Cours de psychologie

Introduction - résumée

C’est dans l’acte de jugement que nous percevons l’objet.

Behaviorisme : externe= stimulus → réponse ; Cognitivisme : interne= stimulus → STI (boîte noire) → réponse.

Etape cybernétique : 1946 à 1956 : gestation.

Etape cognitiviste : 60’s : métaphore informatique.

Etape connexionniste : 80’s : modèles localisés dans cerveau.

Etape de l’énaction : 80’s fin : connaissance des objets par leurs fonctions.

 

La cybernétique.

 

Etape d’hésitation théorique.

Etude des mécanismes de contrôle et de communication dans les organisations à tous les niveaux.

 

Orthodoxie cognitiviste.

 

Assimilation du cerveau à un système d’ordinateur. Apparu dans les années ’50 pour savoir ce qui se passe dans la boîte noire → après le béhaviorisme on décide d’ouvrir la boîte noire et voir ce qui se passe dedans.

Cerveau – ordinateur = système de traitement d’informations → description de manière très info.

Penser c’est calculer.

Niveau sémantique : sens des symboles ; Niveau symbolique : manipulation des symboles ; Niveau physique : cerveau.

Hypothèse cognitiviste : effet de la distance angulaire sur les performances.

 

Etape connexionniste.

 

Disparition du niveau symbolique. Apparait dans les années ’80.

Toujours cerveau = ordi, mais on a la préoccupation de localiser ce traitement de l’information dans le cerveau.

Faire la différence entre neurones formels et neurones bio ? On continue à construire des modèles formels mais uniquement avec le réseau de neurones formels → soucis d’implanter les modèles formels dans le cerveau.

 

Bottom-up : info de l’arrière à l’avant, lobe occipital vers lobe frontal.

Top-down : info de l’avant à l’arrière, lobe frontal au lobe occipital.

Données arrivent dans mémoire visuelle (lobe temporal) = reconnaissance visuelle.

Données arrivent dans module spatial (lobe pariétal) = traitement de localisation de l’objet.

Les deux sont envoyés dans mémoire associative (lobe frontal) = capacité de nommer.

Dans cortex occipital il y a buffer visuel dans lequel une image de l’objet est affichée.

Etape de la perception : objet dans le champ perceptif (buffer visuel) → données envoyées au lobe temporal (mémoire visuelle) pour reconnaissance visuelle, et au lobe pariétal (module spatial) pour localisation de l’objet → envoyées au lobe frontal (mémoire associative) pour identification de l’objet.

Imagerie mentale : localisation des modules pour expliquer l’imagerie mentale ( module de recherche dans lobe frontal, fenêtre attentionnelle dans lobe occipital, module de déplacement dans lobe pariétal) → visualisation de l’image mentale (amorçage fronto-temporal qui cherche le prototype visuel du module de recherche vers mémoire visuelle, et amorçage temporo-occipital pour afficher le prototype dans le buffer visuel de la mémoire vers le buffer visuel) → exploration de l’image mentale (fenêtre visuelle dans le buffer visuel).

 

Il existe un buffer visuel dans le cortex occipital dans lequel une image de l’objet est affichée.

Lésion au lobe temporal : incapacité de différencier les formes.

Lésion au lobe pariétal : différenciation spatiale altérée.

→ Voie ventrale : traite les données visuelles ; Voie dorsale : traite les données spatiales.

La réponse de certains neurones du cortex temporal varie en fonction de la forme du stimulus visuel (la mémoire visuelle du lobe temporal contient des prototypes visuels, des représentations d’objets).

 

Etape de l’énaction.

 

Disparition de la représentation mentale de l’objet, remplacée par le mouvement cognitif global.

Apparaît dans les années ’90.

Considère le cerveau comme un simulateur de comportement.

Toute connaissance a une dimension gestuelle. Théorie de la gestualité des connaissances. Omniprésence de la motricité. Application possible : on peut activer les connexions du cerveau uniquement en simulant un geste ou une action.

Comment fonctionne le cerveau ? Simulateur de comportement.

Que se passe-t-il lorsque nous percevons une pomme ? Simulation mentale du geste ou du regard sur la pomme.

« La connaissance n’est pas dans le fruit mais dans l’acte de le cueillir ».

Auto-organisation cérébrale (ensemble fini d’éléments connectés entre eux).

Face à un même objet visuel, la forme reconnue dépend du sens de déplacement du regard.

