Cours de psychologie

La connaissance des personnes

Psychologie Sociale – La Connaissance des Personnes

 

 

Comment percevons-nous autrui ?

Une activité quotidienne, professionnelle et scientifique.

Caractère épistémologique des travaux sur la connaissance d’autrui

 

Plan :

I. L’organisation de la perception.

1. Les traits.

a. Définition.

b. Quelques propriétés.

c. La relativité du concept de trait.

2. Les Théories Implicites de la Personnalité (T.I.P.).

a. Définition.

b. Description du paradigme de base.

c. Le traitement des données.

d. Les résultats.

3. Les schémas et leurs curieux effets.

a. Définition.

b. Les effets des schémas.

- Sur l’encodage des informations.

- Sur la mémorisation des informations.

- Sur le jugement des personnes.

- La persévérance des schémas.

II. Le fonctionnement de la perception.

1. Asch et le paradigme de la formation des impressions.

a. Un modèle Gestaltiste.

b. L’article de 1946.

2. Le modèle de l’intégration de l’information d’Anderson.

a. Le modèle et un exemple d’application.

b. Validation du modèle.

c. L’interprétation de l’effet de primauté.

d. Conclusion.

3. Le modèle du continuum de formation d’impression.

a. Description du modèle.

b. Les variables modératrices.

- Le rôle de la motivation.

- Le rôle de l’attention.

- Le rôle des informations.

III. La fonction de la perception.

1. Une fonction descriptive.

a. Les premières recherches (1920-1955).

- Description du paradigme de base.

- Les résultats des premières recherches.

- Conclusions.

b. La connaissance d’autrui est inexacte, quelques preuves.

- Les corrélations illusoires.

- La distorsion systématique.

-Le manque de spécificité de la description.

2. La fonction adaptative de la perception.

a. Les modèles pragmatiques.

- Le modèle de l’exactitude circonscrite (Swann, 1984).

- Le modèle des affordances (Zebrowitz & al, 1997).

b. Les modèles de l’activité personnologique.

3. Conclusion générale.

 

 

I. L’organisation de la perception.

 

 

Comment nous nous représentons les autres et leurs comportements ?

La forme de la représentation.

Le fonctionnement de cette représentation.

 

1. Les traits :

 

a. Définition :

 

Les traits sont des adjectifs résumant un ensemble de comportements (Buss & Craik, 1983).

Les traits peuvent également résumer des états affectifs (Allen & Potkay, 1981).

Les traits recouvrent des énoncés sur la valeur des gens (Beauvois, Dubois, Peeters, 1999; Mollaret, 1998).

Référence empirique (Norman, 1963) ou psychique des traits (Kelly, 1955).

 

b. Quelques propriétés :

 

Ils ont une forte teneur évaluative (Osgood, 1962). Certains adjectifs sont plus précis, descriptifs que d'autres.

Les traits les plus utilisés sont les plus évaluatifs (Borkenau, 1990 ; John, Hampson & Goldberg, 1991).

Une supériorité structurelle des traits positifs, l’effet pollyanna (Boucher & Osgood, 1969). A travers l'étude de 13 cultures différentes (avec 11 langages différents) il est apparu que : 

- Les traits positifs sont plus nombreux que les traits négatifs.

- Les traits positifs sont utilisés plus souvent, de façon plus diversifiée que les traits négatifs.

- Les traits positifs apparaissent plus tôt dans le langage.

- Il existe plus de traits négatifs composés à partir de l'ajout d'un préfixe négatif à un trait positif (malheureux) que l'inverse. Les traits négatifs sont construits à partir du positif.

Les traits sont inférés spontanément à la vue d’un comportement (Winter & Uleman, 1984) :

- Mémorisation d'une série de phrases : « Le menuisier stoppe sa voiture pour inviter le piéton à traverser ».

- Tache de résolution d'anagrammes.

- Rappel indicé avec trois types d'indices :

+ Mots en rapport avec le verbe (freiner).

+ Mots en rapport avec le sujet (bois).

+ Traits en rapport avec le comportement (courtois).

+ Rien (groupe contrôle).

