler une ligne (1ère ligne si son aigu, la 2ème ligne si son moyen et la 3ème ligne si le son est grave) → le sujet est alors capable de rappeler 3 lettres sur 4, soit 75% de la ligne (donc on a les ¾ de la matrice dans la tête !).

 

Condition de rapport complet : présentation d’une matrice de 12 lettre pendant une période très brève (50ms) ; on demande en suite aux sujets de rappeler un maximum de lettre. En général les sujets se rappellent des lettres, environ 1/3 des lettres sont rappelées.

Condition de rapport partiel : même expérience, sauf qu’on demande aux personnes de se rappeler d’une ligne qu’ils ignorent. Lorsque la matrice disparait, on présente aux sujets un son qui leur indique quelle ligne ils doivent rappeler. Ils peuvent rappeler 3 lettres à chaque fois, ce qui signifie 3/4 de la matrice.

 

Le fait de rappeler plusieurs lettres (toutes les lettres de la grille en même temps), la trace mnésique disparait (si 4 lettres rappelées plus de chance, de les rappeler que si toutes les lettres (car ça prend plus de temps !).

 

Pourcentage de rappels corrects de lettres en fonction du délai dans la condition de report partiel (adapté de Sperling, 1963).

 

 

On estime la durée de conservation des données en mémoire sensorielle = 550 ms.

Explication : phénomène de persistance rétinienne = après la disparition de la source, on continue à voir la source même si elle a disparu.

On a testé cette hypothèse : on présente à un œil une image pendant une durée très brève, et immédiatement après on présente un flash lumineux sur le même œil ou sur l’autre. Dans le cas où le flash est sur le même œil, on oublie avoir vu l’image, dans le cas ou c’est l’autre œil, on se souvient de l’image.

On considère que la MSV est une mémoire complexe, qui implique différents phénomènes.

 

Ex : vache présentée dans œil gauche :

1) Puis flash lumineux :

                Si œil gauche → trace de la vache disparait !

                Si œil droit → vache retenue.

2) Si œil gauche → trace mnésique de la vache disparue.

    Si œil droit → trace mnésique de la vache disparue.

→ Conclusion : la mémoire visuelle n’est pas unitaire !

 

b. Auditive :

 

Il n’y a pas une mais plusieurs mémoires sensorielles, notamment la mémoire iconique (visuelle), la mémoire échoïque (auditive).

La mise en évidence de cette mémoire échoïque, a été montrée, que lorsqu’on fait écouter un signal sonore très bref, les sujets jugent le son plus long de ce qu’il est réellement (comme un écho) à un son de 30 ms durée réelle, sera à l’oreille du sujet d’une durée de 150 ms.

On pense qu’il y a aussi un phénomène de répétition de l’information auditive.

Le principe général des expériences est de présenter un Stimulus de 30 millisecondes et d’éteindre une lampe pour montrer à l’observateur quand pour le sujet, le son est terminé (cela va permettre de regarder la durée subjective/durée considérée par l’individu → on peut remarquer une surestimation de cette durée).

Soucis :

                - subjectivité de l’individu.

                - difficulté à discriminer les différents sons.

                - une partie de ces informations, sera traitée dans un niveau supérieur, la MCT.

 

Ecoute dichotique : sélection précoce.

 

c. L’attention :

 

 

 

On va extraire de toutes les informations qu’on présente les informations qui sont pertinentes, ou que l’on considère comme telle.

Hypothèse 1 : sélection précoce de l’information uniquement sur la base des stimuli physiques.

Hypothèse 2 : sélection tardive lorsque tous les stimuli ont été traités.

 

Expérience d’Efron :

 

Beaucoup d’informations viennent en MS mais la capacité de traitement des informations en MCT, est limitée. C’est pourquoi certaines informations seront sélectionnées (sinon saturation) → c’est que l’on appelle l’attention sélective. Ces informations seront traitées en MCT.

 

2. La MCT :

 

A une capacité limitée des informations, en moyenne, 7 informations/items (par la suite, Ebbinghaus découvrira que la capacité  7 ± 2 (Ceci est un ordre de grandeur très stable, que l’on retrouve dans toutes les cultures et toutes les langues).

Comment évaluer les capacités de la MLT ? Il faut utiliser des technologies adéquates.

 

Exemple :

Rappeler : L G P P R A C 0 4             1 Y E                  N Y S E

    - mécanismes utilisés ici sont :

    - la répétition.

    - les connaissances à long terme (ex : L G → portable / N Y → New York).

 

Rappeler : U E 0 6 D S M 5 1 9 9 8 M 6 

→ U E 0 1 9 9 8 M 6

    - capacités de regroupement (ex : 1 9 9 8 = 1998 → coupe de Football etc.) :

    - rend plus difficile la capacité de stockage à long terme.

    - très utile, cela permet de solliciter rapidement des informations.

On peut réduire ces regroupements, en changeant les lettres, les chiffres. Cependant, les sujets trouveront tout le temps des regroupements à faire, par leur vie passée, vie personnelle…).

 

3. Capacité de stockage en MLT :

 

Evaluer de la façon la plus pure qui soit, la capacité à long terme est de 4 items.

 

4. Capacités de la MCT ou (MdT) :

  

Miller (1956) : 7 plus ou moins 2.

 

Miller G.A (1956) : the magical number seven plus or minus two : Some limits-on our capacity for processing information, Psychology Review, 63, 81-97. 

COWAN, N. (2001) : The magical number 4 in short-term memory : a reconsideration of mental storage capacity. Behavioral and Brain Sciences, 24, 87-185.

 

5. L’oubli en MCT : la tâche de Brown-Peterson :

 

1) Présentation de 3 consonnes (e.g., B J X).