Connaître : dupliquer (représentation de l’objet du monde dans le cerveau) et répéter (répéter mentalement les gestes passés qui ont permis d’imiter l’objet = énacter).

L’activité cérébrale liée à la conscience correspond à une activation simultanée répartie sur l’ensemble du cerveau (mouvement cognitif global : coordination entre mouvements du corps et regard, guidé par la trace de ses répétitions passées).

Loi de HEBB → passage dans la synapse laisse une trace qu’on appelle le marquage synaptique : les répétitions passées laissent une trace (noyau dynamique).

 

Le geste est à la source de la connaissance. La fonction du geste est l’incorporation cérébrale de l’objet.

Le corps humain est sensible à deux bandes de fréquences : Bande de basse fréquence entre 1 Hz et 20 Hz dont les récepteurs sont la peau et la clochée, et Bande de hautes fréquences 1013 Hz et 1015 Hz dont les récepteurs sont les récepteurs rétiniens (sensibles à la lumière visible).

Traduction neuronale des vibrations du milieu externe par des récepteurs corporels :

→ Contact main/objet tactile : ce contact va entrainer la transduction des propriétés de cet objet tactile, qui va entrainer, au niveau cérébrale, une transduction cutano-thalamo-pariétale.

→ Contact auditif, clochée/objet sonore : ce contact va entrainer la transduction des propriétés de l’objet sonore, qui va entrainer, au niveau cérébrale, une transduction cochléo-thalamo-temporale.

→ Contact rétine/objet visuel : ce contact va entrainer la transduction des propriétés de l’objet visuel, ce qui va entrainer, au niveau cérébrale, une transduction rétino-thalamo-occipitale.

Traduction neuronale des vibrations du milieu externe par des récepteurs corporels, sélectionnée par l’imitation gestuelle de l’objet et intégrée dans le mouvement cognitif global :

→ Imitation manuelle de l’objet tactile. Le geste est guidé par les propriétés de l’objet, en ce sens on peut dire que le geste imite l’objet tactile. Par conséquent le geste sélectionne une suite de transductions. Les transductions sont intégrées dans le mouvement cognitif global qui accompagne l’imitation manuelle de l’objet.

→ En contact avec l’objet sonore l’enfant répète. Son geste phonatoire va créer une suite de transductions. Au niveau cérébral, les transductions auditives sont intégrées dans le mouvement cognitif global, qui accompagne l’imitation phonatoire.

 

Conscience de la présence visuelle mais pas de reconnaissance des formes, pour qu’il y ait reconnaissance il faut un apprentissage par répétitions gestuelles.

→ Le geste transforme la présence en forme (perception de nature sensori-motrice).

L’imitation est l’imitation intériorisée d’un geste, répétition mentale d’un geste du regard, imitation gestuelle de l’objet.

→ La répétition mentale des déplacements du regard crée une image mentale (= mélange de l’objet et du geste).

La conscience de l’objet est la conscience du geste sur l’objet.

Hypothèse énactionniste : effet de la compatibilité oculomotrice sur les performances.

Il y a un geste du regard effectué sur les cibles à apprendre qui va fortement influencer le rappel  lors de la reconnaissance. Pour reconnaître des formes en mouvement je dois faire des poursuites oculaires lors de l'apprentissage. Plus il y a un apprentissage horizontal, moins il y aura d’incompatibilité oculomotrice apprentissage/reconnaissance.

Il y a un effet de la compatibilité entre geste effectif et geste mentalement simulé (amorçage visuo-moteur). C’est en fonction du type de geste à effectuer sur l’objet perçu, qu’il y a une influence sur le déroulement gestuel.

 

Neurones miroirs ont à la fois des réponses visuelles et motrices, ils « représentent » les actions intérieurement. Lorsque nous observons autrui effectuer une action, automatiquement nous nous préparons à exécuter cette même action. Chaque geste précis va avoir un groupe de neurones qui va coder précisément pour ce geste. Les neurones miroirs chez les autistes fonctionnent différemment que chez la plupart des gens.

Neurones canoniques : catégorie particulière des neurones miroirs. Ce sont des neurones qui déchargent à la vue d’un objet saisissable par le mouvement de préhension de la main codé par ce neurone. C’est comme si le cerveau anticipait en permanence une interaction possible avec cet objet et se préparait en conséquence.



06/07/2012
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