- Résultats : le trait est un meilleur indice de rappel que les autres mots.

 

c. La relativité du concept de trait :

 

Les explications d’événements données par les Hindous font moins référence à la personnalité que celles des occidentaux (Miller, 1984).

Les Hindous utilisent moins de traits que les occidentaux dans leurs descriptions d’autrui (Shweder & Bourne, 1982).

Les petits anglo-saxons font davantage d’inférences spontanées de traits que les hispano-américains (Newman, 1991).

Les traits (Benjafield & Carson, 1985), ainsi que le concept de personne (Mauss, 1978), sont apparus à partir du XVème siècle dans nos cultures.

 

2. Les Théories Implicites de la Personnalité (T.I.P.) :

 

a. Définition :

 

Concept créé par Bruner et Taguiri (1954)

Les T.I.P. sont des représentations  systématiques des rapports entre traits qui  se manifestent dans l’impression que les  sujets se forment des personnalités des  autres (Beauvois, Dubois, Peeters, 1999).

 

b. Description du paradigme de base :

 

Les techniques à référence descriptive (structure externe) : consistent à faire produire des descriptions du sujet. Il y a différents méthodes : portrait libre, liste standard, tri, échelles…

Les techniques à référence sémantico-conceptuelle (structure interne) : présente des traits de personnalités pour lesquels on demande au sujet de porter différents types de jugements. Il y a différentes méthodes : vérification/falsification de phrases,  technique interrogative…

 

c. Le traitement des données :

 

Les données sont soumises à des analyses multivariées (MDSCAL, analyses factorielles).

Leur objectif : dégager les dimensions qui structurent (organisent) les données à partir d’indices rendant compte de la force d’association entre traits (des corrélations si on fait des analyses factorielles, des co-occurrences si on fait une MDSCAL).

Qu’est-ce qu’une dimension ?

 

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d. Les résultats :

 

Une première structure à cinq dimensions (le big five, McCrae & Costa, 1997) :

- Extraversion-introversion (expressif, timide…).

- Caractère amical/hostile ou agréabilité (chaleureux, égoïste…).

- Caractère consciencieux (organisé, ponctuel…).

- Instabilité/stabilité émotionnelles ou névrosisme (optimisme, irritabilité…).

- Intellect ou ouverture (intelligence, ouverture d'esprit, dépendant…).

→ C’est le modèle Océan : ouverture à l’expérience, conscienciosité, extraversion, agréabilité, névrosisme.

Qui repose sur l’hypothèse lexicale :

- Les traits du vocabulaire sont le fruit d'une longue observation de la personnalité humaine, ils renvoient donc à une vérité comportementale.

- Une analyse de ces traits et de la façon dont les personnes les associent doit pouvoir alimenter une théorie scientifique de la personnalité humaine.

Qui apparaît sous certaines circonstances :

- Les traits proposés aux sujets pour effectuer leurs descriptions sont structurés a priori par les 5 dimensions (Allport & Odbert, 1936).

- Ces adjectifs sont assez spécifiques puisqu’ils sont particulièrement descriptifs (Bennet-Martinez & Waller, 2002).

- Les 5 dimensions apparaissent surtout lorsque des analyses statistiques particulières sont utilisées, forçant l’apparition d’un maximum de dimensions (McCrae & Costa, 1989).

Une structure alternative à deux dimensions (Osgood, 1962 ; Rosenberg, & al. 1968 ; Vonk, 1993 ; Peeters, 2002 ; Beauvois, 2003 ; Wojciszke, 2005) : une à teneur descriptive, à dimension comportementale, l'autre à teneur subjective, à dimension. Circonstances de son apparition :

- Les 2D sont sur-ordonnées au B5 (Digman, 1997).

- Elles sont plus reproductibles au niveau inter-  (White, 1980) et intra-culturel (Saucier, 2002).

- Cette structure est plus fréquente lorsque les sujets utilisent leurs traits (Kim & Rosenberg, 1980).

- Elle apparaît plus souvent dans les analyses statistiques individuelles (Kim & Rosenberg, 1980).

