Cours de psychologie

Langage enfantin et aphasie - Roman Jakobson

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Les dégâts aphasiques reproduisent à l’envers l’ordre des acquisitions enfantines.

La typologie linguistique des aphasies se voit destinée à éclaircir les rapports complexes entre le système nerveux central et les activités intellectuelles qu’il contrôle et dirige.

Dentale : consonne que l’on prononce en frappant la langue contre les dents (d, t).

Labiale : consonne articulée à l’aide des lèvres (p, b).

Palatale : consonne dorsale dont le lieu d’articulation est situé sur la partie supérieure du palais (j, gn).

Vélaire : voyelle ou consonne dont le point d’articulation est le voile du palais (k, u).

 

I. Langage enfantin, aphasie et lois générales de la structure phonique.

 

L’évolution phonique du langage enfantin et de l’aphasie comme problème linguistique.

 

L’enfant crée en empruntant. L’emprunt n’est pas une copie conforme, chaque imitation nécessite un choix et donne ainsi lieu à un écart créateur par rapport au modèle, certaines parties de celui-ci étant éliminées, d’autres largement remaniées. Il se peut alors que le système phonique de l’enfant présente, en dépit de sa dépendance à l’égard du système adulte, des éléments totalement étrangers au modèle.

Le consonantisme français est typiquement un système triangulaire où les trois types d’occlusives prennent chacune une forme voisée, une forme non voisée et une forme nasale, et où les trois types de constrictives sont soit voisées, soit non voisée ; on obtient ainsi pour chaque type une labiale, une dentale et une palatale.

Tant que les occlusives ne sont pas encore scindées en deux séries par le larynx, elles sont non voisée et non aspirées.

Le jeune locuteur introduit des modifications dans le modèle linguistique et s’en écarte souvent avec obstination en s’opposant à toute tentative de correction. Ce type de position séparatiste, lourde de conséquence et qui se rencontre dans les champs linguistiques les plus divers, se retrouve aussi chez l’enfant et peut même le mener à la pratique d’une sorte de langage autistique.

Esprit particulariste : enfant qui refuse le langage de son milieu mais qui le possède d’une manière passive.

Force unifiante : même principe que l’esprit particulariste, mais agit également en sens inverse lorsque les adultes parlent aux enfants.

Dans toute langue, les changements phonétiques imputables aux enfants se manifestent soit par l’adaptation des générations plus âgées au langage enfantin, soit par le déplaisir tenace que manifestent les enfants, autrement dit les jeunes générations, à adopter certaines parties du patrimoine linguistique.

Les changements linguistiques ne sont pas des apports venus de l’extérieur que les enfants surajouteraient à la charpente de la langue ; les enfants ne font qu’anticiper des remaniements intérieurement prédestinés, latents et en quelque sorte déjà dans l’air.

Loi de Schultze : les premiers sons appris par l’enfant sont ceux qui requièrent le moindre effort physiologique.

Les véritables débuts du langage enfantin sont précédés par ce qu’il est convenu d’appeler la période du babil, au cours de laquelle on assiste chez de nombreux enfants à la production d’une étonnante quantité de sons les plus divers. Un enfant est capable d’articuler dans son babil une somme de sons qu’on ne trouve jamais réunis à la fois dans une seule langue, ni même dans une famille de langues. L’enfant est, au sommet de sa période de babil, capable de produire tous les sons imaginables.

L’enfant perd pratiquement toutes ses facultés d’émettre des sons lorsqu’il passe du stade prélinguistique à l’acquisition de ses premiers mots, première étape à proprement parler linguistique. Les sons ne sont souvent reconquis par l’enfant qu’après de longs efforts, qui peuvent parfois durer plusieurs années.

Autoécholalie : lorsque l’enfant essaie d’imiter ses propres réalisations sonores.

La langue revêt pour l’enfant deux aspects : l’un, dont il dispose activement, l’autre, le langage adulte, dont il ne dispose que passivement. Pendant un certain temps, l’enfant ne peut pas, parfois même ne veut pas, franchir cette limite et exige en fait que les adultes de leur côté fassent de même.

Lors du passage du babil au langage, le son de la langue acquiert une valeur phonétique. Ainsi, parallèlement au monologue égocentrique et sans but, se forme et se développe peu à peu chez l’enfant une intention de communication qui va remplacer ce délire de la langue encore ancré dans le biologique. Il s’agit ici des premières manifestations de la vie sociale, l’enfant essaie de répondre aux différentes interpellations et de s’adapter à tout, même aux variations d’intensité de la voix de ses interlocuteurs. Au désir de participer à la conversation vient s’ajouter la capacité de communiquer quelque chose, le semblant de parole devient véritable dialogue. Dès que la production des sons se fait dans une ferme intention de désignation, le stade de formation effective du langage est atteint.