2) Présentation d’un nombre de 3 chiffres  (e,g., 562).

3) Comptage à rebours de 3 en 3 à partir de ce nombre (562 – 565 – 568 etc.).

4) Rappel de 3 consonnes.

 

 

On peut considérer qu’au bout d’une trentaine de secondes, l’information en mémoire à long terme.

 

a. Les causes de cet oubli en MCT :

 

Déclin de la trace (Peterson et Peterson, 1959), elle s’estompe avec le temps de façon passive, sans qu’il se passe quoique ce soit. L’information s’efface avec le temps en MCT car elle n’est pas répétée.

 

Interférence (Keppel et Underwood, 1962 ; Wickens et al., 1963) 

    - Interférence entre le trigramme à rappeler la tache de comptage à rebours.

    - Interférence proactive : les premiers trigrammes perturbent l’apprentissage de nouveaux.

Expérience qui consistait à :

    -  présenter : un trigramme/triplet de chiffres un temps.

    - attendre un moment.

 

Ils ont divisé les sujets en 2 groupes :

 

 

Remarques :

- si tout le temps triplet de lettres : diminution progressive.

- si de lettres puis triplet de chiffres : diminution puis augmentation à partir de 4.

- si triplet de lettres puis triplet de chiffres et encore triplet de lettres : rebaisses.

Interférence entre le trigramme à rappeler et la tâche de comptage à rebours.

 

Il y a une relation entre le temps de réponse et l’angle de rotation. On est capables de faire de la rotation spatiale sur des informations qui sont visuelles. On peut donc coder une information visuo-spatiale. On peut aussi la coder phonétiquement.

 

Interférence proactive : les premiers trigrammes perturbent l’apprentissage de nouveaux, l’ancien gêne le nouveau (ex : lapsus avec le nom du petit ami alors qu’il « a la même fonction que l’ancien » ou l’appeler par son frère etc.).

Interférence rétroactive : le nouveau gêne l’ancien (ex : numéro de téléphone).

 

(Que fait-on à une hypothèse falsifiable / réfutable (on peut savoir si elle est vraie ou pas ?))

 

6. Tache de rappel libre :

 

Tache de rappel indice C (indice pour aider à « rappeler »).

 

Effet d’interférence d’étude phonologique.

 

Expérience célèbre : le codage visuel (Shepard & Metzler, 1971) :

 

 

 

→ Différence angulaire des trois figures.

 

Principe : dire si les figures sont identiques ou non (montrées sous un angle différent).

- 3 possibilités d’encoder l’information :

- le temps mis pour réaliser cette tâche est proportionnel au ????

- Les sujets sont capables de réaliser une représentation mentale.

- sous une forme sémantique.

 

→ Rotation cérébrale :

                - codage visuel.

                - ??????.

                - codage sémantique.

 

7. La mémoire de travail (M.d.T) :

 

La MdT est un système servant à retenir temporairement les informations, à les manipuler pour une gamme importante de tâches cognitives (Baddeley, 1992).

 

La mémoire de travail permet de retenir temporairement des informations pour pouvoir les ressortir.

 

a. Distinction opérationnelle entre M.C.T et MdT (Reulin et Mounier, 1996) :

 

M.C.T : maintien et restitution de l’information (ex : rappeler une séquence de mots dans l’ordre) → maintenir + traiter.

 

MdT : maintien l’information pendant la réalisation d’une activité cognitive complexe (ex : rappeler une séquence de mots dans l’ordre, la présentation de chaque mot étant précédé d’une opération à résoudre : 6x7 = 44 → Vrai ou faux ?) → Stockage + traitement.

 

(Ex : répondre à des questions :

1)       De quelle couleur est un schtroumpf ? → bleue.

2)       Combien font 6x6 ? → 36.

3)       Où habitez-vous ? → Nice.

Ensuite, rappeler toutes les réponses dans l’ordre.

 

Exemple du Burger de la Mort.

Exemple : empan endroit (WAIS) :

    - « Je vais vous dire quelques chiffres. Ecoutez attentivement et quand j’aurai fini, vous les répéter exactement comme je vous les ai données. »

    - 5-2 / 7-3-2 / 4-9-1-5…

Exemple : mémoire de travail verbale chez l’enfant (MTVE, SEIGNEURIC et al. 2008) :

    - Je vais vous lire une phrase. Il manque le dernier mot, c’est a vous de le trouver et de me le dire à haute voix.

    - Exemple de phrases :

         + En automne, les arbres perdent leur …

 

Développement des capacités (1 et 6 ans) et évolution des capacités (4/6 ans).

 

La MdT n’est pas un modèle unique, Baddeley et Hitch (1974) ; Baddeley (1986) :

 

 

→ C’est le modèle actuel utilisé par de nombreux chercheurs, car il est simple à décrire.

 

b. Conceptions récentes de la mémoire de travail :

 

Le modèle de Baddeley de 1986 puis de 2000-2003, Nature Reviews Neuroscience :

 

Métaphore spatiale :

MDT = espace de stockage temporaire et de traitement de l’information.

 

 

Cowan (1999), Just & Carpentier (1992) :

 

Mémoire énergétique :

MDT = partie activée de la MLT.

 

 

8. Ressource, capacité et charge (Halford, 1983) :

 

Capacité cognitive : quantité maximale de ressources disponibles chez un individu.

Ressources cognitives : quantité d’énergie mentale disponible à un moment donné chez un individu particulier.

Charge cognitive (ou effort mental) :

                - charge imposée par la tâche et l’environnement.

                - expertise du sujet.

                - stratégie adaptée par le sujet.

 



08/07/2012
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