- Elle apparaît plus souvent avec les techniques sémantico-conceptuelles (Fiske, 1993).

- Elle apparaît plus souvent avec des traits renvoyant à des relations interpersonnelles (Fiske, 1993).

 

3. Les schémas et leurs curieux effets :

 

a. Définition :

 

Les schémas sont des ensembles organisés d’informations, de connaissances, de croyances et de sentiments relatifs à des personnes.

 

b. Les effets des schémas :

 

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II. Le fonctionnement de la perception.

 

 

Comment se déroule le processus de perception ?

Quatre grands modèles présentés par ordre chronologique.

 

1. Asch et le paradigme de la formation des impressions :

 

a. Un modèle Gestaltiste :

 

Les processus perceptifs impliqués dans la perception de la personnalité ne diffèrent pas des processus de la perception générale.

Les informations ne sont pas perçues de façon indépendante, elles sont traitées comme un tout.

Il suffit qu’un élément change pour que toute l’impression finale change.

 

b. L’article de 1946 :

 

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L'ensemble des traits qui caractérise une personne forme un tout organisé dans lequel la signification de chaque trait dépend de tous les autres. Par ailleurs, Asch précise que tous les traits n'ont pas la même importance et que certaines caractéristiques sont perçues comme plus centrales et plus déterminantes que d'autres dont on peut dire qu'elles sont périphériques. Face à un ensemble d'éléments, nous sommes rapides à saisir les renseignements centraux et c'est à partir de ces renseignements que nous nous construisons une impression globale d'autrui. En fait, plus qu'une impression, Asch parle d'une véritable théorie sur la personne jugée et le problème est que cette théorie mis en place sera très difficile à bouleverser.

Asch précise que nous traitons les informations relatives à autrui en direct et au fur et à mesure ce que pose problème puisqu'on n'attend pas pour porter des jugements, de tout savoir sur autrui. Asch a aussi mis en évidence un effet de primauté c'est-à-dire que l'information reçue en premier déterminerait plus l'impression que l'on a d'autrui que l'information reçue en dernière. Il décrit une personne comme intelligente, travailleuse, critique, impulsive et envieuse, l'impression est plutôt positive de cette personne. Alors que si on fait la description en sens inverse, l'impression est négative.

 

2. Le modèle de l’intégration de l’information d’Anderson :

 

a. Le modèle et un exemple d’application :

 

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b. Validation du modèle :

 

Le paradigme consiste à présenter quelques cibles connues par quelques traits. Les sujets doivent juger la cible sur une dimension.

Les traits utilisés pour présenter les cibles sont conçus de manière à représenter au minimum deux variables qui sont combinées factoriellement.

Les modèles additifs et de moyenne sont des lignes parallèles (interaction non significative).

Le modèle multiplicatif est représenté par des lignes en éventail (interaction significative).

Le modèle le mieux validé est le modèle de la moyenne.

 

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c. L’interprétation de l’effet de primauté :

 

Pour Anderson, le changement de signification est impossible.

L’effet de primauté serait dû à une baisse d’attention au cours de la prise de connaissance des traits.

Démontré par l’expérience d’Anderson & Hubert, 1963.

 

d. Conclusion :

 

Le modèle d’Anderson a accumulé le plus d’arguments empiriques en sa faveur, mais au prix de nombreuses distorsions du modèle.

Il y a eu beaucoup de critiques sur la procédure expérimentale.

Le modèle d’Anderson est très valide pour rendre compte des jugements les plus rationnels.

 

3. Le modèle du continuum de formation d’impression :

 

a. Description du modèle :

 

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b. Les variables modératrices :

 

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III. La fonction de la perception.

 

 

Une fonction descriptive ?

La connaissance d’autrui est inexacte.

La fonction adaptative de la connaissance.

 

1. Une fonction descriptive :

 

a. Les premières recherches (1920-1955) :

 

Le paradigme de base se déroule de la manière suivante :

- Des juges décrivent des cibles.

- Il y a un calcul d'un score d'exactitude (différence entre le score des juges et un critère objectif : ∑(C-J)²/N).