A la place de l’abondance phonétique du babil s’installe l’austérité phonématique des premiers paliers du langage ; une sorte de déflation vient transformer les sons sauvages du babil en valeurs linguistiques.

Formation onomatopéique : imitation de sons.

Il peut arriver qu’un son onomatopéique occasionnel prépare et facilite en quelque sorte l’apparition du phonème correspondant, sans même que cette expression ait préalablement pris place dans le vocabulaire constitué de l’enfant.

Les sons subissent de la part de l’enfant une sélection à l’issue de laquelle ils ne deviennent des sons du discours que dans la mesure où ils se rapportent au langage au sens strict du terme, à savoir aux signes linguistiques arbitraires. Cette sélection est inséparablement liée à la nature sémiotique du langage ; il s’agit d’un problème purement linguistique, les sons n’étant considérés que sous l’angle de leur fonction de signe. La question des sons prélinguistiques du babil révèle, à l’opposé, de nature exclusivement phonétique, essentiellement articulatoire ; il est significatif que l’on ne puisse dans ce cas mettre en évidence un ordre général des acquisitions.

Aussitôt atteint le premier stade du langage proprement dit, aussitôt entamée la sélection des sons et la construction d’un système phonématique, on observe un ordre de succession strictement régi et universellement valide.

La pérennité du son, le caractère intentionnellement signifiant de la construction dans laquelle il apparaît et la portée sociale de l’expression constituent les critères principaux qui permettent de distinguer le son linguistique du son du babil. Avec la croissance de l’enfant, l’aspect social devient de jour en jour plus déterminant et le babil n’apparaît plus qu’aux moments des jeux solitaires du coucher et du lever, pour se trouver finalement relégué plus tard dans les manifestations du rêve.

La pathologie du langage distingue radicalement, d’une part les troubles aphasiques proprement dits, d’autre part les troubles articulatoires dus aux lésions de l’appareil bulbaire efférent (suivant le degré de gravité, on parle de dysarthrie ou d’anarthrie), les lésions immédiates de l’appareil circulatoire (dyslalie, alalie mécanique), ou encore les défauts auditifs périphériques.

Aphasie : acquisition mnésique du langage qui se perd, il n’y a lésion ni de l’appareil articulatoire ou des organes auditifs, ni de l’appareil bulbaire.

Ce n’est pas l’appauvrissement des sons articulatoires ou audibles qui importe, mais celle des sons à fonction distinctive, là réside l’origine véritable des troubles de la production ou de la compréhension des sons.

Les éléments isolés du système phonématique disparaissent dans l’aphasie phonique suivant un ordre déterminé.

Le démantèlement du système phonématique de l’aphasique s’accompagne d’un aspect constructif qui peut rappelle la fonction de rechange réparatrice observée maintes fois dans les formations nouvelles de l’agrammatisme.

L’aphasie ne peut échapper complètement à la phonologie, dans la mesure où les fonctions qui en dépendent participent à l’élaboration du sens.

Notre langage, caractérisé par une appréhension de réalités permanentes ou relativement telles, abstraite à partir d’elle et s’y référant, diffère radicalement des sensations acoustiques et articulatoires non référentielles de l’âge du babil ; l’enfant n’acquiert cette appréhension qu’avec l’apprentissage de la langue. Dans l’aphasie pure, on assiste à la perte de cette empreinte de l’acquis mnésique des sons.

Alors qu’une signification déterminée et constante correspond à chaque mot, ou à chaque forme grammaticale, le phonème, lui, n’exerce qu’une fonction distinctive, sans posséder en tant que tel une signification positive propre.

La participation fondamentale du phonème à la signification, c’est-à-dire sa fonction distinctive, devient patente dans les troubles de la compréhension, aussi bien des sons que des mots.

Plus la perturbation phonétique est importante, plus difficile sera la distinction des mots et des significations.

Homonymes : mots phonétiquement identiques. Comme trouble, disparition de traits distinctifs.

Paronymes : mots phonétiquement similaires. Comme trouble, réduction de traits distinctifs.

Quelque que soit l’étendue de l’aphasie, c’est toujours la fonction sémiotique des unités linguistiques correspondantes qui est atteinte : le phonème perd sa valeur distinctive, le vocabulaire sa signification lexicale et les formes morphologiques et syntaxiques leurs significations grammaticales.

Aphasie sensorielle : déficit intellectuel spécialisé pour le langage. Est touchée la valeur linguistique.

La spécificité de la perception des sons ne provient pas de caractéristiques propres au son qui permettraient de le différencier des sons et des bruits, mais se fonde uniquement sur les lois qui assurent la transformation du matériel brut acoustico-moteur en valeurs sémiotiques (ou de signes), donc sur les lois de structure du système phonématique. Chaque son du langage représente un ensemble de traits distinctifs, chaque trait occupant l’un des pôles d’une opposition binaire qui implique l’existence du pôle opposé.