- Les caractéristiques des bons juges.

- Les caractéristiques des cibles.

 

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Suivi des résultats des premières recherches (Bruner & Taguiri, 1954) :

- La personnalité des bons juges dépend du détachement (Estes, 1937), de l'empathie (Dymond, 1949) et de l'approche globale et spontanée (Cantril, 1932).

- Les facteurs externes sont : les comportements (Bender & Hastorf, 1950), les traits observables (Estes, 1937), la similarité juge-cible (Allport, 1937) et l'importance du trait pour le juge et la cible (Chowdhry & Newcomb, 1952).

- Les biais de jugement sont :

+ L'effet de halo (Thorndike, 1920) : interprétation et perception sélective d'informations allant dans le sens d'une première impression que l'on cherche à confirmer.

+ L'erreur logique (Guilford, 1936) : inférence d'un trait à partir d'un autre trait. Une personne pense que 2 caractéristiques vont naturellement ensemble ou au contraire, s'excluent mutuellement.

+ Et l'effet d'indulgence (Sears, 1936).

 

Conclusions :

- Il y a peu de résultats concluants car il n'y a pas une standardisation des études.

- Nous avons tendance à projeter nos traits de caractère sur autrui (Hastorf & Bender, 1952). Par conséquent, l'exactitude des jugements dépend de la similitude entre la cible et le juge.

- Les scores d'exactitude sont problématiques (Cronbach, 1955) parce que les critères sont rarement fiables et le score d'exactitude est très critiquable.

 

b. La connaissance d’autrui est inexacte, quelques preuves :

 

Des sujets se connaissant fournissent la même structure que des sujets ne se connaissant pas (Passini & orman, 1966).

 

Les corrélations illusoires (Chapman, 1967 et 1966) et la négligence des covariations : les gens sont incapables d'estimer les covariations entre événements.

Jenning, Amabile & Ross (1980), démontrent que cela se produit lorsque les gens n'ont pas de théories (photos d'hommes de tailles variées marchant avec des bâtons de hauteurs variées) ou lorsque les gens ont une théorie (résultat de l'expérience de Hartshorne & May (1928) :

 

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La distorsion systématique (Shweder & D’Andrade, 1979). L'hypothèse est que les associations entre traits trouvées entre les descriptions personnologiques ne proviennent pas de l'observation de la réalité mais naissent de la similitude sémantique des mots utilisés.

 

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Le manque de spécificité de la description psychologique (Bourne, 1977 ; Richardson & al., 1965).

 

2. La fonction adaptative de la perception :

 

a. Les modèles pragmatiques :

 

On ne peut pas comprendre l'activité de connaissance si l'on ne tient pas compte des buts et motivations des personnes.

Il n'est pas sur que l'objectif du psychologue, au quotidien, soit l'exactitude. Ce serait plutôt de pouvoir développer des interactions adaptées avec autrui.

L'exactitude du jugement se définirait par rapport aux besoins des personnes et pas à un critère objectif.

 

Le modèle de l’exactitude circonscrite (Swann, 1984) : nous prédisons les comportements d’une cible dans un cours d’action particulier.

- Nous négocions constamment notre personnalité.

- Il y a une nécessité de distinction entre deux formes d'exactitude : l'exactitude circonscrite et l'exactitude globale.

- Gil & Swann (2004) ont démontré la supériorité de l'exactitude circonscrite : tous les sujets se connaissent depuis au moins un an.

+ Trois mesures :

. g (accord global) = accord entre 2 descriptions d’une même personne par 2 observateurs (A et B décrivent C).

. s (accord stéréotypique) = accord que 2 descripteurs manifestent lorsqu’ils décrivent 2 personnes différentes (A décrivant D et B décrivant E).

. g - s = ce qui dans l’accord entre 2 descriptions d’une même personne est lié à la spécificité de sa personnalité.

+ Résultat : selon les groupes considérés g - s varie de  3.6% à 7.2%.