L’absence de troubles de la déglutition et de la mastication, ou d’autres symptômes pseudo-bulbaires, de même que l’intégrité des éléments expressifs de la parole, prouvent que les troubles aphémiques n’altèrent ni la motricité ni la mémoire kinesthésique, mais le projet idéatoire ; non l’instrument inné, mais la connaissance des tâches linguistiques particulières que celui-ci permet d’exécuter.

L’accomplissement d’un acte repose sur la kinesthésie des membres et l’acquis mnésique. Dans le cas du son du langage, c’est le contenu avec sa valeur sémiotique qui prédomine sur les éléments acoustiques et kinesthésiques, et sur leur conjonction mnésique.

L’émission vocale est un mouvement intentionnel dont la fin est la valeur distinctive du son : dès lors que cette activité est privée de son but apparaît l’incapacité d’accomplir un mouvement isolé (en l’occurrence, articuler des sons privés de sens) appris dans le cadre d’une autre activité de caractère complexe (en l’occurrence, articuler des sons significatifs qui permettent de distinguer des mots).

Un phonème se rapporte à une entité morphologique et un seul et même phonème peut, de la même manière, entretenir avec celle-ci des rapports multiples. Il n’a aucun rapport direct à l’objet, il contribue à distinguer les significations tout en étant privé de significations lui-même.

Le fait que le mutisme des sons chez les polyglottes puisse se cantonner à une seule langue sans s’étendre à toutes les autres témoigne contre l’hypothèse d’une ataxie des muscles phonatoires.

Les mutismes partiels de sons proviennent avant tout d’une perte de la faculté de différenciation. Le système différenciateur de la « gesticulation pneumo-laryngobuccale » se dégrade mais, dans la mesure où ces gesticulations engendrent des significations (gesticulation significative), leur fonction sémantique est déterminante pour assurer leur différenciation.

 

Stratification du système phonématique.

 

Alors que l’ordre d’acquisition des sons du langage enfantin paraît être stable dans ses principaux traits, la rapidité de cette succession au contraire est variable et individuelle.

C’est un fait apparemment universel que l’acquisition des dentales précède toujours celle des palatales dans le langage enfantin.

La chronologie absolue, contrairement à la chronologie relative, est très vacillante.

Le langage des débiles reste figé à une étape primitive de leurs acquisitions linguistiques. La structure phonique infantile demeure inchangée et c’est ainsi que les constrictives continuent à être remplacées par les occlusives.

Au seuil de la première étape linguistique, le vocalisme débute par une voyelle ouverte, tandis que simultanément une occlusive antérieure inaugure le consonantisme. Le a émerge comme première voyelle du langage enfantin et une occlusive labiale en général comme première consonne.

Consonantisme minimal : les deux premières oppositions langagières présentent dans toutes les langues. La première opposition consonantique se produit entre une labiale et une nasale, elle est suivie par celle des labiales et des dentales.

Vocalisme minimal : fait suite au consonantisme minimal, système de 3 voyelles présent dans toutes les langues. La première opposition vocalique est l’opposition entre une voyelle large et une voyelle plus étroite et antérieure, ensuite la voyelle étroite devient soit facultative soit combinatoire.

Les deux variétés du vocalisme minimal comme le consonantisme minimal se caractérisent fondamentalement par l’existence de phonèmes combinant deux qualités distinctives.

L’acquisition des constrictives présuppose celle des occlusives dans le langage enfantin et dans aucune langue les premières ne peuvent exister sans les secondes.

Au début, l’enfant transforme les constrictives en occlusives correspondantes.

L’acquisition par l’enfant des consonnes postérieures présuppose celle des consonnes antérieures, c’est-à-dire des labiales et des dentales ; les occlusives orales ou nasales postérieures en particulier ne sont acquises que si les occlusives orales ou nasales antérieures le sont déjà. Parallèlement, l’acquisition des constrictives postérieures présuppose celle des constrictives antérieures et aussi celle des occlusives postérieures.

Aucune langue ne possède de consonnes postérieures sans les antérieures, mais il existe en revanche quelques langues possédant des labiales et des dentales dépourvues de consonnes postérieures.

Phonème constrictif indéterminé : lorsque les constrictives se réduisent à un seul phonème. Phonème auquel ne s’oppose aucun autre phonème constrictif, et dont le point d’articulation n’intervient pas, donc seul est pertinent le caractère constrictif.

Les semi-occlusives ou affriquées, qui s’opposent aux occlusives correspondantes dans un système phonématique donné, ne sont acquises par l’enfant qu’après les constrictives de la même série.

L’enfant ne peut acquérir d’oppositions entre deux voyelles de même degré d’aperture s’il n’a pas déjà acquis l’opposition correspondante entre voyelles de degré d’aperture plus étroite.

Les degrés d’aperture ne peuvent servir à distinguer les voyelles arrondies dans le langage enfantin tant que la même opposition n’est pas acquise pour les voyelles non arrondies.

Les voyelles palatales arrondies n’apparaissent dans le langage enfantin qu’après les voyelles primaires, c’est-à-dire après la voyelle vélaire arrondie et après la voyelle palatale non arrondie de même degré d’aperture.

L’existence d’une voyelle secondaire dépend, dans toutes les langues, de la coexistence des deux voyelles primaires correspondantes.

Les oppositions que l’on rencontre rarement dans les langues du monde appartiennent aux acquisitions phoniques les plus tardives de l’enfant.

Quand 2 phonèmes ont pris place dans le langage enfantin, l’un impliquant l’autre, c’est l’élément impliquant qui semble être le plus fréquent dans la parole qui entre le plus fréquemment en rapport avec d’autres phonèmes et possède un pouvoir d’assimilation plus actif.

Une valeur secondaire ne peut se rencontrer dans un système linguistique sans la valeur primaire correspondante. Ce qui signifie, qu’en l’absence de la valeur primaire, la valeur secondaire correspondante ne peut se constituer dans le système linguistique, tandis que, sans la valeur secondaire, la valeur primaire correspondante ne peut être éliminée.

La parole du dysarthrique n’est troublée que dans la mesure de l’atteinte instrumentale et ne manifeste aucune régularité dans la succession des troubles phoniques. De même, chez le nourrisson, il n’y a aucun ordre constant et régulier des sons du babil. Les troubles phoniques des aphasiques manifestent au contraire un échelonnement régulier comparable aux véritables progrès linguistiques de l’enfant.

Dans l’aphasie, les voyelles secondaires sont perdues avant les voyelles primaires ; puis les affriquées sont abandonnées d’une manière enfantine ; vient alors le tour des constrictives, qui sont confondues comme chez l’enfant avec les occlusives.

Les consonnes orales antérieures sont plus résistantes que les sons palato-vélaires, qui se transforment le plus souvent en dentales ; ce phénomène trouve sa correspondance exacte dans le langage enfantin.

Paradeltazismus : confusion des dentales et des labiales en une seule série, représentée le plus souvent par des sons labiaux.

Les strates supérieures sont toujours dissoutes avant les inférieures. Les structures initiales sont recouvertes par les suivantes, et la dissolution touche d’abord les strates les plus élevées.

La récupération des sons lors de la guérison des aphasiques correspond directement à l’ordre des acquisitions observé dans le langage enfantin.

L’aphasie ne se manifeste que dans le rêve profond, et les troubles de sons dans les couches les plus profondes.

Le mot plein est remplacé dans le rêve par un substitut, refoule ce dernier au réveil et vient automatiquement prendre sa place dans la mémoire.

Tout accroissement et toute perte, à l’intérieur d’un système phonologique donné, reposent toujours sur la même hiérarchie de valeurs.

 

Fondement des lois structurales.

 

Les lois phoniques du langage enfantin ne doivent pas être séparées mécaniquement des manifestations qui leur correspondent dans les langues du monde et dans l’aphasie, pas plus que l’on ne doit traiter des sons isolés sans prendre en considération la place qu’ils occupent dans le système phonique.

Ce qui importe dans chaque système y compris celui du langage enfantin, ce ne sont pas les sons isolés, mais les distinctions entre sons, donc avant tout le rapport de chaque son à tous les autres sons du système.

C’est seulement à la lumière d’un procédé totalisant et proprement linguistique que la succession par paliers du système phonématique s’avère être significative et rigoureusement conséquente : celle-ci obéit à la loi du contraste maximum et procède du plus simple et du plus homogène au plus stratifié et au plus différencié.

Gazouillis : début de la période de babil chez l’enfant, la langue garde la position de repos et des sons indéterminés et neutres sont produits.

Le premier stade du langage enfantin commence par une distinction et une délimitation nettes entre consonnes et voyelles. Du point de vue moteur, ces deux classes fondamentales de sons de la langue s’opposent l’un à l’autre en tant que resserrement et dilatation.

Les consonnes sont habituellement non voisées dans les premiers stades du langage enfantin, et perdent le caractère voisé dans le mutisme phonique partiel ; les consonnes non voisées sont reconnues avant les consonnes voisées dans la surdité phonique partielle.

Les sons de la langue (ou les autres valeurs linguistiques) peuvent entretenir entre eux 2 types de rapport : substitution (relation associative ou paradigmatique) et succession (relation syntagmatique chez Saussure).

Le rapport de succession précède chez l’enfant celui de la substitution, le contraste successif précède le simultané. L’opposition entre consonne et voyelles prend place sur l’axe syntagmatique.

Le son ne peut avoir de fonction distinctive et donc signification tant que n’apparaît pas la série substitutive.

L’opposition universelle entre consonnes orales et nasale, représente dans le langage enfantin, la première opposition phonique tendant à acquérir une valeur distinctive de signification.