- Les principaux mécanismes de l'exactitude sont :

+ Le choix de partenaires similaires (Byrne, 1971) :

 

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+ Le mécanisme d'auto-réalisation de la prophétie (Snyder, Tanke & Bersheid, 1977) : assertion qui induit des comportements de manière à valider cette assertion. Dans la prophétie auto-réalisatrice, les attentes qu’un individu a envers une autre personne peuvent se voir confirmées de deux manières. D’une part, la confirmation des attentes peut être perceptuelle, elle s’opère dans l’esprit du percevant. D’autre part, la confirmation peut être comportementale, c’est-à-dire qu’au cours de l’interaction, la cible agira et se comportera suivant les attentes que le percevant a envers elle.

 

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Le modèle des affordances (Zebrowitz & al, 1997) :

- La perception sociale sert à déceler l'unité des cibles.

- Lors de la perception, « l'auteur » perçoit directement (sans inférence) ce qu'il peut faire de la cible, c'est son « affordance » (Gibson & al., 1987 ; Alley, 1981).

- Cette connaissance est modulée par les buts, c'est l' « attunement » perceptif (Gibson, Brown & Daves, 1982), processus consistant à être attentif à des variables plus utiles

- Il y a un intérêt pour l'étude de l'exactitude des jugements à partir d'indices minimaux (zéro acquaintance).

 

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b. Les modèles de l’activité personnologique :

 

Le modèle de la profitabilité (Peeters, 1986) :

- Les traits communiquent des informations sur la valeur adaptative.

- La valeur adaptative des traits varie en fonction de ce qu'ils caractérisent : soi ou autrui.

- La profitabilité pour autrui est la valeur adaptative du trait pour moi lorsqu'il est présent chez autrui : sympathique versus agressif.

- La profitabilité pour soi est la valeur adaptative du trait pour moi lorsqu'il est présent chez moi : intelligent versus incompétent.

Démonstration expérimentale par Wojciszke (1997).

 

Le modèle de la double connaissance (Beauvois & Dubois, 2000) :

- Les traits communiquent des informations sur la valeur sociale (connaissance évaluative) des gens et sur leur caractéristique (connaissances descriptives).

- La valeur est ce que l'on peut faire des gens dans un rapport social.

- La connaissance évaluative est première (elle n'est pas inférée par la connaissance des caractéristiques).

- La valeur a deux formes : la désidérabilité sociale (affect que l'on ressent) et l'utilité sociale (valeur des gens dans le fonctionnement social).

Démonstrations expérimentales (Dubois & Beauvois, 2000 ; Cambon, 2006).

 

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3. Conclusion générale :

 

Nous sommes capables de porter des jugements extrêmement rapidement et à partir d'un minimum d'information.

Ces jugements ont une exactitude circonscrite avérée mais pas d'exactitude globale.

L'outil de la connaissance des personnes : c'est le trait de la personnalité. Il a une fonction évaluative et il est inféré automatiquement.

La connaissance personnologique n'est pas faite pour connaitre scientifiquement autrui, elle relève des logiques de l'action.

 

 

IV. TD.

 

 

Il y a différents types de méthodes pour évaluer des traits :

- Référence descriptive.

- Description libre.

- Liste Standard : il faut penser à trois personnes et les décrire à l'aide de trois objectifs.

- Echelles : il faut penser à trois personnes et les évaluer à l'aide de 8 échelles (agaçant, dynamique, instable, honnête, sympathique, hypocrite et naïf).

- Référence sémantico-conceptuelle, il s'agit d'une méthode interrogative : toujours présentée sous la forme « Sachant qu'une personne est __, quelle est la probabilité qu'elle soit __ ? », les réponses se font sur une échelle en 7 points allant de « pas du tout probable » à « tout à fait probable ».

 

Méthode de référence sémantico-conceptuelle :

Dans le tableau : « moyennes » de nos évaluations personnelles.

 

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20 correspond à une corrélation positive forte (1).

10 correspond à une absence de corrélation (0) puisque les réponses des sujets se divisent en deux pour les traits évalués.

0 correspond à une corrélation négative forte (-1).

Plus de traits sont fortement associés, plus ils vont être proches dans un espace.



02/01/2014
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