La source des entités linguistique se trouve dans les expressions affectives prélinguistiques. La nasalisation est particulièrement chargée émotivement, alors que l’occlusive signale plutôt une émotion modérée ou un apaisement.

Comme les sensations visuelles, les sons de la langue sont soit clairs, soit sombres, et peuvent être selon les cas chromatiques ou non. Lorsque le chromatisme (plénitude de son) diminue, l’opposition clair-sombre s’accentue. Plus les voyelles sont larges, plus elles sont chromatiques et moins elles sont affectées par l’opposition clair-sombre.

Les voyelles se distinguent des consonnes par leur chromatisme prononcé.

Chromatisme : caractéristique phénoménale spécifique des voyelles.

Le caractère clair des dentales et des palatales est du à la subdivision du résonateur oral en deux chambres de résonance plus courtes, et à l’élargissement de son orifice postérieur (pharynx) tandis que le caractère sombre des labiales et des vélaires provient du résonateur non divisé, plus long par conséquent et d’orifice postérieur plus rétréci.

Au cours du développement du langage enfantin, la première opposition vocalique n’apparaît qu’après l’opposition consonantique clair-obscur. Il existe ainsi une étape du développement où les consonnes exercent déjà une fonction distinctive tandis que la voyelle, unique, ne sert encore que d’appui à la consonne et de matière aux variations expressives.

Les consonnes qui se divisent en blanches et noires sur la ligne de base, apparaissent en premier ; il s’y ajoute dans un deuxième temps les voyelles, réparties sur la ligne verticale selon leur degré de chromatisme.

Le développement des sons de la parole suit le même ordre que le développement des sensations visuelles ; les couleurs dites franches de différents degrés chromatiques sont précédées par la série non colorée noir-blanc.

L’opposition entre labiales et dentales conduit à la séparation de deux unités linguistiques hiérarchiquement subordonnées l’une à l’autre : la qualité distinctive et le phonème.

L’ambigüité initiale d’un mot décroît lorsque croît le nombre des traits distinctifs coocurrents dans un phonème, et lorsque s’allonge dans le mot la séquence des phonèmes.

Le nombre des qualités distinctives du phonème (ou celui des phonèmes dans le système phonématique) et le nombre maximum des phonèmes du mot ne sont pas seuls à croître par paliers dans le langage enfantin (ou à décroître dans l’aphasie) ; il en est de même de leurs possibilités de distribution et du nombre maximum de distinctions phonématiques à l’intérieur du mot.

Stade monophonématique : au début du langage enfantin, un seul son par mot possède la fonction de distinguer les significations.

Stade biphonématique : suivant le stade monophonématique, deux sons par mots possèdent la fonction de distinguer les significations.

Le caractère clair des dentales se comporte par rapport au caractère sombre des labiales comme une qualité élémentaire par rapport à une qualité complexe, ce qui donne naissance à une nouvelle solidarité irréversible : un phonème labial ne peut ni apparaître ni exister sans un phonème dental correspondant.

Pour les occlusives, la solidarité correspondante est réversible puisqu’une opposition consonantique présuppose l’opposition consonne-voyelle et qu’une occlusive labiale est indispensable à cette dernière opposition.

Mais quand le phonème représente une valeur inférieure au mot et supérieure au trait distinctif, il y a solidarité des labiales et des dentales.

Les unités moins structurées sont remplacées par les plus structurées dans le développement du système phonématique.

 

Conclusions.

 

Les acquisitions phoniques de l’enfant et les troubles phoniques de l’aphasique se fondent sur les mêmes lois de solidarité que l’inventaire phonique et l’histoire des sons de toutes les langues du monde.

Le système phonologique mais aussi l’ensemble des combinaisons phonématiques, de même que les constituants à la fois phonétiques et grammaticaux de la langue, sont soumis au même principe de hiérarchisation, et cette hiérarchisation des valeurs linguistiques, toujours et partout uniforme, porte en elle-même sa propre justification.

L’ontogenèse aussi bien que la phylogenèse du langage sont soumises au même principe fondateur qui détermine l’ensemble de l’univers du langage.

Principe de changement du langage : on ne peut ni ériger la superstructure sans avoir créé les fondements correspondants, ni détruire les fondements sans avoir détruit les superstructures.

 

II. L’aphasie comme problème linguistique.

 

L’aphasie peut mener à une redistribution des fonctions linguistiques.

La régression aphasique est le miroir de l’acquisition par l’enfant des sons du langage ; elle suit, mais à l’inverse, le développement de l’enfant.

Les deux tropes en opposition, métaphore et métonymie, offrent l’expression la plus condensée de deux modes fondamentaux de relation : la relation interne de similarité (et de contraste) est sous-jacente à la métaphore ; la relation externe de contiguïté (et d’éloignement) détermine la métonymie.

Le langage, sous ses aspects les plus variés, joue sur les deux modes de relation. Que les messages soient échangés ou que la communication procède unilatéralement du destinateur au destinataire, il faut bien qu’il y ait entre les participants de tout événement langagier une certaine forme de contiguïté qui assure la transmission du message. La séparation dans l’espace, et souvent dans le temps, de deux individus, le destinateur et le destinataire, est pontée par une relation interne : il faut qu’il y ait une certaine équivalence entre les symboles utilisés par le destinateur et ceux qui, connus du destinataire, sont interprétés par lui. Sans une telle équivalence, le message est sans fruit : même s’il atteint le récepteur, il ne l’affecte pas.

Le destinateur est un encodeur, et le destinaire est un décodeur.

Il ne suffit pas de connaître le code pour saisir le message, mais il faut aussi connaître le contexte, verbalisé ou non, peut importe, mais verbalisable en tous cas. Domaine de la contiguïté. Les composants de tout message se rattachent nécessairement au code par une relation interne d’équivalence et au contexte par une relation externe de contiguïté.

Morphème : plus petite unité du langage dotée de sens.

Le mot est le contexte des morphèmes, juste comme une phrase est le contexte verbal de mots et un énoncé le contexte verbal de phrases, tandis qu’un morphème à son tour est le contexte de phonèmes.

Tandis que la combinaison de mots en une phrase reste liée à des règles syntaxiques, nous cessons d’être limités par des règles contraignantes quand nous combinons des phrases en un énoncé, même s’il existe manifestement, outre des phrases stéréotypées, des énoncés entiers tout faits.

Chaque niveau des unités linguistiques offre un système différent de relations entre code et contexte.

Il n’y a qu’un seul des deux modes de relation similarité et contiguïté, qui soit atteint de détérioration, ou du moins de très grandes détériorations, dans le comportement verbal de l’aphasique.

Les patients dont les relations internes sont troublées et les relations externes intactes, sont capables de suivre, de soutenir et de compléter un contexte. Les aphasiques chez qui la relation interne est perturbée (trouble de la similarité) ont des difficultés dans l’arrangement des unités de code suivant leur similarité. Il ne peut utiliser et comprendre que la métonymie.

Dans l’autre type d’aphasie, où les relations externes sont troublées, le patient n’arrive pas à traiter la contiguïté tandis que les opérations fondées sur la similarité restent intactes. Il perd la faculté de former des propositions. Le contexte se désintègre. Style télégraphique. Utilisation de métaphore.

Hétéronymes : mots correspondants de deux codes différents.

Synonymes : mots sémantiquement semblables du même code.

Circonlocution : mot et phrase plus explicite. Procédé rhétorique par lequel un mot est remplacé par une expression le désignant. Se rapproche de la périphrase.

Des deux libertés relatives du locuteur, sélection libre des mots et combinaison libre de ceux-ci dans les contextes de grande taille, la première est limitée en cas de trouble de la similarité, et la dernière l’est en cas de trouble de la contiguïté, où la phrase et l’énoncé entier tendent à se réduire à une phrase d’un mot et à un énoncé d’une phrase.

L’aphasie avec trouble de la contiguïté présente la régression la plus régulière et la plus cohérente vers les stades infantiles primitifs du langage.

Alors que chacun de ces deux types d’aphasie tend à l’unipolarité, le comportement verbal normal est bipolaire. Mais tout usage individuel du langage, tout style verbal, tout mouvement littéraire témoigne d’une prédilection nette, soit pour le modèle métonymique, soit pour le modèle métaphorique.

 

III. Pourquoi « papa » et « maman » ?

 

Il y a, entre des langues non historiquement liées entre elles, une convergence frappante dans la structure des termes parentaux.

A ses premières étapes, le discours enfantin n’utilise pas de groupes consonantiques, mais seulement des combinaisons consonne-voyelle.

Les noms de nursery pour père et mère, de même que les premières unités signifiantes à émerger dans le discours de l’enfant, se fondent sur la polarité opposant la consonne optimum et la voyelle optimum.

Avec les termes « papa et maman », l’enfant passe par une période de transition où « papa » désigne le parent présent, tandis que « maman » signale un appel à la satisfaction d’un besoin ou à la personne même qui satisfait les besoins de l’enfant, à savoir, en premier lieu et avant tout, mais pas nécessairement, la mère.

Le terme paternel annonce la transition entre expression affective et langage dénotatif, alors que pour le terme maternel, la valeur purement référentielle n’apparaît qu’à un stade ultérieur, œdipien.

 

IV. Vers une typologie linguistique des troubles aphasiques.

 

Première dichotomie : troubles de l’encodage (combinaison, contiguïté) et troubles du décodage (sélection, similarité).

 

La sélection est sur la similarité, la combinaison sur la contiguïté.

Par cette dichotomie, on distingue deux grands types d’aphasie : prédominance du trouble d’encodage et prédominance du trouble de décodage.

Les détériorations de l’un des deux processus de codage affectent aussi en général le processus opposé. Ceci est particulièrement vrai du trouble du décodage, qui affecte le processus d’encodage beaucoup plus que les troubles d’encodage n’affectent le processus de décodage.

Aphasie motrice (aphasie de Broca = troubles de l’encodage = aphasie efférente ou cinétique = trouble de la contiguïté = trouble de la séquence) : combinaison perturbée, difficultés dans l’usage des groupements de phonèmes et dans la construction des syllabes, obstacles dans la production des transitions de phonème à phonème et de syllabe à syllabe. Déficit d’abord grammatical, et plus élaborée est la construction grammaticale plus imminente sera sa désintégration. Les outils du langage (connecteurs, articles, pronoms) sont les premiers supprimés. Meilleure différenciation des racines que des suffixes. Effondrement du discours contextuel. Le conséquent détérioré est la combinaison. Détérioration dans l’intégration de constituants successifs. 2 formes atténuées : aphasie dynamique et aphasie afférente.

Aphasie sensorielle (aphasie de Wernicke = troubles du décodage = aphasie afférente = trouble de la similarité = trouble de la co-présence) : incapacité d’utiliser certains constituants phonémiques. Déficit d’abord lexical. Les outils du langage (connecteurs, articles, pronoms) restent intacts. Appauvrissement de la variété des noms, tendance à leur supplanter des substituts généralisés, pronominalisés, et incapacité à la production de synonymes et d’antonymes. Perte de la capacité de comprendre la racine des mots, meilleure différenciation des suffixes que des racines. Perte des opérations métalinguistiques. Le conséquent détérioré est la sélection. Détérioration dans le choix parmi des possibilités superposées et l’identification de ces constituants concurrents. 2 formes atténuées : aphasie sémantique et aphasie amnestique.

L’encodage commence par la sélection des constituants qui, ensuite, seront combinés et intégrés dans un contexte. La sélection est l’antécédent, l’élaboration d’un contexte est le conséquent, le but de l’encodeur. L’encodeur commence par une opération analytique, suivie de synthèse.

Pour le décodeur, il est d’abord confronté au contexte, et c’est ensuite qu’il doit détecter ses constituants. La combinaison est l’antécédent, la sélection, le conséquent, le but immédiat du processus de décodage. Le décodeur reçoit les données toutes synthétisées et procède alors à leur analyse.

Dans les troubles aphasiques, le conséquent est détérioré, alors que l’antécédent reste intact ; la combinaison est donc déficiente dans les aphasies d’encodage, la sélection dans les aphasies de décodage.

 

Deuxième dichotomie : limitation et désintégration.

 

Aphasie dynamique : forme atténuée de troubles de l’encodage, troubles de la contiguïté. N’affecte que les unités du discours outrepassant les limites de la phrase, les longs énoncés, et spécialement les monologues. Cette détérioration n’atteint que les combinaisons verbales qui excèdent les bornes du code verbal. Enchainement excessif dans le code. Détérioration dans l’intégration de constituants successifs. Détérioration des contextes verbaux qui contiennent plus d’une phrase et excèdent ainsi les limites de l’entier syntaxique. Affecte les contextes non codés.

→ Autre variante : incapacité à transposer un dialogue verbal en un système de signes non verbal, artificiel, ou à soutenir un dialogue combinant des énoncés verbaux à des énoncés transposés dans un tel système. Le patient retombe constamment sur des clichés verbaux familiers.

Aphasie sémantique : forme atténuée de troubles du décodage, troubles de la similarité. Enchâssement à filière unique dans le contexte. L’aphasique tend à assigner à chaque classe de mots une seule fonction spécifique. Seules sont retenues les fonctions adverbiales du nom tandis que resteront incompris les groupes où deux noms sont en relation de subordination, spécialement s’il y a réversibilité. Les noms prédicats sont incompréhensibles, les constructions passives embarrassent le patient, et l’ordre sujet-objet est immobilisé à la voix active. L’axe syntaxique supprime l’axe paradigmatique. L’aphasie sémantique simplifie et réduit les règles syntaxiques, et efface les liaisons grammaticales entre phrases. Détérioration dans le choix parmi des possibilités superposées et l’identification de ces constituants concurrents. Abolit toute différence entre les catégories morphologiques et leurs fonctions syntaxiques.

Le langage normal fait une distinction entre les classes de mots et les fonctions syntaxiques : une seule et même classe est susceptible de remplir dans la phrase différentes fonctions ; réciproquement, une seule et même fonction peut être remplie par différentes classes de mots.

 

Troisième dichotomie : séquence (successivité) et co-présence (simultanéité).

 

Il y a deux variétés de combinaisons dans le langage : la co-présence et la séquence temporelle (successivité). C’est la séquence qui subit la détérioration dans les types efférents et dynamiques de troubles de l’encodage, tandis que le troisième type, l’aphasie afférente, disloque la co-présence.

Aphasie afférente (aphasie kinesthésique) : forme atténuée de troubles de l’encodage. L’aphasique disloque la combinaison des traits distinctifs co-présents dans un phonème. Large gamme de fluctuations dans la production de phonèmes. Affecte l’identification de constituants eu égard à un ensemble superposé de possibilités substitutives. Détérioration des constituants superposés. Trouble de la contiguïté impliquant l’axe de la simultanéité.

Aphasie amnestique : forme atténuée de troubles de décodage. L’aphasique disloque la concaténation séquentielle des phonèmes. Certains constituants de la séquence seulement survivent, leur contexte s’étant détérioré. Détériore l’identification de constituants si un constituant donné est membre d’une paire coordinatrice de mots. Il n’y a d’obstacle au choix et à l’identification que pour les constituants conjoints dans un groupe coordinateur. Trouble de la similarité dépendant de l’axe de la successivité.

La contiguïté bi-dimensionnelle (séquentielle et co-présente) des traits distinctifs désoriente l’encodeur souffrante d’aphasie afférente, tandis que c’est la similarité bi-dimensionnelle (paradigmatique et syntagmatique) des mots ou syntagmes parataxiques qui désoriente le décodeur souffrant d’une aphasie amnestique.

 

Conclusion.

 

3 types d’aphasie (efférent, dynamique et afférent) se caractérisent par des troubles de la contigüité, avec détérioration du contexte, perturbation de l’encodage, la capacité à combiner et à intégrer est détériorée ; tandis que les 3 autres types (sensoriel, sémantique et amnestique) révèlent des troubles de la similarité avec dérangement du code, perturbation du décodage, la capacité à sélectionner et à identifier est affectée.

Notre sélection des mots est à la base, libre, et leur combinaison n’est liée que par des règles formelles de construction de phrases.

Encodage = efférente, dynamique, afférente ; Décodage = sensorielle, sémantique, amnestique.

Séquence = efférente, dynamique, amnestique ; Co-présence = sensorielle, sémantique, afférente.

Désintégration : efférente, sensorielle ; Limitation = dynamique, sémantique.

Sont largement reconnues, aussi bien la liaison entre les lésions relativement antérieures du cortex et les troubles de l’encodage que la liaison entre les lésions relativement postérieures et les troubles de décodage. Les détériorations dans l’encodage des séquences correspondent aux lésions frontales et fronto-temporales antérieures, tandis que les détériorations du décodage, qui comportent la coprésence, l’axe de simultanéité du langage, sont liées aux lésions postéro-temporales et postéro-pariétales. Les types transitionnels, qui connectent les détériorations d’encodage avec l’axe de simultanéité du langage ou les détériorations de décodage avec son axe de successivité, correspondent apparemment aux lésions des aires rétrocentrales et centro-temporales.

Pour résumer, dynamique avec lésions des portions frontales du cerveau, efférent lié à la section fronto-temporale antérieure du cortex, afférent pour rétro-central, amnestique avec centro-temporal, sensoriel par postéro-temporal, et sémantique pour pariéto-occipital.

 

V. Types linguistiques d’aphasie.

 

Il y a des relations mutuelles très étroites entre les problèmes du langage normal en acte, ceux du langage en construction (acquisition du langage par les enfants) et ceux du langage en désintégration, illustrés par les différents types de troubles aphasiques. Ces troubles possèdent un ordre qui leur est propre, se rangeant pour ainsi dire en une hiérarchie ordonnée de désordres.

Dans le processus d’encodage, les détériorations affectent le contexte plutôt que ses constituants, la relation inverse s’observant dans le processus de décodage. Les constituants sont intacts dans l’encodage car le locuteur opère la sélection des éléments avant de les combiner en un tout, et cette construction du contexte est plus sujette à dislocation tandis que ses constituants sont beaucoup plus viables. Dans les opérations de décodage, c’est l’ensemble qui est à saisir en premier lieu, ensuite il doit identifier les constituants, c’est une identification de l’auditeur au locuteur.

Il n’y a pas de purs troubles de l’encodage ou du décodage, il n’y a qu’une différence de hiérarchie.

La sphère de nos activités de décodage est plus vaste que celle de nos activités d’encodage.

3 dichotomies sous-tendent les 6 types cardinaux d’aphasie : 1, la combinaison, laquelle implique la contiguïté et affecte en premier lieu l’encodage, opposée à la sélection, laquelle implique la similarité et affecte en premier lieu le décodage ; 2, la successivité, opposée à la simultanéité ; 3, la désintégration, opposée à la limitation.

 

 

► Excellent livre si l'on veut comprendre l'aphasie ! Un peu long à lire bien que ce ne soit pas un pavé, mais clairement bien expliqué, et  parfait pour obtenir les bases.



08/03/2015
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